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Ecologie du temps: L’Homme pressé presse


Le 18 février 2010 | Par

David

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Nordiste par amour, entrepreneur au quotidien, Ecologie et Développement Durable par sens. Profil atypique, transversal, transdisciplinaire

Je cours, tu cours, il court, nous courons, vous courez, ils courent… voilà à quoi pourrait se résumer actuellement notre vie de tous les jours. Allez vite, toujours plus vite… Gagnez du temps, pour en faire toujours plus… l’Homme d’aujourd’hui est constamment pressé, débordé. L’homme court; après quoi? Pourquoi? Quoiqu’il en soit, cette course pèse à la fois sur notre santé mais aussi notre environnement.

Notre expérience parisienne

Dimanche soir, Anne-Sophie (Ly) et moi, allions quitter Paris pour revenir dans le Nord, chez les Chti. Affamés, au détour d’une rue de Paris, nous trouvions une sandwicherie libanaise. Une fois la commande prise, le vendeur préparait le sandwich avec soin et en prenant son temps. Etrange sensation… nous trouvions cela très relaxant. Un vrai signe de qualité, avant même d’avoir encore goûté. Nous n’avons pas été déçus!

Cela contrastait avec le week-end totalement “speed“. Une boulangère qui, à midi, faisait tout à la va-vite, devant une clientèle qui s’impatientait. Sur la route, au feu vert,  du klaxon si vous ratez le top départ à la seconde près. Les piétons pressés traversent “au bonhomme rouge” s’ils en ont la possibilité ou en force.

Dany Boon en a fait un excellent sketch. “Si tu fais ralentir un parisien, t’es “double” dingue. (Dany Boon – Extrait de Waika)


Dany Boon: Circulation à Paris et à Bergues

Notre souci de toujours en faire le maximum

Faire un maximum de choses en un minimum de temps, … la productivité du travail (et ses conséquences sur notre santé – épuisement, burn-out, management par la peur, harcèlement…), semble avoir aussi contaminé notre vie en dehors du travail. Nous semblons être pris dans une spirale du “faire toujours plus” et “plus vite”. Voici quelques exemples, dans différents secteurs:

Education: Les loisirs surchargés des enfants

Faire faire un maximum d’activités à nos enfants. Voilà, un vrai phénomène révélateur…. Le mercredi, c’est la course aux activités pour les enfants, les mettant sous une pression jamais vue. L’article “Ces enfants trop occupés” (Source: CanalVie) résume bien la situation. Nous projetons sur nos enfants nos propres peurs et préoccupations.

“Comme si cela n’était pas assez, la tendance veut qu’on inscrive nos bambins, voire nos poupons, à une kyrielle d’activités éducatives et sportives. Bien que de plus en plus de parents osent se prononcer contre cette surcharge des agendas, plusieurs continuent de suivre la vague de plein gré ou non. Or, il n’est pas rare que les médecins reçoivent dans leur cabinet des enfants présentant tous les symptômes de l’épuisement.[...] Le temps libre – une nécessité.

Richard, Avant La Lettre, Riez, Alpes-de-Haute-Provence, mai 2008

Dans notre société hyper stimulée, l’ennui fait peur et est considéré comme un échec. Mais cette absence de temps morts et de périodes de jeu non dirigé prive l’enfant d’un atout essentiel : la créativité. L’enfant confronté à l’ennui doit apprendre à se divertir seul ou avec ses frères et soeurs. Et il faut de l’imagination et de la créativité pour y arriver. C’est aussi par ces périodes de temps libre qu’il découvre ses propres intérêts et développe sa capacité à résoudre des problèmes. Bref, qu’il apprivoise le monde.”

Il est toujours intéressant de voir comment nous traitons certains problèmes de santé (donc l’être humain). Les liens santé et environnement sont de plus en plus démontrés.

Le tourisme de masse “carte postale”

Visiter un maximum de lieux en un minimum de temps… voilà à quoi se résume pour certains les vacances, à l’image de ces stéréotypes sur les Japonais débarquant avec leurs appareils photos et repartant en car une fois le quart d’heure photos fini.

Il faut avoir “tout vu”: on va à l’endroit en question, on prend une photo pour le souvenir carte-postale … et hop! on repart pour la prochaine destination, sans réellement profiter des lieux ni de ses habitants. Et cela n’est pas qu’un phénomène “japonais”: nous, occidentaux faisons la même chose. Ce n’est pas sans conséquences en termes de transports, d’émissions de CO2.

En réaction, des phénomènes comme le “slow tourism” ou le tourisme durable se sont développés. Ils visent un tourisme de qualité, respectueux de la faune et de la flore, en lien durable avec les gens qui vivent sur place.

Alimentation: L’ère du “fast-food”, des plats préparés et de la nourriture industrielle

Notre temps, à quoi le consacrons-nous? C’est là qu’on peut parler d’”écologie du temps”… clairement, pour différentes raisons sociales et historiques, nous consacrons de moins de temps à cuisiner. L’article “Alimentation, où va la France (2007)” décrit très bien la situation:

On passe de moins en moins de temps à table et le repas se simplifie”, “l’heure du dîner est de moins en moins la même chaque soir.” “C’est l’horaire qui s’adapte à l’individu et non plus l’inverse”.

Ainsi, nous faisons place aux plats préparés, transformés et au fast-food. Le problème ne vient pas tant de l’existence de ce type d’alimentation mais bien de la proportion que cela représente dans notre alimentation, comme le souligne ce blog qui étudie la malbouffe en France.

(c) N. Lesca, Fast Food Waste

C’est notre gestion du temps qui soulève des questions. En consacrant moins de temps à l’alimentation, nous perdons la maîtrise de ce que nous mangeons; nous mangeons de plus en plus mal et cela a un impact sur notre santé mais aussi notre environnement. Nous tendons à perdre en autonomie en matière d’alimentation et devenons plus dépendants des grands industriels et multinationales de l’agro-alimentaire.

Face à cette malbouffe, des mouvements comme le Slow Food se sont développés. Ils visent à revenir vers l’art et le plaisir d’une alimentation saine et de qualité. Manger plus lentement nourrit mieux! Les cinq raisons pour manger plus lentement sont: perdre du poids, appréciez votre nourriture, une meilleure digestion, moins de stress, un acte politique contre la vie rapide!

Textile et mode: L’ère du Fast-Fashion

Julie d’Ecolo-Info  nous évoquait dans son billet “Slow Wear: nouvelle tendance de mode… éthique!” cette tendance à l’accélération dans la mode.

“Depuis plusieurs années, la cadence de commercialisation dans l’habillement (la Fast Fashion) est basée sur une offre renouvelée en moyenne toutes les deux à six semaines dans les grandes chaînes de boutiques.

D’ailleurs, dans le film Wall-E, film d’animation (bien critique de notre société de consommation), on voit des personnages évoluant dans un futur pas si lointain qui se baladent sur un véhicule volant et  entendant une voix annonçant que la mode actuelle vient de changer “Try blue, it’s the new red” (en anglais): le rouge est démodé, maintenant c’est l’habit bleu qui est tendance. On voit alors tous les habitants, en  appuyant sur un bouton changer de couleur au fur et à mesure que l’information se propage.

Le Slow design, Slow wear se développe: “au lieu de multiplier les achats de pièces uniformisées et bon marché, on retourne aux articles plus basiques, de qualité, au style intemporel.”

L’ère du capitalisme rapide ou “Fast Capitalism”

Dans cette accélération, la logique capitaliste économique privilégie naturellement “ce qui rapporte de l’argent” mais encore plus “ce qui rapporte de l’argent rapidement”. Ainsi d’après ce document en anglais intitulé “Fast Food, Fast Capitalism, Fast Politics” (ou l’hyper-capitalisme), structurellement, la “financiarisation” de l’économie est inévitable, simplement parce que l’économie de production est considérée en terme de retour sur investissement comme étant “trop lente“. Spéculer rapporte bien plus rapidement. Ce n’est pas sans conséquence sur nos économies. Il suffit de voir la crise. (Voir article sur la déconnexion entre finance et économie).

Certaines banques coopératives  ont compris qu’il fallait revenir à leurs fondamentaux dont le financement de projets de proximité et durables (solidaires, écologiques, sociales, etc…).

Richard, Avant La Lettre, Massif de Belledonne, Isère, le 21 juin 2008

Vers un “slow business”? C’est la discussion que nous avons entamée avec Olivier et des membres du collectif de blogueurs d’EcoloInfo.  Des entreprises qui grandissent doucement mais sûrement en toute indépendance, fondées sur des valeurs familiales (ou de proximité) au lieu de ces entreprises qui se développent vite à coup de levée de fonds, d’acquisition, de financements externes, IPO et autres OPA,…

Jerry Stiffelman a écrit sur TreeHugger un manifeste pour un Slow Business. Il définit ce qui est un “slow business” et ce qui ne l’est pas. Une entreprise qui accélère tout impose aussi sa cadence à ses partenaires (une sorte de cercle vicieux). Cela les prive  du temps d’avoir une relation approfondie entre partenaires. On devient esclave de son travail… Pour lui, un Slow Business, ce n’est pas la vitesse contre laquelle on se bat mais bien “la vitesse au détriment de la qualité” (qualité de vie, qualité du travail, qualité du plaisir).

L’épuisement des ressources naturelles ou l’ère du conso-gonzo-rapide

Finalement,  ce que nous appelons l’épuisement ou la surconsommation des ressources naturelles n’est-ce pas là qu’un simple indicateur temporel? Il indique simplement que nous consommons plus vite que les capacités de régénération de la planète.

Richard, Avant La Lettre, Saint-Martin-de-la-Cluse, Isère, janvier 2008

Il y a différents mouvements que nous pouvons qualifier de “slow consumption”. Ils invitent à ralentir et réduire le niveau de consommation surtout dans les pays riches. Ils sont connus sous les termes de: décroissance“, “sobriété heureuse”, “simplicité volontaire“, “negawatt(pour la production négative d’énergie ou réduction d’énergie), “facteur 4 et autres mouvements contre la société de consommation telle que nous la connaissons (mouvements anti-pub, anti-consommation, etc).

Conclusion

Nous voyons donc que le facteur ”temps” est important. Il impacte à la fois notre santé individuelle et notre environnement collectif et futur. Vouloir gagner toujours plus de temps? Pourquoi faire? Dans quel but? Cela repose nécessairement la question de la relation au temps? Que faisons-nous de notre temps? Quel sens donnons-nous à ce temps? Bref l’écologie du temps… “ce n’est pas la vitesse contre laquelle on se bat mais bien “la vitesse au détriment de la qualité” (qualité de vie, qualité du travail, qualité du plaisir), ou plus simplement lutter contre “le court terme” au détriment du “long terme”.

Nous sommes arrivés à un point où l’homme libre a de multiples possibilités et choix. Aujourd’hui, toutes ces “possibilités” donnent le tournis. Nous sommes limités par le temps (nous ne vivons pas éternellement), nos ressources et notre environnement. Il faut donc faire des choix. Où est-ce que j’ai envie de mettre mon temps? Sais-je renoncer à certaines choses? Cela pose la question du sens? Mon bonheur repose t-il sur la quantité de choses réalisées? Sur ma qualité de vie? Vie quantitative ou vie qualitative?

Notre condition d’être humain et notre planète nous imposent des limites de temps. Nous n’avons qu’un corps, qu’une vie, … II y aura toujours des obstacles et des contraintes physiques, nous n’avons qu’une seule planète… Acceptons-nous ces limites ou souhaitons-nous les dépasser au risque d’abîmer notre santé et notre environnement ?

Il n’y a pas de limite à l’accélération du temps. Si nous écoutons nos pulsions, ces dernières recherchent à être satisfaites immédiatement et instantanément.  Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour réaliser nos envies immédiates? Est-ce que notre corps (santé physique), notre esprit (santé mentale) et notre planète pourront suivre ce rythme?

Nous pourrions imaginer une société de consommation ultra-poussée dans la quasi-instantanéité: vous avez faim et avez envie de manger, par exemple, un burger? Pas de problème, vous l’avez pensé, … il vous est servi de manière immédiate, dans la seconde qui suit, où que vous soyez! Maintenant, imaginez ce que cela impliquerait concrètement dans le monde physique: des gens qui travailleraient et produiraient toujours plus vite, à quel coût de santé, social et environnemental? Voilà, faire toujours plus vite, pourquoi faire?

Savons-nous attendre? Prendre le temps? Savons-nous apprécier les choses simples de la vie? Alors, comme qui dirait: “cool la vie!” Mettez le pied sur le frein… Rien ne sert de courir, il faut partir à point.

«Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.» [ Gandhi ]

++Plus de liens++


14 commentaires à “Ecologie du temps: L’Homme pressé presse”

  1. [...] le début de l’article que nous avons rédigé pour Ecolo-Info. Lire l’article ici. Revenir à [...]

  2. catherine says:

    Et oui… Je plussoie David. Etant moi-même en train d’écrire un article sur le slow pour le mag belge TL… Chi va piano va sano, chi va sano va lentano.
    En attendant j’attend (avec impatience) mes gourdes SIGG commandées hier.
    :-)

  3. Camille says:

    Super article, comme d’hab =)
    Je prends beaucoup de plaisir à être un peu désoeuvrée…. quand je n’ai rien à faire…. Cela arrive parfois et c’est un vrai luxe !
    Beaucoup de gens autour de moi me disent “je n’ai pas le temps” mais il suffirait de couper les écrans (télé, ordi, téléphone) pour se rendre compte du temps que ça bouffe !
    Mais comme tu le dis si bien, du temps, nous en avons tous, mais chacun le gère comme il veut. Car il est bien question de volonté pour faire les bons choix et savourer le temps qu’on a. Carpe diem !

  4. Laurent says:

    Un excellent article pour un point de vue que je partage pleinement !

    En prenant dernièrement un peu de recul sur tous mes projets, je me suis rendu compte que j’allais à l’inverse de ce que j’ai toujours vanté : une vie sobre et centrée sur l’essentiel (du moins à mes yeux, puisque l’essentiel pour l’un n’est pas l’essentiel pour l’autre…). A trop entreprendre de choses, on en oublie souvent d’avancer sur sa propre quête du bonheur et finalement on se perd en chemin. Le “slow business”, je vote pour :) Si vous avez des ressources type bibliographie sur le sujet et/ou si vous souhaitez en discuter, suis preneur !

  5. Matyas says:

    Génial David !!!! 1000 x merci.
    Je pense très souvent à ça, surtout en ce moment : j’arrive dans un autre pays pour m’installer, avec de l’argent de coté. De quoi culpabiliser pendant une bonne semaine en me disant “merde, il faut que je trouve du boulot, c’est pas bien de passer trop de temps à me ballader, à dormir, à prendre soin de moi, à aimer la vie, non, non il faut que je trouve de quoi m’occuper tout de suite” !!!
    1ere étape : déculpabiliser et c’est pas facile.

    Ensuite, recentrer ce qu’est ma vie, ce que j’aime faire et m’y atteler doucement, en prenant le temps. Une question existentielle qui ramène à l’essentiel et surtout à se connaître soi un minimum pour faire sortir de soi la créativité dont tu parles et non se référer à un système pré-établi qui dicte ses lois et la marche à suivre.
    2e étape : qui je suis, ou je vais.

    Enfin, prendre plaisir à prendre le temps. Mais ça fait combien de temps que j’ai pas regardé les étoiles ? combien de temps que j’ai pas pris un long bain ? Combien de temps que je ne me suis pas laissé aller à dormir quand tout à coup le sommeil me prend (ce qui est trop trop bon) ? Combien de temps que je n’ai pas ressenti dans mon corps un énergie pleine de vie, de joie et de mouvement d’amour …?
    3e étape : c’est kiffant de prendre le temps de respirer, de ne pas tout contrôle ni exiger, mais de s’exprimer et de danser avec les évènements.

    Ces 3 étapes (je le vit comme ça en ce moment) me recentre.
    On peut toujours dire “il faut que je vive, que je fasse nourrir ma famille, etc…”, mais ou va notre argent, nos dépenses, comme tu questionnes si bien, finalement ? Et puis je pense à tous ces gens qui font effectivement des pétages de plomb ou développe des maladies car ils ne prennent pas le temps de vivre…ils finissent finalement par le prendre un jour ou autre en séjour de rééducation, de passage à l’hôpital, en congé maladie, etc…donc vaut mieux anticiper ! Et avoir des enfants n’est pas un frein puisque, de part leur spontanéité et leur joie, ils nous “forcent” à lacher prise sur notre vie quotidienne pleins de problèmes à résoudre !

    Je pense souvent à cette phrase de Gandhi dans ses moments là : la vie est un mystère à vivre, non pas un problème à résoudre.

    Merci David pour ce très complet, détaillé article et sa profonde réflexion !

  6. Matyas says:

    la vache, j’ai pris le temps de regarder la vidéo de Danny Boon je me suis trop bidonné !!!

  7. Philippe says:

    “Running everywhere at such a speed, Till they find, there’s no need”
    John Lennon

    Dans Le lièvre et la Tortue.

    On nous dit que rien nous sert de courir, qu’il faut partir à point. Bien que cela est vrai dans nombre de cas.
    Il m’est toujours apparu que le sel de la vie réside dans ses accélérations et ses déccélérations.

    Si on regarde de plus près la fable, on y figure la tortue partir à point, doucement, lentement mais sûrement. Sauf que cette manière d’avancer dont on considère qu’elle est lente, s’appelle courir pour la tortue. Alors elle passe toute la fable à courir, sans rien faire d’autre.

    Très bien mais, est ce que gagner une course est le but de la vie?

    Le lièvre lui arpente les landes, ayant du temps de reste pour brouter, pour dormir, et pour écouter. Au final, le lièvre aura vécu des moments variés. “Rien ne sert de courir, il faut partir à point”, seulement si on considère que la vie est une course.

  8. Albert says:

    ça y est ! j’ai enfin pris le temps de te lire David ;)
    merci d’avoir mis noir sur blanc – et avec talent – un sujet qui m’est également cher.

    Je pourrais parler du temps que nous prenons avec nos enfants (nous avons fait le choix de travailler tous deux à la maison, justement pour avoir plus de temps à leur consacrer), témoigner de ces enfants que l’on ne laisse plus rêver, mais là, comme dans les commentaires le sujet semble tourner autour du slow business, je vais plutôt m’étendre de la gestion du temps dans mon occupation professionnelle.

    C’est parce que nous avons eu l’impression de courir une bonne partie de l’année 2009 en publiant 13 nouveaux titres que cette année nous n’en prévoyons que 5 ou 7. Avec plus de 10 nouveautés, nous n’avions pas les moyens de consacrer suffisamment d’attention à chacun et au final non seulement nous avons couru après le temps, mais les livres que nous avons édité n’ont pas eu la couverture qu’ils méritaient.

    Galou (a qui nous devons les illustrations de “la tache rouge” et l’histoire de Tom & Rico) travaille depuis déjà plus d’un an sur un conte autour du temps.

    Tranquillement, elle prend son temps… rien ne presse l’édition de ce livre et nul doute que nous n’hésiterons pas à retarder sa sortie ;-)

    Aller, pour terminer, une petite citation de Goethe : “On a toujours assez de temps quand on en fait un bon usage” ;-)

  9. Rachel says:

    Quel magnifique article! Je pense exactement comme vous! Ca me fait peur toute cette dépense folle d’énergie pour courir d’un côté a l’autre pour obtenir quoi, finalement? Tout voir, tout faire dans sa vie? Parfois j’ai le goût de m’acheter une île déserte et de m’y installer. Avec pour seule distraction un ordinateur. Point!
    Je me demande d’ou vient toute cette frénésie, ce ‘rush’ dont il faut faire partie pour être cool… Est-ce que c’est ça la vie: s’essouffler jusqu’a la fin???

  10. Matyas says:

    Très bonne remarque Philippe…“Rien ne sert de courir, il faut partir à point, seulement si on considère que la vie est une course”.

  11. [...] un sujet que je sais également cher à David , Olivier et So-Ann que j’ai eu envie de bloguer en relisant il y a quelques jours un texte [...]

  12. [...] c’est agréable de prendre le temps de saluer les bonnes [...]

  13. [...] l’argent avec la parabole du pêcheur et de l’homme d’affaires. D’ailleurs, n’êtes vous pas toujours un peu pressés et oppressés? N’est-il pas possible de passer… En cette rentrée scolaire, cela peut s’avérer être une bonne [...]

  14. [...] ok, mais sur quoi ? Et avec qui ? Une population stressé et mal dans sa peau ? (lire “Ecologie du temps: L’Homme pressé presse” de David, sur le [...]

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