Apprendre à lire à son bébé : génial ou aberrant ?
Le 13 octobre 2010 | Par Camille
J’essaie de vivre ma vie selon un précepte simple : la sobriété heureuse. Je suis une altermondialiste optimiste et crois dur comme fer que le changement du monde commence par soi-même.
En juillet 2009, enceinte de 7 mois, Camille nous parlait de maternage proximal avec toutes ces pratiques qui la tentaient tant (peau à peau, allaitement, cododo, portage…). Une année et quelques mois plus tard, bébé a pris toute sa place et de nouvelles questions se posent pour continuer à lui apporter ce dont il a besoin pour son éveil et son bien-être, tout en respectant les convictions écologiques de sa maman. Elle s’interroge aujourd’hui sur les méthodes d’apprentissage de la lecture pour les tout-petits.
Le débat est lancé : est-ce une aberration ou une vraie bonne idée ?
Mon bébé a 13 mois, il est très éveillé et curieux de tout (et c’est le plus beau bébé du monde, bien évidemment :)). Comme il adore regarder et manipuler les livres, comprend tout ce qu’on lui dit et répète les mots, j’ai voulu me renseigner sur les méthodes d’apprentissage de la lecture pour les tout-petits. J’ai ainsi découvert le livre de Pierre Bergeron qui détaille la méthode de Glenn Doman (il en existe d’autres). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis très partagée entre le pour et le contre !
La méthode Doman
Glenn Doman l’affirme, les tout-petits ont la capacité d’apprendre à lire dès l’âge de 6 mois. Sa méthode est assez simple, il s’agit de présenter à l’enfant des cartons sur lesquels sont écrits des mots en toutes (et grandes) lettres. A raison de 3 sessions de 10 minutes par jour, l’enfant saura bientôt reconnaître les mots de son quotidien. On pourra alors au fur et à mesure ajouter de nouveaux mots. Le tout se fait dans un esprit de jeu et d’amusement. Il a testé sa méthode avec succès sur de nombreux enfants américains et notamment des enfants avec des difficultés psychomotrices.
Une grande partie du livre explique que plus tôt se fait l’apprentissage de la lecture, mieux elle sera assimilée par l’enfant. L’auteur cite même des « pointures » de la pédagogie mondiale comme le Dr Dodson, auteur du livre « Tout se joue avant 6 ans » qui « considère qu’initier son enfant à la lecture avant l’entrée à l’école est souhaitable, les jeunes enfants étant parfaitement capables de comprendre et d’assimiler le concept du langage écrit ».
Apprendre à lire aux tout-petits, du pour et du contre
En surfant sur internet, on tombe sur de nombreuses discussions sur le sujet dans des forums de parents. Les avis sont partagés et les débats souvent enflammés ! On trouve du pour et du contre mais aussi des témoignages d’enfants précoces, plus ou moins heureux.
Pour ma part, on peut me considérer enfant précoce puisque je savais lire à 4 ans, en moyenne section, et j’ai sauté la grande pour arriver directement en CP. Je n’ai pas le souvenir de m’être ennuyée en primaire et j’ai toujours adoré lire et écrire. J’ai gardé mon année d’avance toute ma scolarité, n’en ai jamais souffert et profité d’avoir mon bac à 17 ans pour m’envoler vers les Etats-Unis pour une « deuxième terminale » en immersion totale dans un lycée américain. Je suis très heureuse de mon parcours scolaire et ne regrette pas du tout d’avoir su lire tôt.
Toutefois, je suis partagée en ce qui concerne mon fils. La méthode Doman propose d’apprendre à lire aux bébés, donc bien avant l’entrée en maternelle. Il soutient que plus les enfants sont jeunes et plus leur capacité d’apprendre est grande. Oui mais admettons qu’un bébé sache lire à 9 mois, s’il ne peut s’exprimer, parler, lire à haute voix, à quoi cela lui servira-t-il ? N’y a-t-il pas un risque que le bébé lecteur s’ennuie en maternelle puis au CP ? Pire, qu’il devienne arrogant, condescendant, voire « carrément méchant, jamais content » ?
Le nœud du problème est là : entre les parents qui veulent répondre à la curiosité de leur bébé et lui offrir les meilleures chances pour son avenir, et ceux qui pensent qu’il faut laisser les enfants évoluer à leur rythme et ne pas en faire des singes savants !
Quel est le bon rythme pour un enfant ? Nous sommes tous différents et peut-être qu’attendre le CP et l’âge de 6 ans est une erreur ? Nous savons combien il est difficile pour des adultes d’apprendre à lire. Et si chaque année passée à attendre était une année perdue ? Comment juger de la maturité d’un enfant, s’il est prêt à apprendre et quoi ?
Le débat est le même pour l’apprentissage des langues étrangères ou la langue des signes pour les bébés (ateliers « Signe avec moi ») voire même carrément l’hygiène naturelle infantile (la vie sans couches) ! Toutes ces méthodes visent à éduquer l’enfant mais elles font peur car elles sont différentes de ce que l’on connaît depuis toujours et bousculent nos idées reçues…
Et vous qu’en pensez-vous ? Connaissez-vous les méthodes d’apprentissage de lectures aux plus jeunes ? Les avez-vous testées vous-mêmes ou pour vos enfants ? Trouvez-vous cela génial ou stupide ? Le débat est ouvert, parlons-en !
++ Pour en savoir plus ++
- Comment apprendre à lire à mon bébé (méthode Doman), Pierre Bergeron
- Une discussion sur le forum Doctissimo
- Une autre sur le forum Famili
- Sur Spirales, revues de recherches en éducation, l’étude de Claire Lambert sur la méthode Doman






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Je n’aimerais pas voir ton tit loup devenir grand méchant loup moi, mais je suis sûre que tu vas trouver la bonne façon de faire!
Et sinon, je me dis encore qu’elle est balèze Dame Présidente, déjà la tchatche à 4 ans;-)
Bonjour!
J’ai passé plus d’un mois avec une famille où deux enfants étaient élevés en pédagogie Montessori.
C’est un peu le problème que tu décris, ces enfants étaient très gentils mais parfois très « c’est moi qui fais, toi tu sers à rien » vis à vis de la maman. Elle m’expliquait d’ailleurs qu’elle était ennuyée car les bambins de 3 et 6 ans ne comprenaient pas que c’est grâce à leur maman qui leur montre toutes ces choses qu’ils sont indépendants. Ils étaient arrogants et agressifs parfois. Mais en grandissant, cela passe…
On a tous connu le premier de la classe ou le copain très hautain qui étale sa culture, je pense que cela n’est pas lié à l’apprentissage mais à la nature de l’individu et aussi à la façon dont il est élevé de manière générale. Qu’en pensez-vous ?
Juste en passant, dans la pédagogie Montessori aussi on apprends les lettres (pas à lire, juste les lettres) tôt, sous forme d’ateliers ludiques car il ne faut pas oublier le jeu dans tout ça. En revanche, elle déconseille fortement de donner des crayons aux enfants, pour dessiner par exemple. Elle dit que cela donne de mauvaises habitudes manuelless et qu’ensuite les enfants galèrent pour écrire. Du coup, elle fait des ateliers avec des pinces à épiler avec lesquelles on prend des poids ou des grains pour les mettre d’un pot à l’autre. C’est très marrant !
Une vidéo par ici si cette pédagogie vous tente : http://www.nature-construction.com/des-enfants-plus-epanouis-avec-la-pedagogie-montessori/
[...] This post was mentioned on Twitter by Ecolo-Info, SoAnn and Calvain, Ecologie_FR. Ecologie_FR said: Apprendre à lire à son bébé : génial ou aberrant ? (Ecolo-Info): Par Camille… En juillet 2009, enceinte de 7 moi… http://bit.ly/aZR04n [...]
On commence à réfléchir comme certains pays, j’ai en tête les Etats-Unis ou encore la Chine et le Japon (il y en a sûrement d’autres), où il faut que son enfant soit le meilleur, qu’il apprenne tôt pour mieux réussir etc…
Et si on laissait tout simplement nos enfants grandir à leur rythme…
Que de questions ! Je n’ai pas d’expériences de parents (pas encore !) mais je suis entourée par des parents qui pratiquent l’IEF (l’instruction en famille). Après quelques années d’observation, je peux simplement dire qu’il y a une question centrale de rythme de l’enfant. Si tu sens que ton petit veut aller dans ce sens, pourquoi ne pas simplement tester ? Car comme tu le dis, il y autant d’exemples d’enfants précoces heureux que d’enfants moins heureux. Donc aucune généralité sur cette méthode, ça marche ou pas en fonction de l’enfant.
Petit exemple : l’un de mes collègues a pratiqué l’IEF et vient de mettre ces 2 enfants à l’école pour « tester ». L’aînée est épanouie (elle a 7 ans) malgré son avance. Elle est moteur dans sa classe, et tout se passe à merveille. En revanche, le petit, 4 ans, s’ennuie car il n’arrive pas à transformer son avance en idées pour la classe, comme le fait sa sœur.
Pour ma part j’ai récemment commandé le livre « Une école différente pour mon enfant ? » http://www.amazon.fr/Une-%C3%A9cole-diff%C3%A9rente-pour-enfant/dp/2092782347 Peut-être une lecture pour toi ?
Au final, je te dirais juste « teste » et fais toi ton propre avis.
Bonjour,
Je suis une maman de 3 enfants qui pratique l’instruction en famille. Ces discussions rejoignent très largement ce que nous, mamans ayant choisi d’endosser la responsabilité de l’instruction en plus de l’éducation, nous demandons quasi-quotidiennement.
La lecture est LE sujet récurrent pour les tout-petits. Mais je crois que les choix pédagogiques de chaque famille se prolongent au delà de l’apprentissage de la lecture.
D’une part, je ne pense pas du tout que cette « tendance » vienne du fait que l’on veuille que son enfant soit LE meilleur (donc dans un référentiel relatif aux « autres »… pour qu’il soit meilleur QUE les autres, avec tout ce que cela implique de négatif et -j’ose le mot- de destructeur (!) parfois pour l’enfant et son entourage… enfants hautains, agressifs, dédaigneux) mais qu’il soit meilleur par rapport à ce que sa personnalité et ses capacités propres lui permettent de faire.
Je m’explique : un enfant allant à l’école avec une seule maîtresse et parfois une ATSEM, et 30 autres bambins du même âge mais pas forcément aux mêmes intérêts, n’évoluera pas en fonction de ses propres capacités dans un domaine ou dans l’autre, mais par rapport aux objectifs qu’on attend de lui pour la fin de l’année. Et qu’on attend aussi, de façon identique, pour les 30 autres (sinon c’est « consigné » dans le pré-bulletin) !!!
Si l’enfant a des facilités de lecture, ou montre un intérêt certain pour cela, il est peu probable que la maîtresse puisse prendre le temps d’avancer avec lui « à son rythme » et au moment où LUI ça l’intéresse. Il y a des enfants que cela n’intéressera pas avant 6 ans, il y en a qui auront de la curiosité pour les lettres et la façon de les coder dès 2 ans.
Le livre dont vous parlez convient, il me semble, à « certains enfants » qui montrent un intérêt particulier « à un moment donné ». Moment parfois très court qui, si l’on ne saisit pas l’occasion ou si l’on ne s’aperçoit même pas de cette occasion (notamment quand l’enfant passe 8 heures par jour avec qqn d’autre), risque de passer rapidement vers un nouvel intérêt que l’enfant espère pouvoir combler.
Les enfants sont si différents à mon sens, même au sein de la même fratrie, qu’il faut une certaine finesse dans l’observation et le suivi de chacun, pour « proposer » au bon moment les bonnes méthodes.
Ma fille a 5 ans, elle s’intéresse aux « lettres » depuis toute petite ! Quand je dis « s’intéresse »… cela veut dire qu’elle demande ce qu’est telle ou telle lettre, quel est ce mot court, puis petit à petit en intégrant l’alphabet « comme ça », elle demande pourquoi on met un « s » à certains mots ou « ent » à un verbe au pluriel, alors qu’on ne prononce pas les-dites lettres.
On explique comme cela. Sans leçon. Sans insister. Quand elle demande.
Elle lit maintenant parfaitement en français depuis un an, et commence à lire également en arabe… parce qu’elle nous le demande explicitement et qu’on y répond, tout simplement. Les réponses sont multiples mais jamais imposées : jeux, coloriages, cartes, bricolages autour des lettres, etc.
Mon fils a 3 ans et demi. Les lettres ne l’intéressent PAS DU TOUT. Pas l’ombre d’une question à ce sujet. Rien !
Y compris quand nous en parlons devant lui avec ma fille. C’est comme ça, ce sujet ne suscite pas de curiosité chez lui.
Nous l’acceptons parfaitement et ne le sollicitons pas là-dessus.
Lui ce qu’il aime c’est ce qui roule, ce qui fait du bruit, ce qui démarre ! Comment marche une tondeuse ou comment Papa bricole le dessous de sa voiture.
C’est « son » intérêt du moment et nous le soutenons dans son évolution et dans ses apprentissages dans le domaine. Nous pouvons aussi lui lire des livres à ce sujet (voitures, avions, etc.) parfois même des livres assez détaillés et complexes… mais nous suivons sans brusquer, sans imposer, sans trancher de façon catégorique sur ce qu’un enfant de cet âge doit/devrait savoir !
Ca ne nous intéresse pas d’imposer un « programme » de ce qu’ils doivent être. Nous avons certes des lignes directrices pour certains sujets, nous avons des objectifs à long terme, évidemment.
Mais au jour le jour, ce qui nous intéresse ce sont les personnalités de nos enfants, qui ils sont, ce qu’ils aiment, ce qu’ils souhaitent faire par eux-mêmes et ce qu’ils ont envie de découvrir.
Nous cultivons cela au quotidien. Nous essayons en tous les cas. Et nous les accompagnons.
Je m’aperçois que j’ai déjà écrit une grosse tartine à ce sujet :) donc je vais m’arrêter là mais je pourrais en parler des heures.
Simplement : nous avons choisi ce mode d’instruction intentionnellement, pour toutes les raisons évoquées : adaptation fine, souplesse, accompagnement et suivi au plus près de l’évolution de chacun… notre chance de pouvoir observer nos enfants au quotidien nous aide à nous adapter et à leur proposer mieux pour qu’ils puissent exploiter adéquatement leurs propres potentialités.
Loin d’en faire de petits singes savants, nous souhaitons qu’ils puissent être entièrement eux-mêmes, pas ce que l’école/la société veulent qu’ils soient.
Je lis les autres interventions avec beaucoup d’intérêt.
Je ne connaissais pas cette méthode ! Je ne suis ni pour ni contre chacun doit pouvoir faire ce qu’il veut.
Ceci dit, la différence que je vois entre l’apprentissage de la lecture et les signes avec bébé c’est que, comme le quatre pattes avant la marche, les signes arrivent naturellement chez le bébé. Autour de 8/10 mois, il peut faire bravo, aurevoir, les petites marionnettes, « prends moi dans tes bras » (quand il les tend vers toi pour que tu le prennes), « oh regarde » (quand il pointe quelque chose du doigt) … les parents qui utilisent les méthodes de signes avec bébé (signe avec moi ou autres) ne font que développer cette forme de communication quand le bébé se sent prêt, on n’est pas vraiment dans l’apprentissage (on ne fait pas de grammaire LSF par ex, on n’organise pas de sessions), le but n’est pas d’en faire un bilingue LSF. J’imagine que pour l’HNI c’est un peu pareil, C’est sans doute plus naturel que les couches … l’apprentissage sur ce coup là revient aux parents puisque c’est à eux d’apprendre à identifier les signes envoyés par leur bébé ! :o)
Bonjour, je prépare le concours de prof des ecoles et m’intéresse à plusieurs pédagogies pas forcément reconnues au sein de notre chère educ nat car ce n’est pas une pedagogie qu’il faut mais des pédagogies car chaque enfant est unique et à sa propre manière de comprendre. En psycho on voit qu’à chaque âge un enfant est capable (physiologiquement ou biologiquement) de certaines choses. Je ne suis pas convaincue qu’il est possible d’apprendre a un tout petit a lire. Toutefois ce qui est certain, c’est qu’il est très important de le mettre en contact régulier avec des livre pour que cette objet fasse partie de sa culture et qu’ainsi plus tard il soit déjà familiarisé avec l’objet livre. De plus, le mettre en contact avec des écrits et verbaliser en tant que maman ce qu’il y a sur le livre l’aidera sans aucun doute lors de l’apprentissage de la lecture à l’école. Voili voilou…
Bonjour,
Camille, j’ai beaucoup apprécié ton article.
Pour ma part, je ne suis pas encore maman, un jour viendra probablement mais la parentalité s’expérimente d’une autre façon pour tout un chacun avant même que l’on soit parent… Je suis psychologue et je travaille avec des enfants… Je suis tout à fait d’accord avec Cathy même si chaque enfant est différent et doit évoluer à son rythme, il y a des âges où l’enfant n’est pas en capacité de faire des apprentissages car il n’est pas prêt intellectuellement, physiologiquement, psychologiquement… Il y a des étapes… Je ne suis pas non plus convaincue que ce soit une bonne idée d’apprendre à lire aux tout-petits… Pourquoi ne pas lui laisser le temps… ce temps après lequel on court sans arrêt…
Certes, certains enfants sont précoces (là c’est encore différent) mais pour les autres est-il nécessaire de sur-stimuler les enfants, prenons le temps de les laisser évoluer, grandir, découvrir… l’école arrivera bien assez vite. Un bébé (un enfant) est curieux, quoi de plus normal, quel bonheur pour lui de découvrir le monde, les objets qui l’entourent…, je ne pense pas que si jeune, il ait un « désir d’apprendre », il est curieux c’est tout.
Juste une petite précision sur l’apprentissage de la propreté: Le contrôle volontaire des sphincters n’est possible seulement que lorsque le système nerveux a atteint une certaine maturité fonctionnelle (ce qui arrive entre 18 mois et 2 ans). Avant ce moment, l’enfant ne peut pas agir volontairement sur la rétention ou l’expulsion donc ce n’est pas possible pour lui d’apprendre à être propre!
Bonne continuation dans ta réflexion Camille mais à coup sûr tu trouveras le meilleur chemin pour ton bébé!
Sandie
Bienvenue dans les questionnements sur l’apprentissage chez l’enfant Camille ! ;-)
Et que de bonnes choses dans les commentaires !
Nathalie parle de la pédagogie Montessori, je croise également des parents qui ont choisi les écoles Waldorf-Steiner.
Dans ces écoles, l’apprentissage de la lecture n’arrive pas avant 7 ans.
Les premières années sont avant tout consacrées à l’éveil artistique, à la sensibilité musicale et à la relation à la nature.
Nous avons effectivement une forte responsabilité en tant que parents sur les choix que nous faisons pour nourrir nos enfants…
Je vois beaucoup de jeunes parents qui font attention à choisir du bio, des légumes de saison, qui déchiffrent les étiquettes… mais paradoxalement, je n’en vois pas tant que ça qui cherchent autre chose que l’école du quartier ou qui prêtent autant d’attention aux livres, ou aux films qui vont nourrir l’intellect et la sensibilité de l’enfant.
Je ne jette pas la pierre sur les écoles (mes enfants vont à l’école près de chez nous), mais avant de les inscrire nous avons fait le tour des écoles, discuté avec les directrices et une fois le choix arrêté, nous nous sommes investis dans l’association de parents.
Et n’oublions pas ce précieux équilibre entre le savoir et le savoir être…
« Tout vient à point qui sait attendre » ;-)
Je ne pense pas qu’il soit bon d’essayer d’apprendre à lire à des bébés. Surtout qu’avec le système expliqué dans cet article, les enfants risquent de reconnaitre les mots plus que de les lire.
Personnellement, quand j’étais enfant, on nous apprenait déjà des petites choses à l’école maternelle. Comment écrire son nom, comment tenir un crayon correctement et je pense que parfois on faisait des exercices avec des lettres.
A la maison, j’étais en contact régulier avec les livres (lecture le soir et présence nombreuse sur les étagères) ce qui a stimulé ma curiosité et a probablement joué dans mon intérêt pour la lecture.
Je me rapelle qu’on avait un grand « livre de l’alphabet » avec les amis de Mickey et on adorait regarder ce livre. On avait aussi un poster avec l’alphabet qui nous fascinait.
Montrer les lettres, apprendre à écrire son prénom, écouter des histoires, oui mais apprendre à lire, je n’en suis pas convaincue.
je pense que le développement de l’enfant doit suivre sa nature et respecter l’etre qu’il est, article très intéressant merci
[...] mois dernier, je m’interrogeais sur la capacité des bébés à apprendre à lire. Aujourd’hui, j’ai envie de profiter à nouveau de l’espace de discussion offert par [...]