(Petite) Carte postale Laotienne
Le 15 août 2010 | Par Nathalie
Voyageuse dans l'âme et jeune maman, j'aspire à me/à vous poser toujours plus de questions pour aller vers un bonheur responsable, simple, économique et écologique !
En Asie du sud-est, on dit que les Vietnamiens sont tellement travailleurs qu’ils plantent le riz sans relâche du matin au soir. Les Cambodgiens, quand à eux le regardent pousser et les Laotiens l’écoutent … C’est un peuple de nature très douce et plein de nonchalance. Dans les rues de Vientiane (la capitale) pas de klaxons, pas de cris, pas de bousculades. Tout est calme et tranquille et il y a fort à parier que vous aussi opterez pour cet art de vivre au bout de quelques heures.
Nous avons passé quelques jours dans ce beau pays, où le Mékong coule entre les terres et les champs pour abreuver la vie, comme le sang dans les veines nourrit les organes.
Il n’y a qu’une seule route goudronnée au Laos. Elle serpente entre les collines verdoyantes, se divise parfois pour se transformer en chemin escarpé ou pont précaire. De ci de là on remarque les séquelles de la guerre, ou la main mise étrangère (un pont construit par des japonais, un barrage thaïlandais, des constructions chinoises, des restaurants français …). Car le monde se réveille et commence à tirer parti du cœur tendre des Laotiens. Dans les villages au bord de la route, au milieu des cases de bambou et de bois se dressent fièrement de gigantesques paraboles satellite et des écrans plats. Les sentiers sont battus par des 4×4 flambant neufs, achetés avec la vente d’un terrain (car l’immobilier s’envole au Laos). Mais peut-on vraiment leur en vouloir de chercher à imiter la vie des autres qu’ils voient à la télévision ? Nous passons tous par là …
Quoi qu’il en soit, Luang Prabang, ancienne capitale du pays, a de nombreuses merveilles à vous offrir. Sur la route, vous pouvez vous arrêter contempler les montagnes de Vang Vieng, faire un tour de kayak sur le fleuve et même partir à l’ escalade des pains de sucre humides et verdoyants. Résisterez-vous à l’appel des sirènes touristiques qui vendent de l’opium pignon sur rue aux jeunes du monde entier, venu en quête du paradis de la débauche ?
Revenons-en à Luang Prabang, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 95, c’est une charmante ville-musée, où la Maison du Patrimoine vieille au grain pour préserver temples et maisons coloniales de la grande époque. Chaque soir, la ville s’anime d’un marché coloré, où les parfums du cuir et des textiles se mélangent aux odeurs de viande, de poissons séchés et de la friture. Pour les lève-tôt, c’est dans la rue que le spectacle commence. A 5h du matin les moines aux robes orangers marchent pieusement, un bol à la main, récolter leur subsistance offerte respectueusement par les habitants (et les touristes depuis quelques années) dans une atmosphère mystique.
Le Laos cache ses merveilles du nord au sud de Vientiane, malheureusement je ne peux vous en dire plus, puisque mon voyage s’est cantonné à une toute petite partir du pays … Je suis très malade en bus et j’ai dû me contenter de l’exploration de la capital et surtout de ses succulents restaurants et stands de rue …
Il n’y a donc pas 36 façons de découvrir le Laos. C’est en battant ses sentiers, en saluant ses habitants, en découvrant avec douceur leur façon de vivre que l’on peut s’y sentir bien. Pour cela, il faut vous y rendre rapidement, avant que le charme ne s’estompe au profit du tourisme de masse. A moins que le monde s’assagisse et ne décide de préserver la candeur du Laos ? Je vous laisse quelques liens pour découvrir l’éco-tourisme à la Laotienne !
++ Pour aller plus loin ++
- Projets d’éco-tourisme
- Sur Voyages pour la planète
- Un article intéressant
- Sur Voyageons autrement
- Un autre article intéressant
(petite) Carte postale Laotienne
En Asie du sud-est, on dit que les Vietnamiens sont tellement travailleurs qu’ils plantent le riz sans relâche du matin au soir. Les Cambodgiens, quand à eux le regardent pousser et les Laotiens l’écoutent … C’est un peuple de nature très douce et plein de nonchalance. Dans les rues de Vientiane (la capitale) pas de klaxonnes, pas de cris, pas de bousculade. Tout est calme et tranquille et il y a fort à parier que vous aussi opterez pour cet art de vivre au bout de quelques heures.
Nous avons passé quelques jours dans ce beau pays, où le Mekong coule entre les terres et les champs pour abreuver la vie, comme le sang dans les veines nourrit les organes.
Il n’y a qu’une seule route goudronnée au Laos. Elle serpente entre les collines verdoyantes, se divise parfois pour se transformer en chemin escarpé ou pont précaire. De ci de là on remarque les séquelles de la guerre, ou la main mise étrangère (un pont construit par des japonais, un barrage thaïlandais, des constructions chinoises, des restaurants français …).Car le monde se réveille et commence à tirer partie du cœur tendre des Laotiens. Dans les villages au bord de la route, au milieu des cases de bambous et de bois se dressent fièrement de gigantesques paraboles satellite et des écrans plats. Les sentiers sont battus par des 4×4 flambant neufs, achetés avec la vente d’un terrain (car l’immobilier s’envole au Laos). Mais peut-on vraiment leur en vouloir de chercher à imiter la vie des autres qu’ils voient à la télévision ? Nous passons tous par là …
Quoi qu’il en soit, Luang Prabang, ancienne capitale du pays, a de nombreuses merveilles à vous offrir. Sur la route, vous pouvez vous arrêter contempler les montagnes de Vang Vieng, faire un tour de kayak sur le fleuve et même partir à escalade des pains de sucre humides et verdoyants. Résisterez-vous à l’appel des sirènes touristiques qui vendent de l’opium pignon sur rue aux jeunes du monde entier, venu en quête du paradis de la débauche ? Revenons-en à Luang Prabang, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 95, c’est une charmante ville-musée, où la Maison du Patrimoine vieille au grain pour préserver temples et maisons coloniales de la grande époque. Chaque soir, la ville s’anime d’un marché coloré, où les parfums du cuir et des textiles se mélangent aux odeurs de viande, de poissons séchés et de la friture. Pour les lèves tôt, c’est dans la rue que le spectacle commence. A 5h du matin les moines aux robes orangers marchent pieusement, un bol à la main, récolter leur subsistance offerte respectueusement par les habitants (et les touristes depuis quelques années) dans une atmosphère mystique.
Le Laos cache ses merveilles du nord au sud de Vientiane, malheureusement je ne peux vous en dire plus, puisque mon voyage s’est cantonné à une toute petite partir du pays … Je suis très malade en bus et j’ai du me contenter de l’exploration de la capital et surtout de ses succulents restaurants et stands de rue …
Il n’y a donc pas 36 façons de découvrir le Laos. C’est en battant ses sentiers, en saluant ses habitants, en découvrant avec douceur leur façon de vivre que l’on peut s’y sentir bien. Pour cela, il faut vous y rendre rapidement, avant que le charme ne s’estompe au profit du tourisme de masse. A moins que le monde s’assagisse et ne décide de préserver la candeur du Laos ? Je vous laisse quelques liens pour découvrir l’éco-tourisme à la Laotienne !
http://www.ecotourismlaos.com/
http://www.voyagespourlaplanete.com/category/destinations/asie/laos/
http://asiesudest.wordpress.com/2008/07/10/le-laos-s%E2%80%99engage-dans-l%E2%80%99ecotourisme/
http://www.voyageons-autrement.com/ecotourisme-communautaire-laos.html
http://www.couleurmonde.com/spip.php?article468














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Très bon post, les photos sont vraiment bien faîtes et franchement ça donne envie :-) Merci.
[...] This post was mentioned on Twitter by Ecolo-Info, Gauthier Libéral. Gauthier Libéral said: RT @ecoloinfo: Today's Post… (Petite) Carte postale Laotienne http://bit.ly/c23T6y [...]
Bonjour, Oui le Laos est un pays charmant. Je vous écris depuis mon balcon de Vientiane, écoutant les petits bruits de la rue, apercevant au loin une des nombreuses enseignes Toyota à travers le rideau de pollution qui pèse sur tout le centre ville (autour, il s’agit moins de gaz que de poussière mêlant terre et ciment). Pour compléter votre carte postale je dois signaler que le pays s’englue chaque années un peu plus dans un océan de corruption qui pourrit tout et tous. L’argent devient l’horizon unique d’une grande partie de la jeunesse qui biberonne toute la journée la calamiteuse télévision Thaï. Corruption, pollution, argent, marxisme (le Laos est un des ultime pays officiellement communiste à parti unique), tout se croise dans la passion immobilière qui défigure à grande vitesse le pays.
Voilà. C’est l’autre côté de la carte postale.
Sinon, j’y vis et c’est un beau pays où il reste beaucoup de gens précieux.
Ah, non, encore une chose : Pays d’une grande pauvreté, le Laos souffre d’une quasi absence de service public. Hormis deux villes, pas de tout-à-l’égout, de collecte des ordures etc. Donc tout est jeté à la rue et brûlé, plastiques compris, et du plastique, il y en a partout. Pour vous emballer un plat dans la rue la feuille de bananier se fait rarissime, en revanche deux sachets plastiques, ça c’est courant désormais. Voilà. Saubaidee !
oui, belles photos, on aurait envie de rentrer dans la carte postale. c’est vrai qu’il y a l’autre côté de la carte postale…au sujet de cet autre côté sombre, mais pour une autre destination, les Maldives, je renvoie au lien vers le documentaire d’arte « Ile poubelle » qu’on peut voir en streaming, et que j’ai beaucoup apprécié. il est dorénavant connu que l’archipel est menacé de disparaître avec la montée des eaux, mais j’ignorais l’histoire de cette ile poubelle. j’espère ne pas trop plomber le rêve…
http://videos.arte.tv/fr/videos/maldives_l_ile_poubelle-3124012.html
[...] En cherchant sur le site d’EDF le meilleur moyen de signaler notre récent emménagement, j’ai découvert une animation EDF vantant les mérites d’un barrage dont le nom m’était étrangement familier : et pour cause, puisque c’est un endroit où nous sommes allés avec Nathalie lors de la fin de notre tour du monde au Laos. [...]