Du jetable au réutilisable dans la maison : petites solutions pour des économies et un confort maximum
La réduction du jetable à la maison figure en bonne place dans l’ensemble de mes préoccupations écologiques. Je suis particulièrement tatillonne en ce qui concerne la consommation de papier, de coton ou de viscose. Voilà comment je me suis débrouillée pour éliminer un maximum de produits jetables.
Au sujet du papier, du coton et du viscose
Savez vous que la surconsommation du papier entraîne l’abattage des forêts primaires et la plantation d’eucalyptus à perte de vue…?
Ou que la surconsommation de coton représente 25% de la consommation des pesticides dans le monde pour 4% de la surface agricole. Elle implique aussi une irrigation parmi les plus importantes pour le coton produit en intensif (souvenez-vous de la mer d’Aral), sans parler du suicide des agriculteurs indiens surendettés par leurs achats de pesticides… qui finissent par préférer les avaler, ou bien la ruine des agriculteurs africains confrontés à la concurrence américaine, brésilienne, chinoise ou ouzbekistanaise…?
Quant au viscose… sachez que la pulpe de bois est transformée chimiquement via un procédé assez hard.
Donc après ce bref passage au musée des horreurs, revenons à nos moutons, ou plutôt à ma maison.
J’ai tout testé, avec succès pour certaines choses, échec pour d’autres. On va finir par le meilleur et se débarrasser des échecs ou des demi-mesures tout de suite.

Nunavik, Québec, août 2002, CANADA. © David Rouault
La papier toilette
L’alternative ce serait la douchette façon Europe Centrale, mais je ne suis pas équipée à la maison et suis locataire. J’ai donc opté pour du papier toilette 100% recyclé et en mode compact pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre liés au transport. Ben oui : plus on transporte de matière par mètre cube, moins on a besoin de camions pour tout transporter. En outre, je m’approvisionne chez Monoprix pour ce produit qui a mené une politique de développement durable assez innovatrice dans le transport en maximisant le transport par train pour ses magasins de Paris (pour plus de renseignements, voir ici, ici, là et là encore…
Les mouchoirs
Argh. J’en ai acheté des mouchoirs par paquets de 6, tout jolis, tout propres, tout bien repassés…. Mais échec total. Les mouchoirs ne restant pas à la maison, ils voyagent de la salle de classe à la cour de récréation de mes tout-petits, de l’école à la chambre des copines chez ma plus grande et dans mes poches à moi, ils semblent dotés d’un pouvoir d’évaporation incompréhensible. Ceux qui subsistent nécessiteraient un bon repassage et perso, j’ai abandonné cette habitude de ménagère parfaite comme bon nombre de mes copines : travailler, materner et repasser semblent un trio inconciliable. Quant à nos bonshommes, ils ne semblent pas non plus les plus férus de tout cela et beaucoup ont préféré abandonner la chemise pour le duo Veste/ T-shirt, bien étendu.
Ce qui fait que chez nous, nos mouchoirs ne trouvent aucune bonne âme pour les repasser. Donc la tentative mouchoirs en tissu a fait « Splash ». J’ai opté, comme le papier toilette, pour les mouchoirs en fibres recyclés du même fournisseur.

Les serviettes de table
Celles-là ont la qualité merveilleuse de ne pas avoir à bouger de la maison. Le trajet table/tiroir/machine à laver/ armoire à linge est parfaitement gérable.
Finies donc les serviettes en papier :) sauf quand :
- on invite 15 personnes à la maison
- ou les petits copains pour les goûters d’anniversaire.
Soit on n’a pas la collection de serviette durable qui ferait l’affaire, soit je n’ai pas envie de me retrouver avec une heure de frottage pour détacher les restes de chocolats, de fraises Tagada, etc. laissées par les bouches de mes gentils chérubins et de celles de leurs copains.
Le papier essuie-tout
Eh Eh ! là succès presque total. Figurez-vous que le papier essuie-tout a une ancêtre : L’EPONGE ! Bonheur, l’éponge se garde et se stocke en réserve à prix mini et encombrement aussi. Elle dure très longtemps surtout si vous pensez à la décrasser régulièrement toute une nuit en la faisant mariner dans une bassine d’eau chaude et de citron.
Elle a néanmoins quelques inconvénients :
- Elle ne remplace pas la feuille de papier essuie-tout que j’utilisais pour conserver dans ma boîte à salade ou à herbes fraiches dans mon réfrigérateur.
- Elle ne remplace pas celle que je mettais au fond de mon plat pour absorber le gras d’une friture
- Après le nième verre de jus d’orange renversé sur la table lors de l’apéro familial du vendredi soir, on finit par laisser l’éponge sur le coin de la table, et il y a mieux question esthétique…
Mais depuis peu, là encore j’ai trouvé la solution, cette fois-ci chez Les tendances d’Emma :
Cette jeune femme, infirmière de profession, s’est mise dans la tête elle aussi de remplacer chez elle tout ce qui était jetable et en a fait… sa seconde profession ! Résultat : elle a monté sa boîte où elle propose des carrés démaquillants lavables, des lingettes lavables, les petits filets pour les recueillir une fois sales et qui simplifient le fameux trajet salle de bain/machine à laver/salle de bain dont je vous parlais plus haut, et même…. des essuie-tout lavables !!!!
C’est joli comme tout et super absorbant (car fabriqué en viscose de bambou mais qui a l’avantage d’être REUTILISABLE :) ). Résultat, je n’utilise presque plus que cela. Je n’ose pas encore essayer pour ma friture. Mais bon ça vaut le coût de prendre un peu plus de temps à l’égouttage pour ce petit cas particulier.
Côté coût, c’est un luxe, 30 euros, les 15 débarbouillettes – mais que finalement je ne regrette pas. En outre ces débarbouillettes sont aussi très bien pour les bébés. on peut donc les réutiliser en essuie-tout une fois que bébé est acquis à la propreté.

Visuel du site http://www.tendances-emma.com
Dans la salle de bain : cotons et lingettes
J’en viens donc naturellement aux cas salle de bain où là… c’est le miracle que ce soit côté planète ou côté confort.
Le coton à démaquiller jetable, même bio, est remplacé par des carrés démaquillants en coton bio ou viscose de bambou lavables :). Et avec ma fille de 13 ans qui commencent à découvrir les joies du maquillage -et de ses ratages-, je peux vous dire que cette solution devient super économique !
Lorsqu’elle commencent à griser, un lavage ou un trempage d’une nuit aux cristaux de soude et bicarbonate de soude (encore mieux, vous y ajouter un peu de savon noir) les remet à neuf.
Et pour celles qui ont des bébés : les lingettes bébé. Moi, je les avais déjà confectionnées moi-même, je ne suis donc plus concernée. Mais cela peut en intéresser plus d’une.
Par expérience :
- Il en faut de 20 à 30 pour n’être jamais à court, ce qui fait un investissement de 17 à 30 euros selon les marques. Un investissement au début, mais comme on utilise au minimum 700 disques démaquillants chaque année… l’investissement est très vite amorti. Quand on a un bébé…. je ne calcule même plus !
- Le lavage n’est pas un problème quand on s’organise : le filet, fait maison ou fourni, est indispensable, sinon, les lingettes ou carrés démaquillants font comme les mouchoirs, ils disparaissent comme par enchantement voir peuvent se coincer dans le tambour de la machine à laver. Et là cela ne devient plus rentable du tout.
- C’est comme les cosmétiques, tout est dans le « flacon » : de mon côté, je me suis vite intéressée au contenant. Qu’il soit joli car je l’avais tous les jours sous le nez. Pour le filet de stockage des cotons et lingettes sales, même chose : qu’il allie aussi esthétique et discrétion. le mieux est qu’il soit accrochable pour le pendre à la table à langer pour les bébés et derrière son peignoir pour la salle de bain.
Voilà ce que j’ai chez moi, mais d’autres marques proposent les cotons démaquillants et des lingettes lavables (par contre elles ne proposent pas les fameux petits filets pour stocker les cotons sales) :
Et vous, avez-vous aussi réussi à changer vos pratiques du jetable au durable ?






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ouiouioui, tout pareil! PQ, éponge (et ses copains les torchons), serviettes, lingettes, cotons démaquillage… j’ai tout à la maison, et je m’en sert. Of course, je les double de leurs jumeaux jetables, pour les gros cacas de bébé, pour les soirs où démaquillage rime avec débrabouillage… et j’essaie d’initier mon entourage à ces petits gestes simples et tellement évidents!
j’ajoute que j’ai utilisé des couches lavables pendant 16 mois, jusqu’a ce que leur mise en place sur les fesses de mon rejeton devienne une corvée…
Pour moi le lavable c’est pour le quotidien et le jetable pour l’exceptionnel!
Idem Violaine, couches lavables sur les fesses de mes p’tits jumeaux, carré d’éponge surfilés pour nettoyer, (avec je l’avoue, une boite de petits mouchoirs tous fins jetables pour les jours où c’est explosif)
les mouchoirs en effet je n’ai pas réussi. En plus du lavage repassage perdage j’ajoute que le lavable n’est pas aisé et que régulièrement ils ressortent encore pleins de morve…
Pour le PQ du compacté.
Pour le démaquillage, j’ai un bon tuyaux… Je me suis fait des lingettes démaquillantes maison avec de la polaire découpée en carré. C’est toutdouxtoutdoux et puis c’est super facile à faire il suffit d’avoir une paire de ciseaux (le polaire n’a pas besoin d’être surfilé) avec à moins de 8€ le mètre la rentabilité est assurée!
Je les nettoie en les mettant dans le lavabo avec de l’eau bouillante et un peu de savon (de marseille) on touille, on laisse reposer et hop c’est propre!
En plus je trouve que ça accroche bien les saletés à démaquiler…
On peut aussi confectionner ses lingettes bébé / démaquillantes soi-même avec des anciennes serviettes de bain et/ou de la polaire récupérée de vêtements usés ou achetée. Je rappelle que la polaire est (toujours?) faite à partir de plastique recyclé.
Par contre les éponges… c’est pas très bio comme production?
J’ai quelques petites solutions à rajouter. Elles ne plairont pas à tout le monde mais méritent d’être mentionnées :
- pour les toilettes pas besoin d’une douchette pour se laver à l’eau. Une petite bouteille d’eau posée à côté des toilettes suffit. Concrètement on se penche en avant, on prend sa bouteille d’une main derrière son dos pour faire couler l’eau sur ces fesses. On passe l’autre main entre ses jambes par devant pour frotter ses fesses. L’eau lave les fesses et la main. Avec une petite bouteille d’eau en plastique classique avec laquelle on règle mal le débit, il faut compter les 50cl de la bouteille. Avec une gourde type gourde de vélo pour laquelle le débit dépend de la pression sur la bouteille, 250ml d’eau suffise. Il faut ensuite quand même se laver les mains mais c’est pareil pour toutes les méthodes.
AVANTAGE : on se sent et on est plus propre. Plus d’irritation, c’est une méthode très agréable. Évite de jeter du papier quand c’est fait dans la nature. Pratique si vous avez oublié le papier en rando. Marche dans le monde entier. Si vous allez dans des pays comme Madagascar, en dehors des itinéraires très touristiques vous n’aurez peut-être pas le choix donc c’est bien de savoir faire.
INCONVÉNIENT : petit temps d’apprentissage (pas très long non plus, c’est pas sorcier), on ressort avec une main et les fesses un peu humides. Pour les mains on les lave de toute façon et pour les fesses ça sèche vite. Au début on s’arrose un peu les fesses pour rien après on gère mieux la visée et le débit. Oui désolé, à moment donné on touche un peu son caca même si c’est sous un filet d’eau.
- pour se moucher : un doigt sur une narine et on souffle de l’autre d’un coup sec.
AVANTAGE : généralement assez efficace. Besoin de rien ou seulement d’un peu d’eau pour rincer si on le fait dans l’évier d’une salle de bain
INCONVÉNIENT : petit temps d’apprentissage pour ne pas se louper et s’en mettre partout. Technique à ne pas utiliser au milieu du salon quand on est invité par son patron. A réserver aux espaces verts extérieurs et à l’évier de la salle de bain. Éviter de le faire devant des âmes délicates et policées. Pas pratique si on doit se moucher toutes les 3 minutes.
- pour tout ce qui est serviettes/couverts/gobelets/etc. jetables. Quand je participe à un pique-nique ou une réception où je sais que des jetables vont être utilisés, j’amène mes affaires de pique réutilisables. Idem, on peut demander à ses invités de venir chacun avec une serviette et un gobelet réutilisables.
AVANTAGE : plus de jetable à acheter/jeter. On évite une grosse poubelle à sortir. On ne perd plus son gobelet ou ses affaires. Elles ne s’envolent plus si on est à l’extérieur. Ça peut presque faire un thème de soirée.
INCONVÉNIENT : c’est pas dans les habitudes des gens donc on passe pour l’écolo de service. Pas trop d’inconvénients en fait, c’est un changement d’habitude, faut juste y penser.
- rasage pour nous les hommes : je suis passé pour 2011 au rasage au coupe choux. Il y a une petite phase d’apprentissage mais on ne risque quand même pas sa vie ni même une énorme balafre sur le visage. Pour les avantages et inconvénients je vous laisse regarder les sites spécialisés mais moi j’aime beaucoup.
moi aussi j’utilise les lingettes démaq « durables », les miennes étaient sans le petits filet pr le lavage, je ne savais meme pas que ça existait à l’époque (il y a quelques mois), j’ai simplement opté pr le filet linge délicat que je l’aisse pendu ds la salle de bain à coté du peignoir. Une fois par semaine je lave le tout , je fait sécher sur l’étendoir et voilà , c’est bon pour une semaine de plus.
Bonjour,
J’ai réalisé des lingettes réutilisables en polaire (je mettrai quand j’aurai le temps la marche à suivre sur mon blog).
J’aimerais savoir quelle quantité de cristaux de soude, bicarbonate de soude et savon noir tu mets dans une petite bassine (pour laver 25 lingettes)?