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Covoiturage : l’excuse écolo pour faire le plein d’amis !


Le 27 janvier 2012 | Par

David

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Nordiste par amour, entrepreneur au quotidien, Ecologie et Développement Durable par sens. Profil atypique, transversal, transdisciplinaire

A l’heure où la solitude progresse en France ainsi  1 personne sur 7 vit seule, n’est-il pas temps de trouver des prétextes, tant mieux s’ils sont écolos, pour développer le lien social ? Alors le covoiturage, c’est un bon moyen de se faire plus d’amis et de copains, de creuser la relation, d’apprendre à connaître, l’autre pendant ce laps de temps où l’on partage le trajet.

En tout cas, au départ, pour nous, ce fut une bonne excuse écologique et également économique (économies d’essence et réduction de la facture d’énergie)  mais cela a été la formidable expérience de se faire de nouveaux copains et amis et un excellent moyen de passer de bons moments conviviaux et amusants.

Covoiturage, Creative Commons

En effet, nous pratiquons une activité hebdomadaire de Tai Chi et avons mis en place du covoiturage, passant progressivement de 2 à 3, puis 4 et enfin 6 personnes, dans des ambiances dignes de rappeler la colonie de vacances.

Il y a un début à tout… et le covoiturage pour une activité sociale nous semble un bon début. Ici Anne-Sophie L. à l’origine de cet article, détaille le mode d’emploi et les conditions favorables au succès d’un bon covoiturage d’après son expérience personnelle.

Premier pas vers le covoiturage: s’intéresser à l’autre

Découverte de l’autre et convivialité sont les maitres mots du covoiturage qui apporte une bonne ambiance à l’ensemble du groupe !

Le covoiturage n’est pas évident à mettre en place. Il nécessite une ouverture vers l’autre et bien sûr, avant tout, de savoir où habitent les autres ! Et ce n’est pas forcément la première chose que vous demandez aux personnes que vous rencontrez.

Les activités en circuit fermé, c’est à dire quand les mêmes personnes se retrouvent chaque semaine,  facilitent les échanges et discussions. On finit par savoir qui habite dans quelle ville, on multiplie les occasions d’en savoir plus sur l’autre.

Dans le groupe d’activités du Tai Chi, ainsi certaines personnes  se sont aperçu en discutant qu’ils habitaient à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Ils ne s’étaient pratiquement jamais vus auparavant et pourtant cela fait plusieurs années qu’ils habitent là! Maintenant, ils font route ensemble.

Ainsi plusieurs petits groupes de covoiturage se sont mis en place naturellement sans aucune volonté extérieure, par ailleurs de le développer. Cela semblerait que l’idée de faire du covoiturage a plutôt une logique de bon sens.

C’est d’abord par affinité personnelle que s’est mis en place le covoiturage. On a envie plus facilement de faire du covoiturage avec des personnes qui nous paraissent sympathiques qu’antipathiques !

La convivialité, le maître mot du covoiturage !

La convivialité est une des choses retenue en priorité. De notre expérience personnelle, étant 6 à covoiturer dans la même voiture, on imagine aisément pourquoi ce terme me vient d’abord à l’esprit… c’est le côté “bus d’écolier” de l’aventure, le côté colonies de vacances, l’effet groupe…

Vous n’êtes pas là cette semaine? On s’empresse tous de demander de vos nouvelles à vos covoiturants… L’esprit du covoiturage se répercute dans une certaine mesure sur notre cours de Tai Chi, le rendant encore plus convivial, même s’il l’est déjà beaucoup !

Dépassez les freins au co-voiturage

Le covoiturage contient évidemment quelques freins. Il faut s’organiser et rester souple, peut-être partir un peu plus tôt pour arriver à l’heure, mais l’ambiance dans la voiture vaut largement les quelques minutes passées en moins chez soi. Même s’il y a une personne qui ne sent pas bien, l’effet groupe peut être bénéfique, soit en soutien, en écoute, en mode partage.

Le covoiturage ne doit pas devenir une contrainte ni une obligation. Pour nous, c’est une routine simple et décomplexée : texto si je ne viens pas, petit coup de klaxon quand je suis là (même si cela peut choquer, c’est plus facile et cela a été bien vite adopté… !) et une ou deux minutes de patience, le temps que l’autre se prépare, etc.

Le covoiturage du soir: une motivation après le boulot

Souvent, après le travail, on rentre, on est fatigué. Une fois posé, on a la flemme de ressortir (surtout l’hiver, quand il fait froid). On a alors cette petite voix qui nous invite à ne rien faire, à ne pas sortir, c’est la voix de la flemme! Le covoiturage permet de lutter contre cela. Nous sommes attendus… en plus ça va être sympa de revoir les autres, etc. Le co-voiturage motive ! La flemme de sortir ce soir ? Allez, bouge-toi, on passe te chercher !

Bref, vous l’aurez compris, notre expérience de covoiturage, qui a pris quand même quelques temps à se mettre en place, est plus que positive. Elle transforme le trajet, moment « solitaire » qu’est le trajet en voiture, en expérience « collective » et conviviale, pour peu que l’on réunisse les conditions de son succès. Après, certains dirons peut-être que c’est l’ambiance « nordiste », « chti » ou « flamande » qui y est pour quelque chose.  En tout cas, le covoiturage nous offre de bons moments de plaisir et de rigolades.

D’ailleurs,  le covoiturage a donné une idée de série aux Etats-Unis intitulée « Carpoolers » ou covoiturants. Une comédie autour de quatre personnes qui font du covoiturage tous les jours.

Comme quoi le covoiturage peut procurer de bons moments de rire et de pleurs ! Je vous laisse sur ce bon moment vidéo :

 

 

N’hésitez pas à nous faire partager vos expériences de covoiturage.


9 commentaires à “Covoiturage : l’excuse écolo pour faire le plein d’amis !”

  1. David dit :

    Le coup de klaxon est interdit, il s’agit d’un usage intempestif de l’avertisseur sonore, qui comme chacun sait est réservé aux cas de danger. Se garer et passer (ou faire passer par un premier passager) un coup de téléphone, raccrocher à la première sonnerie, permet de rester dans la légalité et surtout de ne pas déranger les voisins.

  2. Bravo!! excellent article!!
    On adore le titre chez carpooling.fr et on est tout-à-fait d’accord.

  3. clo dit :

    Au canada en arrivant sur vancouver quelle ne fut pas notre surprise de découvrir sur le périph de la ville une voie entière réservée au covoiturage et transports collectifs (comprenenez plus d’une personne dans la voiture) A quand la même chose en france?!?
    Pour le covoiturage je trouve ca en effet très applicable à une activité de loisir car tout le monde fini en même temps. Pour le boulot à moins d’avoir des horaires vraiment fixes c’est parfois contraignant de devoir s’obliger à attendre son collègue retenu par un travail à finir (ou d’être le collègue qui fait attendre tout le monde)
    Mais je crois que c’est une question d’habitudes.

  4. [...] thématique de février aux transports doux. Après les conseils d’Anne-Sophie et David pour se faire le plein d’amis grâce au covoiturage, voici les éclairages d’un agent territorial travaillant à la mise en place de nouvelles [...]

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