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Matière grise pour évolution verte

Geocaching : le jeu des geeks… mais pas que !


Le 2 février 2012 | Par

Nathalie

Ses articles

Voyageuse dans l'âme et jeune maman, j'aspire à me/à vous poser toujours plus de questions pour aller vers un bonheur responsable, simple, économique et écologique !

Le geocaching, c’est un peu difficile à vendre au premier abord : des petites boîtes cachées un peu partout dans le monde, qu’il faut retrouver à l’aide d’un GPS, parfois d’énigmes et de beaucoup de flair. Quand mon mari m’en a parlé il y a trois ans, j’ai fait la moue : « Mouais, c’est quoi l’intérêt ? ». Aujourd’hui, on est accros !

Le geocaching c’est une chasse au trésors à l’échelle mondiale. Ce gigantesque jeu est né en l’an 2000, à la suite d’une mise à jour de la précision des récepteurs GPS des particuliers et de la possibilité d’enregistrer et communiquer très précisément une coordonnée. Vous l’aurez compris, l’outil essentiel pour faire du geocaching, c’est un GPS ou un smartphone avec une application de géolocalisation.

Pour quoi faire ?

Sur le site internet dédié au jeu, sont localisées plus de 1 600 000 « caches » partout dans le monde et on compte environ 5 millions de joueurs. Les caches sont dissimulées dans des lieux publics, ce sont des contenants de différentes tailles, dans lesquels sont cachés (en fonction de leur taille) un « log book » c’est-à-dire un carnet où le joueur doit noter son passage, ainsi que des petites surprises.

La règle est simple : on prend un cadeau et on en laisse un en échange, de valeur égale ou supérieure. Il ne faut pas s’attendre à voir des objets précieux ! La plupart du temps ce sont des petits jouets, des porte-clefs, plein de petits objets marrants… Certaines caches très complexes ou difficiles à trouver et de nombreuses énigmes sont pourvues d’objets plus imposants : couteaux suisses, gadgets, badges collectors. Il y a aussi des objets voyageurs, qui se déplacent de caches en caches. Grâce à une page internet qui leur est dédiée, on peut suivre leur voyage.

Le but du geocaching, ce ne sont pas tellement les objets, c’est plutôt le plaisir de chercher la cache, se creuser la tête, retourner toutes les feuilles dans un périmètre de 5m2, fouiller partout jusqu’à enfin trouver la cache. La première fois que j’ai joué, j’ai ressenti beaucoup de plaisir à trouver le contenant, lire les mots des autres joueurs, laisser un petit cadeau…

Comment joue-t-on ?

C’est très simple. On créé un compte sur le site officiel, puis on consulte la carte qui regroupe toutes les caches disponibles dans le monde. C’est impressionnant, il y en a partout et même dans des endroits très improbables. Du fin fond de l’Atlantique au plus près du pôle sud, en passant par les déserts glacés du Canada, les canyons d’Amérique, les recoins de Paris, et très sûrement à côté de chez vous… On choisi la cache, on consulte sa description, on prépare son GPS et en avant pour l’aventure !

Les caches sont notées en fonction de leur taille, du terrain qui les abrite et de la difficulté à les trouver. Plus d’une fois, nous sommes rentrés bredouilles et très agacés, les caches les plus simples n’étant pas toujours celles que l’on trouve le plus facilement. Parfois, le conteneur est juste sous notre nez et on ne le voit pas !! Il vaut mieux se munir d’un stylo pour inscrire son nom sur le carnet (le « logbook ») car les « micro-caches » peuvent être vraiment très petites (comme un faux boulon vissé sur un banc public). Il n’y a pas toujours de cadeau à l’intérieur, mais cela n’enlève rien au plaisir de les chercher et de les trouver.

Il existe une application pour Smartphone qui permet de naviguer vers les caches en s’aidant d’une carte, puis de voir en directe les logs des précédents visiteurs, les photos éventuellement prises, les indices que le propriétaire de la cache aurait laissé à l’usage de ceux qui ne la trouve pas … C’est amusant car on a le sentiment de faire partie d’un groupe, de connaître un secret, un peu comme si l’on trouvait une bouteille contenant un message sur une plage … Je pense d’ailleurs que c’est ce sentiment de « connivence » qui incite les joueurs à trouver les caches, chercher, prendre part au jeu.

Notre première cache trouvée !

Une fois la cache trouvée, on inscrit son nom sur le log book, c’est très important car c’est cela qui prouve votre passage. On peut échanger un objet de la boîte (il faut le noter aussi) laisser un petit mot et reposer soigneusement la cache pour les prochains joueurs. Il faut ensuite s’enregistrer sur le site internet, ce qui permet d’avoir son compte à jour avec toutes les caches trouvées ou non trouvées !

Si on le souhaite, on peut aussi mettre des caches à disposition des autres joueurs. Il faut trouver un contenant solide et étanche, enregistrer la cache avec ses coordonnées GPS, imprimer un logbook, mettre des petits objets et aller la déposer. Il n’est pas évident de trouver des caches valables, car elles doivent être sur un lieu public, non visible au yeux des autres (les non-joueurs, ou « Moldus » comme les geocacheurs les appellent, vous savez d’où ça vient non ? ;o) ) et pérennes. Le joueur a la responsabilité de sa cache, il faut aller régulièrement relever le logbook pour vérifier si les personnes qui s’enregistrent sur le site internet ont bien validé physiquement leur découverte (il y a des tricheurs!) et parfois il est nécessaire de cacher à nouveau le contenant s’il a été découvert ou vandalisé.

Il y a des vrais accros du jeu, certains ont des milliers de caches à leur actif, ils reviennent régulièrement sur le site internet pour voir si de nouvelles caches ont été placées et font leur maximum pour être les premiers à la trouver !

Que gagne-t-on à faire cela ? Rien, si ce n’est le plaisir de découvrir le trésors en premier ;o) Dans les grandes villes comme à Paris, il y a des concours, où les joueurs doivent trouver le maximum de caches en une journée. Parfois ils en trouvent des centaines en 24h !!

L’intérêt touristique du geocaching

Le gocaching peut permettre de découvrir une région. Ma famille est moi-même, par exemple, vivons à Bordeaux depuis un peu plus d’un an. Nous nous plaignions assez souvent qu’il faut faire pas mal de kilomètres pour trouver des bois, des parcs sympa et nous avions l’impression d’avoir visité tous les endroits autour de chez nous … Que nenni ! Cela fait deux week-ends que nous découvrons de supers endroits où nous promener en suivant des caches.

Il y a beaucoup de familles avec de jeunes enfants ou des ados qui participent. En cherchant les caches, on s’amuse, on fouille, on réfléchit et les kilomètres des balades semblent moins longs. Il n’est pas difficile de faire 10 kilomètres de caches en caches, les parents rapportent souvent que les enfants les parcourent sans difficultés !

Vous ne savez pas où partir en vacances ? Pour les joueurs, c’est tout trouvé : ils font leur itinéraire en fonction des caches sympas. Les geocacheurs qui dissimulent les caches habitent la région, ils les déposent bien souvent dans des lieux pittoresques, très jolis ou accompagnent leur quête d’énigmes et d’informations sur l’endroit de la cache. Par ce biais, j’ai découvert ce weekend le chouette village de Listrac à 30 kilomètres de chez moi. Grâce aux énigmes, j’ai appris plein de choses sur la naissance du village, ses illustres habitants et la géographie du lieu.

Le geocaching est aussi bon pour l’environnement ! « Cache in trash out », c’est le slogan d’une opération autour du jeu. Les organisateurs invitent les joueurs à partir en balade avec un sac poubelle et à collecter les ordures jetées dans la nature sur leur passage. Il y a même des évènements spéciaux organisés autour de ce but, un peu comme les journées de nettoyage des plages de la Surfrider.

On peut geocacher dans la nature

Ou dans des villes et villages, pour découvrir du patrimoine

 

Il y a plein de bonnes raisons de faire du geocaching, le plus simple pour savoir si vous aussi vous allez aimer, c’est d’essayer ! L’inscription sur le site est gratuite (les vrais accros peuvent passer à la version payante, mais ce n’est pas nécessaire pour jouer et s’amuser).

Les mauvaises langues diront que c’est un jeu de « geek », mais je ne trouve pas (en même temps je suis une geek…) : à mon avis, c’est un moyen convivial et moderne de partir se promener, découvrir, pimenter un peu ses déplacements. On peut même se faire des amis et partir avec d’autres groupes de geocacheurs en promenade ! Voilà un moyen sain et économique d’occuper ses week-ends, n’est-ce pas ?

Si vous n’avez pas de GPS, vous pouvez jouer à un jeu similaire qui s’appelle les Cistes. Je ne connais pas mais une amie m’a dit que c’est super !

 

Y-a-t-il des geocacheurs parmi les lecteurs d’Ecolo Info ?

 

++ Les bons liens ++

 

 

 


12 commentaires à “Geocaching : le jeu des geeks… mais pas que !”

  1. J’ai découvert le geocaching il y a quelques années et j’avais vraiment accroché au concept! Mes collègues n’en voyait pas l’intérêt jusqu’à ce qu’elles essayent avec moi! Ca m’a permis entre autres de découvrir Londres où j’habitais à l’époque!! Ça fait un moment que je n’en ai pas fait…je ne prend plus le temps…

  2. Manon dit :

    Je connais bien le géocaching ! Mes parents en sont accros ! C’est amusant et ça permet de découvrir plein de jolis coins même à deux pas de chez nous…

  3. Laurence dit :

    Je ne connaissais pas du tout mais à mon avis, cela va bien me plaire. Je garde ça en tête pour le jour où j’aurai un GPS!

  4. Anne-Sophie dit :

    Moi je connaissais pas du tout et trouve ça très sympa comme idée:) A tester en effet! Merci :)

  5. Le panda dit :

    Je sais que je vais m’attirer les foudres des adeptes du géocaching, mais nul besoin de GPS pour pratiquer les jeu des cistes qui sont beaucoup plus éco responsables, nombreuses, et bien plus ludiques à mon humble avis.

    ++

  6. RBarnaud dit :

    C’est un loisir très sympa à pratiquer entre amis ou en famille avec les enfants… plus d’un million de caches dans le monde, donc 35000 en France, certaines basiques et certaines avec des énigmes comme les cistes.
    Pour plus de renseignements sur le géocaching, je vous invite à consulter le forum France Geocaching http://france-geocaching.fr
    Amicalement,
    RB

  7. Urus dit :

    Notre webmaster, en visite en Autriche dans mon fief Viennois, m’a initié au Geocaching il y a peu.
    Je (re)découvre depuis certains lieux sous de nouveaux aspects. Il y a en effet des milliers de caches sur Vienne (http://www.geocaching.com/map/beta/default.aspx?lat=48.20817&lng=16.37382)
    De quoi donner encore un peu plus de piments à nos visites !

  8. Wombat dit :

    Le Geocaching c’est de la bombe. Cela fait 3 ans qu’un collègue m’a fait découvrir ça au retour de ses vacances et ni une ni deux on en a fait une à 5km du boulot.
    C’est l’occasion de découvrir des lieux en effet. Nous en avons fait 14 avec Clovis de chez Quat’rues durant mon séjour à Vienne (Autriche) cet hiver et il a découvert des coins qu’il n’avait jamais depuis 4 ans qu’il vit là-bas.
    Pour les smartphones android je recommande C:Geo une application gratuite (l’appli officiel est payante eh oui qui dit succès dit recherche de profit). C:geo est une pépite, vous avez tout à portée de téléphone (attention si vous êtes à l’étranger car cela nécessite une connexion).
    Bref Géocachez !!!!

    • RBarnaud dit :

      @Wombat : bon choix que c:geo. tu peux aussi télécharger les caches en offline dans cette application, puis les afficher sur Locus, une application de cartographie, et pareil charger les cartes en local sur ton smartphone.

  9. Nathalie dit :

    Merci pour vos messages, vous tous ;o)
    Prévenez-nous si vous venez geocacher à Bordeaux !

    Le Panda : Le geocaching ce n’est pas une secte, vous êtes libre d’en faire ou pas ;o) Les Cistes, c’est très bien aussi et en effet, pas besoin de GPS. Je trouve pour ma part que ce sont deux hobbies similaires mais différents (complémentaires ? ) et je préfère le geocaching, car il y a plus de choix ! Acheter un GPS ce n’est pas eco-irresponsable, c’est un objet moderne, utile et si cela peut inciter à aller faire des balades en forêt c’est super !

  10. Thomas dit :

    Un ami m’a parlé des Cistes il y q quelques années.
    Pour avoir essayé, c’est vraiment très sympa.
    Après j’ai une préférence pour le sans GPS et bien sur à vélo.

    Une activité de week-end très cool :)

  11. Romain dit :

    Bonjour,

    J’ajoute en complément que http://www.geocaching.com a changé récemment le fond de carte disponible en substituant celui de Google Maps par d’autres développés à partir des données du projet OpenStreetMap (OSM) de cartographie libre et participative. Ceci en raison des nouvelles conditions d’utilisations du service Google Maps qui devient payant pour les sites ayant de gros besoin d’affichage.

    Une annonce a été faire en ce sens ici: http://blog.geocaching.com/2012/02/new-geocaching-com-maps/
    Vous pourrez constater dans les commentaires que ce changement ne fait pas que des heureux chez les géocachers. En effet, OSM n’est pas homogène quant à la couverture mondiale mais ceci n’est pas inéluctable bien au contraire puisque nous sommes tous en mesure de pouvoir l’améliorer.

    Je vous invite à vous rendre sur http://openstreetmap.fr/ où vous trouverez plus de détails sur la manière de procéder et surtout vous pourrez échanger avec d’autres contributeurs (comme moi) qui se feront un plaisir de vous guider…

    Romain

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