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Matière grise pour évolution verte

Société » Eco citoyenneté

7 raisons pour lesquelles économie collaborative et écologie vont de pair


Le 28 février 2013 | Par

Anne-Sophie

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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...

Dernier article de la thématique de ce mois de février : coworking, autopartage, couchsurfing, financement participatif, cocréation entre ONG et entreprises, collaboration radicale… Muriel nous a présenté une déclinaison de la corévolution pour les amoureux des pistes blanches grâce à la rencontre avec Lucas qui anime Coriding en région grenobloise. Olivier, rédacteur pour Ecolo Info mais aussi et surtout « entrepreneur chercheur de sens », nous a fait de son côté part de son propre témoignage de la colocation d’entreprise.  Camille nous a ensuite proposé 3 vidéos du TEDx Bordeaux remplies de l’esprit du CO !

J’ai commencé à m’intéresser à l’économie collaborative en 2009. A l’époque, je voyais partout des slogans expliquant qu’il fallait remplacer « le partage du monde » par « un monde de partage ». Mais personne n’en donnait jamais les clefs. J’ai donc voulu en savoir plus, et c’est comme cela que je suis rentrée dans un univers fascinant qui, à mon humble avis, nous permet d’entrer dans l’ère du développement durable 2.0.

 

L’économie collaborative qualifie l’ensemble des initiatives de consommation qui aujourd’hui permettent de louer, échanger, donner, troquer, revendre entre particuliers. Elle englobe également la finance participative et la production entre pairs; et elle fonctionne parfois pour certains projets selon les préceptes de l’open source. Plusieurs éléments prouvent que la conjonction des crises (économiques, sociales, environnementales) et de l’usage des technologies numériques renouvellent les dynamiques de partage et poussent ainsi les dynamiques écolos.

1 – Lutte contre l’obsolescence programmée

En insistant sur l’usage des objets plus que sur leur propriété, la consommation collaborative est un outil formidable pour prolonger la durée de vie des biens: plutôt que de jeter, on revend, on troque, on rentabilise en louant, on répare si besoin en échangeant les façons de faire via des plateformes spécialisées. Pas vraiment besoin de faire un dessin ici, ce mode de consommation réduit à mon sens le gaspillage de ressources en optimisant tout l’existant qui peut l’être.

2 – Moins de pollution

Ceci étant, mes modes de consommation sont encore relativement jeunes et aucune étude scientifique ne se penche encore sur les bénéfices environnementaux de la consommation collaborative. Dans le secteur du partage de voiture et du covoiturage pourtant, les acteurs se vantent souvent des économies de Co2 générées par la mutualisation de l’usage d’un véhicule ou d’un trajet. Ainsi, le site covoiturage.fr (l’un des deux leaders européens du covoiturage) valorise 500 000 tonnes de CO2 économisées sur 10 millions de trajets.

Pour l’ADEME, l’autopartage a un double intérêt:  »Il induit pour ses utilisateurs une diminution progressive du nombre de kilomètres parcourus en voiture et donc réduit la consommation d’énergie et les émissions de polluants. En outre, il permet de libérer de l’espace urbain utilisé auparavant pour le stationnement des véhicules« .

Des études ont aussi prouvé que que le partage de véhicule permet de diminuer le taux de possession de voiture dans la population. Dans cet article de The Economist, on estime qu’une voiture en partage peut remplacer jusqu’à 15 voitures de particuliers.

3 – La promotion d’une économie de la fonctionnalité

Ces nouvelles façons de partager un objet stimulent aussi le développement de l’économie de la fonctionnalité : les entreprises doivent aujourd’hui revoir leur modèles économiques pour intégrer ces nouveaux modes de consommation. Le consommateur ne veut plus posséder le produit mais l’utiliser. Il faut donc insister sur l’expérience vécue par le consommateur, anticiper au mieux la logistique et les modalités d’usage.

D’ailleurs, des entreprises comme Michelin et Interface proposent depuis longtemps déjà à leurs clients professionnels des solutions de location de pneu ou de moquette. L’effet bonus inattendu pour elles fut aussi de disposer ainsi d’informations dont elles ne disposaient pas auparavant sur l’usage de leurs produits. De quoi améliorer la qualité, de fait.

4 – Plus de lien social

Tous ceux qui partagent le disent. C’est un style de vie, on devient accro à ces façons de faire car au-delà de la nécessité économique ou des raisons militantes qui peuvent amener à ces nouveaux modes de consommation, c’est le fait de rencontrer d’autres personnes dans son voisinage ou à l’autre bout du monde qui plaisent. On tisse des liens, on échange des informations, une culture, des envies, on apprend les uns des autres. Et de là naissent des projets, des idées, des communautés. Des projets souvent très locaux prennent vie, cela dynamise le tissu social, le tourisme, etc.

Dans le cadre du financement participatif, il est aussi intéressant de voir à quel point le succès des initiatives financées reposent sur trois cercles, dont le premier est celui des proches, avec une logique qui reprend l’idée de « love money » en l’étendant plus largement. C’est aussi une façon de tisser des liens et des soutiens entre les gens. Comme cela peut être observé au sein d’une AMAP d’ailleurs !

5 – La force de la co-création

Les communautés sont d’ailleurs très fortes aussi dans le cadre des projets de production pair-à-pair, quand il s’agit de co-concevoir un produit. La voiture Open-source de Wikispeed ou le projet Protei destiné à nettoyer les océans fonctionnent par les principes de l’open-source avec des dizaines de personnes qui prennent de leur temps pour donner vie à leur passion. Leurs préoccupations ont ceci de commun de montrer qu’on peut faire mieux et autrement aujourd’hui. Et c’est la force de l’énergie de ces communautés qui prouvent alors à quel point il est possible d’accomplir de grandes et belles choses quand on est ainsi reliés et connectés, en partageant des valeurs.

6 – Un management plus attentif à l’humain

A une échelle plus petite, les grands groupes commencent à s’intéresser à ces dynamiques et prolongent actuellement leurs stratégies de gestion de communautés (community management) par des démarches co-créatives avec leurs clients (pour personnaliser un produit, définir une offre, une application mobile, etc.) Cela ne se fait pas forcément à des fins écologiques, mais lorsque la démarche est bien réalisée, elle a le potentiel de modifier en profondeur le management, d’y inscrire une logique ascendante qui ira alors dans le sens de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). C’est en étant à l’écoute de l’expérience accumulée par les clients qu’on améliore le service proposé par son entreprise et que l’on effectue une vraie innovation de service. Et par là même qu’on peut devenir une entreprise « libérée », à l’écoute, où les managers deviennent des facilitateurs.

7 – Des projets qui se renouvellent

Lorsque l’écologie et l’économie collaborative se croisent, cela donne naissance à des sites tout aussi motivants les uns que les autres. Parmi ceux que j’affectionne particulièrement :

Il y a de nombreux autres sites que vous pouvez consulter ici pour en savoir plus sur la consommation collaborative. Fréquenter le site OuiShare.net vous permettra également de suivre l’actualité du sujet.

Et comme il y a peut-être des raisons que j’oublie et/ou des sites que vous aimeriez mentionner, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour les ajouter !


9 commentaires à “7 raisons pour lesquelles économie collaborative et écologie vont de pair”

  1. jean dit :

    VOICI MA PAGE FACEBOOK QUI TRAITE, A TRAVERS DES TRUCS ET ASTUCES, DE LA REDUCTION DE NOS DECHETS. MERCI A VOUS DE LA DECOUVRIR ET SI VOUS L’AIMEZ DE LA PARTAGER. MERCI ET A BIENTOT.
    http://www.facebook.com/pages/Objectif-zéro-déchet-Auvergne/407856489308344

  2. AC dit :

    Bonjour,
    Comme il est utopique de croire que l’homme puisse générer zéro déchet il faudra bien réutiliser,recycler , réparer ce qui existe déjà mais pour que ce soit efficace il faudrait que ce soit fait à grande échelle pas chacun dans son coin…..nous en somme pas encore là

  3. Coolworking dit :

    Le coworking répond clairement à plusieurs problématiques actuelles d’un point de vu économique, écologique et sociétal. Le phénomène connaît une croissance constante depuis un peu moins de 10 ans. Il faut espérer que le management s’aura s’adapter et profiter des bienfaits de ce nouveau mode de travail !

  4. [...] 7 raisons pour lesquelles économie collaborative et écologie vont de pair | Ecolo-Info. [...]

  5. Chantal Pelissier dit :

    Il est clair que ces nouveaux modes de consommation sont une véritable solution pour augmenter notre pouvoir d’achat tout en rencontrant des « inconnus » qui peuvent devenir des amis. C’est le cas pour ma part, cela fait 5 mois que je pratique le cohébergement en région parisiennes, et les voyageurs de tous horizons ont toujours plein de choses à raconter et partager. Je me déplace aussi en cohébergement, l’accueil a toujours été convivial.

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