Cher David, cher Olivier, cher Brendan,
Depuis ce matin, il s’agit de la question que nous n’arrêtons pas de nous poser avec Isabelle. Nous l’avons abordée il y a 2 jours en compagnie de Naomi Klein, qui lors d’une conférence donnée avec d’autres grands reporters du Guardian et du New York Times expliquait avec justesse que ce sommet sur le climat a permis au moins 2 choses: mettre en avant la notion de dette écologique et de justice sociale, et révéler la manière dont l’activisme a évolué depuis 10 ans, depuis Seattle.

Avec les nouveaux médias, cela est encore plus aisé aujourd’hui. Le rôle de Twitter a vraiment été révélé pendant le sommet, l’outil est encore plus puissant à mes yeux que le live blogging (qui consiste à actualiser en temps réel un billet de blog – à vrai dire on peut ajouter bout à bout des fils twitter, cela revient au même à y réfléchir).
En réalité, après les discours d’aujourd’hui, nous devons anticiper l’après Copenhague. Agir tous ensemble, en réseaux, en communauté, pour faire passer le message et maintenir une certaine “pression” sur le sujet, montrer que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir de vrais changement, à agir, etc.
Voilà pour l’occasion 2 interviews sur le vif avec Ben Wikler, d’Avaaz, et Bill McKibben, de 350.org. Ils m’ont livré leur ressenti après 2 semaines de négociations, et leurs espoirs pour les mois à venir.
Le problème, c’est l’horloge
Oui, voilà ce que nous nous disions aussi aujourd’hui avec Isabelle. Le temps. L’urgence. Maintenant que nous nous dirigeons vers une déclaration de bonne intention et non un accord juridiquement contraignant, un temps supplémentaire est nécessaire avant que des engagements ambitieux, justes et contraignants soient pris. Mais ce temps, nous ne pouvons l’attendre. Donc nous devons agir, nous-même, tant que possible, pour combler l’attente.
Il y a aussi le temps des générations. Celles qui ne comprennent pas – ou à peine, les enjeux. Celles qui comprennent parce qu’elles y voient une source de profit et n’intègrent pas encore la vision globale, holistique, nécessaire pour voir tout cela comme un tout. Quoi qu’il en soit, il faut de tout pour faire un monde, et… nous sommes la génération climat: nous y arriverons peu à peu, même si le temps pris actuellement pour finaliser l’ensemble est du temps perdu pour agir concrètement au niveau politique.
Bref, pour faire face à la morosité ambiante, aux critiques qui fusent de partout sur ce cirque climatique, j’ai décidé de contacter les Yes Men pour devenir, en France, le VRP de la Surviva Ball. Comme ça, quoi qu’il arrive, je saurais vous aider à résister aux agressions extérieures liées au changement climatique. Voilà mêmeune petite illustration de mon essai ce matin, by the way;-)

Enfin, nous avons rencontré de nombreux autres blogueurs (surtout américains) ici à Copenhague, nous vous présenterons leur démarche et leur façon de travailler très bientôt, c’est promis. Leur force frappe, leur modernité, leur capacité à travailler ensemble est impressionnante. Nous avons beaucoup appris à leur contact, et il y a beaucoup affaire en France encore, voilà qui est très stimulant.
Copenhague, c’est fini pour nous. Quel que soit l’accord décidé cette nuit, nous savons qu’il ne sera pas aussi satisfaisant que nous l’espérions, mais nous gardons espoir pour les mois à venir, nous restons déterminées, et nous comptons sur vous tous pour rester déterminés, optimistes et aussi motivés que nous le sommes!
A très vite, plein de bises, nous allons sans doute nous reposer un peu maintenant!;-) Avant de repartir plus remontée que jamais!

La lettre de Copenhague #6: Comment se préparer à l’après Copenhague?













le 18 décembre 2009 à 23:40:
[...] Ecolo-Info » Créer/Bâtir » La lettre de Copenhague #6: Comment se préparer à l’après Copenh… ecoloinfo.com/2009/12/18/la-lettre-de-copenhague-6-comment-se-preparer-a-lapres-copenhague – view page – cached Depuis ce matin, il s’agit de la question que nous n’arrêtons pas de nous poser avec Isabelle. Nous l’avons abordée il y a 2 jours en compagnie de Naomi Klein, qui lors d’une conférence… Read moreDepuis ce matin, il s’agit de la question que nous n’arrêtons pas de nous poser avec Isabelle. Nous l’avons abordée il y a 2 jours en compagnie de Naomi Klein, qui lors d’une conférence donnée avec d’autres grands reporters du Guardian et du New York Times expliquait avec justesse que ce sommet sur le climat a permis au moins 2 choses: mettre en avant la notion de dette écologique et de justice sociale, et révéler la manière dont l’activisme a évolué depuis 10 ans, depuis Seattle. View page [...]
le 19 décembre 2009 à 0:47:
En effet, il ne faut pas baisser les bras et continuer à expliquer les enjeux, autour de nous mais franchement, c’est quand même lamentable de constater que rien ne sort de 2 ans d’échanges et de discussions.
Naomi Klein parle de notion de dette écologique …à priori, cette donnée n’apparait pas dans le pseudo accord et s’il y avait reconnaissance de cette dette, nous aurions eu un vrai accord, non?
Quant à l’activisme, il a peut être évolué (et moi aussi, j’avoue que Twitter m’a bluffé…moi qui suis nul en technologie LOL)…mais il n’a toujours pas réussi à faire évoluer les choses …alors que l’enjeu est ENORME et accepté de tous, suite aux recommandations du GIEC !
Bon, j’avoue ne pas voir bcp de positif dans tout cela mais là….c’est quand même la déception qui prévaut
le 19 décembre 2009 à 14:56:
Bella Ciao !
le 21 décembre 2009 à 16:45:
bravo pour la détermination ! par ailleurs, cela me donne envie d’en savoir plus sur la façon dont les bloggeurs américains travaillent ensemble…
le 21 décembre 2009 à 17:41:
Rrôhhh le beau tardigrade !
plaisanterie mise à part, oui, l’heure est plus que jamais à la mobilisation citoyenne : une mobilisation que je souhaite sans faille et résolument non-violente.
le 10 mars 2010 à 17:38:
Il serait temps que les pouvoir public écoute les inquiétude des citoyens et qu’il travail dans le même sens pour œuvré pour le meilleur.
le 19 juillet 2010 à 14:32:
[...] introduisant à merveille LA Surprise que nous avions réservée avec la complicité des Yes Men: une Surviva Ball ramenée de Copenhague, destinée à être utilisée pour des démonstrations très bientôt en [...]