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Matière grise pour évolution verte

Vers de nouvelles mobilités en Isère


Le 6 février 2012 | Par

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Habitante de l'agglomération grenobloise, je relaie des initiatives innovantes d'acteurs engagés (consom'action, alimentation locale, sensibilisation à la protection de l'environnement, mobilité...) et m'interroge sur les efforts de ce territoire pour construire et communiquer sur la ville de demain.

Nous avons choisi de consacrer notre thématique de février aux transports doux. Après les conseils d’Anne-Sophie et David pour se faire le plein d’amis grâce au covoiturage, voici les éclairages d’un agent territorial travaillant à la mise en place de nouvelles formes de mobilité en Isère.

 

 

 

Au carrefour de trois vallées, Grenoble et son département n’ont d’autre choix que d’innover en la matière : la question des mouvements pendulaires classiques domicile-travail se trouve posée à cause de la congestion routière et de la pollution.

Max Lambert dirige le service des nouvelles mobilités au sein de la Direction des Transports du Conseil général de l’Isère. La problématique rencontrée par le Département (qui dépense 150 M€ par an pour les transports en commun) est de trouver un modèle alternatif à l’utilisation d’une part de la voiture, qui représente 70% des déplacements en Isère entraînant sur-occupation de l’espace et pollution, et d’autre part des transports en commun dont l’efficacité est démontrée seulement aux heures de pointe et dans les zones denses.

Compte tenu des évolutions territoriales et démographiques en région grenobloise, il est nécessaire de trouver une troisième voie intéressante du point de vue énergétique, social, environnemental et financier.
Quatre grandes pistes sont actuellement explorées en Isère.

:: Covoiturage

Il est profitable à la fois au conducteur et au passager, qui réduisent leurs kilomètres parcourus, partagent une partie de leurs frais et créent un nouveau lien social, et à la collectivité, qui diminue ses frais de structure et de fonctionnement.Cette solution nécessite toutefois souplesse et liberté afin d’être généralisée.

Les outils technologiques de l’Internet mobile et de géolocalisation ont permis de mener une expérimentation dans le Vercors avec Covivo en 2010 ; leur amélioration nécessaire en raison de résultats modestes, conduit à la mise en place de projets favorisant les déplacements comme entre Grenoble et Crolles, zone d’implantation d’entreprises de la microélectronique pourvoyeuses de nombreux emplois induisant une demande importante de mobilité.
Démarrage fin mars prochain avec des ambassadeurs du covoiturage.

:: Auto-partage

Il permet de partager un véhicule entre plusieurs usagers et donc de réduire l’occupation au sol, de faciliter le parking, et souvent d’éviter aux ménages l’achat d’un 2e véhicule pour les trajets domicile-travail. Une réflexion a donc commencé afin de mutualiser les véhicules et les places de stationnement et abouti à l’expérimentation LiSA.

A la différence d’Autolib à Paris ouvert à tous, le Libre Service Automobile (LiSA) s’adresse aux agents des collectivités territoriales et d’entreprises partenaires en Isère pour leurs trajets professionnels. De nombreuses déclinaisons de ce service en perspective.

Source : http://mobilitepartagee.free.fr

 

:: Transport en commun modulable

Le car classique est repensé de façon à ce qu’il accueille plus de passagers et qu’il propose plus de services pendant le temps de transport. L’idée serait notamment de proposer des cars à deux niveaux en heure de pointe et équipés de wifi pour que l’usager profite de ce temps pour communiquer pour motif personnel ou professionnel.

Neuf départements et une région sont associés pour définir un cahier des charges commun auprès d’un constructeur de cars. Préparons-nous à l’arrivée d’une nouvelle génération de véhicules…

:: Information usager en temps réel

Alors que les plateformes de renseignement et les calculateurs d’itinéraires en ligne se basent aujourd’hui sur des données théoriques, une plate-forme d’information multimodale en temps réel est en projet afin de fournir des indications fiables et mises à jour en continu. L’usager pourra alors décider quel mode de transport est le plus adapté à son besoin. Plus d’incertitude, place à l’exhaustivité !

Les innovations en matière de transports doux sont donc un enjeu pour les collectivités territoriales et vont contribuer au changement de nos comportements de mobilité dans les années à venir. Reste aux citoyens à s’approprier ces nouveaux services et technologies et à se positionner pour des projets véritablement en faveur de l’intérêt général et de la protection du cadre de vie…

Et vous, comment les imaginez-vous les nouvelles mobilités ?


Un commentaire à “Vers de nouvelles mobilités en Isère”

  1. [...] et David pour se faire le plein d’amis grâce au covoiturage et les éclairages d’un agent territorial travaillant à la mise en place de nouvelles formes de mobilité en Isère, voici quelques idées pour se déplacer écologiquement avec nos [...]

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