Réchauffement climatique : les dangers du dogme
L’atmosphère terrestre se réchauffe. Cela fait plusieurs décennies que ce processus est enclenché. La principale cause de ce réchauffement sont les gaz à effets de serre, et plus particulièrement le CO2 rejeté par les activités humaines.
Si l’Homme ne réduit pas ses émissions de CO2 dans l’atmosphère de façon significative très rapidement, les températures vont continuer d’augmenter dans les années à venir et cela entraînera des catastrophes climatologiques sans précédant aux conséquences dramatiques pour l’Homme et la Nature. Tout ceci est prouvé et il existe un consensus scientifique mondial sur tous ces points.
Cela fait froid dans le dos. Mais rassurons-nous, c’est peut-être totalement faux.
Représentation 3D du dioxyde de carbone (CO2) – Source wikipédia
To warm or not to warm…
Nous sommes là en présence d’un dogme. Un dogme est une « opinion donnée comme certaine, intangible et imposée comme vérité indiscutable« .
En premier lieu il faut savoir que, malgré les apparences, il n’existe pas de consensus scientifique mondial sur cette question. Il s’agit en réalité de la théorie d’un groupement d’experts, aussi nombreux et compétents soient-ils, qui ne représente pas l’opinion de tous les experts mondiaux, loin s’en faut.
Souvent ignorés de l’opinion publique car systématiquement discrédités a priori par le discours officiel, quelques scientifiques, peu nombreux il est vrai tant le fait de donner un avis contraire au dogme est préjudiciable pour eux, nous expliquent que la plus grande prudence est nécessaire quant aux conclusions que l’on peut tirer sur les origines du réchauffement climatique, quand ils ne remettent pas carrément en cause le réchauffement lui-même. Je précise tout de suite que contrairement à certaines rumeurs infondées, l’immense majorité des experts dits « climato-sceptiques » n’est pas liée à l’industrie pétrolière.
1/ParlonsNet avec Vincent Courtillot Copenhaegue & le climat
envoyé par FranceInfo. – L’actualité du moment en vidéo.
Réduire ces experts au silence, les discréditer a priori ou ignorer leurs arguments n’est pas une attitude honnête, ni constructive, et certainement pas scientifique. Tant que leurs arguments ne sont pas scientifiquement réfutés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, le débat devrait rester ouvert pour une recherche saine de la vérité. En attendant cette vérité, la meilleure attitude me semble plutôt pencher du côté de la prudence et de la circonspection, plutôt que de l‘affolement et de la précipitation qui prévalent de nos jours.
A ce stade, une précision importante s’impose : il n’est pas question ici de nier les impacts négatifs que provoquent les activités humaines sur la planète. Limiter cet impact négatif est à mon avis un devoir que chacun d’entre nous devrait remplir de façon naturelle, sans même que cela soit une contrainte. Notre planète, et toute la vie extraordinaire qu’elle abrite, est précieuse et nous devons absolument la respecter et la sauvegarder.
Une indispensable remise en question
Le but de cet article, sans entrer dans les détails d’un débat scientifique pointu à propos du réchauffement climatique, est simplement de mettre en évidence le fait que les prévisions catastrophiques martelées sans cesse par nos gouvernements et nos médias ne peuvent non seulement pas être considérées comme des vérités scientifiques, mais que cette attitude induit un certain nombre d’effets secondaires dangereux.
Un mot tout de même concernant le débat scientifique. La moindre des choses lorsque l’on souhaite se faire une opinion, quel que soit le domaine concerné, est de consulter plusieurs points de vue différents sur la question puis de les confronter les uns aux autres pour aboutir à une conclusion qui devient notre opinion. Une fois forgée, cette opinion ne devrait pas devenir une certitude : nous devrions être capables en permanence de la remettre en question à la lueur de faits nouveaux. C’est le b.a.-ba de l’ouverture d’esprit, mais sur la question du réchauffement climatique, et sur bien d’autres questions d’ailleurs, tout le monde semble l’avoir oublié.
A notre décharge, il faut reconnaître que la société dans laquelle nous vivons ne nous incite pas à confronter les opinions. Elle nous impose souvent au travers des médias, une façon unique d’envisager un problème. En effet les grands médias dits « officiels », ne relaient pas certains points de vue, n’aborde pas certains sujets ou ne posent pas certaines questions, peut-être de peur que nous ne réfléchissions trop et ne soyons plus d’accord avec eux.
Affirmer que seuls les grands médias sont dignes de confiance est donc une erreur, car c’est alors fermer la porte à la diversité des points de vue et se soumettre du même coup aux leurs. Il n’est pas question non plus de dire que la seule véritable information se trouve dans les médias alternatifs, internet en particulier, mais plutôt d’utiliser tous les outils et toutes les sources qui sont aujourd’hui à notre disposition pour nous forger honnêtement et intelligemment notre propre opinion. Sur la question du réchauffement climatique je vous invite à reprendre votre indépendance d’esprit. Vous connaissez bien le discours officiel, vous trouverez quelques points de vue alternatifs en fin d’article.
Une illustration concrète du rôle des grands médias dans notre perception de l’information à propos du réchauffement climatique est très parlante : l’affaire dite du « climategate ». Cette affaire n’a absolument pas atteint l’opinion publique en France. Dès sa diffusion sur internet, les grands médias se sont empressés d’étouffer et de minimiser l’impact de cette affaire qui est pourtant l’un des plus grands scandales du siècle. Le « climategate » a commencé par la récupération d’e-mails sur les serveurs du CRU (le Climate Research Unit en Angleterre), e-mails reconnus authentique par le CRU lui-même. La lecture de ces e-mails nous apprend que les scientifiques du CRU ont menti, manipulé des chiffres et détruit des données importantes pour asseoir la théorie du réchauffement climatique. C’est tout simplement ahurissant, mais personne ou presque ne s’en est ému. Là encore, je vous invite à vous renseigner, voici quelques pistes (voir en fin d’article, liens 4, 5 et 6).
Effets pervers et dangers du dogme sur le réchauffement climatique
- En ostracisant systématiquement et violemment ceux qui osent remettre en cause ce dogme, on décourage l’esprit critique et le débat, sain et indispensable dans toute société qui recherche librement les meilleures solutions pour son avenir. Cette attitude de fermeture systématique au débat est désormais entrée dans les mœurs de l’opinion publique. En effet, nous sommes de plus en plus prompts à la réfutation a priori de tout argument qui remet en causes les dogmes que nous acceptons comme des vérités, quel que soit le sujet concerné. On en arrive au formatage des esprits et à la disparition du libre-arbitre.
- Pour lutter contre le réchauffement climatique, un système de taxation du rejet de CO2 a été mis en place pour les entreprises au niveau international. En gros, les entreprises payent pour obtenir le droit d’émettre du CO2. Il faut savoir qu’il est possible d’acheter et de vendre ces droits. Ces échanges ont lieu sur un nouveau marché, avec des bourses d’échange à travers le monde, dans lequel les processus sont trop complexes pour qu’un néophyte comme moi les explique. Ce qui est sûr, c’est que ce marché du CO2 représente un enjeu financier majeur et l’occasion pour certains d’amasser de véritables fortunes. Mais ces fortunes ne serviront pas le bien-être de la Terre, seulement celui de quelques-uns, toujours les mêmes… (voir en fin d’article liens 7 et 8).
- En faisant du réchauffement climatique le problème écologique du siècle, on éloigne l’attention de l’opinion publique d’autres problèmes écologiques majeurs tels que la raréfaction de l’eau potable, le traitement des déchets urbains, le déversement de quantités toujours plus importantes d’engrais et de pesticides chimiques dans les sols ou encore l’exploitation abominable et sans retenue des règnes animal et végétal à des fins mercantiles. Sans parler des problèmes politiques et sociaux qui sont aussi éclipsés.
- En plus de l’opinion publique, des milliers de personnes à travers le monde qui sont prêtes à se mobiliser pour sauver la Terre et améliorer notre avenir commun sont abusées. En focalisant l’attention de ces bonnes volontés sur le réchauffement climatique et le CO2, on oriente toute leur volonté, leur énergie et leurs actions vers un cul-de-sac. Une grande partie de leurs efforts est annihilée dans cette lutte difficile face à un ennemi qui n’existe peut-être pas. Pendant ce temps, les véritables désastres écologiques et sociaux continuent et ceux qui en sont responsables prospèrent.
- En tenant un discours alarmiste et catastrophiste, à grand renfort d’images choc anxiogènes, on entretient la peur et la culpabilité des citoyens, deux sentiments qui nuisent à l’indépendance d’esprit et à la prise de recul indispensables à l’analyse critique de situations complexes, comme celles auxquelles notre monde est aujourd’hui confronté.
Pour conclure, il est assez effarant, et ce serait presque risible si ce n’était pas si grave, de constater que la seule solution que nos gouvernants sont capables de nous proposer pour résoudre ce problème au niveau de la population, c’est encore une taxe. Soyons honnêtes : si une taxe était une solution efficace, cela ferait longtemps que nous serions sur la voie de la résolution des problèmes de nos sociétés, étant donné que c’est la seule solution jamais mise en œuvre par nos dirigeants quel que soit le problème.
L’honnêteté intellectuelle nous oblige à constater froidement l’échec des politiques de taxes mises en œuvre depuis toujours, au niveau écologique bien sûr, mais aussi à tous les autres niveaux.
Souvenons-nous également de tous les mensonges récurrents de nos dirigeants successifs de par le monde : le scandale du sang contaminé, le nuage de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières françaises, les armes de destruction massives en Irak, l’amiante, l’innocuité du vaccin contre l’hépatite B ou encore la pandémie ultra dangereuse et meurtrière que devait être la Grippe A.
En regardant froidement l’état de notre monde, pas seulement au niveau écologique, et pour peu que nous soyons capables de voir la vérité en face, nous constatons l’étendue des dégâts et l’échec inexcusable sur tous les plans des politiques que l’on nous propose depuis des décennies. Seules deux raisons peuvent expliquer ces échecs massifs incessants : l’incompétence ou la corruption. Soit nos dirigeant ne savent pas faire leur travail, il est alors urgent d’en changer, soit ils savent très bien ce qu’ils font, l’état du monde leur convient parfaitement tel qu’il est et les perspectives d’avenir sont conformes à leurs attentes. Que ce soit la première ou la deuxième explication, nous avons de quoi réfléchir sérieusement à la confiance que nous pouvons leur accorder.
Alors avant de foncer tête baissée et d’avaler toutes les couleuvres que nous proposent nos dirigeants à travers les médias, nous ferions bien, en tant qu’êtres humains responsables, de relever la tête, de diversifier nos sources d’informations, de réapprendre à nous servir de notre intelligence et de notre esprit critique pour appréhender le monde dans lequel nous vivons.
Pour trouver de réelles solutions aux problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui, nous devons élargir notre conscience, découvrir quelles sont notre nature réelle, notre place et notre fonction dans le vivant, afin de prendre enfin des décisions sensées. Mais ça, c’est un autre vaste débat ;)
A propos des notes : je ne suis pas forcément d’accord avec toutes les conclusions de ces auteurs, leur façon de rédiger leurs articles ou leurs points de vue sur d’autres sujets, il s’agit simplement d’argumenter le débat sur ce sujet particulier.
++ Pour aller plus loin ++
- CO2 : un mythe planétaire
- Objectif Liberté : Réchauffement climatique, le CO2 non responsable
- Agora Vox : Les grands mythes du réchauffement climatique
- Marianne : Climategate, pourquoi les médias français gardent le silence ?
- Objectif Liberté : Réchauffement climatique, explosion dans le landernau réchauffiste. Vers un Climategate ?
- Alter Info : Climategate, nous ment-on à propos du climat ?
- Donde vamos : Al Gore, ou comment faire du fric avec l’industrie du CO2
- Institut Hayek : Changement climatique, économie : les marchés de permis d’émissions de CO2 (cap and trade)











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Qui est le rédacteur invité?
Claude allègre, sort de ce corp ….
Qq recherches sur le net plus tard .
Il est évidemment interressant et necessaire de pouvoir avoir un débat ouvert sur le thème du CO2. Il est aussi important de comprendre la position des détracteurs.
extrait site sauvons le climat.org
La Gérondeaucratie
Par Dominique Vignon
Chistian Gérondeau, pour la détermination dont il a fait preuve en tant que responsable de la
Sécurité Routière de juillet 1972 (nommé par le Président Pompidou) à 1981, mérite le
respect. Quelques décisions peu populaires qu’il a recommandées aux politiques de l’époque
(limitation de vitesse des voitures ; casque pour les motards) ont fait reculer la mortalité sur
nos routes de 18.000 par an (1972) à 13.000 en 1981 à son départ (et 4.700 en 2006).
Cependant fort de cette réussite, il se considère aujourd’hui comme un Expert, qui plus est
Indépendant ; et il considère avoir le droit d’être Expert en tout. Il a choisi d’être expert en
changement climatique, d’autant qu’il détient depuis cinquante ans un diplôme d’Ingénieur : il
serait temps de le valoriser ; or il est Président de la Fédération Française de l’Automobile : il
est temps de la favoriser.
Donc il écrit des livres. En 2007 : « L’écologie, la grande arnaque » (qui développe la thèse,
pas complètement fausse, que l’écologie est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux
écologistes ; il faut que les non spécialistes s’en occupent), et très récemment en 2009 :
« CO2, un mythe planétaire1». Et ce dernier ouvrage est rehaussé d’une préface d’un non
spécialiste de talent : Valery Giscard d’Estaing, dans un libelle rédigé à la hâte et inséré dans
le livre déjà imprimé. Pour notre ex-Président : « Ce livre a le mérite de nous conduire à nous
interroger sur les idées reçues, et peut-être à découvrir des voies d’avenir plus réalistes ».
L’expert Gérondeau sait que le GIEC se fourvoie, que le réchauffement climatique ne
concerne que l’hémisphère Nord ; qu’il n’est pas corrélé aux émissions anthropiques de CO2,
mais aux taches solaires (dont évidemment les vrais experts ignorent l’existence) ; qu’une
montée du niveau des océans n’aura que des conséquences limitées à une faible bande côtière.
Notre expert tire notamment ses sources d’Allègre (qui ne soutient plus vraiment ses
contrevérités initiales) ; et des épigones d’Allègre, Vincent Courtillot et Jean-Louis Le Mouël.
Peu lui importe que les arguments des « négationnistes » n’aient pas résisté aux critiques de la
Communauté scientifique (et notamment de Hervé Le Treut et Edouard Bard lors d’un débat à
huis clos mais à fleurets non mouchetés devant l’Académie des Sciences en 2007).
Mais l’essentiel n’est pas dans le débat scientifique auquel Christian Gérondeau n’apporte
rien : en réalité, il n’en est pas partie prenante. L’essentiel réside dans les autres éléments du
syllogisme Gérondeau. Le premier terme en est « Les modifications climatiques sont
imprévisibles, et leurs effets seront négligeables » ; il y a déjà une petite contradiction :
comment peut-on affirmer que seront négligeables des modifications imprévisibles. Mais les
deux autres sont encore bien plus extraordinaires.
Ces autres termes sont « L’humanité pompera jusqu’à la dernière goutte de pétrole et brûlera
jusqu’au dernier gramme de charbon » ; et « toutes les mesures prises pour lutter contre
l’effet de serre (pêle-mêle l’isolation des logements, la taxation des carburants, les éoliennes,
les panneaux solaires, les mesures du Grenelle de l’environnement, le protocole de Kyoto, les
taxes carbone, les ampoules basse consommation) ne servent à rien ». Pour Christian
Gérondeau, elles viennent trop tard, et sont trop faibles.
Christian Gérondeau en réalité exprime le plus total cynisme. Il considère que l’égoïsme est la
vertu la mieux partagée : et il est donc normal d’épuiser en quelques siècles des ressources qui
ont mis des centaines de millions d’années à s’accumuler.
Il considère corrélativement qu’il n’y aura jamais de volonté partagée de réduction des
émissions de gaz à effet de serre, car une telle volonté collective serait contraire aux volontés
individuelles instantanées, les seules dans lesquelles Christian Gérondeau croît.
La Gérondeaucratie : c’est la croyance dans l’individualisme le plus égoïste.
1
Editions du Toucan
La Gérondeaucratie
La position de Christian Gérondeau n’est pas fondée scientifiquement. Mais surtout elle
suppose que notre humanité est amorale (« a » privatif : qui fait abstraction de toute morale).
http://www.manicore.com/documentation/serre/ouvrages/calembredaines.html
Pour une fois, un article climato-sceptique dépourvu de dogme! Merci, tu as du mérite, tu permets l’échange contrairement à d’autres auteurs et scientifiques qui ont un je-ne-sais-quoi de revanchard, comme si le changement climatique n’était finalement qu’un débat sur le progrès scientifique ou la poursuite du capitalisme.
Le succès grandissant du discours des climato-sceptiques me fait penser à une crise de passage : après la vague d’effrois, la vague de colère (ou d’appaisement). L’opinion ne peut pas croire indéfiniment à un avenir pessimiste. Rien n’est rationnel là dedans et la pédanterie des scientifiques ressemble à un ballet tragi-comique et irresponsable.
Ceci dit, il est démontré que les espèces d’oiseau migrateurs remontent chaque année plusieurs centaines de kilomètres plus au nord. Et le permafrost relâche des quantités difficiles à estimer de méthane, phénomène prédit par les modèles climatiques.
Enfin, si les scientifiques du GIEC ne sont pas entièrement des charlatans à la solde du communisme, ne devrait-on pas, pour une question d’éthique évidente, garder une trace d’inquiétude et de remise en cause?
Vivent nos pseudos, Astérix, qui nous permettent les argument ad hominem, sans crainte d’en subir nous-mêmes! Qui chercherait noise à de gentils gaulois comme nous, bourrés de potion magique? Le débat d’idées n’est-il possible qu’entre inconnus? La question d’un éventuel un dogme climatique ne mérite-t-elle pas mieux que la mise en cause de la personne qui disserte sur ce sujet?
Je trouve ce point de vue très intéressant.
Contrairement à ce que tu cites Asterix dans ton message, Christian Gérondeau ne semble pas se positionner en tant qu’expert en tout. Il le dit lui-même dans la video de France info. En tant que climatologue, il cherche à « dépassionner le débat » autour du réchauffement climatique qui affole tout le monde. Il préfèrerait que les politiques se concentrent sur des problèmes peut-etre plus urgents :
- l’accès à l’eau,
- la gestion de déchets,
- l’augmentation de la population, etc…
Par rapport à ce qu’il dit, j’émets des doutes sur la non-responsabilité de l’homme et du CO2 dans le dérèglement du climat. Mais l’argumentaire de Monsieur Gérondeau est intéressant. Il a au moins l’avantage de poser le problème différemment et de nous faire réfléchir sur de dogme du climat.
Le réchauffement climatique OUI, mais il ne fat pas oublier TOUT LE RESTE (l’eau, les dechets, la population …). Sauf que ce RESTE, ne concerne pas directement les pays du Nord donc, en bons occidentaux, on s’en fout !
Il faut quand même se rendre à l’évidence : si la moitié du monde n’a plus assez à boire et à manger où vont-ils venir trouver de l’aide ??? Et ce n’est pas quand des milliers de réfugiés viendront frapper à notre porte qu’il faudra s’inquiéter de leur conditions de vie.
Alors en ce sens, je rejoins Christian Gérondeau qui dit qu’il y a des problèmes plus urgents régler que le réchauffement climatique, même si je suis convaincue que l’homme y est pour quelque chose ! Agir pour l’environnement c’est d’abord agir pour l’homme.
Le problème de cet article commence dès le titre : en gros, faire croire que le réchauffement climatique est un dogme, qu’il n’est sujet ni d’études, ni de débat.
La réalité, c’est que cela fait plus de 150 ans qu’on discute de l’impact des gaz à effet de serre et du réchauffement possible. Dire que c’est un « dogme », c’est insulter tous les scientifiques qui jusqu’à aujourd’hui, ont analysé les donnés, proposé des modèles, bref, essayé de comprendre les interactions entre atmosphère et climat.
Le fait est qu’aujourd’hui, n’en déplaise à l’auteur de ce billet, l’immense majorité des gens sérieux et compétent est convaincu de ce que l’auteur de ce billet qualifie dogmatiquement et a priori de dogme. Le terme « convaincu » ne signifiant pas ici que les gens ont adhéré à une Eglise par choix, mais bien qu’à la lumière des données scientifiques disponibles, ils ont estimé que les conclusions de l’impact de l’homme via les rejets du CO2 sur le réchauffement est certain.
L’un des problèmes est qu’il y a toujours des gens un peu iconoclastes, même dans les scientifiques. Il en faut sans aucun doute, mais force est de constater que quelle que soit la discipline, certains ont tendance à privilégier un peu trop leurs préjugés face au corpus des données. On trouve toujours des scientifiques pour douter de la théorie de la relativité, il y a des généticiens créationnistes (!), bref, il est facile de trouver des contre-exemple.
Reste la question du débat. Je ne pense pas personnellement que le débat scientifique doive avoir lieu dans les grands media. Mais je ne pense pas non plus que le débat scientifique doive être mené par les citoyens : il y a effectivement des experts bien plus compétents, et c’est à eux de débattre. Je dirais même plus : si la société paie des recherches scientifiques en les finançant collectivement, c’est précisément pour ça, pour déléguer le débat pour lequel elle est collectivement incompétente aux gens compétents. Bien sûr, que les citoyens participent d’une façon ou d’une autre ou interpellent les scientifiques est légitime, mais la science, de façon générale, a établi une série de règles d’auto-contrôle qui ne fonctionnent pas si mal. On peut débattre sur la façon d’améliorer ces règles, etc… mais il me semble dangereux (pour ne pas dire obscurantiste) de jeter le bébé avec l’eau du bain, i.e. le résultat de la discussion scientifique bien encadrée pour ouvrir la porte à des débatteurs confortant en réalité le préjugé d’une certaine frange réactionnaire de la population. Ou alors, on aboutit à des absurdités du genre la reconnaissance des créationnistes comme partie intégrante du débat scientifique.
La société en revanche doit jouer son rôle dans les décisions politiques. Par exemple, même si le réchauffement climatique est scientifiquement démontré, la société démocratique a la totale légitimité en démocratie pour rejeter autant de CO2 qu’elle le souhaite. Elle a le droit d’être contradictoire et de se foutre des experts. Mais qu’elle est l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître, et qu’elle aille jusqu’au bout de sa logique en ne finançant plus aucune recherche scientifique qui ne lui sied pas.
Salut,
je ne vois dans ce papier que le discours de Mr Courtillot synthétisé. Enfin celui des sceptiques français modérés, à l’opposé des USA (où là pour le coup, beaucoup sont reliés aux industries pétrolières).
Il ne s’agit pas d’un « dogme » mais d’une synthèse énorme…j’ai bien peur que le début de l’analyse soit faussé!
Hé, Tom, la conviction de immense majorité des gens sérieux et compétent n’a pas toujours fait une vérité scientifique, et une seule personne un peu iconoclaste suffit parfois pour changer une vérité scientifique en canular, toujours provisoirement, jusqu’au prochain iconoclaste inspiré. Qu’importe si la terre est plate ou qu’elle tourne ou non autour du soleil. Laissons éventuellement ces problèmes aux scientifiques compétents. Mais ce n’est pas une majorité de météorologistes convertis en climatologues par la magie des financements publics qui va convaincre à tous les coups un bon iconoclaste gaulois du temps qu’il fera dans cent ans, et, préventivement, lui taxer lourdement son carbone et sa bagnole! Pour l’eau potable, la malnutrition et les pollutions, je ne dis pas. Mais pour le CO2 dont se régalent les carottes et les choux de mon potager….
Bonjour
Il y a de tout et, malheureusement, pour partie du n’importe-quoi dans cet article.
Tout d’abord la présentation du dogme est erronée, pour ne pas dire caricaturale.
La théorie (car c’est une théorie, ou plutôt un ensemble de théorie) ne dit pas que « La principale cause de ce réchauffement sont les gaz à effets de serre, et plus particulièrement le CO2 rejeté par les activités humaines. » En effet cette phrase est à deux titres inexacte. D’abord il ne s’agit pas du seul CO2, mais d’un ensemble de gaz, donc le CO2 mais également le méthane, le protoxyde d’azote, l’hexafluorure de souffre, les CFC, les HFC et surtout, surtout !, la vapeur d’eau ! Ensuite ce n’est pas le CO2 rejeté par les activités humaines LA principale cause, mais les gaz à effet de serre (dont le CO2) rejetés par l’activité humaine ont une contribution croissante et de plus en plus prépondérante aux changements climatiques.
Car l’homme n’est pas responsable de l’effet de serre, phénomène aussi vieux que la terre (du moins sur terre, car il existe probablement ailleurs depuis plus longtemps), mais sa contribution (qui s’ajoute à l’effet de serre naturel) est en augmentation d’après la théorie de la contribution anthropique au changement climatique.
Pour en revenir à l’eau, je dis surtout car en termes de quantité elle est prépondérante. La différence est que son cycle d’états est très court, avec des fluctuations très variées et pour très grande part naturelles, alors que le cycle de certains autres gaz est plus long (CO2, CH4, etc.) voire beaucoup beaucoup plus long (CFC, CHC, mais très faibles quantités rejetées).
Ne pas caricaturer une théorie quand on prétend combattre la caricature des théories qui l’affrontent.
Ensuite, sur le nombre d’experts. Le GIEC n’est pas un ensemble d’experts du climat, mais un ensemble pluri-disciplinaire dont la finalité est de comprendre le rôle potentiel (vous voyez, je prends des gants) de l’homme dans les changements climatiques, évaluer à moyen termes ces changements et proposer des solutions pour y remédier. Les différents aspects sont assez cloisonnés, et le fonctionnement du GIEC sur ce point est intéressant. Le GIEC regroupe donc une foultitude de spécialités différentes, et plus encore d’avis parfois divergents sur les causes, sur les conséquences, sur les moyens à mettre en œuvre. Un aspect indéniable, c’est que la part de ceux qui au sein du GIEC démentent la théorie de l’influence anthropologique a très fortement diminué ces dernières années (pour diverses raisons, entre ceux qui ce sont ralliés à la masse, ceux qui ont abandonné pour quelque raison que ce soit).
Les experts de la question qui sont climato-septiques hors GIEC sont rares, d’une part parce que les centres d’études majeurs sur le sujet collaborent au GIEC, d’autre part parce que travaux récents privilégient la thèse de la contribution anthropique. Ils sont rares mais ils existent, et vous avez raison, il est vital d’écouter leur avis, de regarder leur travaux, de chercher les causes des divergences de résultats, et lorsque les travaux sont scientifiquement intéressants de les intégrer aux autres travaux. Ce que le GIEC ne fait peut-être pas ou pas assez, et c’est dommage.
Il y a d’autres classes de climato-sceptiques, ce sont notamment les « intéressés », c’est-à-dire les gens travaillant plus ou moins directement pour des intérêts opposés à ce que vous nommez le dogme, et les non experts, au rang desquels se comptent notamment Claude Allègre qui a propos de son livre a d’ores-et-déjà reconnu de graves distorsions de la vérité à des fins politiques. Je vous invite à lire sa lettre à S. Huet (http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/claude-all%C3%A8gre-accus%C3%A9-de-falsification-par-h%C3%A5kan-grudd.html), ainsi que les divers commentaires de scientifiques dont il a truqué les travaux, comme L. Sime (http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/03/louise-sime-proteste-contre-lincorrect-claude-all%C3%A8gre-.html) et H. Grund (cf. 1e lien). Ceux-là n’ont aucun intérêt et desservent les théories climato-sceptiques plus qu’autre chose.
Pour ce qui est du « climate-gate », je trouve drôle de lire que ça n’a pas atteint l’opinion publique en France alors que toute la presse écrite nationale en a parlé, nombre d’émissions plus ou moins sérieuses aussi. Après il est sur que ça n’a pas fait la une des JT, mais vu le temps d’analyse dans ce type de média, ça vaut mieux.
La où je trouve ça moins drôle, c’est dans vos affirmations fallacieuses. Vous dites « ces e-mails nous apprend que les scientifiques du CRU ont menti ». Les scientifiques du CRU sont plusieurs dizaines, donc tous les englober est excessif. Mais surtout, LE mail qui a fait scandale disait « j’ai utilisé une astuce ». Pour faire simple, utiliser une astuce c’est utiliser le théorème de Thalès pour trouver un rapport de mesure plutôt que de repasser par la démonstration vectorielle. Rien n’indique qu’il en ait été fait plus, et que « l’astuce » soit autre chose qu’une astuce, c’est-à-dire une démarche de résolution simplificatrice et intelligente, ce pour quoi tout mathématicien peut être fier s’il en trouve une, et ce pour quoi Confucius aurait pu dire « ne prends pas le tromblon pour chasser le moustique ».
Sur l’histoire des courbes « en crosse de hockey », ce sont des discussions au sein du GIEC qui ont été publiées sur des modes d’analyse. Bin mince, ce n’est pas vous qui disiez que ça ne discutait pas au GIEC ? Pour le reste, je vous renvoie aux conclusions des revues scientifiques sur cette affaire (au hasard, Nature, pour n’en citer qu’une des plus prestigieuses).
Bien sur il est toujours possible que des gens qui ont effectué des travaux directement ou indirectement pour le GIEC aient triché sur leurs résultats. Mais en aucun cas le « climate-gate » n’a levé ce genre de lièvre.
Effets pervers et dangers du dogme
1. L’ostracisation des climato-sceptiques : Je suis d’accord avec vous, sauf pour les deux catégories que j’ai cité plus haut, les pantins façon Allègre (et j’ai bien envie d’y associer Gore) et les intéressés.
2. La taxation : le problème n’est pas la taxation ou les quotas, mais l’utilisation faite des revenus. Il faut être pragmatique si on veut diminuer les émissions de GES.
Le principe de la taxation, c’est de dire certains émissions sont difficiles à réduire sans couler une activité économique, plutôt que de dire « hou c’est mal » et ne rien faire, on choisit de faire payer celui qui l’émet afin de financer d’autres diminutions. Deux tricheries se posent là-dessus et gâchent le système : les compensations plus ou moins efficaces et sans contrôle en sont une, mais surtout le détournement des fonds vers autre chose que la diminution globale des émissions.
Le principe des quotas, s’il est bien appliqué (ce qui n’est bien sur pas le cas), est selon moi le plus performant. Il s’agit de dire qu’un kg eq.CO2 émis est aussi grave qu’il soit émis par A ou par B (A et B étant des entités qui peuvent être des pays, des régions, des entreprises…). Si pour la période 1, A et B émettent beaucoup plus que les quotas qui sont alloués à chacun, ils vont devoir payer (si possible cher), le surplus en achetant des quotas. Mettons que A ait la possibilité technique de diminuer ses émissions. Soit il engage les frais nécessaire à modifier ses process pour cette diminution (pour rentrer dans ses quotas voire moins), donc ça lui coûte des sous, soit il ne le fait pas, et ça lui coûte les sous en quotas à acheter. Si B n’a pas de possibilité technique économiquement acceptable de réduire ses émissions, il peut acheter l’excédent de quotas à A ce qui contribue à financer la diminution d’émissions de A. Au final, A+B ont diminué leur quota.
A la période 2, la quantité de quotas émise est diminuée (c’est la base du système, et là où se trouve la faille), et le coût économique d’une diminution de pollution est plus important, donc le prix d’échange des quotas à augmenté (A ne peut pas viablement diminuer ses émissions pour cette période). B qui n’a pas fait d’effort technique à la période 1 peut à ce coût-là d’émissions diminuer ses émissions à la période 2 et ainsi de suite. Bien sûr, pour que cela fonctionne, il faut qu’à intervalles réguliers le total des quotas émis soit réduit afin d’augmenter continuellement le coût des échanges de quotas afin que les leviers les plus forts de diminution soient activés au plus tôt. C’est tout sauf un droit à polluer, c’est une contrainte à moins polluer (et de moins en moins) pour survivre économiquement.
Bien sur, on met de la concurrence d’égo, des exigences de développement économique à 2 chiffres, des concurrences à l’intérieur des territoires et on empêche ce système d’être efficace.
3. C’est le triste effet de mode. A une époque on avait le trou dans la couche d’ozone, après les gaz à effet de serre on aura autre chose. C’est effectivement un problème. On voit ça aussi sur la protection des espèces en voie de disparition, on laisse disparaitre des pans entiers de biodiversité parce que les crédits servent à une espèce plus esthétique. C’est un tort mais il est difficile de mobiliser tout le monde sur tout tout le temps.
4. Je ne suis pas d’accord, pour la simple et bonne raison que les problèmes sont imbriqués. Le problème des gaz à effet de serre est intimement lié à celui des ressources énergétiques et matérielles (notamment le plastique), mais aussi au problème des fertilisants et pesticides (donc à la protection des sols, des milieux aquatiques, des espèces…) et au final à la question toute générale de l’homme dans son environnement. Bref, même si la contribution anthropologique aux changements climatiques était une théorie fausse, ou même s’il était trop tard, les efforts faits pour y remédier ne seront de toute façon pas peine perdue. Et puis l’intelligence collective a besoin d’être stimulée, même si l’hypothèse de base qui provoque la réflexion est fausse ou partielle. Ca rejoint un peu votre conclusion, en moins lyrique.
5. La peur est la meilleure arme des dirigeants. Ca fait vendre et ça fait élire. Mais sur les changements climatiques, les gens ne culpabilisent pas aujourd’hui, ils cherchent des boucs-émissaires. C’est la faute aux chinois, aux américains, aux grandes entreprises, à mon voisin qui roule en 4×4 et à mon beauf qui mange du steak midi et soir. On voit des gens se suicider parce qu’ils n’ont pas été assez performant aux yeux de la société, de leurs parents, de leurs compagnons, de leur entreprise, à leurs propres yeux, mais jusqu’à présent jamais parce qu’ils n’ont pas été assez performants aux yeux de l’environnement.
« Pour conclure, il est assez effarant, et ce serait presque risible si ce n’était pas si grave, de constater que la seule solution que nos gouvernants sont capables de nous proposer pour résoudre ce problème au niveau de la population, c’est encore une taxe. Soyons honnêtes : si une taxe était une solution efficace, cela ferait longtemps que nous serions sur la voie de la résolution des problèmes de nos sociétés, étant donné que c’est la seule solution jamais mise en œuvre par nos dirigeants quel que soit le problème.
L’honnêteté intellectuelle nous oblige à constater froidement l’échec des politiques de taxes mises en œuvre depuis toujours, au niveau écologique bien sûr, mais aussi à tous les autres niveaux. »
L’honnêteté intellectuelle nous oblige surtout à réfléchir avant d’écrire n’importe-quoi. Les taxes qui résolvent des problèmes, il y en a. Elles ont permis de construire les écoles, les hôpitaux, les casernes de pompiers, les organismes de sécurité sociale… Dire que la taxe est un concept inutile ou idiot est simplement nier la construction de nos sociétés. Pour la « taxe carbone » proprement dite, je suis d’accord avec vous, elle a été mal conçue (notamment sur le calcul des prélèvements et des remboursements).
Mais orienter la fiscalité des entreprises vers des critères environnementaux plutôt que sur le bâti, sur l’emploi et sur le bénéfice me parait être un passage incontournable. Et devinez quoi… Ce ne serait pas plus cher au global !
Orienter la fiscalité des ménages par la TVA écologique sur les impacts environnementaux (et pas les seuls GES) mais aussi sociaux plutôt que bêtement sur le prix (TVA actuelle), ça me parait aussi un moyen vital. Et devinez quoi, ce ne serait pas plus cher au global !
« Souvenons-nous également de tous les mensonges récurrents de nos dirigeants successifs de par le monde ». Depuis le départ ça paraissait une démarche franche et honnête (bien que parfois caricaturale), mais là ça tourne au populisme. Le « tous pourris » c’est l’argument massue des Poujade, ça n’apporte rien au débat.
Surtout que nos dirigeants ils ont voués aux gémonies le GIEC et les questions écologistes assez longtemps pour ne pas l’oublier aujourd’hui qu’ils font mine de s’y intéresser. N’oubliez pas que le GIEC existait largement avant que les Etats-Unis ne signent le protocole de Kyoto (sans compter leur non ratification, preuve que le GIEC n’est pas à la botte de la CIA au cœur d’un vaste complot mondial).
Sur une question aussi complexe que celle du climat, ce ne sont pas nos petites intelligences individuelles qui peuvent trouver la réponse ultime, mais bien un travail scientifique d’envergure, incluant du débat d’experts. Ca tombe bien, il y a un groupement qui correspond plus ou moins à cette définition. Il est dans notre intérêt d’essayer chacun de comprendre de quoi il ressort, mais chercher à casser systématiquement l’effort de recherche le plus conséquent qui existe dans le domaine ne me parait pas le plus efficace.
Sur vos liens
1. La thèse de Gérondeau, c’est dire ça sert à rien qu’on fasse des efforts, les chinois pollueront pour nous. C’est négliger le phénoménal pouvoir de la balance commerciale excédentaire de la Chine qui fait que sa croissance intérieure est assise sur sa croissance extérieure, donc sur nos choix politiques. Et c’est surtout idiot, parce qu’on ne peut pas à la fois dire à la Chine qu’il faut faire attention et continuer à s’empiffrer.
Par ailleurs, le polytechnicien Gérondeau n’est pas un spécialiste en matière de climat, il est surtout réputé pour être un expert des transports, particulièrement routiers… Il est d’ailleurs ancien président de la fédération française des automobile clubs et actuel président délégué au sein de la même organisation (donc particulièrement partial) et a une vision assez giscardienne du monde (faisons des centrales et des autoroutes et la France rayonnera). Pour moi à ranger avec Allègre.
2. Vous nous faites toute une diatribe vis-à-vis des politiques et votre seconde source est un réseau ultra-libéral de seconde zone. C’est fort ! Le niveau d’analyse de M. Bénard (ou Bélouve, c’est comme il veut) est au point de ne pas comprendre la différence entre sciences fondamentales et sciences appliquées. Là encore, la vision « classique » des entreprises est que la protection de l’environnement est un coût avant d’être une opportunité, d’où la réticence aveugle des libéraux à son égard.
3. L’article sur Agora Vox est issu d’un dossier d’Objectif liberté, cf 2.
4. Sur le climate-gate, cf plus haut. Sur la gestion de l’affaire par les médias, vu les conclusions qui en ont été tirées, un peu de temps de réflexion et d’analyse ne pouvait pas faire de mal.
5. Encore Objectif liberté ?
6. Qui est host@foo.fr ?
7. Parfaitement d’accord !
8. Relativement d’accord sur les modalités. Il aurait fallu un modèle unifié à étages pour que ça puisse fonctionner correctement. Malheureusement les décideurs financiers ont le pouvoir de détourner ce qu’ils veulent.
Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écrire tout ça et c’est pour ça que j’ai pris du temps hier soir pour écrire un commentaire étoffé, et je suis d’accord avec l’idée de base : ne pas croire aveuglément à un dogme. Ni au dogme opposé.
Ludovic, voici une attitude qui me plait énormément.
C’est une approche que je prônais en juil 2008 (voir VIADEO http://ow.ly/1t1QH) suite au visionnage d’un documentaire « La grande fraude du réchauffement global » http://ow.ly/1t1Qo , et que Copenhague et COURTILLOT ont enrichis depuis.
En outre l’approche par l’obscurcissement planétaire est intéressante aussi http://ow.ly/1t1Pf.
Voici mon propos de l’époque :
»
Ce documentaire sur le RG m’a obligé à mieux affuter mes arguments en tant que Responsable Développement Durable. En effet, à la 1ère visualisation j’avais du mal à présenter des contre-arguments. Après 4 jours de recherche, de visualisation, etc. j’ai pu me faire mon opinion. Pour ceux qui le souhaitent, je suis prêt à leur présenter les points faibles et les points forts que j’ai pu y relever.
Je suis ni scientifique, ni politicien, et je n’ai pas les moyens de vérifier la véracité de ce qui est annoncé dans « la grande fraude du RG ». Cependant, même dans ce cas, je pense que personne ne peux rester insensible à ce qui y est présenté. Le mérite de ce genre de documentaire contradictoire face à celui d’Al Gore ou d’autres est qu’il doit aider le citoyen à réfléchir, à se faire son opinion, à rechercher d’autres informations : qui est l’auteur ? qui sont les intervenants ? qui paie qui ? de quand date le document ? etc.
Bref, cette apparente contradiction entre les documentaires (qui tourne parfois à la guerre de clochers), doit nous aider à être acteur dans l’acquisition de l’information, sans prendre tout ce qui est dit pour argent comptant…il faut toujours un contre-pouvoir, un avocat du diable ! Chaque documentaire apportant le contre argument de l’autre il oblige chacun d’en nous a être toujours plus rigoureux dans ses argumentations et ses preuves en évitant la démagogie.
Même si les scientifiques ne sont pas encore d’accord, une réalité subsiste et est compréhensible de tous, scientifiques ou pas : l’humain souffre et avec lui l’ensemble du monde vivant !
La lutte contre le RG, même si ce RG peut être considéré comme un prétexte, peut nous permettre de nous remettre en cause face à nos habitudes. Le CO² ne serait que le haut de l’iceberg qui nous permettrait de nous rendre compte des autres difficultés, comme l’environnement serait le haut de l’iceberg DD qui cache le social et l’économique…donc merci M.JANCOVICI
Enfin, il ne faut pas oublier que l’Humanité est plus en danger que la Terre : l’Homme ne sera plus là, que la Terre sera encore là !
»
Ce que je ressent mal, c’est d’entendre certain dire qu’il faut sauver le climat : depuis quand le climat est un être vivant ? Je préfère ceux qui veulent sauver le vivant…et il parait que les humains en font partie…si, si !
@Agequodagix : cet argument du Galilée seul contre tous qu’adorent les climato-sceptiques ne vaut rien. Comme je le disais plus haut, il y a des généticiens créationnistes, des économistes anti-gravité. Ou comme disait Carl Sagan, « ils ont ri de Galilée, mais ils ont aussi ri de Bozo le Clown ». La vérité, elle est détenue dans les faits scientifiques et les mesures. Et comme je disais plus haut, comme la société n’est pas compétente face à ces faits scientifiques, elle délègue à la communauté. Aujourd’hui, on assiste à un retour en arrière effarant où la société s’estime compétente à débattre de faits scientifiques, pour la seule et unique raison qu’elle refuse les actes politiques qui en découleraient. N’est-ce pas un peu effrayant ? Si vous voulez faire de l’épistémologie, laissez les scientifiques débattre entre eux, la science ne marche pas si mal.
De plus, il y a ce mythe dans le grand public que la science fonctionne par effets de « tabula rasa », qu’un jour la Terre est plate et que le lendemain la Terre est ronde, que tout doit être remis en question du jour au lendemain, alors qu’au contraire, la science progresse bien souvent incrémentalement. La relativité a supplanté la théorie de Newton, mais en l’étendant et la généralisant, Newton reste valable à nos échelles.
Pour finir, dire que les scientifiques sont « une majorité de météorologistes convertis en climatologues par la magie des financements publics » relève de l’insulte pure et simple et d’une certaine paranoia, inacceptable et bien trop complaisamment tolérée dans cette affaire au nom du « débat ». On a beau jeu ensuite de se draper dans le doute et la lutte au dogme quand on sort des propos aussi sordidement faux. Ainsi donc, ceux qui appellent au débat face au dogme ont-ils leurs dogmes et leurs préjugés sur leurs contradicteurs.
Hé Tom, je n’ai rien contre les météorologistes. Ils ne seraient pas content de savoir que tu considères leur appellation comme une insulte. Je les consulte souvent avant de faire les foins et de partir en week-end à la mer. Et s’ils veulent se consacrer à la climatologie parce que l’organisme public qui les employait principalement pour rassurer les auditeurs sur le temps qu’il fait, obtient des fonds pour inquiéter les auditeurs sur le temps qu’il fera dans un siècle, je suis tout pour.
Mais il ne s’agit pas de Galilée, Darwin ou Newton. Ils s’agit d’une bande de copains de colloques, réunis en groupe intergouvernemental, qui rassemble des notions basiques de physique, de statistiques, et de données brutes « ajustées », en de vaste modèles informatiques qui sortent mystérieusement des résultats qui ne collent plus à l’évolution des températures de ces dix dernières années.
Ils sont tous d’accord entre eux pour privilégier le radiatif plutôt que le convectif, le carbocentrisme plutôt que le solaro- ou courant-marino-centrisme, tel rond d’arbre ou telle station météo soviétique plutôt que tel autre…
Et ça marche ! Ils sont publiés comme jamais, reçoivent des prix, et voyagent dans le monde entier. Je ferais comme eux si mon potager, mes poules et mes lapins ne me prenait tout mon temps. En fait, je les envie…
Et je ne suis pas le seul ! Les jaloux qui n’ont pas eu les prix écrivent plein de trucs très convaincants pour un écolo-baba-cool comme moi. Et avant de priver mes légumes du C02 de ma bagnole, je me rallie au consensus selon lequel il n’y a pas encore de consensus et que le climat attend encore son Newton qui m’expliquera dans un mail convaincant pourquoi « le fait est » que les climatologues ne peuvent pas justifier le manque de réchauffement pour le moment et que c’est une situation grotesque qu’ils ne le puissent pas !
Merci à tous pour vos commentaires !
@ Tom & Agecodagix : votre débat fort intéressant sort un peu du cadre de mon article, cela ne peut pas faire de mal mais m’incite à préciser certaines choses.
Peut-être me suis-je mal exprimé, mais mon article ne propose pas de débattre du bien-fondé des conclusions scientifiques du GIEC ou de celles des sceptiques. Il rappelle simplement que, contrairement à ce qui a longtemps été affirmé de façon dogmatique par le GIEC, nos médias et nos politiques, le débat scientifique sur le réchaufement climatique n’est pas clos. La vérité à ce sujet n’est pas encore établie, n’en déplaise à certains, et j’insiste sur le fait que considérer les conclusions du GIEC comme des vérités absolues et prendre des mesures drastiques en se basant sur des théories, présente de graves dangers. Parler de dogme dans ce cas n’est pas une insulte mais une réalité, il n’y a donc aucune contradiction dans le titre de mon article selon moi.
Les choses sont heureusement en train de changer doucement, le GIEC lui-même admet certaines erreurs et se dit même ouvert au débat. Il a fallu attendre un certain temps pour voir cette ouverture d’esprit, il faut croire que les sceptiques ont bien fait de s’accrocher, même s’ils n’ont pas forcément raison, car il est indispensable de faire respecter le débat inhérent à la démarche scientifique.
D’autre part, Tom, tu ne peux pas comparer le débat sur le réchauffement climatique à celui sur la forme de la Terre ou à celui sur le créationnisme. Dans le cas de la forme de la Terre, plus aucun fait ne vient contredire cette théorie qui est donc devenue une vérité, la Terre est bien ronde. Il en va tout autrement pour le débat sur l’apparition de l’Homme sur Terre. En effet, il n’existe aucune vérité établie à ce sujet, et personne aujourd’hui n’est capable de prouver scientifiquement comment l’Homme est apparu sur notre belle planète. Les créationnistes proposent un point de vue dogmatique et non scientifique, mais tant que la science n’aura pas résolu cette énigme, ils auront toujours le droit de prendre part au débat. Attention de ne pas tomber dans une pensée dogmatique comme eux :)
De mon côté je ne propose aucun dogme en remplacement d’un autre, à la différence des « Darwinistes » et autres « Big Banguistes » qui proposent ce qu’il convient d’appeler des théories, car elles ne sont pas prouvées. Peut-être le seront-elles un jour, en attendant restons ouverts et abandonnons nos certitudes si mauvaises pour notre capacité à élargir notre conscience.
@ Astérix : je pense que tout citoyen a le droit de s’exprimer sur un débat, pour peu que ses arguments soient construits voire constructifs. Tu dépasses aussi la cadre de mon article (voir ma réponse plus haut), mais j’aimerais te donner mon point de vue sur un de tes argument : je ne crois pas que Christain Gérondeau considère qu’il soit « normal d’épuiser en quelques siècles des ressources qui ont mis des centaines de millions d’années à s’accumuler », mais plutôt qu’il explique que c’est ce qui va se passer quoi qu’il arrive si tous les pays du monde restent contraints d’évoluer dans le système financier actuel. Argument que je soutiens également. Ceci dit, il faudrait sans doute lui demander directement ce qu’il a vraiment voulu dire.
@ Marie : je ne me considère pas comme un climato-sceptique, mais j’essaie effectivement de ne jamais fermer mon point de vue, de toujours élargir le débat et surtout de pointer les dangers des certitudes. D’accord avec toi pour la remise en cause, du moment qu’elle concerne tous les participants au débat. Moins d’accord sur l’inquiétude qui est à mon avis un sentiment inutile voire néfaste. Comme je le dis dans l’article, l’inquiétude et la peur qui nous sont savamment distillées au quotidien nous empêchent de garder la tête froide. En remplaçant l’inquiétude par la vigilance, on peut avoir à une attitude volontaire et consciente, une attitude qui permet la réflexion sereine et l’action maîtrisée.
@ Csil : merci de l’intérêt que tu portes à mon point de vue, merci également pour tes réflexions et tes arguments. C’est bien dans la diversité des points de vue que peut éclore la vérité.
Merci pour ce débriefing dépassionné. J’ai beaucoup aimé la différence que vous avez souligné entre vérité et théorie scientifique. Il me semble pourtant que la théorie de l’évolution n’est pas non plus contredite par beaucoup de faits scientifiques et mériterait donc le label de vérité scientifique. Néanmoins, comme explication ultime de notre apparition sur terre, le fait que nous « descendions du singe » ne suffit pas à expliquer le sentiment que nous avons d’être doués de conscience, c’est-à-dire de quelque chose qu’il est possible d’imaginer comme étant au delà de notre nature biologique. Et là, le créationnisme donne des explications claires en parlant d’âme et de nature divine, tandis que la science, même en spéculant sur l’intelligence artificielle des ordinateurs par exemple, ne donne pas d’explication satisfaisante pour tous.
De même, la théorie carbocentique du climat a pour fonction de donner une réponse claire à une question perçue comme fondamentale : « Quelle est la cause du changement climatique, et que pouvons nous faire pour empêcher ce changement ? »
Si la réponse est le CO2 émis par l’homme, la solution est simple : le coupable doit supprimer la cause.
Si la réponse est la variabilité naturelle du climat, il n’y a pas de coupable, et l’homme devra surmonter sa peur du changement et s’adapter, comme il a toujours du le faire auparavant.
Il s’agit néanmoins d’une controverse d’arrière garde. Les températures globales mesurées par satellites ne correspondent plus aux modèles climatiques carbocentriques du GIEC (publiés en 2007, à partir de rapports de 2005, basés sur des chiffres encore antérieurs) depuis au moins dix ans. Mais ils n’en parlent pas encore officiellement avant leur prochain rapport officiel de 2013. Néanmoins, dans un mail daté d’octobre 2009 adressé à Michael Mann et en copie aux principaux climatologues du GIEC, Kevin Trenberth (membre du GIEC) le reconnait quand il dit que « le fait est » qu’ils ne peuvent justifier (au moyen de leurs modèles climatiques) le manque de réchauffement pour le moment, et que c’est une situation grotesque qu’ils ne le puissent pas. (sauf à mettre en cause l’exactitude des données).
Normalement, il ne reste en lice que la théorie du changement climatique imputable à des causes naturelles. Les émissions de CO2 ne seraient plus qu’une cause minime.
» Il en va tout autrement pour le débat sur l’apparition de l’Homme sur Terre. En effet, il n’existe aucune vérité établie à ce sujet, et personne aujourd’hui n’est capable de prouver scientifiquement comment l’Homme est apparu sur notre belle planète. »
« Néanmoins, comme explication ultime de notre apparition sur terre, le fait que nous « descendions du singe » ne suffit pas à expliquer le sentiment que nous avons d’être doués de conscience, c’est-à-dire de quelque chose qu’il est possible d’imaginer comme étant au delà de notre nature biologique. Et là, le créationnisme donne des explications claires en parlant d’âme et de nature divine, tandis que la science, même en spéculant sur l’intelligence artificielle des ordinateurs par exemple, ne donne pas d’explication satisfaisante pour tous. »
Encore un bon exemple de la convergence intellectuelle entre créationnisme et climato-scepticisme. Voilà le problème de cette histoire : vous balancez des trucs complètement faux sans rien connaître au domaine pour confirmer vos préjugés, c’est de l’anti-science pure et simple. Tous ces débats sont obscurantistes, je sais bien que cela ne sert à rien (voire que c’est contre-productif ) de le dire, mais contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas la peine de venir discuter, vous êtes manifestement convaincus de trucs complètement faux, je vous laisse entre vous sur ce lien :
http://darwin2009.blog.lemonde.fr/2009/12/17/petit-precis-de-scepticisme-online/
Pour la controverse sur les causes scientifiques du climat, je n’ai plus qu’une seule référence, celle de Kevin Trenberth, membre du GIEC, dans son mail cité supra !
Sur l’utilité sociale des dogmes, je suis d’accord pour tout !
@ Bôôh : merci pour ce commentaire très bien construit et argumenté. Vos connaissances et votre façon de les exprimer amènent des réflexions, ce qui est indispensable dans un débat constructif.
Je reviens en quelques mots sur le dogme : il est clair que les conclusions des scientifiques ne sont pas forcément simplistes et qu’ils ne mentionnent pas uniquement le CO2 comme gaz à effet de serre et donc comme unique cause du réchauffement climatique. Je ne prétends d’ailleurs pas que ce soit leur conclusion, mais il faut bien admettre que c’est l’argument massue de tous les discours médiatique, politique et commercial que nous subissons en permanence. Nos voitures doivent consommer moins de CO2, il faut moins prendre l’avion pour rejeter moins de CO2, on nous propose une taxe « carbone » (comprenez « CO2″), les accords internationaux sont signés sur la base de réduction des émissions de CO2, etc. Les journalistes, les politiques et les publicitaires sont sans doute responsables de cette simplification des arguments scientifiques, mais c’est bien de ce dogme là que je parle dans mon article, celui que subit l’opinion publique au jour le jour, celui qui simplifie des problèmes complexes afin de mieux imposer des solutions contraignantes et bien souvent inefficaces. C’est d’ailleurs bien parce que je ne suis pas un spécialiste que je n’entre pas dans le débat scientifique comme vous l’aurez noté.
Concernant le climate-gate, encore une fois je parle de l’opinion publique. Il est vrai que des articles de presse écrite ou sur le net ont mentionné cette affaire, mais lorsque j’en parle autour de moi, l’immense majorité des gens n’est pas au courant. J’ai déjà lu les quelques arguments que vous reprenez pour expliquer certaine phrases prêtant à confusion trouvées dans les mails des scientifiques, toujours les mêmes, on ne concluera pas ce débat aujourd’hui et je crois que chacun peut voir midi à sa porte. Il n’en reste pas moins que Phil Jones, patron démissionnaire du CRU suite à l’affaire, a tenu des propos très nuancés lors d’un entretien pour la BBC en février dernier. Il a notamment reconnu que la Terre ne se réchauffe plus depuis 1995, et même qu’elle se refroidit depuis 2002 (-0,12°C par décennie), ce à quoi il ajoute, comme pour modérer ses propos, que cette dernière tendance n’est pas significative au niveau statistique, ce qui est normal puisque ce processus a commencé récemment et qu’il est encore en cours. Quoi qu’il en soit, il est lui aussi de nouveau ouvert aux critiques et au débat, il valide des arguments qui étaient encore réfutés il y a peu, et c’est bien là une attitude constructive qu’il aurait toujours dû avoir.
Sur les taxes enfin, peut-être me suis-je mal exprimé, mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il est bien évident qu’une société ne peut fonctionner sans taxe, je parle dans mon article du réflexe de création systématique d’une nouvelle taxe comme unique solution à un nouveau problème. Nous créons sans cesse de nouvelles taxes pour pallier les problèmes que nous recontrons, sans que jamais aucun problème ne soit réglé. Sans faire de populisme et sans crier « tous pourris », ce que je ne fais d’ailleurs pas, il faut admettre que la situation de notre pays et de notre planète ne cesse de se déteriorer, à tous les niveaux, et que nos dirigeants politiques successifs en sont les principaux responsables. Bien sûr que l’argent public a permis de construire des hôpitaux et des écoles, mais il faut voir dans quels piteux états ils sont aujourd’hui et dans quelles conditions déplorables se trouvent ceux qui y travaillent, malgré les taxes toujours plus importantes que nous payons.
Pour conclure, j’ajouterai que ça ne me dérange absolument pas d’être du même avis que des libéraux sur certains points. Se rejoindre sur des faits n’implique par nécessairement l’adhésion à toutes les pensées et les arguments de l’autre, comme je le rappelle dans mon paragraphe à propos des notes. C’est à mon avis en abandonnant cette attitude de séparation absolue des points de vue que nous arriverons à un véritable échange serein d’idées, ce qui permettra d’aboutir à un consensus global sur les solutions à mettre en oeuvre pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous sommes enfoncés. D’ailleurs il me semble que nous sommes aussi d’accord sur quelques points vous et moi.
Merci de m’avoir lu une nouvelle fois, bonne fin de journée :)
@ Tom. A toutes fins utiles, je rappelle que je ne suis ni créationniste, ni climato-sceptique, je me tiens simplement loin des dogmes, qu’ils soient religieux ou scientifiques, car ils représentent pour moi une formidable machine à contrôler les esprits et à empêcher de réfléchir en liberté.
Pas d’anti-science non plus en ce qui me concerne, au contraire, mais il faut bien admettre que la science n’a pas réponse à tout et que même si elle a fait des progrès et des découvertes extraordinaires ces dernières années, elle commence à peine à entrevoir les mécanismes qui sont à l’oeuvre dans notre réalité physique. A tel point d’ailleurs que même le terme « réalité » est devenu subjectif. Voir tous les travaux sur la physique quantique.
N’en déplaise à tous les Darwinistes convaincus, cela s’appelle encore la thérie de l’évolution, et ce n’est pas un hasard ou un fait de langage. Comme son nom l’indique, c’est encore une théorie qui n’est pas prouvée scientifiquement, et je répète que personne aujourd’hui n’est capable de prouver l’exactitude de cette théorie pour en faire une vérité incontestable. Les scientifiques cherchent encore l’argument définitif. S’ils le trouvent, j’en serais absolument ravi et n’aurais aucun cas de conscience. Il est vrai qu’un ensemble concordant de faits viennent valider cette théorie. Mais il est également vrai que certaines découvertes viennent la contredire et que d’autres découvertes qu’elle implique restent introuvables depuis toujours.
Les tenants des théories scientifiques controversées sont en général beaucoup plus enclins à contredire les arguments des sceptiques qu’à prouver leur propre théorie. Curieux. Nous sommes d’accord pour dire qu’il est hors de question de douter de tout et de remettre en cause toutes les vérités avérées sous pretexte de scepticisme. Mais soyons simplement honnêtes et acceptons le simple fait que la science n’a pas encore résolu toutes les énigmes auxquelles elle est confrontée, loin s’en faut. C’est un processus naturel, laissons-lui le temps de travailler, mais qu’elle accepte les doutes et les interrogations durant cette période, qu’elle fasse preuve d’humilité et de bonne foi, c’est tout ce qu’on lui demande.
Je ne suis pas d’accord avec l’article. Certains écologistes sont peut-être dogmatiques, mais le GIEC ne l’est pas. Le rapport développé du GIEC fait état des recherches actuelles dans le domaine du climat et tient compte des avis contradictoires de la communauté scientifique.
Je suis tout à fait conscient que le GIEC exagère sur certains points, qu’il y a des incertitudes et que le rapport comporte des erreurs, cf mon article http://blog.penserdurable.com/2009/12/07/ultimatum-climatique-le-giec-nous-manipule-t-il/. Mais si les graphes de Courtillot sont contestés par les scientifiques, le livre d’Allègre est carrément truffé d’erreurs et de contradictions. On comprendra que ce dernier tient surtout à regagner une existence médiatique.
N’étant pas des experts du climat, nous sommes facilement manipulés par les déclarations des scientifiques pseudo-experts. Si débat il doit y avoir sur la véracité scientifique d’untel ou untel, cela doit se passer entre scientifiques compétents ; nous-mêmes ne pouvons pas trancher entre la théorie du réchauffement dû aux gaz à effet de serre ou celle portant sur l’action du soleil. Si vous voulez voir la réponse de Jean Jouzel du GIEC aux climato-sceptiques : http://blog.penserdurable.com/2010/03/16/le-climatologue-du-giec-jean-jouzel-repond-aux-attaques-des-climato-sceptiques/
@ Penser Durable. Je suis d’accord avec vous, le débat doit avoir lieu entre scientifiques qui savent de quoi ils parlent, c’est d’ailleurs pour cette raison que mon article n’aborde pas les arguments scientifiques des uns et des autres.
Le but de mon article est de dénoncer un dogme dont les conclusions du GIEC sont la source, dogme entretenu et amplifié par les médias, les politiques et l’industrie, dogme qui induit des situations dangereuses pour notre libre-arbitre et notre capacité à agir sereinement. Rien de plus mais c’est déjà beaucoup :)
@ Ludovic :
Mais de rien, vous avez fourni un travail important, vous méritiez en retour un travail important (même si en désaccord)
CO2 « c’est l’argument massue de tous les discours médiatique, politique et commercial » : je ne peux que partager votre constat. C’est aussi l’une des causes du scepticisme d’une part de la population, le travestissement (au nom de la simplification) du message par les media.
Sur le climate-gate, si l’opinion publique n’en a pas connaissance, c’est à mon avis pour deux raisons. D’abord et surtout parce que malgré tous les discours, le français (peut être remplacé par n’importe-quelle nationalité) moyen n’en a majoritairement rien à faire de l’écologie, donc ne se renseigne pas dessus. Du coup la seule perception de la question qu’il en a, c’est la source d’information majeure nommée JT. D’où des sujets évoqués (voire pas évoqués) mais pas traités, donc pas su ou pas compris. La deuxième cause (je suis plus réservé, c’est une hypothèse), c’est que la polémique ayant été tuée dans l’œuf étant peu polémique, la communication sur le sujet n’a pas eu le temps de s’étendre au grand public.
Sur les taxes, je suis convaincu que c’est une partie de solution aux problèmes socio-éco-écologiques (DD). Mais attention, pas par un ajout de taxes : par une modification des sources et mode de calcul des taxes. Que ce soit moins le travail et plus l’atteinte à l’environnement (et pas que les GES).
Le problème avec les ultralibéraux (je précise économique parce que le terme libéral regroupe bien plus de chose que le libéralisme économique dont il est question ici), comme avec tout point de vue politique/idéologique d’ailleurs, c’est que le postulat de base (dans notre cas totale liberté de l’entrepreneur) est la principale (pour ne pas dire unique) base de réflexion. Ils ne sont pas écolo-sceptiques par compétence scientifiques ou conviction mais parce qu’ils pensent que la protection de l’environnement est contraire à leurs intérêts. Tous les domaines pour lesquels l’écologie était synonyme de gain financier ont d’ailleurs été investit par les libéraux. Dans un autre domaine, l’industrie du nucléaire, on a le même mécanisme d’appropriation. Jusqu’à la fin des années 90, la cogema puis Areva, EDF, l’Etat disaient en substance aux associations et parti écologistes : ne nous cassez pas les couilles bande de terroristes verts (pardon pour ce langage ordurier, mais c’est ce qui reflète le mieux leur propos d’alors). Aujourd’hui, ils disent : vous vous trompez de combat, l’électricité nucléaire est écologique puisqu’elle ne rejette pas de CO2. C’est du même ressort, les dogmes/thèses/arguments environnementalistes sont aussi facilement rejeté que récupérés suivant qu’ils servent ou desservent une autre cause (économique) sans le moindre rapport.
(attention, je ne faisais pas allusion au nucléaire pour rentrer dans cet autre débat, simplement pour le parallèle sur le rejet et la récupération d’un thème par intérêt plus que par conviction).
Pour finir, sur votre réponse à Tom, la connaissance scientifique n’est pas un processus naturel, mais le résultats de politiques actives. Son rythme de croissance, sa diversité de sujets, mais aussi ses reculades (s’il y a des failles connues dans la théorie évolutionniste, le pouvoir fort des créationnistes dans certains pays est un recul de la connaissance. En remontant bien plus loin dans le temps, alors que les romains- au sens large de l’étendue de l’Empire- construisaient des bains et des réseaux d’hygiène, au Moyen-Age et à la Renaissance beaucoup pensaient qu’il ne fallait surtout pas se baigner parce que la peau était poreuse, et on avait perdu beaucoup de connaissances sur l’hygiène, notamment les risques septiques au contact des excréments. C’est une véritable période de recul de la connaissance qui a eu lieu, et on n’est jamais à l’abri d’une nouvelle reculade) dépendent à la foi de la vérité (difficile de trouver quand on ne cherche pas du bon côté) et de la volonté des organisations publiques (les Etats et les étages en dessous) et privées.
Enfin, attention au désir de la preuve ultime. Elle n’existe que rarement en matière scientifique, et l’attendre pour se prémunir est une erreur souvent commise. La plupart des concepts admis en science sont des théories (avec plus ou moins ou pas de failles), et lorsque quelque-chose est prouvée au sens où vous l’entendez, la preuve elle-même parfois s’appuie sur des théories.
Excellent article. Même si je suis convaincue qu’il y a un réchauffement climatique, je pense qu’il est bon de permettre le débat. J’ai parlé à deux scientifiques du GIEC et ils disent à propos des climato-sceptiques: certes, nous faisons des fautes, nous ne sommes sûrs de rien (et oui), mais c’est le propre de la science. Le scientifique qui dira qu’il est sûr à 100% du réchauffement climatique est nécessairement un mauvais scientifique. En science on n’est sûr de rien, on avance des hypothèses et on essaie de les prouver.
Néanmoins, imaginons que demain on nous prouve que tout ça n’était que mythe. Ne devrions-nous tout de même pas, continuer? Mieux isoler nos maisons, c’est utiliser moins d’énergies fossiles qui à terme disparaîtront. Manger local = moins d’énergies fossiles. Moins de viandes = plus de « justice alimentaire ».
Je pense que les actions bénéfiques, les efforts, quand ils sont bien pensés nous font entrer dans un cercle vertueux.
Effectivement, Barnabé, depuis peu, les vrais scientifiques du GIEC sont beaucoup moins catégoriques concernant l’influence des émissions de CO2 sur le climat. Kevin Trenberth, (« lead author » du GIEC) le reconnait dans ses mails d’ octobre 2009 adressés aux principaux membres du GIEC. Il s’étonne qu’un de ses collègues n’accepte pas le fait qu’ils sont très loin de comprendre les mécanismes énergétiques qui régissent le climat. Il dit aussi qu’il est grotesque de ne pas pouvoir justifier le manque de réchauffement actuel ni par les courants marins, ni par le CO2, ni par le soleil. Il admet donc que leurs modèles ne collent plus très bien à la réalité, à moins que ce ne soient leurs données, ce qu’ils préféreraient. Les confrères de Trenberth réagissent mollement à cela : ils croient toujours au CO2, mais n’arrivent plus à démontrer son influence dans leurs modèles 2007. Alors ils attendent le prochain rapport de 2013 en espérant découvrir une tendance et des causes convaincantes entretemps. Mais laisser les politiques décider maintenant à partir d’un éventuel mythe, c’est courir le risque qu’ils fassent n’importe quoi!
@ Bôôh, Merci encore pour vos arguments très intéressants.
Juste pour clarifier, je qualifiais de « processus naturel » le fait que la science prenne du temps pour découvrir la vérité et qu’elle passe donc par des phases de théories et de doutes. On accepte mal aujourd’hui que certaines théories, et la théorie de l’évolution en est un bon exemple, comportent une part d’incertitude voire d’erreur, et c’est le fait d’absolument vouloir les tenir pour vraies qui ne me semble pas naturel.
Il existe tout de même une vérité sur cette question, une réponse exacte quant à l’apparition de l’Homme sur Terre. C’est arrivé, on doit donc pouvoir savoir comment. Si la science, dans sa forme actuelle, n’est pas capable de retrouver cette vérité, elle doit sans doute évoluer. Presque toutes les recherches sur ce sujet prennent la théorie de l’évolution comme postulat de départ. On intègre dans cette théorie tous les faits qui cadrent avec elle, et on ignore systématiquement ceux qui la contredisent. Comment voulez-vous que les réponses puissent évoluer ? Il est clair qu’en entretenant cette méthode, on arrivera jamais à une réponse satisfaisante.
Je pense qu’il est dommage de se contenter des théories, surtout si on sait qu’elles sont fausses ou sujettes à critiques, sous prétexte que la preuve n’existe pas ou est impossible à démontrer. C’est un peu facile et enlève beaucoup de crédit à la science selon moi.
Maintenant si vraiment une théorie n’est pas démontrable et que la preuve ultime ne peut jamais être découverte, alors il faut absolument que la science soit honnête, reconnaisse qu’elle n’est capable de proposer qu’une théorie et qu’elle accepte de nouvelles pistes de réflexion. Beaucoup de scientifiques qui proposent des arguments ou des théories nouvelles sur beaucoup de sujets sont raillés ou discrédités, c’est une attitude dogmatique, la marque d’un esprit fermé et une négation de l’esprit scientifique. La science doit aussi éviter de laisser l’opinion publique croire qu’elle détient la vérité. C’est pourtant ce qui se passe pour la théorie de l’évolution : l’immense majorité de l’opinion publique croit fermement que l’Homme descend du singe et que tous les êtres vivants sont issus d’une simple bactérie. Cette situation de pseudo certitude scientifique sans débat est exactement ce qui s’est passé avec le réchauffement climatique jusqu’à aujourd’hui. Les chosent évoluent enfin.
Pourquoi est-il si difficile de dire : « nous ne savons pas » ? On pourrait d’ailleurs ajouter « mais on y travaille, toutes les contributions sont les bienvenues », voilà qui changerait un peu.
Mais arrêtez de me remercier, ça devient gênant ! :-D
La science reconnait ses faiblesses, les articles scientifiques sont truffés de précautions et les biais identifiés sont assez systématiquement déclarés. Dès lors qu’on s’attache au très grand (impossible à représenter exactement, donc modéliser grâce à des simplifications plus ou moins importantes), à l’infiniment petit (impossible à observer sans le perturber), au passé (on ne peut pas y revenir) ou au futur (on n’y est pas encore), on se base sur des hypothèses. Ca ne veut pas dire que la théorie et la modélisations ne sont pas des processus fiables, ça veut simplement dire que le « fait » est quelque-chose de très rare en science, mais que le processus théorique, vérifié au maximum de façon théorique et de façon empirique, repose sur des probabilités (approchant au maximum de 1, donc la non-véracité est plus qu’improbable, elle est irréaliste et souvent quasi-impossible) plus souvent qu’on ne le perçoit, tout simplement parce que la vie et la connaissance ne sont pas un épisode des experts CSI. Le climat regroupe à la fois des questions sur le très petit (comportement local des aérosols, interactions rayonnement-matière, mécanique des fluides…), sur le très grand (mécanique des fluides appliqués à des flux importants, interactions sol-air et entre les sphères, rayonnement solaire, flux marins…), au passé (histoire et préhistoire des climats, glaciologie…) et à l’avenir (détermination de scénarios d’évolution), donc il y a des modèles (= simplifications), des phénomènes constatés mais pas toujours démontrés, des discussions et surtout des fourchettes de résultats. Le GIEC propose et teste plusieurs scénarios, certains très optimistes, d’autres moins. Donc c’est certes de la théorie, avec des trous, des limites, des marges de précision, mais le taux de fiabilité est important et croissant, alors que la fiabilité de thèses sceptiques va décroissante.
En ce moment on parle beaucoup du nouveau synchrotron. Son rôle est d’essayer de trouver des éléments de base « théoriques » sur lesquels repose pourtant tout ce qu’on sait de la physique. On n’a jamais trouvé le boson de Higgs jusqu’à présent, on ne l’a jamais vu, il n’empêche que toutes les lois qu’on en a déduit fonctionnent. Le boson de Higgs n’est pas « prouvé » au sens où vous l’entendez, mais la « théorie » qui en découle est juste.
@ Bôôh, je ne prendrais pas le risque de vous remercier encore une fois, mais je vois que nous sommes d’accord sur ce qu’est la démarche scientifique dans l’absolu. Le problème que j’ai est le suivant : si tous les scientifiques, ou du moins tout ce que les journalistes et les politiques rapportent de leurs propos, avaient la même mesure que vous, je n’aurais même pas eu l’idée d’écrire l’article qui sert de base à notre discussion :) Vous êtes ouvert au débat, posez des arguments solides, reconnaissez que vous pouvez vous tromper et que le débat scientifique est rarement clos. Vous associez la majorité des scientifiques à votre démarche alors que selon mon ressenti il en est bien autrement, que ce soit sur le Darwinislme, le réchauffement climatique, les recommandations de santé publique ou d’autres sujets polémiques.
J’espère que, grâce à une observation objective et précise, vous pourrez vous rendre compte par vous-même que votre attitude n’est malheureusement pas celle qu’adoptent la plupart des scientifiques dont on entend les conclusions à travers les médias, et que cela vous incitera à davantage de vigilance et d’esprit critique sur ce qui se passe actuellement dans notre monde. Si les scientifiques jugeaient que leurs propos étaient déformés, ils pourraient prendre la parole pour rectifier, mais il ne le font jamais. En réalité je crois que sur ces sujets les journalistes, les politiques et les scientifiques jouent la même partition, et c’est bien là le danger que je pointe dans mon article.
Pour illustrer mon propos, une brève recherche m’a permis de retrouver un article qui montre que les journalistes, suite aux conclusions des scientifiques du GIEC qui n’ont rien fait pour les contredire, ont voulu clore le débat sur le réchauffement climatique il y déjà trois ans ! On y lit « le débat scientifique … est clos ». Aujourd’hui la tendance a été inversée et le débat est plus ouvert qu’à cette époque, mais je ne sais pas ce qui se serait passé si aucun sceptique n’avait pris la parole sous les huées et les insultes, rappelez-vous qu’à l’époque on les a immédiatement traité de négationnistes (et on l’entend encore de temps en temps). Avec tout les sous-entendus malsains que ce mot comporte, ça en dit long sur l’ouverture au débat. Voici un extrait de l’article en question :
Les scientifiques entérinent la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique
Article publié le 03 Février 2007
Par Hervé Kempf
Source : LE MONDE
Extrait :
Dans le dernier rapport du GIEC, publié vendredi 2 février, les experts confirment la gravité des changements en cours et le rôle crucial de nos émissions de gaz à effet de serre. Le débat scientifique sur le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement climatique est clos : c’est ce qu’indiquent sans ambiguïté les climatologues dans le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), publié vendredi 2 février à Paris. Le Résumé pour les décideurs expose que « l’essentiel de l’augmentation observée des températures moyennes depuis le milieu du XXe siècle est très probablement dû à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre engendrées par l’homme ».
Histoire d’enrichir encore un peu l’approche de Ludovic, voici une approche lue sur le blog de UN MONDE LIVRE
http://www.unmondelibre.org/blog/?p=110
Réchauffement climatique : Est-ce au politique de décider la vérité ? (April 5th, 2010 | Author: Emmanuel Martin)
Visiblement oui pour les scientifiques ayant signé une pétition (http://ow.ly/1uM3S) contre les “climatosceptiques” Claude Allègre et Vincent Courtillot, transmise au Ministre de la recherche. Le politique subventionnant grassement la recherche sur le réchauffement climatique, dans le but de le prouver, on savait déjà que la vérité était “tranchée” depuis longtemps. On a permis à un lobby “pro” d’obtenir un monopole de la pensée. Aujourd’hui, il s’agit de faire taire les opinions minoritaires qui ne sont pas moins fondées que l’opinion majoritaire, mais nettement moins subventionnées. Belle éthique scientifique donc. La science se décrète donc par consensus et celui-ci est, de surcroît, “décidé” de manière politique ! On croît rêver. Voir la belle critique du mathématicien Benoît Rittaud (http://ow.ly/1uM1B ). Voir aussi nos articles sur la question :
http://www.unmondelibre.org/Martin_Copenhague_secrets_071209
http://www.unmondelibre.org/Martin_Copenhague_science_301109
http://www.unmondelibre.org/Martin_consensus_rechauffement_021209
http://www.unmondelibre.org/Martin_climategate_foot_231109
http://www.unmondelibre.org/Martin_debat_interdit_011009
http://www.unmondelibre.org/Bedard_Copenhague_pauvres_091209
http://www.unmondelibre.org/El+Mousaoui_Sarko_nucleaire_031209
le même débat sur le blog de Jean GADREY
Climato-sceptiques contre climatologues : où est l’imposture ?
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/03/31/climato-sceptiques-contre-climatologues-ou-est-l%E2%80%99imposture/#comment-4384
Suite à l’intervention de Christophe Cesetti, mon avis personnel et totalement subjectif sur l’effet de l’appel des scientifiques au pouvoir politique.
La situation est terrible, ils (les scientifiques) ne sont censés communiquer qu’avec la rigueur et la précision du scientifique (je suis d’accord avec vous Ludovic, des fois ils manquent de précaution, mais c’est très rare, et c’est surtout le monde médiatique qui massacre et caricature sous prétexte de simplifier), et doivent faire face à des Allègre et à des lobbyistes qui n’hésitent pas à mentir pour se faire entendre (voire une fois de plus le lien que j’ai posté précédemment vers l’article de S. Huet et la réponse d’Allègre). Le discours d’un côté est juste (car intègre les limites de ce qui est exposé) mais peu intelligible du grand public (sauf à prendre le temps, ce que ne fait pas le grand public), de l’autre il est faux mais bien compréhensible. Le combat est donc inégal. Dans le désarroi du à cette situation, et en réaction à toute une série de remises en question de différents sujets liés à l’environnement (taxe carbone jetée aux orties, affichage environnemental passé d’obligation légale dès janvier 2011 à expérimentation à partir de juillet 2011, attention médiatique de nouveau accrue pour les climatosceptique…), ils ont demandé à l’appareil politique de s’engager pour les protéger de ce genre d’agitateurs sans crédibilité. Ils n’ont pas demandé d’étouffer le débat, mais justement de protéger le débat scientifique des manipulateurs comme Allègre.
En voyant ça, ma réaction a été, pardon pour la vulgarité « Ah bordel quels cons ! »
C’était une énorme erreur stratégique qui montre à quel point ces scientifiques ne maîtrisent pas la question de la communication (contrairement à leurs adversaires lobbyistes et politiques -Allègre pour ne plus le citer- par exemple, donc c’est très exactement le métier). Cet appel a donné de la crédibilité à ces agitateurs qui passent leur temps à communiquer partout en prétendant qu’on les fait taire. Il donne l’impression au grand public qu’effectivement ces scientifiques veulent fermer le débat. Par conséquent l’impression que leur travail n’est pas solide et que les sceptiques ont raison. C’est totalement contreproductif.
oui, oui, il y a de nombreuses questions à se poser.
Oui, oui, diversifier ses sources est important pour mieux comprendre.
Oui, oui, nous n’avons pas forcément trouvé les solutions miracles aux problèmes de la terre…
Quelques soient les problèmes, selon moi, celui qui domine est l’inconscience générale.
Qui a dit qu’il suffisait de réduire le problème du climat à une simple raison : les gaz à effet de serre?
Mais personne!
C’est en regardant le monde avec recul et dans son intégralité que l’on finira petit à petit à convaincre les humains qu’ils ne sont pas les propriétaires du monde.
Je ne suis pas scientifique, pas même une intellectuelle digne de ce nom, juste une citoyenne du monde inquiète de ce que l’homme lui fait subir jour après jour sans le moindre scrupule (ni culpabilité). Réinventer un mode de vie et de consommation des énergies ne se fera qu’avec une prise de conscience générale.
Malheureusement nous sommes gouverné par une soif d’orgueil et il semble plus légitime de donner libre cours à toutes les infamies plutôt que de dire STOP!
Soyons citoyens tous ensemble de la même planète et agissons dans un bon sens général. A quoi servira la branche sur laquelle vous êtes assis quand à force de discours sur le fait que rien n’est prouvé (scientifiquement, politiquement, etc) elle se brisera?
Je n’ai pas de solution mais malgré tout j’agis au quotidien:
-J’inculque à mes enfants le respect de l’autre et de son environnement.
-Je donne sans attendre de retour à ce qui ont besoins (pourtant je fais parti des gens dit « dans la pauvreté »).
-Je recycle, entretien, marche, utilise ma tête et mes bras…
Et tout ça sans juger celui qui ne le fait pas, mais en lui montrant que je vis tout aussi bien que lui avec très peu et en restant proche de valeur essentielles.
Ma fille à 2 ans et d’elle même elle ramasse les déchets sur le chemin de la crèche…
Le faites vous? Moi, je m’y suis mise pour suivre SON exemple.
Éduquons nos enfants, donnons envie aux autres de partager des modes de vie respectueux et digne et les solutions se trouveront ensemble.
Utopistes? Non, j’essaie de rester optimiste.
On ne nait pas conscient on le devient!
Témoignage d’une personne qui n’attend pas qu’on lui prouve qu’il faut respecter la Terre pour le faire ;)
l’usage excessif du principe de précaution mis à toutes les sauces (climat, grippe A, OGM, nanotechnologies, rayonnements GSM et WiFI,…) et une société gérée par la PEUR ne mènera à rien de bon et nous aura tous tués bien avant la cataclysme climatique annoncé.
Tout ça est ridicule il faut arreter avec ces épouvantails dignes de l’inquisition médiévale.
[...] invité, qui a fait coulé beaucoup d’encre dans le climat de scepticisme ambiant. Intitulé “Changement climatique, les dangers du dogme”, il visait surtout à témoigner d’un ressenti plus que d’un positionnement ferme, le [...]
[...] Réchauffement climatique: les dangers du dogme, Ecolo-Info, Mars 2010 [...]
Je préfère l’expression « changement climatique » à celui de « réchauffement climatique ». Il est vrai que globalement la Terre va prendre quelques degrés mais il y aura aussi des régions qui seront plus froides par rapport à aujourd’hui (et d’après quelques articles, la France pourrait bien être coupé en deux : le Nord plus froid et le Sud plus chaud…). Je l’ai deja souvent entendu dans le sens ou les extremes seront plus forts donc plus chaud en été avec plus souvent des canicules et plus froid en hiver avec des risques de précipitations hivernales plus fortes. Pour nous rassurer sur l’avenir de notre planête, rappellons nous que les écologistes se sont toujours tromper dans leurs prédictions. C’est peut-être une façon de tracer la frontière entre l’écologie et l’écologie politique. L’écologiste politique est celui qui, au service de son idéologie politique réactionnaire, ose prévoir, installe des taxes et se trompe sans vergogne. Entre temps, il dénature l’idée de progrès. Une fois dit cela, le rôle de scientifique, spécialiste du domaine, c’est de donner les infos avec le maximum de rigueur, c’est à dire (1) ne pas en rajouter des couches sous prétexte d’élever le niveau de conscience des masses (2) attirer l’attention sur les conséquences probables et meme sur celles qui ne sont que possibles mais en précisant le distinguo.