Dis moi ce que tu manges et je … ne te dirai rien du tout (car chacun fait comme il l’entend ! )
Le 27 septembre 2010 | Par Nathalie
Voyageuse dans l'âme et jeune maman, j'aspire à me/à vous poser toujours plus de questions pour aller vers un bonheur responsable, simple, économique et écologique !
Nous ne sommes pas tous égaux devant notre assiette. Si l’être humain est considéré comme omnivore d’un point de vue biologique, éthiquement parlant ou physiologiquement parlant, ce n’est pas le cas de tout le monde.
Que ce soit par choix, par contrainte, à cause d’une allergie ou simplement par goût, nous ne mangeons pas tous de la même façon.
Explication pyramidale
1. Il y a d’abord les omnivores, carnivores. Certainement beaucoup d’entre vous et moi. Nous mangeons de tout, parfois pas toujours en quantités raisonnables ou judicieuses pour notre santé. Sachez que nous mangeons trop de viande, oui je sais, on vous l’a déjà dit, mais nous en mangeons à peu près 4 fois plus que nos aïeux en 1945.
Et pourtant, eux passaient du temps dans les champs, en tout cas ils se bougeaient un peu plus que nous (ils n’avaient pas l’informatique, ahahah). Soyons raisonnables, nous ne manquerons pas des fameuses et sacro-saintes protéines si nous diminuons de moitié notre consommation.
2. Il y a ensuite ceux qui ont des allergies, comme par exemple aux œufs, au gluten, aux coques de noix, au lait etc. Ceux-là mangeraient bien de tout, mais ne peuvent pas toujours ! Savez-vous qu’il y a beaucoup plus d’intolérances au lait et au gluten qu’on ne le croit.
Ma naturopathe m’a raconté qu’elle a plusieurs fois reçu des gens qui se plaignaient de maux d’estomac et de ballonnement après le petit dej’ où ils consommaient céréales et laits (depuis 15 ans sans se demander si le problème ne venait pas de là).
Si c’est aussi votre cas ou si vous avez des problèmes de digestion en général, essayez juste pour voir de supprimer les produits laitiers et/ou les produits contenant du gluten (pâtes, céréales, biscuits, faites des petites recherches) pendant un mois, peut-être avez-vous une intolérance ?
3. Il y a ensuite les végétariens, qui, comme vous le savez sûrement, ne mangent pas d’animaux. Bien souvent, c’est un choix éthique. J’aime beaucoup discuter de leurs raisons avec les végétariens, car les explications sont toujours très intéressantes et me font réfléchir à mon propre régime alimentaire.
Durant mon voyage, j’ai rencontré des gens qui ont stoppé leur consommation de viande (mais mangeaient toujours du poisson) depuis qu’ils s’étaient rendus compte qu’ils n’étaient pas en mesure de tuer eux-mêmes un animal. Je suis très admirative de cette réflexion.
Certains végétariens sont indignés par les conditions d’élevage des animaux et ils ont bien raison. D’autres pensent qu’il est mauvais pour l’être humain de consommer de la chair et sont dégoûtés à l’idée de manger « des cadavres ». D’autres encore n’aiment tout simplement pas le goût de la viande.
S’il n’y a pas beaucoup de végétariens en France (mais de plus en plus), ils sont en revanche plus de 40% de la population en Inde. De nombreux bouddhistes le sont et en occident, on est souvent ovo-lacto végétarien, c’est-à-dire que l’on mange des produits issus de l’élevage des animaux, mais pas ceux qui conduisent à leur mort.
Le régime végétarien, lorsqu’il est bien fait (donc non carencé) est souvent considéré comme le plus sain pour le corps et l’esprit. Enfin, une dernière raison, qui me pousse personnellement à stopper ma consommation de viande ponctuellement et par périodes, est l’environnement. L’élevage des animaux pour la consommation humaine est très énergivore à tous points de vue. On considère qu’une portion de viande correspond à sept portions de céréales. Car un bœuf, un porc ou un poulet, doit boire, manger et vivre (dans des conditions décentes) avant d’arriver dans notre assiette.
4. Il y a aussi le végétalisme, qui est une branche très restrictive du végétarisme. Les végétaliens ne mangent aucun produit animal, ni aucun produit issu de l’élevage, du conditionnement ou de l’exploitation d’un animal. C’est-à-dire pas de miel, d’œuf, de lait, de pollen…
Les végétaliens sont souvent pointés du doigt, surtout dans les familles où les enfants sont invités à suivre un tel régime. Pourtant, on constate souvent que ces personnes ne sont pas ou peu carencées car elles s’alimentent d’une manière beaucoup plus riche que la plupart des omnivores. Il est un fait amusant à noter, plus l’on mange de choses et moins on diversifie son alimentation. Quand on conçoit difficilement un repas sans un produit carné, comme c’est le cas pour beaucoup de gens (surtout les plus âgés), on restreint automatiquement son champ culinaire.
En revanche, les végétaliens (et végétariens) qui se restreignent, découvrent de nouvelles saveurs et exploitent beaucoup plus d’ingrédients que les autres. Les légumineuses par exemple, combien d’entre-nous consomment régulièrement des haricots de toutes les couleurs, des pois chiches, du soja, des lentilles ? Et les céréales, il en existe des dizaines, des variétés anciennes et retrouvées, bonnes pour la santé et pour les papilles comme le sarrasin, l’avoine, l’orge, le quinoa, l’épeautre (qui ne sont pas réservées qu’aux chevaux !)…
Il y a aussi les algues et les produits fermentés qui sont excellents et s’accommodent de tout. Allez faire un tour dans un biocoop pour découvrir une nouvelle gamme de produits qui changent des pâtes, du riz et de la purée-saucisse ;o)
5. Il y a enfin les vegans. Un terme anglo-saxon, qui désigne les personnes végétaliennes, qui refusent également d’utiliser ou de porter les produits d’origine animale (comme la cire d’abeille, le cuir, la laine, la fourrure etc.). Les vegans le sont toujours par éthique et sont souvent des personnes militantes pour l’amélioration de la cause animale. C’est un choix de vie très respectable, mais vraisemblablement contraignant car les dérivés de produit animal sont présents dans beaucoup de choses de notre vie quotidienne. Les cosmétiques par exemple, ou encore les vêtements, les objets (lustrés à la cire d’abeille) ou les papiers glacés de magazines ou pour imprimer des photos (contient de la gélatine), la pilule (contient des hormones), les médicaments…
6. D’autres régimes alimentaires existent, ils sont parfois pratiqués de manière ponctuelle comme le crudivorisme. On ne mange que des produits très peu transformés et frais. J’ai testé ce mode d’alimentation pendant 5 semaines l’été dernier. En effet, c’est un régime qu’on préfèrera pour les mois chauds, où l’ingestion de crudités (qui sont des aliments refroidissants) ne pose pas de problème.
Il faut également avoir à disposition beaucoup de fruits et de légumes différents, pour varier les plats et les apports en minéraux et vitamines. Certains crudivores mangent tout de même des céréales cuites à la vapeur et à basse température (pour ne pas tuer ou laver les vitamines), ainsi que du pain et de la viande.
7. D’autres sont très exclusifs et ne cuisent absolument rien (ce qui est intéressant, car on découvre de nouvelles recettes et de nouvelles manières de manger des aliments, comme les céréales moulues !).
8. Il y a également les frugivores, qui ne mangent que des fruits. On peut par exemple faire une mono-diète de raisin pendant 1 semaine au mois d’octobre, ou ne manger que des fruits pendant une semaine. Citons également les granivores, une alimentation essentiellement basée sur les graines (germées ou pas).
9. Le plus extrême sera sans doute le frutalisme, pour des personnes qui ne mangent que des légumes et fruits cueillis sur l’arbre ou la plante, mais pas les tubercules ou plantes racines où il faut détruire la plante pour la récolter (comme la carotte ou la pomme de terre).
10. Enfin, une dernière catégorie de régime alimentaire, les locavores. Notre Anne-Sophie en connait un rayon à ce sujet, elle a même écrit tout un livre dessus ! Les locavores mangent de tout, mais rien qui ne soit produit à plus de 160kms de chez eux. Exception faite pour le régime « Marco Polo » où l’on conserve les épices, thé et café.
Et vous, que mangez-vous ?
++ Pour aller plus loin ++








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Intéressant tour d’horizon. Il y a juste une phrase qui me gène un peu : « nous en mangeons à peu près 4 fois plus que nos aïeux en 1945″. Elle me parait sinon fausse, du moins incomplète parce-qu’il lui manque quelques indications. Est-ce en France, en Europe, dans le monde ? Est-ce qu’il s’agit de la quantité de viande consommée individuellement (c’est à dire en ne comptabilisant que ceux qui mangent de la viande, pour établir la quantité consommée per capita) ? Quelle est la part de ceux qui n’ont pas accès à la viande à chacune des deux périodes ?
Par ailleurs, le choix de la date de référence est très tendancieux, parce-qu’en Europe, elle correspond à une période de rationnement, donc a priori un minima et pas une situation « classique ».
Après je vous rejoins sur le constat, on en mange trop.
Bonjour Bôôh,
Vous avez raison, mon information est incomplète et je m’en excuse ! J’aurais du citer ma source que voici :
Fabrice Nicolino, auteur de « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde ». Voici la phrase:
« …rappeler que la consommation de viande en France a été multipliée par 4 environ depuis l’entre-deux-guerres. On mange beaucoup trop de viande, pour des raisons économiques et politiques. »
Et voici l’interview parue dans Le Monde: http://www.lemonde.fr/planete/chat/2009/10/15/faut-il-manger-moins-de-viande-pour-sauver-la-planete_1254289_3244.html
D’une manière générale, je pense que depuis 1945, beaucoup de choses ont changé et se sont décuplées. Que ce soit notre consommation de viande, d’objets, de services… Peut-être le débat porte-t-il surtout sur la consommation ? Mais là on entre dans un autre débat :o)
Bonne journée!
Article intéressant ! Nous sommes heureux de constater que le régime végéta*ien est plébiscité, c’est encourageant ! Et nous ne pouvons que vous encourager, car :
1/ c’est éthiquement un bon choix : par rapport au respect de l’environnement, et au respect de la vie animale
2/ c’est le meilleur choix pour notre santé : adieu le cholestérol et pas de carences (prises de sang à l’appui :-p) on mincit très vite après l’arrêt de la viande et du fromage, la graisse superflue fond comme neige au soleil…
3/ c’est plus facile que l’on ne croit : nous avons été omnivores pendant plus de 25 ans, et après 2 ans de végéta*isme (1 vegan strict et 1 vegan ascendant végétarienne stricte) le goût ou la texture de la viande ne nous manque absolument pas !
4/ on s’éclate en cuisinant, on n’a jamais autant apprécié de faire à manger et de déguster nos petits plats !
Pour répondre à l’hypothèse de Nathalie, à savoir si le veganisme est « vraisemblablement contraignant » : la société actuelle nous le rend contraignant, mais les obstacles se surmontent vite ! Pour l’habillement, on achète moins mais responsable (on contribue à ne pas faire travailler les enfants en Asie) et pour le maquillage il y a pleins de marques sympa, la plus connue étant peut-être Yves Rocher (One Voice vient de leur accorder le label garanti sans tests sur les animaux) ou The Body Shop ! Et c’est tellement mieux de savoir qu’on ne s’applique pas de la graisse de baleine sur la peau, qui est quand même mieux dans l’océan (sans se faire harponner pour faire des sushis, c’est encore mieux !)
Donc voilà, c’est un choix, pas si courageux, à la portée de tous, pour le bien de tous ! :-)
Bonjour Chrys et Franck !
Merci pour votre témoignage.
Je suis d’accord avec vous, c’est en partie à cause du manque de transparence sur les produits qu’il est parfois difficile de faire la part des choses.
Je ne suis pas végétarienne, mais je me pose souvent des questions lorsque je consomme et je m’aperçois comme tout le monde qu’il est parfois difficile de démêler le vrai du faux avec les marques …
Pour Body Shop, par exemple, c’est justement ce cas qui m’a fait écrire que le veganisme pourrait être contraignant. Ils promotionnent une image toute verte, toute belle et gentille, mais ils appartiennent au groupe L’Oréal, qui teste ses produits sur animaux. Ils utilisent de la cire d’abeille et du miel et du lanoline (graisse du suint de mouton), qui ne sont pas vegan (mais cependant naturels et écologiques). Le débat est ouvert et vif sur la toile à leur propos. Il en va de même pour Lush, j’adore leurs produits mais j’en entend toujours des vertes et des pas mûres à leur propos …
Enfin, je vous rejoins sur le fait que ces régimes (sauf les extrêmes tout en bas de l’article lol) sont à la portée de tous !
Bon appétit :o)
Merci pour la source, mais ça ne répond que partiellement à ma question (ce n’est pas votre faute, F. Nicolino n’en dit pas plus).
Je vais prendre deux situations extrêmes pour éclairer mon propos :
- En 1945, 1 français sur 8 mangeait quotidiennement de la viande (produit rare), à raison de rations moyenne de 150g. En 2010, l’accès au produit s’est considérablement facilité, et 1 français sur 2 mange quotidiennement de la viande, à raison de rations moyenne de 150g. Globalement, la consommation de viande est multipliée par 4, mais individuellement le régime du carnivore n’a pas évolué
- En 1945, 1 français sur 2 mangeait quotidiennement de la viande, 150g par ration en moyenne. En 2010, 1 français sur 2 mange de la viande, à raison de 600g par ration. Globalement la consommation a également quadruplé, mais individuellement la consommation a explosé.
Evidemment la réalité est plus proche du second cas, avec des quantités absorbées par les consommateurs de viande bien plus importantes qu’alors, mais je voulais souligné la fragilité de la référence choisi. Qui plus est en considérant qu’effectivement, en 1945 une part importante de la population française n’avait simplement pas accès à la viande, que les élevages avaient été décimés pendant la guerre et que donc c’est une situation très particulière que M. Nicolino a pris comme référence.
Je suis d’accord, depuis le milieu du XXe siècles, nos consommations de tout ont explosé. Pas que d’un point vue nourriture, mais aussi énergie, confort, déchets (enfin là ce n’est pas une conso mais une émission), on est dans l’hyper-consommation et le tout-jetable, ce qui ne peut que nous mener à un drame à plus ou moins court terme. Et de ce point de vue, notre façon de nous nourrir est tout-à-fait représentative de nos comportements globaux.
.Je viens de lire le commentaire de Chrys et Franck et le 3e point m’amuse beaucoup. Après l’arrêt de la cigarette, l’arrêt de la viande, avec patch au sang de boeuf et chewing-gum immitation semelle ;-D
Merci Nat pour ce petit article, très clair:-)
Je me permets de rajouter un petit lien vers ce billet de Camille, utile pour ceux qui veulent découvrir le bio:
http://www.ecoloinfo.com/2010/04/02/mes-ingredients-bio-preferes/
A très vite!
Effectivement, il y a du non-vegan chez Body Shop, Lush et Yves Rocher, mais c’est un bon départ pour les débutants (et petites bourses pour YR) après on a Couleurs Caramel et pleins d’autres petites marques vegan pour se chouchouter.
Mais en fait, en réfléchissant bien, si on diminue (ou on arrête, une utopie diraient certains, un but diraient les anti-spécistes) l’élevage, on aura moins (plus) de sous-produits à caser pour faire de l’argent, ne nous voilons pas la face !) comme la gélatine (pourquoi mettre du porc dans un gâteau à la fraise alors qu’il existe l’agar agar ?)
Donc en commençant par arrêter la viande, c’est déjà le début de la solution ;-)
Pour ma part, je suis et resterai omnivore.
Mais cela ne m’empêche pas de penser à ce que je mange et à changer certaines habitudes.
Par exemple, pour la viande, je devais probablement en manger tous les jours étant petite (à peu près). Aujourd’hui, ayant conscientisé toute ma famille, on en maximum 3 fois par semaine.
C’est peut-être encore un peu trop, mais c’est déjà pas mal.
Un de mes buts est de diminuer au mieux, la quantité de viande que nous consommons parce que son impact sur l’environnement est très important.
De plus, si on mange moins souvent de la viande, on peut se payer un meilleur morceau (à priori), qui sera, je l’espère labelissé et élevé dans de meilleurs conditions.
Sinon, le calendrier des fruits et légumes de saison ainsi que le guide des poissons sont tous les deux scotchés à notre frigo pour ne plus les oublier.
Notre lait est de marque Félait (lait ardennais et équitable pour les belges).
A force de petits efforts, on peut espérer que notre empreine éclogique diminue et que la terre se porte mieux.
[...] Céréales et Vitamines : Dis moi ce que tu manges et je … ne te dirai rien du tout (car chacun fait comme il l’entend ! ) [...]
[...] laissant l’opportunité de tourner le dos à l’uniformité. J’imagine un locavore concocter un petit dessert avec ses ustensiles fabriqués en Chine. Tiens, voilà une jolie [...]
Excellent ce tour d’horizon ! J’ai accueilli un ex-crudivore en couchsurfing. J’en ai appris un rayon sur ce régime alimentaire, et surtout les bienfaits du « cru ». Lui avait finalement abandonné ce choix… qui commençait à lui porter préjudice (par manque de choix de légumes, il mangeait finalement assez mal).
Voila un article qui fait vraiment plaisir à lire (notamment la constatation sur la viande, et sur les trop grosses quantités que nous ingérons généralement). Pour ma part je suis semi-végétarienne, je ne mange pas de viande, ou du moins, le moins possible, mais je conserve le poisson (qui reste, même pour le plus gras, moins gras qu’une viande). C’était au début, une question de régime, et c’est devenu une habitude. Plus généralement, j’essaie d’appliquer les règles de nutrition des habitants d’Okinawa (restriction calorique, diversifier les aliments, sans pour autant manger moins).
En fait je combine pas mal de choses… xD J’ai de plus en plus de mal avec les conditions dans lesquelles les animaux sont abattus et élevés, quels qu’ils soient. De plus, comme tu le soulignes justement, il y a une question d’environnement, c’est pour cela que je ne prends mes légumes que chez des producteurs du coin. Pas facile quand on est étudiante mais bon. Et j’évite les produits transformés, privilégiant les céréales complètes (biocoop, mon ami), les protéines végétales… Ça ne m’empêche pas de craquer de temps en temps mais bon, on fait ce qu’on peut ^^
Pour ma part, je suis et resterai omnivore.
Mais cela ne m’empêche pas de penser à ce que je mange et à changer certaines habitudes.
Par exemple, pour la viande, je devais probablement en manger tous les jours étant petite (à peu près). Aujourd’hui, ayant conscientisé toute ma famille, on en maximum 3 fois par semaine.
C’est peut-être encore un peu trop, mais c’est déjà pas mal.
Un de mes buts est de diminuer au mieux, la quantité de viande que nous consommons parce que son impact sur l’environnement est très important.
De plus, si on mange moins souvent de la viande, on peut se payer un meilleur morceau (à priori), qui sera, je l’espère labelissé et élevé dans de meilleurs conditions.
Sinon, le calendrier des fruits et légumes de saison ainsi que le guide des poissons sont tous les deux scotchés à notre frigo pour ne plus les oublier.
Notre lait est de marque Félait (lait ardennais et équitable pour les belges).
A force de petits efforts, on peut espérer que notre empreine éclogique diminue et que la terre se porte mieux.
Bonjour Pauline,
Est-ce que tu pourrais nous parler un peu plus du régime d’Okinawa ? Cela m’intéresse beaucoup ! :o)
Quand nous sommes allés au Japon, nous avons été très surpris par les repas japonais des familles « normales ». On ne mange pas beaucoup de choses en fait… Et c’est assez monotone comme saveurs. Mais peut-être étions-nous dans une famille particulière?
Polo Imprim De Plantes…
[...] divores mangent tout de même des céréales cuites à la vapeur et à basse tem [...]…
Oh, avec plaisir, mais tout ce que je sais, je le tire du livre d’Anne Dufour, « Le régime Okinawa : passeport pour la longévité ». De ce qui est expliqué, les habitants d’Okinawa mange vraiment différemment des Japonais « normaux », si je peux dire cela comme ça. Ils appliquent un principe qui s’appelle la restriction calorique : ne pas manger moins, au contraire, mais moins d’aliments caloriques.
http://www.regimesmaigrir.com/regimes/okinawa.php , c’est une présentation de manière simplifiée du régime, avec notamment une liste des aliments classés selon leur densité énergétique.
Dans l’idée, il s’agirait de manger plus de choses, en plus petites quantités. J’ai l’impression que tout réside dans la manière de voir l’alimentation, qui est complètement différente de la notre. Ils prennent le temps de cuisiner toute une séries de petits plats, avec énormément de légumes, d’épices, de céréales, et peu de viande rouge. Ils voient réellement l’aliment comme un élément intégrant de leur bonne santé, de leur bon état physique alors qu’ils ont une centaine d’années. Anne Dufour insiste aussi beaucoup sur le fait que même les centenaires ne sont aucunement inactifs … J’aimerai en dire plus mais l’ouvrage est tellement riche en informations qu’il est dur d’en faire un condensé! Et il présente aussi beaucoup de statistiques et de chiffres, comparant le nombre de cancers et autre maladie chez nous et pour les habitants d’Okinawa…
J’ai un peu l’impression de faire la promo du bouquin xD Mais étant donné que dans un premier temps, il m’a aidé à perdre beaucoup de poids, et je me sens vraiment bien en mangeant de cette manière, ça me fait toujours plaisir d’en parler.
Je plussoie #3, c’est plus facile qu’on ne croit de devenir végétarien. Il faut juste être un peu curieux sur des aliments qu’on ne connais pas.
Les magasins bio deviennent vos alliés précieux. On y trouve pas mal de produits qui permettent de se diversifier et découvrir de nouveaux goûts.
Si comme moi vous n’êtes pas fan de tofu, essayez le Seitan, les boulettes de légumes, nems végé, rollinis épinard/mozza, etc. Pour manger sur le pouce entre midi et deux, lentilles, quinoa, taboulet ou carottes rapées, etc.
Le plus difficile c’est de remettre en question son éducation et les clichés culturels ( « la viande c’est la force »), et de faire son coming out auprès des amis / famille. Et ça, c’est à la portée de tout le monde.
Une fois qu’on a compris que manger de la viande n’est pas du tout indispensable, tout ce qui découle de l’industrie de la viande (éthique, sanitaire, écologique, paysans du tiers monde qui cultivent les céréales pour nos animaux) paraissent soudain beaucoup moins acceptables :-)
Je partage l’opinion de Sqoia, Chris & Frank.
Etant végétarienne, je peux vous dire que ne pas manger de viande et de poissons ne pose pas de gros problèmes. Certes, c’est parfois un peu galère de faire comprendre aux gens que c’est un choix et qu’on peut très bien vivre comme ça (c’est d’ailleurs meilleurs pour la santé!), mais la plupart des gens sont tolérants et/ou curieux de mes motivations. Certaines personnes vivent encore dans des clichés du genre « tu ne manges pas de viande = tu ne manges rien » alors qu’au contraire la nourriture végétarienne est beaucoup plus variée. J’ai découvert de nouveaux aliments, pour les apports en protéines je mange du tofu, des oeufs (et oui ce ne sont pas des poussins)..etc J’ai par contre un peu de mal à manger à ma faim au self, où les cuisiniers doivent être ‘végéphobes’.. mais ça vaut la peine!!
Sinon pour les cosmétiques non-testés sur les animaux on peut en trouver dans les magasins bio en général. Vous pouvez trouver toute la liste des marques qui ne testent pas leurs produits sur les animaux sur mon blog.
ah oui et sinon attention aux bonbons contenant de la gélatine de porc (c’est immonde de tuer un animal : ça pourrait être remplacé par un composé végétal). Heureusement, certains n’en contiennent pas (mais vérifiez quand même)
voilà, Bonne Année
C’est clair et bien écrit. Merci pour ce petit tour d’horizon des différents… « types d’appétit » ? :)
Je viens de tomber sur cet article et je le trouve vraiment intéressant.