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Mode de vie » Sport

Des expéditions et des exploits


Le 4 juin 2010 | Par

Laurent

Ses articles

Vivant au cœur des Alpes et amoureux de nature, je vois dans les activités de plein air et les sports nature un moyen de sensibiliser à la protection de l’environnement. Et plus concrètement, un moyen de retisser notre lien à la Terre.

Le milieu naturel est un formidable terrain de jeu pour dépasser ses limites. Pour preuve, chaque année des expéditions sont réalisées à travers le monde qu’elles soient à but sportif, scientifique ou simplement documentaire. Ces exploits sont autant de réalisations en tout genre dont l’intérêt est souvent remis en cause. Considérés par certains comme des épisodes de folie douce ou des moments de pure égoïsme, elles sont pourtant un excellent vecteur de communication voire d’éducation. Finalement, tout est une question de point de vue et de verre à moitié plein ou à moitié vide ! Bien sûr, il n’est pas question ici de juger des exploits et des hommes/femmes d’exception mais seulement de mettre en avant l’intérêt parfois dénigrer de tels engagements physiques et moraux.

Exemple 1 – L’exploit sportif

Prenons l’exemple de Maud Fontenoy et son tour du monde à la rame réalisé en 2003. Il s’agit clairement d’un exploit sportif nécessitant des ressources physiques et mentales importantes. On peut voir dans cet exploit une histoire solitaire voire un brin égoïste pour certains avec des risques importants. Ou bien une occasion pour rappeler la place de l’homme et de la femme et ses rapports avec la nature, un exploit au féminin qui a permis de donner de la notoriété à une personnalité fortement engagée dans un combat environnemental (Fondation Maud Fontenoy et Doudou Weleda).

Exemple 2 – L’expédition dite scientifique

Prenons maintenant l’exemple d’une personnalité qui n’est plus à présenter : Jean-Louis Etienne et sa récente expédition au Pôle Nord en ballon (Generali Arctic Observer). Si le défi physique est sous-jacent, nous parlons bien ici d’une expédition à caractère scientifique (mesure de champ magnétique dans la zone polaire). D’un côté, on peut voir un caprice réalisé à renfort d’argent. De l’autre une vision à partager avec le plus grand nombre, une occasion pour vulgariser et expliciter des aspects théoriques liés au changement climatique.

Exemple 3 – L’aventure, la vraie

Et puis, il reste l’aventure avec un grand A, celle dont le but n’est ni le défi physique ni l’étude scientifique mais bel et bien la contemplation de la nature et/ou d’un mode de vie alternatif. Prenons l’exemple de Nicolas Vanier et plus particulièrement du Dernier Trappeur. L’expédition consiste à suivre la vie quotidienne d’un homme dont le destin est lié à celui de son milieu naturel. On peut voir là une vision utopique de la vie quotidienne, loin de la réalité de notre monde. Ou bien, au contraire la valorisation d’un mode de vie alternatif dont des parcelles sont adaptables à notre société et un questionnement sur la quête du bonheur…

Un seul objectif : l’éducation

Le fil conducteur de ces trois exemples est l’éducation. Cette éducation concerne bien des aspects : scientifique, sociologique, philosophique, etc. Même dans le cas de l’exploit purement physique et moral, il en résulte une éducation de l’aventurier(e). Elle construit une personnalité publique et impacte les combats pour la protection de la nature. Et comme cette éducation se transmet, elle est d’autant plus critique dans les changements de société dont nous avons besoin.

++ Pour aller plus loin ++


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