A Propos

Contact

Newsletter

Recherche

Aide RSS FanPage FB Twitter

Matière grise pour évolution verte

Société » Biodiversité

A découvrir sans tarder : le carré des herbes médicinales au Jardin des Plantes


Le 13 mai 2011 | Par

Catherine

Ses articles

Son Twitter

En cette veille de week-end, je vous propose une petite promenade de santé. Un tour en photo du carré des plantes médicinales cultivées dans l’enceinte du Jardin des Plantes à Paris. C’est un endroit où j’aime flâner et photographier plantes, fleurs et animaux du zoo (qui pratique une vaste opération de sauvegarde d’espèces en voie de disparition), tout au fil des saisons.

Des jardins dans un jardin

Jardin alpin, écologique, de roses et de roches, labyrinthe… Le jardin des pivoines, une merveille ! Et LE potager bien sûr, cultivé en bio comme le reste des carrés.
Les plantes potagères et vivrières (officinales, aromatiques, alimentaires, condimentaires, industrielles) ont toujours été cultivées au Jardin des Plantes, et ce depuis la création de son ancêtre le Jardin royal des plantes médicinales en 1635.

Pendant plusieurs siècles, le Muséum national d’Histoire naturelle a ainsi largement participé à la culture, l’amélioration et l’introduction de végétaux destinés à l’alimentation humaine et animale.

En route pour le carré Lamarck !
Ici, les plantes sont regroupées par familles chimiques, selon les composés qu’elles contiennent. Elles entrent dans la pharmacopée (bible des pharmaciens, décrivant les plantes et surtout leurs les substances produites pour les médicaments, une sorte de monographie pour chacune, avec force détails sur les parties employées et leur toxicité.

Les chercheurs se sont toutefois aperçu, grâce aux progrès de la chimie moléculaire, que certaines familles étaient mal répertoriées. Beaucoup de choses devraient changer sous peu.

Savoir lire une étiquette


Etiquette de classification des plantes: pavot © Catherine Dauriac

En haut à gauche, le nom commun de la plante, au centre le nom savant en latin est suivi d’une lettre (ici L. pour Lamarck (1744-1829)) qui identifie le botaniste ou le chimiste qui l’a répertoriée. Viennent ensuite sa région de provenance et enfin la famille à laquelle la plante appartient.

Et voici la galerie. A vous de choisir lesquelles cultiver sur votre balcon ou dans votre potager.

Bleuet, pour soulager les yeux fatigués

Artichaut, bon pour drainer le foie. Ici spécimen géant !

Calendula ou souci: anthalgique buccal, petites plaies, érythème solaire

Bourrache aux fleurs bleues comestibles, huile adoucissante pour la peau

Fenouil: Anorexie, flatulence, aérophagie

Angélique aux branches délicieuses en fruit confit

Il y a bien d’autres plantes dans ce carré Lamarck, comme le ricin, utilisé pour l’huile produite par ses graines.

Surprenant olivier qui va bien au-delà de donner une huile délicieuse et protectrice du système cardio-vasculaire et de la vésicule biliaire. Il possède bien d’autres atouts. Ses feuilles utilisées en infusion, facilitent l’élimination, il produit aussi du phénol, un puissant anti-oxydant. La digitale (digitalis purpurea) qui entre dans les médications pour les insuffisances cardiaques.
Autant de plantes à découvrir parmi des centaines. A vos appareils photos, crayons ou pinceaux !

Pour s’y rendre :
2 place Valhubert – 57 Rue Cuvier, 75005 Paris, France
01 40 79 30 00

Les photos sont libres de droit pour tout usage non commercial, à condition d’en indiquer le / © Catherine Dauriac / et de faire un lien vers cet article.

++ Pour aller plus loin++

  • Pour préparer votre visite, voici le lien direct vers la page des Parcours thématiques: découvrez toute la diversité du Jardin des Plantes grâce à ces guides de visite à faire seul ou en famille. Chaque guide vous propose un parcours thématique ou un jeu de piste et vous fait ainsi explorer tous les jardins du Jardin des Plantes.
  • Une lecture de choix : Sur les pas d’un maître jardinier, éd. les Petits Ruisseaux. Claude Bureaux, chef jardinier du Jardin, nous entraîne dans les allées au fil d’ une conversation truculante où il revient sur ses années d’apprentissage et l’évolution vers le tout bio des « pratiques » au sein de cette institution. Voir mon dossier sur le site de la librairie Mollat.


Répondre