Olivier : « Vis ma vie de vélotaffeur volontaire ! »
Le 24 février 2012 | Par Olivier
Je suis un entrepreneur chercheur de sens. Je dirige une entreprise de covoiturage www.ecolutis.com et j'ai co-fondé www.untoitpourlesabeilles.fr, www.mapolutis.com et www.unbureausurlaterre.com. Ce qui m'intéresse dans l'écologie, c'est l'Homme.
Nous avons choisi de consacrer notre thématique de février aux transports doux. Après les conseils d’Anne-Sophie et David pour se faire le plein d’amis grâce au covoiturage, les éclairages d’un agent territorial travaillant à la mise en place de nouvelles formes de mobilité en Isère, les idées de Nathalie pour se déplacer écologiquement avec nos enfants, le témoignage de Camille sur sa petite révolution dans ses déplacements au quotidien, le point de vue de Nicolas sur le partage des voitures et le tout dernier épisode d’Ecolo Info TV, voici un autre témoignage : celui d’Olivier, passé au vélo pour ses déplacements quotidiens.
Voici maintenant deux ans que j’ai fait de mon vélo mon mode de déplacement principal au quotidien. Principal car soyons honnête, 100% vélo je n’y arrive pas. D’ailleurs ce n’est même pas un objectif.
Source : tato.li – Central storage system for bicycles
Tout a commencé quand, habitant en bord de mer, je décidais de profiter du bon air marin et de laisser ma voiture au garage.
La voiture ne passera pas par moi, vraiment ?
Alors, je vous arrête tout de suite, j’ai vendu l’une des deux voitures du foyer.
J’entends déjà les parisiens se targuer d’un « moi je suis écolo, j’ai pas de voiture, du tout ! » (y’a bien que les parisiens qui disent ça… ! ).
Ne pas avoir de voiture quand on habite en zone urbaine, mais pas en centre ville, c’est im-po-ssi-ble.A moins d’être célibataire et idéalement sans emploi, ou 100% home office.
Bye bye voiture, hello happyness !
-  On gagne de la place ! Pinaize, ça a libéré notre cour. A la place de la deuxième voiture on a mis des plantes, des muriers, des framboises. Au début, quand je sortais de chez moi j’avais une sensation d’espace, de respiration.
-  On gagne de l’argent ! Lorsque vous avez une voiture, vous vous dites « bon prendre le vélo aujourd’hui, je vais économiser quoi… 2 euros ? « . Ok, il n’y a pas de petites économies mais bon…Tandis que si vous vendez votre voiture ! Prenez en compte uniquement les frais de fonctionnement (carburant, entretien, assurance). On dispose d’un crédit direct de plusieurs centaine d’euros pour se déplacer autrement. Ajoutez-y le prix d’achat de la voiture et là , vous gagnez un paquet d’extra pour vos prochaines vacances ! En gros, 3000 euros par an, nous dit l’Ademe.
-  On gagne un coup de pied aux fesses pour partir le matin, car…. on n’a pas le choix ! Renoncer au vélo, c’est débourser mini 5000 euros pour racheter une voiture…. ça motive !
- J’habite en bord de mer, à 8 km de mon bureau, parcours 100% front de mer, sans rencontrer de voiture. En gros parcours de rêve, distance, pas mini, mais facile à faire. Le temps de parcours est par ailleurs supérieur mais comparable avec un parcours en voiture.
- Je suis mon propre patron, j’arrive quand je veux au bureau, s’il pleut des cordes je reste à la maison, ou j’attends l’accalmie. S’il neige 4 jours de suite, je bosse de la maison.
- Je fais régulièrement de grands déplacements qui nécessitent une voiture.
Source : carfree http://carfree.free.fr
Bref, je vais taffer à vélo
- La forme : Woualala, mine de rien, 2-3 petits kilos de moins. Je suis d’ailleurs plus svelte en été qu’en hiver, signe que je pédale mieux quand il fait bon.
- L’esprit : Commencer sa journée par 20 minutes de vélo c’est juste incroyablement bénéfique pour le reste de la journée.
- La fierté : J’avoue je suis fier de cet engagement au quotidien. Car ce n’est pas tous les jours facile. Je suis fier de ne pas encombrer l’espace avec une voiture, je suis fier de faire un choix santé vs le choix confort.
- Le slow : à vélo, on est rapidement en mode ballade. La slow attitude nous rejoint, et le plaisir de laisser l’esprit divaguer avec. Quand on est speed, on est en mode sportif, aventurier.
- Les voitures neuves : A chaque fois que j’ai besoin d’une voiture, je loue. Et je joue une voiture toute neuve ! Une C1 pour faire 20km, mais je n’hésite pas à faire péter la Passat, voire même l’A4, pour les très longs trajets.
- Le chauffeur : Et oui, je suis gros consommateur de taxi. D’ailleurs j’ai fait le calcul, taxi + TGV 1ère classe = toujours moins cher que la voiture.
- (faire les liens vers les articles « temps disponible / calcul train taxi)
- L’organisation : C’est le gros point noir. « Comment j’y vais ? » Bus ? Vélo + train ? Taxi + location de voiture ?: Le moindre déplacement non habituel se transforme en une gymnastique intellectuelle.
- Les intempéries : en effet, c’est parfois un peu la lutte, et je ne suis pas sûr que j’aurais pu vendre une voiture si je ne pouvais pas travailler de chez moi.
- La flexibilité : Faire une course chez Casto entre midi et deux… c’est foutu. Aller chez le médecin à l’autre bout de la ville en sortant du boulot… c’est décourageant.
- La transpiration : J’ai beau ne pas forcer. Je n’arrive pas à faire 8km sans transpirer….
Mes conseils de vélotaffeur
- Offrez vous du super matos. Disons, gardez vous ce plaisir pour l’année 2. Oh la la. Je ne pensais pas qu’un super vélo pouvait vraiment changer les choses par rapport à un vélo que tout le monde qualifiait de « bon ». J’ai dépensé 400 euros (soit moins que l’assurance de ma voiture) pour un super vélo. Du jour au lendemain je me suis senti voler, voler ! (faut dire la veille je m’étais senti volé, volé ! En ne retrouvant pas mon ex vélo).
- Le vélo, mais aussi les gants, les pinces à vélo, le manteau etc…
- Continuez sur le budget et déposez votre vélo au magasin comme votre voiture au garage. En gros pour 50 euros par an, votre vélo est super bien réglé, et toujours nickel.
- Si vous louez des voitures, allez toujours au même endroit. Quel plaisir d’être reconnu. D’avoir la carte « super client qui a le droit de passer devant tout le monde et que si on a le choix on le surclasse lui plutôt qu’un autre ! ». Chez Eur**car à La Rochelle, pour 10 euros, il me livre ma voiture chez moi ! Nan ! Mais siiiii !








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Yes ! Super article, qui ne nie pas la réalité du besoin de voiture !
je fais maintenant je crois 90% de mes déplacements à vélo, hier j’ai même fais plus de 30 km sans souffrir ( choses que j’aurais cru impossible en commençant ! ) età chaque fois, c’est du plaisir… bon sauf quand je croise de trop près certaines voitures, mais bon ca…
vivement qu’il y est des couloirs reservés aux voitures, en petit sur le coté… :-)
Très bon article, qui présente vraiment les faits, les contraintes et aussi les plaisirs ! C’est ce genre de témoignages qui donne vraiment envie de se lancer, à mon avis…
Je précise qu’on peut aussi prendre son vélo en ayant une voiture. Une fois par semaine, c’est déjà ça, pour sa forme et la nature ! Bon, moi, je dis ça mais j’ai pas franchi le cap : 25 km pour aller au bureau, je ne me les sens pas mais je réfléchis sérieusement à train+vélo…
En passant : 20 min pour 8 km, pas mal !
[...] de Nathalie pour se déplacer écologiquement avec nos enfants, les témoignages de Camille et Olivier sur leur petite révolution dans leurs déplacements au quotidien, le point de vue de Nicolas sur [...]