A Propos

Contact

Newsletter

Recherche

Aide RSS FanPage FB Twitter

Matière grise pour évolution verte

Evasions » Explorateurs

Carte postale Malaisienne au goût de fraise hydroponique


Le 4 août 2010 | Par

Nathalie

Ses articles

Voyageuse dans l'âme et jeune maman, j'aspire à me/à vous poser toujours plus de questions pour aller vers un bonheur responsable, simple, économique et écologique !

Aujourd’hui, je voudrais vous parler du nord de la Malaisie ! C’est un pays qui n’était pas programmé sur notre itinéraire de fin de voyage, mais nous avons du nous y rendre pour faire un « visa run ».

Explications… En Thaïlande, vous êtes autorisés à rester 30 jours lors de votre première visite, cependant si vous souhaitez rester plus, on vous demande de ressortir du pays pour bénéficier à nouveau de 30 jours ou bien d’allonger cette période sur place (max 7 jours) dans un bureau d’immigration. Cette règle un peu bizarre oblige tous les jours des centaines de personnes qui souhaitent rester longtemps au pays (ou les expats qui n’ont jamais prit le temps de faire des papiers en règles …) à se rendre dans un bureau d’immigration frontalier ! On peut aller en Birmanie, au Laos, au Cambodge ou en Malaisie, comme nous avons choisi de le faire. Cette loi est économiquement ridicule, très contraignante et vraiment catastrophique sur un plan écologique  …

Nous sommes donc partis en bus de la Thaïlande, pour rejoindre l’île (séparé par un pont du continent, elle est très proche) de Penang, au nord ouest du pays. Penang est un endroit magique et très cosmopolite ! Il y règne une atmosphère particulière, un mélange entre Indiens, Chinois, Thaïs, Vietnamiens et Malaisiens sur place. La cuisine est très colorée, métissage des saveurs de toutes ces cultures et il en va de même pour la religion. Après avoir profité de cette belle ville, exécuté les démarches administratives nécessaires et rempli notre estomac des délices savoureux des marchés, nous nous sommes rendus aux Cameron Highland.

C’est un plateau à 1500m d’altitude, recouvert de jungle, plutôt humide, jouissant d’une température annuelle et quasi constante de 20 degrés. Quel havre de fraicheur au milieu de la canicule du sud-est asiatique ! Les Malaisiens considèrent l’endroit comme une « station de colline », c’est-à-dire qu’il y a de nombreux hôtels, ressorts et beaucoup d’activités pour distraire les familles s’y rendant pour les vacances. L’endroit est très particulier, il y a règne une atmosphère de station de ski, avec des constructions multicolores et d’un goût parfois assez douteux … Des hôtels très carrés de style soviétique côtoient des constructions à faux colombages et allure de chalets suisses … Au milieu de tout cela nous avons opté pour une auberge de jeunesse résolument écolo, où ils réutilisent des baraquements en tôle ondulée de l’armée britannique en guise de dortoir. Très sympa mais pas vraiment confortable malheureusement (on ne rigole pas à l’armée !).

Nous avons visité les très fameuses exploitations de thé BOH. Une grande partie des collines des Cameron Highland est recouverte de buissons vert foncé et odorants, des arbres à thé ! On y fabrique toute sorte de thé et de dérivés du produit (comme la fameuse huile essentielle), il y a une petite usine à visiter et un musée pour comprendre le processus de la plantation, au sachet de thé, en passant par la récolte.

Nous sommes aussi partis à la découverte des plantations de fraises hydroponiques. Je ne vous raconte pas ma tête quand le guide nous a proposé la visite de ces grandes serres où poussent des fraises de toutes variétés, pas très naturellement ! Quelle ne fut pas ma surprise lorsque l’on m’expliqua les bienfaits de la culture hydroponique …  Aux Cameron Highland, on utilise de la fibre de coque de noix de coco en guise de substrat, on plante ensuite les fraises dans cette matière, sustentées de divers produits en goutte à goutte. Les fraises poussent sans avoir besoin de ventilation, de chauffage ou de lumière artificielle, puisque les conditions climatiques sont optimales. Le guide nous expliqua que la culture hydroponique évite le déboisement excessif de la région car on peut planter plus de fruits sur la même surface (grâce aux étagères qui montent très haut dans la serre). C’est également plus « écologique », car on utilise moins de produits chimiques comme des engrais ou des pesticides. Les plantes sont protégées des insectes et poussent en toute tranquillité. Devant ma moue dubitative, le guide me conseille de goûter ces fameuses fraises. Nous nous dirigeons alors vers un petit magasin et goûtons un peu de tout : confiture de fraise, milkshake, gâteau…  Il est vrai qu’elles sont délicieuses ! Alors, serais-je convaincu par la culture hydroponique ? Je n’en sais rien … Il me faudra poser la question à des personnes compétentes sur le sujet car à première vue, ces fraises me paraissent tout à fait honnêtes. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Après toutes ces émotions, nous nous dirigeâmes de nouveau vers la Thaïlande, où de nouvelles aventures nous attendent !

La prochaine fois, je vous parlerai du Laos, en attendant, je vous souhaite de très bonnes vacances !


2 commentaires à “Carte postale Malaisienne au goût de fraise hydroponique”

  1. Merci du partage, je trouve les photos superbes !

  2. [...] l’idée est de fournir un kit dans lequel vous pouvez jardiner selon le principe des fermes hydropoliques, le tout pouvant être installé sur le cadre de vos [...]

Répondre