Climat d’attente à Durban…
La conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP-17) se termine cette nuit : depuis quelques jours, les négociations techniques ont laissé place aux discussions politiques. J’en ai profité pour interviewer trois représentants français sur les raisons de leur présence ici à Durban.

Quand les politiques investissent les lieux…
Depuis Mardi 6 décembre, les ministres en charge du climat ont rejoint la COP. L’atmosphère a soudainement changé dans les couloirs du centre de conférence international de Durban. Jusqu’ici, les discussions se déroulaient entre experts se connaissant bien – puisque travaillant ensemble sur ces sujets plusieurs fois par mois. Avec l’arrivée des ministres, nous sommes entrés dans une toute autre ambiance, avec son lot de coups de théâtre et de coups d’éclat par conférences de presse interposées. Ceci étant, la plupart des enjeux se déroulent hors de la présence des délégués non gouvernementaux, et parfois même sans celle de nombreux d’états.
Par conséquent, il devient plus difficile de savoir ce qui se passe vraiment dans ces négociations. Après avoir travaillé de manière régulière au cours des derniers mois, voir des dernières années, la plupart des personnes présentes à Durban errent désormais dans le centre de négociations, à la recherche d’informations et de bruits de couloirs. Cette situation, qui se répète chaque année dans les derniers jours de la conférence, est assez paradoxale : la plupart des délégués présents ont la sensation de ne plus avoir de rôle à jouer alors même que les décisions pour lesquelles ils ont travaillé seront prises (ou non) dans les heures qui viennent.
…que viennent-ils/elles faire ?
J’en ai donc profité pour partir à la rencontre de français(e)s présents à cette conférence pour comprendre l’enjeu de leur présence à Durban. Dans les courtes interviews qui suivent, Sandrine Bélier (députée européenne), Thierry Dedieu (délégué CFDT) et Marion Richard (membre du Réseau d’Action Climat) partagent leurs motivations et nous expliquent brièvement et de manière concrète comment ils travaillent ici. Je leur ai aussi posé une question brûlante ici: en quoi consiste ce fameux « leadership » de l’Union Européenne dont ont parle beaucoup au sein des délégations européennes ?
Sandrine Bélier est députée européenne et membre de la délégation à Durban du Parlement européen. Elle suit plusieurs processus internationaux liés à la protection de l’environnement, en particulier sur les questions de diversité biologique.
Thierry Dedieu fait partie de la délégation des syndicats qui a fait le déplacement afin de promouvoir la prise en compte des salariés dans les politiques sur le climat. C’est la cinquième fois qui participe à une conférence annuelle sur le climat.
Marion Richard travaille pour le RAC, le Réseau d’Action Climat, qui fédère en France les associations travaillant sur la thématique climatique. C’est la première fois qu’elle assiste à une conférence de la CCNUCC.
Sébastien Duyck, du blog collectif Adopt a Negotiator
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