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Matière grise pour évolution verte

Société » Biodiversité

Protégeons la biodiversité… urbaine !


Le 2 juin 2010 | Par

Emmanuelle

Ses articles

La communication des entreprises, c'est mon domaine. En 2009, j'ai créé mon entreprise, Alterm, qui conseille les entreprises et les associations sur des démarches de mécénat et partenariats.

2010, année de la biodiversité… Diversité des espèces, des écosystèmes, des populations… Interactions entre ces différentes composantes… Vous en avez tous entendu parler et, c’est limite si ce n’est pas l’overdose. Et si nous vous parlions de biodiversité urbaine ?

C’est l’un des axes de recherche qu’ont choisis APO33 et ECOS dans le cadre du projet Archipelagos présenté à la Maison des îles de Trentemoult, près de Nantes le week-end dernier. Un archipel, lieu de circulation de la mer entre des îles, lieu de passage, mais aussi lieu de l’inconnu, de fluctuation du territoire, lieu d’expériences… C’est autour de ces thématiques que les deux associations vont travailler sur 2010/2011 avec pour point de départ l’île de Nantes, et Trentemoult, puis l’île Bikini (entre Saint-Jean-de-Boiseau et Le Pellerin, près de Nantes) et l’île aux Chiens à Londres

APO33 se définit comme un laboratoire artistique, technologique et théorique transdisciplinaire, qui développe des projets collectifs en marge du champ culturel. Il explore les interactions entre la création et des disciplines sociales (sciences dures et sciences humaines, urbanisme, écologie, économie…).

ECOS est également un projet transversal, qui s’appuie sur la recherche scientifique et l’action culturelle et travaille sur les interactions entre technologie, écologie et économie. Il engage des actions portant sur la réappropriation du domaine urbain dans le quotidien.

« Biodiversité urbaine et nouvelles pratiques usagères territorialisées »

Oups… Késaco que cette bête-là ? L’idée est de regrouper des urbanistes, architectes, paysagistes, artistes et sociologues pour expérimenter de nouvelles formes d’occupations de l’espace urbain et de nouveaux modes d’échange.

Les projets présentés le week-end dernier étaient multiples, mais tous tournaient, selon moi, autour de la re-création du lien, de partage, d’échanges :

  • Micro-radio : 72 heures de radio micro-locale (2 km autour de Trentemoult) avec la parole donnée à des locaux (ou des lointains), des bruits, des paysages sonores.
  • Ateliers de construction participatifs ou d’autoconstruction : construction légère en bambou ou infrastructures urbaines aménagées avec la participation des usagers, avec des structures légères, ouvertes, comme des jeux de construction.
  • Itinéraires sonores à travers la ville : dans le Jardin Magnétique, grâce à des itinéraires et à un dispositif technique embarqué, le promeneur découvre un nouveau territoire de la ville au travers d’enregistrements sonores et une écriture interactive des habitants. Chacun devient guide. Le projet Géosonique mix, quant à lui, permet au visiteur de découvrir la ville muni d’un GPS qui permet le déclenchement de récit tout au long du parcours en fonction de sa localisation. Le but étant de constituer une mémoire sonore de la ville et de permettre aux habitants de se réapproprier cet espace.

Une balade au gré des récits des habitants...

Une balade au gré des récits des habitants

Allant également dans le même sens, le projet Ecosphere était présenté avec 3 axes :

  • l’agriculture urbaine : échanger sur les espaces maraîchers en zones urbaines et péri-urbaines, sur les jardins privés…  qui répondent d’une part à un besoin de lieux de mutualisation, de rencontres, mais aussi de pédagogie autour de l’alimentation et de jardinage. Des jardins urbains ont notamment été créés par ECOS, dans le quartier du Clos Toreau, à Nantes, en avril 2010.

Photo : Dominique Leroy_Jardin urbain. Lieu : Nantes sud, en partenariat avec le centre socio-culturel du Clos Toreau.

Dominique Leroy_Jardin urbain. Lieu : Nantes sud, en partenariat avec le centre socio-culturel du Clos Toreau

  • la création d’une cuisine mobile : dispositif nomade qui peu se déplacer à domicile et dans les espaces publics, est un outil d’échanges, de partage entre habitants, voisins, passants, curieux, pendant des temps de préparations de repas avec des artistes invités. Il s’inspire des cuisines ambulantes qui existent partout à travers le monde.

Cuistomobile, conception et réalisation : La boite maisonclétantes, production : Ecos en partenariat avec Ecorev, Adda. Photos : Delphine Loizeau

Cuistomobile, conception et réalisation : La boite maisonclétantes, production : Ecos en partenariat avec Ecorev, Adda. Photos : Delphine Loizeau

  • le développement d’un outil collaboratif, le « peconome » pour favoriser les échanges solidaires (en temps, biens ou services) entre habitants, mais aussi les projets collectifs (achats groupés ou co-voiturage dans un quartier). Projet développé par des habitants de la Maison Radieuse à Rezé.

Un outil collaboratif : www.peconome.org

Un outil collaboratif : www.peconome.org

Redécouvrir la ville, ses paysages, ses habitants… Echanger, partager, confronter… Se réapproprier l’espace… Autant d’expérimentations à suivre et à reprendre.

Et vous, que faites-vous dans votre ville, votre quartier ?

Entretenez-vous votre biodiversité urbaine ?

++ Pour aller plus loin ++ :


2 commentaires à “Protégeons la biodiversité… urbaine !”

  1. Excellent article, j’adore le bout sur l’agriculture urbaine! Nous avons, nous aussi sur petitgestevert un article sur l’agriculture urbaine!
    Merci pour ce texte nous rappellant l’importance de la biodiversité, même en ville!

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