C’est l’angoisse du temps qui passe…
Le 13 décembre 2010 | Par Anne-Sophie
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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...
… qui nous fait tant parler du temps qu’il fait. Rappelez vous cette jolie citation inscrite sur un mur parisien dans le film Amélie Poulain…
Avec les temps qui courent, et l’urgence qui nous pend au nez en permanence, nous avons de quoi nous interroger aujourd’hui: le sommet sur le climat de Cancun a suscité de l’enthousiasme mais, entre nous, cela n’a fait que sauver la face du processus de négociations onusien (voir à ce sujet cet article sur Reporterre, celui-ci sur Terra-Eco); Wikileaks provoque des remous diplomatiques et interroge sur le journalisme de données et les médias de demain (A lire le Monde, »la réhabilition du journalisme d’expertise »); Météo France est accusée coupable de ne pas avoir anticipé les conséquences des aléas climatiques sur la circulation routières et la mobilité de tous les français…

Crecimientos Artificiales – Oeuvre d’Ivan Puig
Mais après tout, vraiment… pourquoi toujours chercher des coupables aujourd’hui? Le temps fait des siennes, il neige, mais nous allons être obligés de nous adapter à tout cela! Nous cherchons des coupables même lorsque des intempéries frappent le pays, mais au final, nous sommes tous responsables, pas l’un plus que l’autre! Alors pourquoi ne pas prendre collectivement nos responsabilités ?
Tout cela me rappelle une anecdote que raconte John Grant dans son ouvrage, Coopportunity, dont je vous parlais il y a peu: réfléchissant sur les conditions qui poussent les gens à agir, il raconte les effets d’un épisode neigeux à Londres, il y a quelques années. La ville est bloquée, les gens ne peuvent plus aller travailler, les enfants ne vont pas à l’école… Et que se passe-t-il alors? Je vous le donne dans le 1000: les habitants commencent à sortir de chez eux, à s’entraider, les enfants s’amusent, font de la luge et des bon-hommes de neige, on retrouve collectivement le sens de la solidarité, des choses simples… et le temps qui s’arrête ainsi par la force des choses laisse place au bon temps, à une pause collective qui renforce les liens et nous mène à voir les choses autrement…

En somme, alors que le Réseau Sciences et Développement nous apprend que le partage des données par les gouvernements permettrait d’éviter certaines catastrophes, alors que la transparence et de nouveaux modes de gouvernance sont de plus en plus plébiscités par les citoyens, nous devrions à mon sens profiter de ces aléas climatiques pour nous mettre sur pause, et nous investir collectivement dans une réflexion fondamentale sur le monde que nous voulons demain…
Noël est une période propice à cela, le renouveau de la nouvelle année aussi, pourquoi ne pas se dire que 2011, passé cette première décennie du XXIème siècle, sera l’année où nous prendrons vraiment en main cet avenir collectif ?
NB: promis, j’essaierai de vous faire un petit compte rendu du colloque de la Fondation Nicolas Hulot jeudi, car les propos de Tim Jackson sont véritablement ancrés, à mon sens, dans ce besoin intellectuel dont nous avons besoin aujourd’hui, une juste voie entre les défenseurs de la décroissance et les chevaliers de la croissance verte… avec cette belle réflexion sur la prospérité de nos sociétés… Une affaire à suivre…






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Je ne sais plus quel philosophe dit que toutes ces petites catastrophes sans victime nous « enchante » parce qu’elles amène du merveilleux en cassant la routine, et en rendant, comme tu le dis, plus solidaire l’espace de quelques jours.
En fait, la différence entre les adultes et les enfants tient là, tout d’eux ne sont que des mioches prêts à s’émerveiller, mais un seul se prétend responsable :)
Oui c’est un peu ça Olivier, merci de nous le rappeler:-)
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Merci Anne-Sophie . Tes billets font du bien. jE TRANSMETS…