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Carnet de grossesse et de naissance naturelle : le projet de naissance


Le 24 mai 2011 | Par

Nathalie

Ses articles

Voyageuse dans l'âme et jeune maman, j'aspire à me/à vous poser toujours plus de questions pour aller vers un bonheur responsable, simple, économique et écologique !

Ca y est ! Le petit + ou les deux petites barres sont apparues sur la bandelette de votre test de grossesse !

Le début d’une nouvelle vie

Je me rappellerai de ce jour toute ma vie : après des dizaines de tests, la déception chaque fois plus grandissante de me savoir vide, comme une coque de noix sans son fruit, un jour enfin cette petite graine s’est accrochée à la vie et s’est nichée au fond de moi. Je me suis sentie comme recouverte d’or, comme un être magique, fertile, utile, bourgeonnant de vie. Assise sur les carreaux froids de la salle de bain, j’ai pleuré de joie et de peur toutes les larmes de mon corps.

La grossesse est un moment bouleversant : on n’aura de cesse de vous le répéter pendant neuf mois. On vous dira que vous n’êtes pas malade, bien entendu, mais on vous parlera pourtant très rapidement d’examens, d’hôpital, d’échographie, des risques liés à votre état et surtout de fausses couches. Sans que vous ne puissiez arrêter le flot des mots, les femmes autour de vous raconteront spontanément des histoires parfois très dures à entendre de grossesse extra-utérine, de mauvaise clarté nucale et autres termes compliqués que vous apprendrez à craindre et à apprivoiser. Il ne faut pas leur en vouloir : ma théorie est que c’est une forme inconsciente de transmission du savoir entre femmes, de l’intelligence collective. C’est l’instinct de survie de l’espèce qui nous incite à envisager le pire pour mieux nous y préparer.

Pas d’inquiétude cependant ! Grâce aux avancées de la médecine, aux prises en charge, à la surveillance de la mère, la mortalité infantile a drastiquement été réduite. On sait maintenant prévoir, parfois guérir, en tout cas anticiper la plupart des maux du fœtus, c’est formidable !

A l’annonce de ma grossesse néanmoins, une lumière s’est allumée dans mon esprit: celle de la maman bio, la maman nature et un peu alternative qui veut le meilleur pour son bébé, mais aussi pour elle. Après plusieurs réflexions, discussions et échanges avec le futur papa, nous avons décidé ensemble de donner dans la mesure du possible, une direction très naturelle à cet événement et aux 9 mois qui le précèdent.

Test de grossesse

Des orientations à prendre dès le début de votre grossesse

C’est ici que vos choix commencent: à l’aube du deuxième mois de grossesse, alors que tout votre corps et votre esprit sont imprégnés de la joie d’être une future mère, allez-vous glisser sur les rails des protocoles « traditionnels » que les organismes de santé et votre médecin ne manqueront pas de vous baliser ? Allez-vous monter dans ce train sans même vous demander si le petit chemin qui longe la voie n’est pas lui aussi charmant et sans danger ? Cela ne vous engage à rien.

Interrogez-vous en premier sur le projet de naissance. Il existe des dizaines de façons de mettre un enfant au monde, des dizaines de leviers que vous pouvez actionner pour personnaliser ce moment selon la femme toute particulière et exceptionnelle que vous êtes. Toutes les femmes sont uniques et vivent leur grossesse différemment, tous les bébés sont différents, alors pourquoi tous les accouchements devraient être les mêmes ?

Le projet de naissance est un document, rédigé de votre main et précédé de recherches et de réflexions dans votre couple et avec vous-même.  Vous allez le présenter et l’insérer (physiquement !) dans votre dossier médical à l’attention des sages-femmes, des médecins, obstétriciens et de toute personne en contact avec vous ce jour-là. Que votre accouchement soit le premier, le troisième, que vous soyez seule, en couple, à la ville ou à la campagne, vous avez le droit – et je dirai même le devoir – de vous demander comment celui-ci va se dérouler. Il durera entre 5 et 40 heures, ce seront des heures importantes dans votre vie et de celle de votre bébé, renseignez-vous pour le vivre tout en douceur et en sécurité.

Vous pouvez attendre les séances de préparation à la naissance qui seront dispensées le dernier trimestre de votre grossesse, mais sachez qu’il sera alors peut-être trop tard pour faire des choix importants et structurants, comme celui de la maternité où accoucher par exemple. Dans le « schéma » classique, on ne vous parlera pas de toutes ces différentes options… ne vous attendez pas à les voir figurer sur les prospectus de la sécu et de la caf ;o) Si cela est votre volonté et que vous êtes une future maman curieuse, qui aime s’informer pour envisager toutes les options, le projet de naissance est votre ami et la base de tout.

Le projet de naissance : quand, quoi, comment ?

Le projet de naissance peut-être écrit sous plusieurs formes : une lettre, une série de recommandations pour le jour J, une liste succincte faisant suite à une discussion avec l’équipe de la structure qui vous accueillera.

Vous devez dans un premier temps vous informer sur la manière dont se déroule un accouchement. Que savez-vous ? Ce que l’on voit dans les films (« poussez madame ! »), ce que l’on imagine et qui résulte de la description collective et sociale de ce moment (« tu enfanteras dans la douleur »), ce que votre mère ou les femmes autour de vous ont décrit ? Quoi que vous ayez entendu, vu, perçu, votre accouchement ne se déroulera pas pareil, rien n’est moins sûr. Demandez aux femmes qui ont eu plusieurs enfants : à chaque fois, les conditions sont différentes. Nous voilà bien avancées…

Même si vous ne connaissez pas encore la nature de votre grossesse (rappelez-vous, nous sommes au premier ou deuxième mois), vous pouvez pourtant envisager plusieurs scénarios et démêler ce que vous souhaitez et surtout ce que vous ne souhaitez pas !!

  • Le lieu :

Nous en reparlerons en détails, le lieu de la naissance de votre enfant est primordial. Ce n’est pas comme au collège, une affectation au plus proche de votre habitation. Vous pouvez choisir l’hôpital, la maternité, la clinique, la sage-femme qui va vous recevoir. Profitez de cette chance et faites une visite aux établissements proches de chez vous. En fonction de votre localisation, prenez un rayon plus ou moins large.

Le plus tôt possible, cherchez à rencontrer l’équipe médicale, posez-leur des questions sur le déroulement d’un accouchement chez eux, familiarisez-vous avec leurs chiffres (nombre d’accouchements par an, combien de sages-femmes pour chaque patiente, taux de césariennes, d’épisiotomies, etc.), demandez un RDV pour discuter avec eux, sont-ils favorables au projet de naissance ?

  • Les pratiques :

Les naissances suivent parfois des protocoles. Ce ne sont pas des mythes, ce sont malheureusement des réalités structurelles et/ou économiques : dans les maternités où des milliers d’enfants naissent chaque années, on n’a pas toujours le temps de laisser le travail se faire à son rythme, on doit parfois déclencher la naissance pour répondre à toutes les demandes de lits. Il n’y a pas toujours quelqu’un pour vous tenir la main et vous encourager à supporter la douleur liée aux contractions, alors on vous propose ou administre une péridurale, car c’est plus pratique pour tout le monde, etc…

Plusieurs livres (dont vous trouverez la liste détaillée en fin d’article) vous aident à vous familiariser avec ces protocoles : jugez ceux que vous pensez acceptables pour vous, ceux dont vous aimeriez vous passer et ceux qui sont absolument hors de question. Rien n’est obligatoire, bien entendu dans la mesure où votre enfant est hors de danger. On ne va pas bêtement refuser quelque chose pour des questions éthiques et de convictions si la vie du bébé ou la vôtre est en jeu!

Voici une liste des protocoles médicaux qui sont discutables, en fonction du lieu où vous accouchez et de ce que vous souhaitez. Les équipes et les structures sont plus où moins mûres/flexibles pour les refus, il faut en tout cas s’assurer qu’elles sont ouvertes à la discussion et imaginer des compromis qui satisfassent tout le monde.

Le projet de naissance consiste donc à réfléchir et discuter de ces interventions avec votre conjoint et à le noter noir sur blanc pour que le jour J, vos souhaits soient respectés dans la mesure du possible.

  • En ce qui concerne maman :
    • L’environnement hospitalier : si vous êtes dans une maternité ouverte d’esprit, vous pouvez demander à apporter de la musique, de la lumière douce, des huiles essentielles, un ballon, des draps et tout autre élément vous aidant  à vous sentir chez vous et en sécurité.
    • Le déclenchement du travail, par voie chimique ou manuelle.
    • L’injection d’ocytocine de synthèse, une hormone pour accélérer le travail
    • La péridurale, une pratique systématique sous prétexte « qu’à notre époque c’est stupide de souffrir ». C’est discutable, on en reparlera…
    • Le monitoring en continu, pour surveiller bébé
    • Le rasage du pubis, le port de la blouse verte ouverte sur vos fesses nues
    • Le toucher vaginal : on ne le remet pas en cause car c’est ainsi qu’on examine l’ouverture du col, c’est sa fréquence qui est discutable
    • L’interdiction de boire et de manger, au cas où vous auriez besoin d’une anesthésie générale.
    • L’interdiction/impossibilité d’aller aux toilettes : on vide la vessie avec une sonde urinaire. De toutes façon avec la péridurale, vous ne pouvez pas vous lever.
    • La position assise les pieds surélevés dans les étriers pour l’accouchement. Comme dans les films ! Une position pratique pour le médecin, mais pour vous ? Elle est douloureuse, anti physiologique et si vous êtes libre de vos mouvements, la naissance sera beaucoup plus rapide et douce. Votre corps sait comment se positionner instinctivement, faites-lui confiance.
    • L’épisiotomie : on découpe votre périnée du vagin vers l’anus, pour agrandir le passage. Une manipulation très fortement discutable, personnellement j’appelle cela une mutilation et on peut l’éviter en préparant son périnée avant la naissance
    • La poussée et la délivrance dirigée : le fameux « poussez madame »
    • L’expression abdominale : on pousse sur le ventre pour faire sortir le bébé plus vite
    • La césarienne : pratiquée trop souvent, trop rapidement. On ne contestera pas son recours, mais on peut essayer de le limiter à des cas d’extrême urgence

 

  • En ce qui concerne bébé :

Dés sa sortie, bébé est soumis à tout un protocole de mesures et de nettoyage. Si bébé va bien, le plus simple est encore de demander le peau-à-peau immédiat. Plongez-vous dans ses yeux, laissez l’amour (et les hormones) vous envahir, rencontrez en toute tranquillité et intimité ce petit être que vous avez cajolé au fond de vous pendant des mois, noyez-vous de son odeur, touchez sa peau et laissez-le trouver tout seul la mamelle nourricière.

  • Le clampage du cordon : le cordon continue de battre lorsque bébé est sorti pour lui donner toute l’oxygénation dont il a besoin et lui permettre une douce adaptation à son nouveau milieu aérien.
  • L’aspiration gastrique
  • La sonde anale
  • Le collyre antibiotique dans les yeux
  • L’administration de vitamines
  • La pesée et la mesure du bébé (va-t-il prendre 3 cm dans les 3 prochaines heures ?)
  • Le bain et l’habillage dès les premières heures de vie.
  • La couveuse, bien entendu on ne remet pas en cause son utilisation sur les bébés prématurés !!
  • La mise à la poubelle du placenta : cette poche de chair fut la maison, le nid de votre enfant pendant des mois. Ce n’est pas un simple débris organique, dans certaines cultures il est même considéré comme le frère jumeau de votre enfant et honoré. On reparlera des différentes utilisations du placenta.

La réflexion que vous entamez avec la rédaction du projet de naissance tourne donc autour de tous ces points. Vous voyez que les leviers sont multiples ! Certaines d’entre-vous ne sont sûrement pas contre la plupart de ces interventions, qui ne sont pas si méchantes et qui sont courantes. D’autres mamans plus « natures » sont peut-être plus entraînées vers la limitation des actes médicaux et/ou de convenance qui ne sont pas indispensables.

Ventre femme enceinte 3 mois

Pour ma part, c’est en lisant la liste de ces interventions que j’ai sérieusement réfléchi à mon accouchement. Je suis en générale, assez peu portée sur la médecine et les médicaments (sauf en cas de nécessité) et au cas où tout va bien, comme dans plus de 80% des naissances, je souhaite limiter l’intervention d’un tiers le jour J.

Je pars du principe que la femme est capable d’accoucher seule, j’ai entendu de nombreuses histoires de mamans qui racontent l’incroyable retour à l’instinct presque « animal » pendant le travail. Je suis impressionnée par ces femmes qui se connectent complètement et intégralement avec leur corps et leur bébé pendant la naissance, qui se meuvent, se positionnent naturellement tout en laissant libre cour à tous les cris, gestes, expressions corporelles qui peuvent survenir à ce moment-là. La bienséance et la vie en communauté nous imposent de nombreuses règles et chemins tout au long de notre vie, à mon sens l’accouchement est une pause dans ce cercle, une pause où vous pouvez vous libérer, vous centrer sur vous même, écouter votre corps, vous faire confiance et être en union avec la magie de la vie qui commence.

Concrètement alors

Vous en savez maintenant un peu plus sur le projet de naissance. Pour concrètement commencer la rédaction de ce document, je vous invite à aller surfer sur les liens ci-dessous, à vous procurer au moins un livre de la liste que je mets à votre disposition et que je vous invite à compléter en commentaire si vous connaissez d’autres références. Vous pouvez également prendre RDV avec une sage-femme libérale. Cela ne vous engagera à rien, vous pourrez discuter avec elle et rédiger ce projet de naissance avec toutes les informations nécessaires à portée de main. Il y a aussi de nombreux forums où échanger des informations, ainsi que des pages facebook.

Sachez qu’un projet de naissance doit être présenté d’une manière… disons agréable ! Vous informer sur ces protocoles est une chose très importante et responsable. C’est votre moment et vous devez avoir toutes les cartes en main pour décider des actes que vous tolérez ou non. Il est en revanche possible que votre intérêt pour le sujet vexe l’équipe médicale qui vous suit et que votre bonne volonté se transforme en un obstacle à la réussite et l’acceptation de ce projet de naissance. Soyez donc conciliante (éviter la simple liste du « je tolère, je ne veux pas, je refuse », sans argumentation et présentation) lors de la rédaction et parlez-en le plus possible avec le personnel de l’établissement choisi.

projet de naissance

 

++ Les sites internet pour en savoir plus ++

++ Des livres que je vous recommande ++

 


7 commentaires à “Carnet de grossesse et de naissance naturelle : le projet de naissance”

  1. Sabbio dit :

    Nathalie tu sais combien je suis d’accord avec toi et combien vivre une grossesse et un accouchement naturel est, à mon sens, primordial.
    Que d’intrusions, d’irrespect (du corps comme psychologiquement) voire pire sont vécues par les jeunes parents et leur tout nouveau-né!!! Si seulement les femmes faisaient plus souvent leur choix en conscience, si seulement, surtout, on leur donnait l’information pour qu’elle fasse leur choix, leur vrai choix.
    Merci pour ce billet qui touchera je l’espère de nombreux futurs parents.
    La deuxième photo c’est toi? Ce cliché est superbe!

  2. Nathalie dit :

    Merci Sabbio ! Je pensais bien que tu soutiendrais ces idées ;o)

    Encore une fois, chacune est libre de faire comme elle veut ! On est pas là pour se prendre la tête, juste être au courant des différentes options qui se présentent à la femme de nos jours. On a un pannel de possibilités immenses allant d’un bout à l’autre du nuancier de la médicalisation. On a de la chance d’avoir ce choix en France, profitons-en et n’oublions pas de nous informer pour faire NOTRE choix en fonction de NOS envies !

    Merci pour la photo, en effet c’est moi ;o) On fait une photo par semaine avec Nicolas depuis le début, j’en profiterai pour en mettre une par article de cette série, histoire de voir l’évolution ! J’en suis à l’entrée dans le troisième trimestre et j’ai l’impression que mon ventre va exploser tellement c’est rond et gros. Quand je pense que ça va encore doubler de volume, je prépare mon pauvre nombril et ma peau avec moulte huiles et crèmes, hihihi !

  3. adeline dit :

    Merci Nathalie pour tous ces renseignements!
    Merci de souligner, que nous avons la possibilité de faire des choix , NOS choix concernant la grossesse et l’accouchement…
    J’ajouterais que parfois, il y a un fossé entre ce que l’on imagine d’un accouchement, ce que l’on souhaite et ce qu’il se passe réellement, ce qu’on ne peut contrôler…comme une douleur surprenante, qui même envisagée et préparée, reste incontrôlable … peut-être que je n’étais pas assez informée, surement !
    Tu l’auras compris, mon premier accouchement a été…disons,compliqué, j’aimerai pour un futur accouchement apprivoiser mon corps sans craindre sa douleur et surtout bien me préparer physiquement et par la force des choses, psychologiquement ….
    Alors, je vais bien suivre tes articles! ;)

  4. la spatule dit :

    Je suis d’accord à 300 % ! C’est bien de faire circuler l’info ! Car c’est malheureusement très méconnu en France que l’on a son mot à dire sur son accouchement ! On est extrêmement infantilisé…
    Je suis enceinte de presque 8 mois (rolala déjà), le seul bémol a tout ça, et bien finalement ce sont les réactions parfois très virulentes que ce discours suscite ! Nous parlions de notre souhait d’une grossesse et d’un accouchement naturel au début, nous ne le faisons plus. Nous passons pour des illuminés baba-cool inconscients et limite arriérés !
    Les « tu verras, tu la prendras la péri » ou « tu verras, tu l’auras ton épisio » parasite ma grossesse et ma bulle. Pour nous préserver, nous n’abordons plus ce sujet ! Nous allons vers l’accouchement plutôt sereins, notre projet de naissance est accepté dans son intégralité, c’est ce qui compte. Pour la suite, ce sera notre aventure à 3, le tout sepoudré d’inconnu car on le sait, un accouchement, c’est toute une aventure !
    En tout cas je desespère franchement devant le manque d’informations sur l’accouchement en France, les préjugès qui ont la vie dure, et malheureusement certains couples qui n’osent pas non plus prendre les infos à bras le corps et remettre en cause des décennies de conditionnement autour de l’accouchement qui doit surtout être médicalisé sinon on meurt…

    • Fanny dit :

      Vous avez raison de ne pas écouter les commentaires des autres… Faites vous confiance, on a des ressources extraordinaires. Chaque accouchement est différent, bien sûre. La douleur fait peur, mais dans l’accouchement, elle a un sens.
      Nous avons vécu un peu les mêmes remarques, et finalement, les gens sont intrigués, étonnés parfois… certains nous prennent toujours pour des fous… Ce n’est pas un jeu, ni quelque chose à prendre à la légère c’est évident !
      Je vous souhaite une belle fin de grossesse; et de pouvoir vivre un bel accouchement !

  5. Fanny dit :

    Bonjour Nathalie !
    Je suis tes articles avec intérêt! C’est très important effectivement de faire savoir que l’on a le choix d’accoucher dans les conditions qui nous correspondent le mieux, dans la mesure du possible. Ce choix est néanmoins très controversé en France. Il y a eu début mai une série de manifestations pour « un accouchement respecté » . On parle de plus en plus de fermer les maisons de naissance et les sages-femmes libérales vivent des situations dramatiques (assurance pour les accouchements à domicile exorbitantes, accès aux plateaux techniques des hôpitaux limités, ou difficiles si on n’entre pas dans les protocoles ). Il faut défendre cette possibilité de choix, faire entendre nos voix !

    Le projet de naissance est très important, mais ne suffit pas toujours . Il faut, comme tu le dis que l’équipe le valide et que l’établissement soit ouvert (les établissements portant le label « ami des bébés « sont normalement plus ouverts !)… Pour mon premier enfant, nous avions fait un projet de naissance, mais le jour de l’accouchement, un dimanche, c’est un obstétricien de garde qui était là, et qui n’en a pas du tout tenu compte. Et c’est très difficile quand on est jeune, qu’on ne sait pas très bien comment les choses vont se passer… de remettre en cause les décisions prises par l’équipe médicale…Surtout que sur le moment, nous n’avons pas les arguments pour savoir si c’est vraiment nécessaire ou non.
    Du coup, pour notre deuxième enfant, nous avons choisi un accompagnement global avec une sage-femme libérale…et notre petite fille est née à la maison il y a 5 mois. Cela n’a rien à voir comme accompagnement ! Il en faut pour tous les gouts !
    Encore bravo pour cette démarche d’information !

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