L’Ecologie, une stratégie de survie?
Le 6 octobre 2010 | Par David
Son Twitter
Nordiste par amour, entrepreneur au quotidien, Ecologie et Développement Durable par sens. Profil atypique, transversal, transdisciplinaire
Mais pourquoi s’attarder tant sur ce problème qu’est l’écologie? A quoi bon être « écolo »? Je vous propose ici une réflexion toute personnelle sur l’écologie comme une stratégie de survie. Ou quand la loi du plus fort est obsolète et que l’écologie n’est plus qu’une question de survie.

(Combat de dinosaures by SuperNewBie Pro Creative Commons)
Survie : la loi du plus fort est obsolète!
En terme de survie, est-ce la loi du plus fort? Non, contrairement aux idées reçues, Darwin « [...] ne dit pas que ce sont les plus forts absolument parlant qui bénéficient d’un avantage sélectif sur les autres mais les plus aptes, les plus adaptés à leur milieu. » (Source: La loi du plus fort? sur Devoir Philosophie)
Par conséquent, l’écologie est, entre autre, aussi une stratégie de survie, puisque seuls ceux qui s’adaptent (et donc comprennent) leur environnement auront une meilleure chance de survie.
D’ailleurs, de nombreux experts remettent en cause cette idée de loi du plus fort. Jean-Marie Pelt par exemple évoque la solidarité chez les plantes, les animaux, les humains, ainsi que la raison du plus faible indiquant que ce sont souvent les créatures les plus humbles qui survivent, ou celles qui savent mettre en place des mécanismes de survie sur la base de la solidarité.
L’écologie : une stratégie de survie, à coût minimal
C’est pourquoi, l’écologie doit être au cœur de notre stratégie de survie. Une stratégie qui doit viser à disposer d’un environnement ou « éco-système » équilibré, dont nous puissions vivre, nous, nos enfants et nos descendants.
Pas n’importe quel éco-système! Un éco-système équilibré doit fonctionner au maximum en harmonie avec la Nature. C’est à-dire à un coût économiquement minimal et avec un minimum d’intervention de l’homme. Qui paye pour faire tomber la pluie des nuages? Qui paye pour respirer de l’oxygène? Personne encore et je ne le souhaite pas aux générations futures.
La fuite en avant: artificialisation de la planète
Nous pourrions tout autant, dans notre fuite en avant, artificialiser ce que nous détruisons, en remplaçant ce que la Nature nous donne gratuitement par des services payants.
En ville, nous payons déjà du personnel pour ramasser les feuilles, les déjections canines, qui ne peuvent pas se décomposer sur le sol (un service initialement gratuit rendu par la Nature).
La Nature nous rend beaucoup de services « gratuits » comme ceux-là. Laisser notre éco-système être détruit, c’est tout simplement détruire notre source de vie. L’écologie, c’est donc une question de choix entre la vie ou la mort!

Photo by Karduelis Creative Commons
L’écologie, collectif par définition
Je pourrais ne pas me préoccuper d’autrui. Le seul souci, c’est que le problème de mon voisin risque de devenir le mien. Notre écosystème n’a pas de frontières et ne fait pas de distinctions. L’eau contaminée de l’un contamine celle de l’autre. La pollution de l’un devient celle de l’autre… Rappelons nous, ne serait-ce Tchernobyl, problème russe devenu européen (voir vidéo qui annonce l’arrêt à la frontière)
Nous ne pouvons vivre éternellement sans nous préoccuper de notre environnement (et donc des autres). Fermer les yeux? C’est une option. Je peux ne pas me sentir concerné. Mais tôt ou tard, la réalité me rattrapera.
Tranquille sur mon île déserte paradisiaque, l’eau tout à coup prend un couleur étrange, des déchets plastique s’amoncellent, je choppe des boutons sans explications, j’ai du mal à respirer, je n’arrive pas à avoir d’enfant… mon paradis n’est plus…
L’Ecologie, c’est l’avenir de notre survie
L’écologie, vous l’aurez compris, c’est une question de survie. Ne pas s’intéresser aux questions écologiques serait un peu comme abandonner la vie.
L’homme est capable du pire comme du meilleur. C’est vrai que je pourrais tomber dans le pessimisme et me dire que de toute façon, il n’y a plus rien à faire. Je me risque quand même à faire le pari du « meilleur » en l’homme. Il est capable d’innover socialement, écologiquement et économiquement, d’inventer des nouvelles manières de vivre qui puisse le substanter de manière durable et le rendre heureux.
De toute façon, on meurt tous, certains diront. Ah! l’éthique face à la mort, ca mériterait un article à lui tout seul (peut être l’objet d’un prochain article). Quitte à mourir (puisqu’on parle de survie), je préfère mourir en essayant d’améliorer les choses que de me dire que je me suis « laissé mourir » en subissant les choses.
Et puis, si ce n’est pas moi qui résout le problème, ce seront d’autres, voir les générations futures qui prendront le relais. Voilà pourquoi je crois en l’homme… quand je regarde chaque être humain, je me dis que ca pourrait être une version de moi même dans un parcours différent, mais au fond, en l’autre, y a un peu de moi!








Ondes Vertes
Panier du mois
Bibliothèque
Agenda
Liens
Tchats & Débats
Questions réponses
Sondages

[...] This post was mentioned on Twitter by SoAnn, peggyb. peggyb said: RT @SoAnn: L’Ecologie, une stratégie de survie? http://bit.ly/cFWCaR via @ecoloinfo [...]
Merci David pour ce post bien agréable à lire.
A l’heure de la fuite en avant vers le tout technologique et le tout scientiste, car selon de nombreuses personnes très attachées à l’ancienne civilisation « c’est la science qui nous sauvera », tes propos sont simples et lumineux.
Reste que toutes celles et tous ceux qui n’ont pas élevé leur niveau de conscience, que cela soit il y a 30 ans ou 2 mois, ne pourront que difficilement appréhender toute la véracité et la traduction dans les faits de tes propos.
A titre d’exemple récent, on me dit tout le temps que « manger bio c’est trop cher ». Et pourtant il suffit de voir son éducation alimentaire différemment de ce que les décideurs ont décidé pour les masses il y a 50 ans en matière d’agriculture, pour s’aperçevoir in fine que ça n’est pas plus cher, et pas plus compliqué… Une simple question d’éducation et de culture.
La France est un pays où le changement est souvent vécu comme difficile et non-sens. Et si nos décideurs regardaient le monde autrement ?
@Mike: merci pour ton message. En effet, l’artificialisation de la planète signifie simplement un cout économique plus lourd à supporter sur le long terme.
L’argument du bio plus cher… ? C’est qu’on fait que reporter et déplacer un problème puisque le cout en suite en terme de traitement poura voir une bonne santé risque lui d’augmenter. Un peu à l’image de la cigarette, le « non bio » fait du bien pour le portefeuille sur le court terme mais sur le long terme, c’est une vrai cata!
[...] Voir la suite sur Ecolo-Info. Revenir à l'accueil [...]
Bien sûr que l’écologie est la seule stratégie de survie!
c’est pourquoi il faut consommer bio : pas seulement pour se faire éventuellement du bien à soi même, mais parceque c’est la seule façon de respecter la planète : nous n’en avons qu’une. Les hommes semblent vraiment l’oublier.
http://blog.biocomtout.com/pourquoi-consommer-bio