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Le solaire, l’éolien et… l’énergie du sportif ?


Le 28 janvier 2011 | Par

Laurent

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Vivant au cœur des Alpes et amoureux de nature, je vois dans les activités de plein air et les sports nature un moyen de sensibiliser à la protection de l’environnement. Et plus concrètement, un moyen de retisser notre lien à la Terre.

Dans la quête humaine d’une source d’énergie propre et renouvelable, les médias parlent de l’éolien et du solaire, des sources évidentes d’énergie proposées par l’environnement naturel. Dans ce débat large et complexe, l’énergie humaine est mentionnée, souvent relayée au rang de l’anecdote, par exemple sous la forme de lampe dynamo ou d’autres systèmes mécaniques pour alimenter des objets du quotidien. Pourtant, cette énergie est de plus en plus exploitée voire au centre de recherches via notamment les systèmes piézoélectriques.

Par le contact avec le sol…

La solution piézoélectrique la plus répandue est la capture de l’énergie fournie par le choc du pied sur le sol. En Amérique du Nord, on dénombre plus de 80 salles équipées ainsi et dont certains équipements tels que les vélos d’appartement ou les tapis roulants sont adaptés pour exploiter l’énergie cinétique des utilisateurs. L’énergie ainsi récupérée est utilisée pour fournir une partie (seulement) de l’électricité nécessaire au fonctionnement de ces salles.

La piézoélectricité consiste à transformer des contraintes mécaniques
en électricité, comme le démontre ce schéma (source: wikipédia)

Si l’intérêt énergétique est évident, il pose tout de même la question de l’enfermement de la pratique sportive que ce soit au sens propre (espace clos sans interaction avec le milieu naturel) ou au sens figuré puisque dans un schéma codifié où le sport est plus source d’un succès de réussite « physique » aux yeux de la société que d’un réel bien-être physique et mental. Le mouvement n’est pas seulement de l’énergie…

La notion d’économie d’énergie doit passer avant même la recherche de solutions compensatrices et permettre un équilibre entre remise en cause de nos modes de fonctionnement et recherche d’alternatives. Comme dans le cas des émissions de CO2, on pense « compensation carbone » après avoir pensé « réduction ».

…et bientôt avec la peau

Les équipements piézoélectriques sont aujourd’hui trop encombrants pour être intégrés dans n’importe quel usage. Une contrainte en passe d’être levée par des scientifiques de l’Université de Bolton au Royaume-Uni. Ceux-ci développent une fibre textile qui peut absorber l’énergie liée aux mouvements de la personne portant cette fibre. Cette solution hybride (photovoltaïque et piézoélectrique) capterait également l’énergie de l’environnement  de l’usager incluant ainsi le vent, la pluie et la soleil (source: EcouTerre). Si ces recherches permettent un jour l’usage d’un tel textile dans la vie courante, il s’agirait bien d’une petite révolution. Mais est-ce une vraie solution ?

Crédit photo: lululemon athletica @Flickr

Quel serait le coût environnemental d’un tel produit  ? Encore une fois, ne vaut-il pas mieux promouvoir des matières naturelles dont l’empreinte et les usages peuvent être mieux maitrisés ? Et raisonner sur notre comportement de consommateur de biens et d’énergie ? Penser simplicité et raison plutôt que partir dans de nouvelles quête dont le sens réel n’est pas encore forcément établi ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?


++ Pour aller plus loin++


5 commentaires à “Le solaire, l’éolien et… l’énergie du sportif ?”

  1. Nathalie dit :

    Juste pour l’anecdote rigolote à propos de la première photo. Je ne sais pas où a été prise celle-ci, mais en Australie, on dit souvent que les chaussures accrochées aux fils électriques signifient qu’un dealer vit dans les parages :o)

    Je suis également dubitative sur l’énergie humaine générée par le mouvement, sauf dans des cas particuliers. En l’occurrence dans le métro, sur les pistes de danse et dans les endroits où les êtres humains vont, plutôt que sur nous et partout à nous allons.

    Bises !

  2. Laurence dit :

    En tout cas, j’adhère à mort à la lampe de poche dynamo. Quand j’étais petite, je voulais toujours économiser les piles mais en même temps j’avais peur du noir, ce qui faisait que je tentais d’allumer la lampe de poche le moins possible tout en regrettant de ne pas pouvoir l’utiliser tout le temps.
    Maintenant que j’ai une lampe de poche dynamo, plus de problème. En plus, pas besoin de la faire tourner pour la recharger, tu la sors et il y a tjs quelqu’un qui veut essayer. La voilà rechargée!

  3. [...] This post was mentioned on Twitter by Ecolo-Info, sissou38. sissou38 said: RT @ecoloinfo: Today's Post… Le solaire, l’éolien et… l’énergie du sportif ? http://bit.ly/f3JAhU [...]

  4. Romain dit :

    Bonjour,

    L’idée de la lampe de poche dynamo est finalement une fausse bonne idée. Pourquoi?

    Le défaut tient dans la précocité de fin de vie de la batterie intégrée. En effet, comme pour n’importe quel élément accumulant de l’énergie, l’espérance de vie de cet élément est optimale si l’on suit des cycles complets de charge et de décharge. Or avec la dynamo, ces cycles sont trop courts et donc on altère prématurément la durée de vie de la batterie. Au final, la lampe torche devient inutilisable puisque la batterie n’est plus en mesure d’accumuler l’énergie générée par la dynamo. Et puisqu’il est impossible de changer la batterie, il ne reste plus qu’à se débarrasser de la lampe complète en tant que DEEE. Mieux vaut donc conserver une lampe torche classique dans laquelle on pourra y mettre des piles rechargeables que l’on veillera à recharger et décharger en cycles complets…

    Romain

  5. Bonjour
    blog parcourez tout simplement génial. J’ai créer des blogs tout le temps mais je trouve le votre est géniale bonne continuation .

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