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La crise climatique est/et “notre choix”, par Al Gore


Le 5 novembre 2009 | Par

Anne-Sophie

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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...

Dans son dernier opus paru mardi aux Etats-Unis et intitulé Notre Choix: un plan pour résoudre la crise climatique, Al Gore propose un plan d’action pour inverser la tendance. Il n’est pas trop tard selon lui: “nous pouvons résoudre cette crise. Ce sera difficile. Mais si nous faisons le choix d’être courageux, je n’ai aucun doute que nous serons victorieux” (“It will be hard, but we can solve it!répète d’ailleurs Al Gore sur son site!)

Abandonnant le terme de “réchauffement climatique” au profit de “crise climatique“, il faut, selon lui, inverser le schéma selon lequel “les Etats-Unis continuent d’emprunter de l’argent à la Chine pour acheter du pétrole du Golfe et le brûler, détruisant la planète”. Si de nouvelles lois et régulations sont nécessaires, Al Gore estime que le sommet de Copenhague “sera sans doute critiqué pour la timidité des avancées”: ce sera un premier pas qu’il faudra ensuite renforcer, comme cela a pu être le cas avec la protection de l’Antarctique, précise une article de Philippe Berry, qui a déjà parcouru l’ouvrage du prix nobel pour le  journal 20 Minutes.

Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?

Identifiant le rejet de CO2 comme le principal coupable du réchauffement climatique (à 43,1%) – et ce via la combustion d’énergies fossiles pour produire de l’électricité, devant la déforestation et les transports, Al Gore estime que “Si l’on arrêtait d’en produire autant de CO2, près de 50% de la quantité présente dans l’atmosphère retomberait et serait absorbée par les arbres, les plantes et les océans.”

Comme l’explique le Journal 20 Minutes, Al Gore se garde de choisir parmi les solutions:

“Vent, solaire, géothermique, biomasse… Les sources d’énergies renouvelables occupent près de la moitié de l’ouvrage. Contrairement à Une vérité qui dérange, il va beaucoup plus dans le détail, de nombreux citations d’experts/scientifiques à l’appui. Al Gore s’y montre parfois ultra technique et le côté “livre de physique” qui explique comment une turbine électrique fonctionne pourra en rebuter certains. Heureusement, de nombreux schémas et photos font passer la pilule. En politicien qu’il est, Gore ne se met aucune industrie à dos et se contente de souligner les qualités de chaque solution. Il reconnaît cependant que la première génération d’éthanol produit à partir de maïs était une mauvaise solution, avec un bilan carbone désastreux et une déforestation accélérée dans certains pays. Selon lui, le coût initial pour déployer des énergies alternatives est un faux argument, car “dans de nombreux cas, l’investissement conduit sur le long terme à des économies”".

Concernant le nucléaire, Al Gore exprime des réserves: citant une étude du MIT, il estime que le nucléaire est en perte de vitesse et que le coût des réacteurs nouvelle génération explose.

Du rôle des religions

Selon le journaliste Philippe Berry, les derniers chapitres sont plus mystiques, “appelant à la responsabilité de chacun pour changer ses habitudes, sa manière de consommer, de penser, même. Il analyse les mécanismes humain du raisonnement, et explique, citant des neuro-biologistes, pourquoi nous préférons l’immobilisme à l’action quand il s’agit d’une menace difficile à cerner, que nos ancêtres n’ont pas eu à affronter”. Al Gore pioche même dans la bible, le coran, l’hindouisme et le taoïsme pour en appeler à notre devoir sacré de protéger notre planète.

Un point de vue qui fait écho au rassemblement qui a eu lieu cette semaine à Windsor, au Royaume Uni semble-t-il. Pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui est venu présider la réunion, mardi, à Windsor, “les responsables politiques doivent comprendre que l’opinion publique attend des actes, maintenant. Et les communautés religieuses doivent aider à transmettre ce message“. Un rôle qualifié de “vital”. L’ONU, tout en réaffirmant son caractère laïc, rappelle que près de 85% de la population mondiale adhère à une religion. D’ailleurs, pour Bill Mc Kibben, à l’origine de la campagne 350.org, prendre soin de la Création devient aussi important que d’oeuvrer pour la paix ou contre la pauvreté“.

On est bien loin des solutions simples et quasi-idylliques des Simpsons n’est-ce pas! Ce qui nous manque, pour Al Gore, c’est la volonté collective d’agir

++ Liens ++


2 commentaires à “La crise climatique est/et “notre choix”, par Al Gore”

  1. [...] Ecolo-Info » Informer/Partager » La crise climatique est/et “notre choix”, par Al Gore ecoloinfo.com/2009/11/05/la-crise-climatique-estet-notre-choix-par-al-gore – view page – cached Dans son dernier opus paru mardi aux Etats-Unis et intitulé Notre Choix: un plan pour résoudre la crise climatique, Al Gore propose un plan d’action pour inverser la tendance. Il n’est pas trop… Read moreDans son dernier opus paru mardi aux Etats-Unis et intitulé Notre Choix: un plan pour résoudre la crise climatique, Al Gore propose un plan d’action pour inverser la tendance. Il n’est pas trop tard selon lui: “nous pouvons résoudre cette crise. Ce sera difficile. Mais si nous faisons le choix d’être courageux, je n’ai aucun doute que nous serons victorieux” (”It will be hard, but we can solve it!” répète d’ailleurs Al Gore sur son site!) Read less [...]

  2. Julien says:

    Je ne veux point être pointilleux… Mais il s’agit de Futurama, non point des Simpsons. Je reste convaincu cependant qu’il n’est pas trop tard pour changer de mentalité.

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