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Société » Climat

@AI_AGW: le robot à contrer les tweets climato-sceptiques


Le 7 novembre 2010 | Par

Anne-Sophie

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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...

Les questions climatiques sont de nature polémique: en témoigne l’ensemble des débats auxquels nous assistons depuis un an, entre l’histoire du Climategate et les propos à la sauce Allègre douce que tiennent ceux qui n’ont souvent pas envie de regarder la réalité en face… Sur le web, les débats sont bien souvent très virulents, des armées de climato-sceptiques passant leur temps à poster des commentaires pour critiquer la thèse du changement climatique. Avec les négociations sur le climat de Copenhague (et bientôt Cancun), autant dire que ce sont parfois de véritables guerres numériques qui se jouent en ligne, et notamment sur Twitter.

Débattre, dans ces conditions, devient parfois très fatiguant. Passer son temps à donner des arguments, à veiller aux éléments de langage qui vont « contre la cause », sans parler de ceux qui s’insurgent contre le dogme de la pensée unique… Il est indispensable d’avoir la foi et l’envie de se battre jusqu’au bout bien souvent pour ne pas se fatiguer à force de dépenser autant de salive, d’encre et d’énergie pour défendre cette cause.

Heureusement, en Australie un développeur web fatigué des sceptiques du changement climatique, Nigel Leck, a eu l’idée de créer un robot générateur de tweets anti-climato-sceptiques. L’idée est simple: constatant que la majorité des climato-sceptiques utilisent le même type d’arguments pour critique la thèse du changement climatique, il suffit de créer un robot qui leur répondra automatiquement sur twitter. Baptisé @AI_AGW, ce fil twitter d’un nouveau genre est ainsi doté d’une intelligence artificielle qui lui permet de débusquer les pires affirmations!

Son avatar, clin d’oeil à l’ordinateur HAL 9000 du vaisseau spatial Discovery One dans la saga des Odyssées de l’espace d’Arthur C. Clake, montre en quoi AI AGW est doté de la faculté de répondre seul aux attaques climato-sceptiques.

Toutes les 5 minutes

A l’affût des moindres arguments climato-sceptiques, AI AGW travaille sans relâche: toutes les 5 minutes, il repère les arguments des sceptiques du climat et leur répond en leur donnant des sources d’informations expliquant en quoi leur affirmation n’est pas valable.

Naturellement, le robot est encore jeune et répond parfois à des utilisateurs de twitter qui ne sont pas forcément des sceptiques: sur le fil climatoblog créé par EcoloInfo.com il y a un peu plus d’un an pour suivre les questions climatiques par exemple, AI AGW nous a par exemple répondu au sujet d’El-Nino… une réponse qui a engendré une réaction vive d’un utilisateur climato-sceptique de twitter:

Dans ce genre de situation, Leck s’excuse et ajoute le compte twitter qui a été ciblé par AI AGW sur une liste blanche. A terme, le développeur aimerait que son robot anti-climato-sceptisme puisse s’enrichir des arguments produits par les autres fils twitter qui débattent avec les climato-sceptiques.

AI AGW ne se lasse jamais

Dans les autres cas, AI AGW répond inlassablement aux sottises climato-sceptiques qu’il débusque: à celui qui affirme « First the Earth goes through #GlobalWarming and #GlobalCooling. Its a natural climatic cycle and contributes to natural selection », le robot explique que « Ancient natural cycles r irrelevant 4 attributing recent global warming 2 humans » et référence une discussion détaillée sur le sujet!

Pour le site Technology Review qui explique en détail le fonctionnement de ce robot d’un nouveau genre, Leck a créé un moteur de recherche pro-actif: il répond aux utilisateurs de twitter qui ne sont même pas conscients de leur propre ignorance.

Un oiseau numérique de mauvais augure pour les sceptiques ? Oui et non: rien ne les empêche eux aussi de créer un robot de tweets climato-sceptiques ? On serait alors dans de beaux draps numériques et la cacophonie ambiante sur le sujet n’en serait qu’accrue !

++ Pour aller plus loin ++


17 commentaires à “@AI_AGW: le robot à contrer les tweets climato-sceptiques”

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by SoAnn and Ecologie_FR, Climatoblog. Climatoblog said: @AI_AGW le robot à contrer les tweets climato-sceptiques http://bit.ly/bqkYxE via @ecoloinfo [...]

  2. Erick dit :

    Ce qui est rigolo, c’est qu’il utilise le terme « Turing Test » dans son nom. Le test de Turing est un des piliers de l’intelligence artificielle. Il a été inventé par le mathématicien et informaticien du même nom pour permettre de vérifier le niveau d’intelligence d’une machine. Il consiste à permettre à un ou des humains de poser une série de questions en aveugle (via claviers interposés) à un sujet. On aura atteint la perfection en terme d’intelligence artificielle lorsque, après lu toutes les réponses, il sera impossible pour les humains de savoir si le sujet est un homme ou une machine.
    Là, avec AI_AGW, on n’y est pas encore tout à fait, mais on s’en fout, c’est vachement bien :)

  3. Olivier dit :

    Cet outil illustre vraiment bien à quel point certains alarmistes ne supportent pas les débats ouverts, à quel point ils considèrent que la science est fermée. C’est sûr, c’est plus facile d’utiliser ce genre de robots idiots que de réfléchir par soi-même.
    La science fermée, c’est le règne du dogme, c’est à dire la mort de la science. Le pire, c’est que Nigel, qui a construit cet outil, un informaticien, n’a pas de culture scientifique climatique pour diffuser des réponses qui ont du sens. Exemple avec la phrase que tu cites sur El nino, qui montre que son auteur commet une confusion entre oscillation océanique plurimensuelle à annuelle type El nino et oscillation océanique multidécennale type PDO ou AMO.

    Adolf Hitler : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois il devient une vérité. »

  4. Olivier dit :

    Et en plus, il y a un gros problème avec ce robot :
    Quand on lui pose la question « pourquoi le sommet de Copenhague a été un échec et comment faire pour sortir de cette impasse ? », le robot se met à bugger. Ce robot, programmé pour répondre suivant la logique qui à conduit à l’échec de Copenhague, est incapable d’innover. Il est programmé pour aller dans le mur.

  5. Anne-sophie dit :

    Olivier tu m’excuseras: si j’accepte tes commentaires sur le site, nous nous autorisons à supprimer les attaques personnelles.
    Je te remercie de cesser d’être agressif pour débattre, à te lire parfois on a l’impression que seuls tes propos reflètent la vérité!
    Nous sommes là pour en débattre, pas pour se battre. A bon entendeur…
    AS

  6. Olivier dit :

    Je suis en train de dire exactement le contraire : je considère que personne n’a la vérité, que tous les points de vue peuvent être exprimés, et que faire la promotion de ce genre de robot idiots qui prétendent avoir réponse à tout, c’est faire insulte à l’intelligence.

  7. Olivier dit :

    Quand tu lui as posé la question “pourquoi le sommet de Copenhague a été un échec et comment faire pour sortir de cette impasse ?”, qu’est-ce qu’il t’as répondu le super-robot Anne-Sophie ?

  8. Anne-sophie dit :

    Olivier, avec toi beaucoup de choses font insulte à l’intelligence je crois…

  9. Olivier dit :

    Je t’invite à lire ceci :
    http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=climate-heretic&print=true

    Et je on en reparle dans deux ans.
    Bye

  10. Anne-sophie dit :

    @Olivier Oui si tu veux… Mais rappelle moi: que s’est-il passé il y a quelques jours…? Allègre ne s’est-il pas fait renvoyé dans les 24…? Au bout d’un moment le débat ne se situe plus là où on le croit à mon sens…

  11. Olivier dit :

    Je suis entièrement d’accord avec toi : le débat ne se situe pas là, et continuer à utiliser telle ou telle personne comme pushing ball ou jouer avec des super-robots-parole-de-vérité en signe de mépris de ceux qui ont un avis différent du sien (« tiens, mange ce robot pauvre débile qui ne comprend rien »), c’est rester dans la logique de la fermeture, c’est stérile, on avance pas. L’article que je t’ai indiqué (scientific American) porte sur la réflexion de Judith Curry, elle propose l’ouverture. Il est temps d’évoluer et de se poser des questions de fond, de manière ouverte:
    “Pourquoi le sommet de Copenhague a été un échec et comment faire pour sortir de cette impasse ?”
    Voilà une question pertinente, à mon avis. Il y a deux constats qui peuvent à mon avis nous aider à avancer :
    1 – Les pays « du sud » l’affirment fermement : « Le développement est un droit inaliénable » (G77). Et pour développer, il faut de l’énergie. La voie de la décroissance de la consommation en imposant quotas ou taxes) n’est donc pas envisageable dans les pays « du sud ». On ne peut pas obliger à des populations pauvres de continuer à vivre dans la pauvreté, un problème moral se pose.
    2 – Les énergies renouvelables coûtent plus cher que les énergies fossiles.
    Pour que les énergies renouvelables pénètrent massivement sur le marché:
    a- soit on les subventionne, mais seuls les pays riches ont les moyens de le faire (et ces subventions, y compris dans les pays riches, suscitent une forte opposition, on le voit en France avec le photovoltaïque)
    b- soit on investit massivement dans la R&D afin que le coût des énergies renouvelables diminue. Quand les énergies renouvelables seront meilleur marché que les énergies sales, elles s’imposeront sur le marché mondial car personne n’aime la pollution.
    Le débat est actuellement très riche aux USA à ce sujet, et l’Alliance for Climate Protection d’Al Gore s’oriente vers la piste 2b. Ce que l’humanité a besoin, ce n’est pas du pétrole hors de prix, mais des énergies vertes bon marché.

  12. Olivier dit :

    Je suis entièrement d’accord avec toi : le débat ne se situe pas là, et continuer à utiliser telle ou telle personne comme punching ball ou jouer avec des super-robots-parole-de-vérité en signe de mépris de ceux qui ont un avis différent du sien (“tiens, mange ce robot pauvre débile qui ne comprend rien”), c’est rester dans la logique de la fermeture, c’est stérile, on avance pas. L’article que je t’ai indiqué (scientific American) porte sur la réflexion de Judith Curry, elle propose l’ouverture. Il est temps d’évoluer et de se poser des questions de fond, de manière ouverte:
    “Pourquoi le sommet de Copenhague a été un échec et comment faire pour sortir de cette impasse ?”
    Voilà une question pertinente, à mon avis. Il y a deux constats qui peuvent à mon avis nous aider à avancer :
    1 – Les pays “du sud” l’affirment fermement : “Le développement est un droit inaliénable” (G77). Et pour développer, il faut de l’énergie. La voie de la décroissance de la consommation énergétique en imposant quotas ou taxes) n’est donc pas envisageable dans les pays “du sud”. On ne peut pas obliger à des populations pauvres de continuer à vivre dans la pauvreté, un problème moral se pose.
    2 – Les énergies renouvelables coûtent plus cher que les énergies fossiles.
    Pour que les énergies renouvelables pénètrent massivement sur le marché:
    a- soit on les subventionne, mais seuls les pays riches ont les moyens de le faire (et ces subventions, y compris dans les pays riches, suscitent une forte opposition, on le voit en France avec le photovoltaïque)
    b- soit on investit massivement dans la R&D afin que le coût des énergies renouvelables diminue. Quand les énergies renouvelables seront meilleur marché que les énergies sales, elles s’imposeront sur le marché mondial car personne n’aime la pollution.
    Le débat est actuellement très riche aux USA à ce sujet, et l’Alliance for Climate Protection d’Al Gore s’oriente vers la piste 2b. Ce que l’humanité a besoin, ce n’est pas du pétrole hors de prix, mais des énergies vertes bon marché.

  13. pro-olivier dit :

    olivier tu es entrain de parler à des gens de gauche : donc lorsque tu ne va pas dans leur sens et qu’ils n’ont aucuns arguments à te rétorquer (ce qui es souvent le cas), tu es soit un con, soit un facho, soit les deux

  14. Olivier dit :

    Bonjour Pro-olivier,

    Hmm…
    Je me sens vraiment de gauche. Etre de gauche c’est, de mon point de vue, être libéral au sens noble, c’est à dire considèrant chaque être humain comme une fin en soi (liberté, dignité, droits de l’homme etc.).
    « Liberal » signifie d’ailleurs être de gauche aux USA, pays où ce mot a gardé son sens original et s’oppose au mot « conservateur ». Je ne suis pas conservateur ( = de droite), je suis profondément libéral, et donc de gauche.

    « La gauche doit reconquérir le libéralisme, il lui appartient », par Zeev Sternhell
    http://multitudes.samizdat.net/La-gauche-doit-reconquerir-le

  15. Anne-sophie dit :

    @pro_olivier: pas du tout olivier, je ne place même pas le débat a ce niveau, c’est plus complexe que le clivage droite/gauche! Je connais olivier et nous débattons souvent en plus!
    Je ne permettrai pas d’insulter ainsi pour ma part, quel intérêt!??

  16. Olivier dit :

    Je confirme, et j’ajoute que j’apprécie non seulement le travail « éco-socialisant » d’Anne-Sophie avec le présent site, mais aussi la personne, et c’est pour cela que je suis exigeant avec elle, que par exemple je ne supporte pas qu’elle fasse écho de robot-idiots-deshumanisés-parole-de-vérité-aseptisée, et ceci même si nous nous sommes jamais rencontrés « en vrai ». Le message de Pro-olivier partait sans doute d’une bonne intention à mon égard, mais pour être sincère, je n’aime pas que quelqu’un se dise pro-ce-que-je-suis, je n’aime pas l’esprit de clan. Je préfère les gens qui sont vraiment libres, qui se définissent par ce qu’ils sont, en tant que femme ou homme, et non en s’identifiant à autrui.

    Anne-Sophie dit qui elle est, on est pas d’accord sur tout, mais l’essentiel est que l’on se respecte. Je l’ai peut-être blessé personnellement un peu plus haut, et si c’est le cas, je considère qu’elle a eu raison de se défendre, ce qui n’enlève strictement rien à mon point de vue concernant le robot du mépris.

    « l’homme libre [est] celui qui n’a point de maître. Les idées qu’il professe sont bien siennes par le raisonnement. Sa volonté, née de la compréhension des choses, se concentre vers un but clairement défini ; ses actes sont la réalisation directe de son dessein personnel. A côté de tous ceux qui répètent dévotement les paroles d’autrui ou les redites traditionnelles, qui assouplissent leur être au caprice d’un individu puissant, ou, ce qui est plus grave encore, aux oscillations de la foule, lui seul est un homme, lui seul a conscience de sa valeur en face de toutes ces choses molles et sans consistance qui n’osent pas vivre de leur propre vie (…) »
    - Elisée Reclus

  17. Olivier dit :

    Merci pour ton clin d’oeil par mail Anne-Sophie,

    Voici un livre que je recommande à tous ceux qui pensent que le robot de Nigel a été programmé pour toujours dire la vérité (robot qui n’est autre que le Démon de Laplace) :

    La Fin des certitudes : temps, chaos et les lois de la nature
    http://www.amazon.fr/Fin-certitudes-Temps-chaos-nature/dp/2738105874

    Ilya Prigogine, prix Nobel de chimie :
     » L’activité humaine, créative et innovante, n’est pas étrangère à la nature. On peut la considérer comme une amplification et une intensification de traits déjà présents dans le monde physique, et que la découverte des processus loin de l’équilibre nous a appris à déchiffrer (…) A l’équilibre la matière est aveugle, alors que loin de l’équilibre elle commence à voir (…) La créativité est la propriété fondamentale de l’univers ( …) La réalité du devenir est la condition sine qua non à notre dialogue avec la nature (…) Nous vivons dans un univers en évolution. (…) Nous sommes dans un univers probabiliste (…)

    (…) La richesse du réel déborde chaque langage, chaque structure logique, chaque éclairage conceptuel (…) Il y a treize mille espèces de fourmis, il y a des millions d’espèces d’insectes, il y a tellement d’espèces de fleurs, partout il y a de la diversité. Penser qu’elle ne soit due qu’aux conditions initiales est presque impossible. D’ailleurs, quelles étaient ces conditions initiales ? Au moment du big bang, la température était très élevée et l’univers était composé de particules élémentaires. Comment croire que, dans ces particules, toute la variété de ce qui allait venir était déjà inscrite ? C’est presque inconcevable. Donc il doit y avoir eu invention créativité par la suite. (…) L’évolution biologique de la vie est l’expression majeure de la créativité de la nature (…) La matière peut s’auto-organiser. L’auto-organisation c’est ce qui est à la base de la notion d’individu, d’individualité (…) La caractéristique principale de n’importe quel être vivant est l’ouverture (…)

    (…) C’est grâce aux processus irréversibles associés à la flèche du temps que la nature réalise ses structures les plus délicates et les plus complexes. La vie n’est possible que dans un univers loin de l’équilibre (…) On pourrait se demander pourquoi il a fallu tellement de temps pour arriver à une formulation des lois de la nature qui inclue l’irréversibilité et les probabilités. L’une des raisons en est certainement d’ordre idéologique : c’est le désir d’accéder à un point de vue quasi divin sur la nature. Que devient le démon de Laplace dans le monde que décrivent les lois du chaos ? Le chaos déterministe nous apprend qu’il ne pourrait prédire le futur que s’il connaissait l’état du monde avec une précision infinie. Mais on peut désormais aller plus loin car il existe une forme d’instabilité dynamique encore plus forte, telle que les trajectoires sont détruites quelque soit la précision de la description (…)

    Le possible est plus riche que le réel. L’univers autour de nous doit être compris à partir du possible, non à partir d’un quelconque état initial dont il pourrait, de quelque manière, être déduit. (…) Les probabilités sont l’expression même de la nature : ce sont elles qui nous donnent la possibilité d’inventer, de créer (…) Le futur n’est plus donné. Il devient une construction. (…) La certitude n’a jamais fait partie de notre vie. Je ne sais pas ce que sera demain. Pourquoi penser que la certitude est la condition même de la science ? (…) La science traditionnelle identifiait raison et certitude, et ignorance et probabilité. Il n’en est plus ainsi aujourd’hui (…)

    J’ai toujours pensé que la science était un dialogue avec la nature. Comme dans tout dialogue véritable les réponses sont souvent être inattendues (…) L’étonnement est finalement la source commune des sciences et des arts. Le futur est incertain, mais l’incertitude est dans le coeur même de la créativité humaine. Le non-équilibre est source de structures (…) L’univers est en construction (…) Nous sommes les enfants du temps (…) Nous devons aller au-delà de l’idée de conservation (…) Rien jamais dans la connaissance du monde de pourra empêcher l’homme de décider de son avenir, les choix qu’il fait ne peuvent pas être prévus à l’avance même par un être aux connaissances infinies. Seules les possibilités sont prévisibles (…) Nous sommes libres .»

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