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How do you wwoof: des pays si différents!


Le 21 mars 2010 | Par

Nathalie

Ses articles

Voyageuse dans l'âme et jeune maman, j'aspire à me/à vous poser toujours plus de questions pour aller vers un bonheur responsable, simple, économique et écologique !

Nous revoilà dans notre série d’articles à propos du wwoofing. Aujourd’hui, je voudrais vous exposer un fait bien curieux : le wwoofing est complètement différent d’un pays à un autre !

Lorsque nous avons commencé notre expérience, qu’on qualifierait bien de « volontariat » international, nous sommes partis de la France (c’était en mars 2009).

Chez nous, le wwoofing est tout jeune, seulement deux ans (enfin trois, maintenant que je suis partie depuis un an !). Petite piqûre de rappel: WWOOFING est l’acronyme de “Willing workers on organic farm”, vous travaillez chez des familles et des fermiers en échange du gîte et du couvert, aucun échange monétaire. De manière assez homogène, les hôtes nous ont proposé le gîte et le couvert en échange de 5 ou 6 heures de travail quotidien, en plus de la participation aux tâches ménagères (repas, un peu de rangement et de ménage, prendre soin des enfants s’il y a …).

Nous étions satisfaits de ce ratio, nous travaillions en général le matin, plus une partie de l’après-midi, nous avions alors la fin de journée de libre pour aller nous promener et aussi 2 jours de congés (généralement le weekend) pour nous reposer.

Quand nous sommes allés au Canada (de juillet à septembre 2009), les conditions ont changé. En moyenne, nous avons aussi fait six heures par jour (parfois un peu plus) et nous avions une journée de congé. Les horaires étaient différents, nous commencions plus tard, ce qui nous amenait donc à une journée complète de travail et nous n’avions pas toujours le temps d’aller nous promener.

En même temps, au Canada, lorsqu’on est dans une ferme, elle est généralement très grande et à moins d’avoir une voiture, il vous faut marcher au moins 1 heure pour rejoindre la civilisation.

Le wwoofing est en place depuis plus longtemps dans ce pays, à peu près 6 ans. La notion semble avoir fait son chemin, puisque les familles qui nous ont accueillit n’étaient pas toujours des fermes, pas toujours très bio, mais en tout cas toujours concernées par la question. Nous avons eu quelques difficultés à cibler notre expérience autour des sujets forts de notre voyage : l’éco-construction, les énergies renouvelables et la permaculture.

Depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande, nous voyons les choses sous un angle différent. Le wwoofing est quasiment né dans ce pays (et en Australie), cela fait donc plus de dix ans que c’est en place et c’est très connu.

Allez donc demander à un français dans la rue s’il connait le wwoofing, il vous conseillera sûrement d’aller voir un quelqu’un ;) Ici, tout le monde connait et il y a une quantité incroyable d’hôtes disponibles au kilomètre carré !

Le revers de la médaille, c’est la forme qu’a pris ce type de volontariat. Certes, nous travaillons en moyenne 3 ou 4 heures par jour, parfois 5. Nous n’avons en revanche pas de jour de congé, ou seulement un dans certaines maisons. Nous faisons souvent des travaux relatifs à l’agriculture (arbres fruitiers, les champs …) et nous n’avons finalement pas vu beaucoup de fermes ! Ici, le wwoofing est considéré comme une manière de rencontrer des étrangers, de faire vivre sa maison une fois les enfants partis, de remplir une chambre vacante ou encore d’avoir de la main d’œuvre gratuite (mais les gens n’abusent pas en général). C’est plutôt un bon deal pour le backpacker lambda qui wwoofe pour découvrir un pays pour pas cher.

En revanche, pour les voyageurs au cœur vert comme nous, c’est la cata !

A l’heure où je vous écris, nous sommes en Nouvelle-Zélande depuis six mois. Nous avons wwoofé dans six endroits différents et nous avons eu beaucoup de mal à trouver des expériences intéressants pour notre projet, où même simplement écologiques!

Les hôtes sont adorables, mais pas toujours raisonnables … Le peu d’endroits où nous avons vraiment travaillé et vécu de manière « écologique » étaient très «roots » (genre tente et sandwitch ). En haute saison (l’été, donc décembre, janvier, février), il est extrêmement difficile de trouver un hôte (car le wwoofing est très populaire) à moins d’avoir réservé des semaines en avance !

La seule place que nous ayons trouvé ce mois-ci est une gigantesque maison avec une piscine, un jacuzzi, une énorme chambre avec un lit king size pour nous tout seul, des repas dignes d’un restaurant et juste 3 heures de travail le matin … Cela parait surréaliste n’est-ce pas ? Mais nos hôtes épandent du round-up, mangent de la viande à tous les repas, ont trois 4×4 et ne comprennent pas ce qu’est le développement durable. Bizarre pour du wwoofing n’est-ce pas ? C’est comme ça en Nouvelle-Zélande :)

Au Japon, c’est autre paire de manches de kimono …

Fidèle à l’image stéréotypée que l’on imagine, les hôtes de wwoofing japonais sont droits comme la justice. Le site internet où vous dénichez les hôtes est d’une rigidité à faire pâlir du ciment. Les annonces sont très formelles et précises. Le travail est très strict. On se lève à 6H30, on travaille une heure et demi dans la maison, puis six heures aux champs, puis une heure dans la maison. On n’a qu’un jour de congé (le jour où il pleut …) et souvent on dort dans un futon déplié dans le salon. Autant vous dire que ça va nous faire tout drôle après le lit king size !

Mais notre but c’est d’apprendre et pas de voyager confortablement après tout … Les hôtes japonais partent du principe qu’un wwoofer doit beaucoup travailler, parfois plus qu’un employé payé, car il a l’honneur d’apprendre gratuitement quelque chose et de participer à la vie d’une famille traditionnelle. L’offre est tellement restreinte qu’on ne peut se permettre de faire la fine bouche. Aussi, nous avons demandé à deux familles de nous recevoir et cela promet d’être une expérience enrichissante… et très fatigante !! On vous en reparlera …

Après ce petit tour du monde, quel pays vous attire le plus pour wwoofer ?

Si vous avez des expériences à partager, n’hésitez pas !


9 commentaires à “How do you wwoof: des pays si différents!”

  1. Woow ! Hâte de lire les aventures wwoof au Japon ! En tout cas, le principe du wwoof a peut-être dépassé les frontières mais chaque pays semble le vivre à sa manière (rassurant ! on n’est pas tous pareils :p
    Au passage, je n’aurais pas imaginé qu’il y a ait du wwoof au Japon… bizarre, hein ?

    Quant au pays idéal pour le wwoof… je serai plutôt branchée Mongolie :) Mes seules expériences étaient Françaises, relativement très roots mais très carrées sur le côté écolo (l’un de nos hôtes souhaitait être indépendant au niveau énergétique… qu’avec des systèmes de récup ou des énergies vertes).

    • pp says:

      salut Esra,
      je projette un voyage en mongolie.
      as-tu des info ou des liens à me donner pour faire du wwoof en mongolie?

  2. julien says:

    bonjour nathalie,

    je vais me présenter, je m’appelle julien et je suis étudiant en Master 1 à l’université de provence en Anthropologie. J’ai également voyagé en NZ pendant un an et j’y ai pratiqué en de nombreux endroits le WWOOFING.

    Le sujet de mon mémoire de master porte sur le Wwoofing, sur les gens qui accueillent et sur les mmotivations profondes de ceux qui voyagent. J’ai également approfondi les questions de la permaculture et de la biodynamie tout en m’interrogeant sur l’interet pour le monde écolo qui grandit de plus en plus dans de nombreux pays.

    Je t’envoie ce mail pour savoir s’il serait possible d’entrer en contact avec toi pour parler de ton expérience du Wwoofing. N’hésites surtout pas à me donner une réponse via mon e-mail.

    Je te remercie par avance et te souhaite une bonne continuation.

    Julien

  3. TheBeatnik says:

    Bonjour Nathalie,
    J’ai adoooré votre article.
    Nous avons fais un tour du monde et du wwoofing en Nouvelle-Zélande. On peut dire que c’est un pays très agréable pour le wwoofing. Il est vrai que certains hôtes n’ont parfois pas conscience de tous les aspects de l’écologie, mais globalement nous en gardons une expérience très positive. Vous pouvez retrouvez nos expériences sur http://www.wakatrip.com/wwoofing/wwoofing/

  4. Adrien says:

    Bonjour,
    Nous faisons un tour du monde en autostop et couchsurfing pour rencontrer un maximum de personne.
    Nous aimerions aussi faire du wwofing en Mongolie mais il n’y a pas de site dédié. Avez vous des conseils à me donner?

  5. Nathalie says:

    Bonjour Adrien, vous avez essayé le help Xchange ?
    Sinon, il reste le bénévolat ou bien carrément y aller au culot et offrir vos services à des gens ou des familles sympa croisées sur la route. Je ne suis jamais allée en Mongolie, mais il existe beaucoup de blogs de personnes s’y étant rendues sur la toile. avez-vous cherché de ce côté là ? Vous pourriez peut-être contacter ces voyageurs pour des conseils. Bonnes chance !

  6. Muta says:

    Bonjour tout le monde !

    J’adore cet article car je pars en fin d’année pour une année de wwoof mais je ne suis pas du tout arrêtée sur un pays, ni même un continent. J’essaie d’en savoir un peu plus sur chaque pays. C’est bien ce que je pensais du Japon, pour y aller souvent, je les imaginais bien comme ça mais ils sont tellement gentils à côté de ça que ça doit être fun.

    Pour l’instant, j’envisage de partir en Argentine et au Chili. Savez vous comment ça se passe là-bas? J’avoue que j’ai du mal à trouver des témoignages, même sur les blogs de wwoofer.

    Merci et vivement la suite :)

  7. [...] ++ Les articles précédents “How do you WWOOF ?” [...]

  8. Manuel says:

    Salut,
    Julien, ton sujet de mémoire m’intéresse beaucoup…
    J’aimerais te contacter, mais ton adresse mail n’est pas disponible sur le forum.
    Peux-tu me contacter à cette adresse mail : ” kurdty@hotmail.fr ” .
    Merci d’avance.

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