Et si on ne parlait pas “durable” ?
Le 23 septembre 2010 | Par Laurent
Vivant au cœur des Alpes et amoureux de nature, je vois dans les activités de plein air et les sports nature un moyen de sensibiliser à la protection de l’environnement. Et plus concrètement, un moyen de retisser notre lien à la Terre.
Il n’est jamais simple de présenter un de ses projets aussi je solliciterais votre indulgence pour les écrits qui vont suivre. Au quotidien, je ne cesse de le répéter, les sports nature sont un formidable outil de sensibilisation et de prise de conscience.
Alors qu’il existe maintenant plusieurs médias traitant du développement durable de manière globale, les revues sportives abordent ce sujet au mieux sous la forme de quelques brèves. Signe que l’intégration de cette notion est encore bien loin d’être naturelle !
A l’opposé, de plus en plus d’organisateurs de manifestations sportives l’incluent de manière spontanée dans leur démarche.
Alors pourquoi ne pas imaginer un support écrit dont le but serait de parler d’un sport nature et naturel ?
Dans le cadre de nos projets, nous avons essayé de répondre avec nos convictions et nos moyens à cette question. C’est ainsi qu’est née la revue Le Globule Vert. Alors que le numéro 1 est apparu en ligne au début de l’été, cette première expérience suscite des interrogations notamment sur les choix rédactionnels…
Une ligne éditoriale « naturelle » et non « durable »
Comment peut-on parler de sport et de nature ? Si nous avons souhaité exposer les définitions de « sport nature » et « développement durable » dans notre 1er numéro, c’est avant tout pour en parler pas ou peu dans les numéros suivants.
Pourquoi ce choix ? Partant du principe que le sport nature est un instant privilégié de partage entre l’homme ou la femme d’un côté et la nature de l’autre, il nous semblait incongru d’ajouter un 3ème concept au milieu de ce « couple ».
Un ancien article rédigé par Matyas Lebrun est représentatif de notre approche et notre perception du développement durable. Dans cet article, il s’interroge sur le fait que le qualificatif « écolo » puisse s’appliquer au peuple Sàmi. La question se révèle être un quasi non sens si l’on considère qu’il n’ont pas « cassé » leur lien avec la nature comme dans nos sociétés industrialisées.
Le sport nature peut être considéré comme un liant entre le pratiquant et son milieu naturel. Bien sûr, mon raisonnement est à relativiser puisqu’il s’est écoulé des décennies durant lesquelles nous nous sommes éloignés de notre milieu naturel et avons perdu nos références (peut-être une des explications aux comportements irrespectueux constatés lors des pratiques sportives…).
Mais pourquoi ne pas tout de même capitaliser sur ce lien ?
Finalement, nous avons choisi de mettre l’accent sur les rapports entre le sportif (-ive) et la nature, cette recherche d’osmose qui aboutit à la notion de plaisir, de bien-être physique et moral.
Nous évoquons non pas les problèmes liés à la pratique, mais directement les solutions en mettant l’accent sur la multitude des initiatives, qu’elles soient privées, publiques, ou associatives.
Parmi les rubriques, nous avons inclus une fiche recyclage à la mode « Do it yourself », une rubrique psychologie qui tente d’explorer les parallèles entre vie quotidienne et sport de nature, etc.
Selon vous, quels enjeux devraient être abordés dans une telle revue ?
Qu’est-ce qui stimule votre prise de conscience lors de votre pratique sportive ?
N’hésitez pas à réagir, cet article se veut avant tout une tribune de discussion :)
Nota Bene : Parce que nous pensons qu’une version électronique n’est pas suffisante pour toucher le public, nous avons décider d’envisager une version papier à partir du deuxième numéro. Du coup, nous recherchons des annonceurs ou partenaires pour lesquels l’éthique n’est pas un vain mot… Si vous souhaitez vous associer à notre démarche, n’hésitez pas à nous contacter à laurent@lecridurenne.fr !
++ Pour aller plus loin++










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Moi qui m’interroge beaucoup sur le rapport que nous entretenons avec notre corps comme reflet de celui que nous entretenons avec la « nature » en général, j’ai hâte de lire ! J’aimerais qu’on aborde l’écoute de son corps, de ses rythmes, au delà du toujours plus vite, toujours plus haut etc. Qui a de l’intérêt mais qui me semble aboutir à des dérives quand il n’y a plus que celui-là. Néanmoins je ne suis pas une sportive, en dehors des randonnées, à vélo, à pied, en raquette, en bord de mer etc.
C’est génial!
Je relaye l’info ce weekend!
Très bonne initiative Laurent!!!
Shabnam > Merci pour le relais, c’est sympa !
Isabelle > J’aime beaucoup cette idée du parallèle entre le rapport au corps et à la nature. Une piste de réflexion intéressante !
je relaie l’info. Tu devrais prendre contact avec l’Odyssée du Flocon à la vague ». Je rédige l’article pour ce week end.
Bises. partagé.
Je relaie l’info aussi :)
Laurent : le corps est notre « nature » la plus immédiate. En fait j’ai déglingué la place qu’a prise le sport dans notre société dans un billet « le sacro-saint sport » il y a quelques semaines….
Salut Laurent, je ne comprends pas ton titre…. mais je trouve ton initiative très bonne ! Pas simple de lancer une revue par les temps qui courent, je te trouve très courageux ! J’imagine que tu as déjà sollicité déjà les marques de sport nature et surtout celles qui sont engagées pour l’environnement comme Patagonia ou Lafuma (je crois ?) Et pourquoi ne pas leur proposer d’acheter la revue pour leurs salariés et/ou leurs clients ?
Je ne suis pas une grande sportive mais j’adore les randonnées, sport préféré de nos compatriotes d’ailleurs ! Donc dans ce type de revue, j’attendrais surtout des infos pratiques et des découvertes à faire, en France ou en Europe. Je relaie aussi sur mon blog pour inviter mes lecteurs au débat !
Longue vie au Globule Vert !
Coucou Camille,
Si tu parles du titre de l’article, il est en rapport avec l’approche de la revue. Parler « nature » est-il suffisant pour susciter la prise de conscience ou bien faut-il nécessairement faire mention de « développement durable »… Une question qui me taraude pour la ligne éditoriale de la revue.
[...] continuons à nous documenter sur ces aspects dans le cadre d’un dossier pour notre revue Le Globule Vert. Donc, si vous avez des remarques ou expériences à partager, n’hésitez pas [...]