Au Brésil, la joie de vivre est la richesse des pauvres
Le 15 avril 2011 | Par Anne-Sophie
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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...
Florent et Nicolas, partis depuis mi-février 2011 pour effectuer un tour du monde d’un an pour la planète, sont nos aventuriers du moment. Ils profitent d’une halte dans l’altiplano bolivien (entre 3300 et 5000m d’altitude) pour nous envoyer un second cliché de leur périple : direction Brésil, où il fut difficile de passer outre les inégalités sociales… mais où bizarrement la joie de vivre n’est pas là où les gens sont les plus riches.
Florent et Nicolas souhaitent montrer que la révolution de nos pratiques, de notre façon de penser et de faire est à portée de main. Comme tout le monde ne peut réaliser un tel projet, nous avons décidé de leur laisser place régulièrement sur Ecolo-Info.
Après une illustration de l’usage de l’artisanat et de la récup’ au Brésil, voilà une illustration par l’image des inégalités sociales qui sévissent dans le pays.
Ce problème n’est pas nouveau et largement documenté. Mais il est criant de vérité quand on a la chance de parcourir le Brésil du Nord au Sud, impossible de ne pas en faire part !

Ici, les habitations insalubres du port de Salvador de Bahia, l’une des plus grandes villes du Nordeste, contrastent avec les immeubles de São Paulo, similaires à ceux des quartiers d’affaire des principales capitales occidentales.
Cependant, la perception du plus grand nombre ici est que la classe moyenne gagne rapidement en pouvoir d’achat, ce qui inscrit ce sujet en opposition avec l’actualité des « puissances occidentales » où l’on entend souvent parler d’appauvrissement des classes moyennes.
Autre point important à noter : malgré ces inégalités géographiques, la joie de vivre nous a paru bien plus présente dans le Nordeste ou à Rio qu’à São Paulo ! Le « modèle occidental » a apporté avec lui ses joies habituelles : stress, individualisme, peur du voisin qui transforme les riches propriétés en prisons dorées… A São Paulo, l’état d’esprit qui fait le charme de tout le Brésil s’efface devant les préoccupations matérialistes et les signes extérieurs de richesse, volontiers mis en avant. De quoi faire réfléchir sur ce qu’on appelle si facilement « développement »…
Comme l’explique Florent dans son email:
« Malgré une part très importante du budget de l’état consacré aux politiques sociales et l’émergence d’une classe moyenne moteur de la consommation, les inégalités économiques au Brésil restent très marquées. Alors que le salaire minimum théorique est de 540 reais (moins de 250€), près d’un tiers de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Les régions les plus touchées sont les états du nord du pays, en particulier le Nordeste et une partie de la zone amazonienne. Le sud du pays est bien plus aisé. São Paulo, la capitale économique du pays, regroupe près de 10% de la population et 58% des familles les plus riches du Brésil. Les salaires des cadres paulistas sont souvent bien supérieurs à ceux des cadres français.
Pour les prochains envois, qui vont arriver très vite, ce seront comme promis des photos liées à l’Amazonie et aux populations indigènes. Vastes et passionnants sujets !
++ Le site d’un an pour la planète






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Ces derniers jours il a été demandé à Google de revoir ses cartes car on y voyait trop les favelas…
http://www.partirdemain.com/blog/favelas-rio-google-maps.htm
C’est assez consternant cette façon qu’ils ont de vouloir nier la pauvreté.
En tout cas, j’ai toujours plaisir à lire des témoignages de voyageurs comme celui-ci, sur ce pays que j’affectionne beaucoup. Merci !
[...] pour effectuer un tour du monde d’un an pour la planète, sont nos aventuriers du moment. Après le Brésil, ils nous envoient une série de photos commentées spéciale Amazonie, de quoi nous présenter [...]