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Seyes: pulls personnalisables en coton bio fabrication française


Le 10 septembre 2009 | Par

Julie

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Tel un phénix, Seyes renaît de ses cendres. La métaphore est peut-être un peu forte mais c’est ce que m’inspire l’histoire de Hervé Guétin et Stéphane Martin, les fondateurs de la marque de mode éthique Seyes. Portés par une volonté farouche de concilier leur convictions et leur désir d’entrepreneuriat, ces 2 amis ont mis en commun toutes leurs idées, leur créativité et leur énergie depuis 2003 pour développer une ligne de prêt-à-porter responsable: des pulls au lancement, puis des polos, des écharpes, des chaussettes. Malgré de nombreuses déconvenues avec leurs ateliers de production en France, ils ont réussi à développer leur gamme de textile équitable et écologique.

Dur dur d’être éthique et créatif

Les déboires rencontrés sur leur chemin ont poussé Seyes a se remettre en question et Stéphane Martin à quitter l’aventure de la marque. L’histoire de Seyes est riche d’enseignements, et Hervé Guétin à choisi de la partager sur son site en toute transparence et de nous faire ainsi toucher du doigt la difficulté de développer une filière textile eco-responsable en France. Ses mots résonnent pour tout entrepreneur engagé:

« Depuis 2003, l’histoire de Seyes reflète le combat quotidien d’entrepreneurs volontaires et désireux de conjuguer démarche personnelle et démarche entrepreneuriale. C’est cette vision nouvelle de la mode qui fait de Seyes une marque référence dans les milieux d’apparences incompatibles que sont le design et le développement durable. Mais battre en brèche les idées convenues et les habitudes avec la créativité pour seule arme est une ambition qui apporte autant de succès que de désillusions. »

Aujourd’hui Hervé Guétin écrit une autre page de l’histoire Seyes avec un nouveau projet d’une excellence rare. Développé avec le soucis de la perfection comme l’ont toujours été les réalisations de Seyes, ce projet est ambitieux, exceptionnel, unique. Seyes propose sur le web un pull en coton biologique et équitable, teintures écologique, et de confection française entièrement personnalisable. J’ai été bluffée par la mise en oeuvre de ce projet d’une telle complexité quand on connaît les contraintes des ateliers de confection.

Personnaliser votre pull Seyes

Sur le nouveau site web de Seyes vous pouvez dès à présent, personnaliser votre pull en coton biologique de confection française. Choisissez les couleurs du  devant, du dos, des finitions, rayures ou pas… plus de 80.000 combinaisons sont possibles. Le site est impeccablement pensé et réalisé. L’ergonomie est superbe et les photos de très bonne qualité. Vous pouvez personnaliser votre pull à partir d’un modèle en blanc, mais aussi à partir d’une sélection d’idées de personnalisations possibles. Tout cela pour un prix de 89 euros.

Avec une vivacité de créativité et une volonté de progresser sans cesse, Seyes partage avec nous ses idées sur le projet et nous invite à en faire de même. A nous de collaborer et d’aider cette marque à continuer de grandir!

Un grand bravo à Seyes donc, qui est un véritable exemple d’entrepreneuriat et une référence en matière de mode éthique, et dont je salue l’engagement, la vision et la ténacité.

++ Liens ++


16 commentaires à “Seyes: pulls personnalisables en coton bio fabrication française”

  1. Anne-sophie dit :

    Merci Julie pour ce billet! C’est une superbe idée et une très belle initiative!! Bravo à eux, pour leur courage et leur persévérance. Je sens que nous achèterons nos prochains pull chez eux:-)

  2. seb dit :

    C’est effectivement une excellente nouvelle. Le concept et les produits sont réussis et pour ne rien gâcher, le design du nouveau site est top. Plein de réussite à ce nouveau projet qui n’a aucune raison de ne pas fonctionner.. à suivre !

  3. catherine dit :

    MerciJjulie pour ce billet.Hervé et Stéphane portent leur projet avec beaucoup de volonté. Ils font partie des tous premiers Pure Players en France et je suis leur travail depuis le début (nous avons partagé beaucoup de ventes éthiques dès 2004). Je suis persuadée que consommer différemment est possible, il faut soutenir les initiatives de tous ceux qui s’échinent à produire différemment. Un parcours du combattant qui doit être soutenu par les commerçants. Et faire entrer la mode éthique dans les boutiques traditionnelles. On est sur le bon chemin (je viens d’interwiever 5 créateurs éthiques qui confirment!) Continuons le combat.

  4. Christophe dit :

    On ne peut qu’encourager cet entrepreneur mais à ce prix… cela restera réservé aux « bobio »… Que la route est longue pour toucher le consommateur lambda… Courage…

  5. Julie dit :

    Seuls les « bobio » peuvent se payer ce type de produits ? Encore des cases pour mettre les gens … ah bon et ceux qui sont pas « bobio » mais qui décident de dépenser leur argent avec raison ? Et puis les pas bobio alors ils en seraient réduit a acheter de m… made in china.
    Heureusement non il y des réseaux alternatifs pour acheter de la fringue pas cher (parce qu’il faut bien s’habiller) … Les frippes, les vides greniers, les trocs entre amis… C’est cher parce que la confection en petite série en France et ben ça coûte cher… Et merci pour vos encouragements parce que oui y a du boulot pour arriver à ce que tous les acteurs du vêtements écolo, ethique, responsable quel que soit le nom puissent se développer suffisamment pour proposer des prix accessibles à tous ! Comme dit Cat’ continuons le combat !

  6. Hervé dit :

    Ici Hervé, de Seyes :) Merci beaucoup pour vos messages d’encouragement et de sympathie. Merci Julie d’avoir pris le temps de faire ce billet que je n’avais pas sollicité – tout marketeux que je suis :)
    D’abord, c’est vrai que c’est un déchirement de voir la personne avec qui on construit un projet quitter l’aventure. Mais l’amitié, elle, ne se déchire pas.
    Pour ce qui est de la mise en place technique et de la fabrication, la seule solution est d’être constamment sur le site de production et de faire le chef d’orchestre entre les tricoteurs, laveurs, repasseurs, confectionneurs, accessoristes… Ce qui explique le déménagement de Seyes de Paris vers Roanne où toutes les étapes permettant la réalisation sur commande des pulls y sont concentrées. Ce qui, en plus, permet de limiter les déplacements et les zones de production éparses. Quel bonheur d’aller à l’atelier de confection en vélo pour partager un croissant matinal avec les couturièr(e)s tout en faisant des essayages !
    Quant au site web, je ne peux que conseiller les geeks et geekettes qui mettent un peu les mains dans le code et qui auraient l’ambition de créer ou refondre une boutique d’étudier Magento (www.magentocommerce.com). C’est la meilleure chose que l’homme ait inventé après la roue. Ou presque.
    @Catherine : j’ai mes p’tites idées pour remettre Seyes en boutiques et en partager le succès si celui-ci est au rendez-vous.
    @Christophe : je pense plutôt que le consommateur lambda ne comprend malheureusement pas (on lui lave le cerveau !) que c’est en cherchant à acheter toujours moins cher, que le système économique actuel engendre, au final, le fait qu’il perde son travail, donc son pouvoir d’achat. 89€ est peut-être devenu cher dans le monde d’aujourd’hui et je suis conscient qu’il faut proposer des produits au tarif plus abordable (des accessoires par exemple). Mais ce tarif que Seyes propose représente non pas le prix mais la valeur de l’objet. Il est inenvisageable de le baisser ou ce serait se faire hara-kiri. Pour info et pour illustrer le propos précédent : rien que la confection en France (env. 2/3 du coût de revient), autrement dit l’emploi local, coûte plus de 20 ; soit le prix public d’un pull bon marché… qui, ne l’oublions pas, souvent bouloche, rétrécit, déteint au lavage et sur la peau (super !!). Alors, entre un pull fabriqué en grande série pour les « clônes à la mode » qui le retrouveront sur le voisin, à 20 €, à changer tous les … mois (?) ou un pull personnalisé qui va durer plusieurs années sans bouger à 90€… lequel est, réellement, le moins cher à court terme ? Et à long terme, personnellement, çà m’embête de devoir payer les frais d’enfouissement des pulls en acrylique inutilisables en effilochage ou par Emmaüs qui, à ce propos, connaît une grande crise à cause du textile de seconde main qui devient de moins en moins réutilisable à cause de sa piètre qualité.
    Chère modo, si ce message est trop long, n’hésitez pas à le tronquer mais je voulais profiter de cette tribune pour partager mes petites expériences et connaissances tout en apportant quelques précisions aux infos communiquées par Julie.
    Merci encore pour votre soutien et n’hésitez pas à me solliciter si je peux éclaircir vos lanternes sur les enjeux sociaux et environnementaux relatifs aux textile !

  7. Luna dit :

    je trouve cette idée formidable, il est très difficile de trouver des vêtements qui soient à la fois en coton bio et équitable (c’est souvent soit l’un, soit l’autre).
    Le prix peut paraître élevé, mais le fait que le pull est personnalisable le rend presque unique et justifie ce prix. En étant vraiment « à notre goût » on s’en lassera sans doute moins vite et on le portera plus longtemps aussi…

  8. Christophe dit :

    @ Hervé : je partage tout à fait votre point de vue mais le constat est là : le consommateur lambda va taper dans du pull à 20-30 euros avec une logique à court terme et des priorités différentes : loisirs, technos, jeux, vacances, télé… C’est un peu comme avec la nourriture bio : on la décrie mais on ne mesure pas ses impacts environnementaux et sanitaires positifs, son goût…
    @ Julie : je maintiens donc le « bobio » mais ce n’est pas péjoratif, je crois en faire (un peu) partie… Avouez quand même que ce marché est une niche à l’heure actuelle et que très peu de personnes seront prêtes à débourser une telle somme. Mais c’est un début et je souhaite ardemment que cela se démocratise et touche le plus grand nombre.

  9. @ hervé, je me souviens du croissant à 7h du mat’ alors que je revenais de Francfort pour un bureau sur la terre en 2005. je suis vraiment heureux de cette renaissance !

  10. Hervé dit :

    J’ai ajouté une information qui me semble capitale à la bonne compréhension de la valeur d’un article industriel (quelqu’il soit) : le découpage du prix. Celui-ci est disponible sur une fiche article du site (http://www.seyes.fr/index.php/pull-personnalisable.html).

    Le chiffre que je trouve finalement le plus éloquent est « coton brut agricole ». En somme, l’argent qui va dans la poche du cotonculteur payé au format équitable. Cà fait réfléchir quant au décalage entre l’argument commercial « coton équitable » et les sous qui sont, au final, dans le porte-monnaie des petits producteurs. C’est pouquoi, quand je vois des « t-shirts en coton équitable made in sweatshops », çà me fait râler… et justifie le fait d’avoir une démarche durable sur l’ensemble de la filière du produit afin de pouvoir prétendre faire de la mode éthique :) A mon humble avis…
    La transparence a cet avantage de susciter le débat !

    @ Olivier : je m’en souviens bien aussi ! Merci pour tes encouragements.

  11. Tom dit :

    Bravo Hervé pour cette renaissance qui s’adresse à tous ceux qui aiment les vêtements de qualité, donc durables, quel que soit leur pouvoir d’achat.

    A bientôt,
    Thomas

  12. VonSontag dit :

    @ Christophe : je crois que vous vous trompez. Le consommateur lambda n’existe pas. Il existe des moyennes ou des médianes qui permettent de déterminer des comportements de masse auxquels la plupart des marques portent une grande attention. Mais ces comportements sont eux-mêmes dictés par des leaders marketing qui ont les moyens d’influencer le sens des courants. En remplaçant ce leadership marketing par de l’éducation, ou une communication un tant soit peu sincère, il est possible former une cible responsabilisée et consciente. Et cette cible peut, en toute connaissance de cause, dépenser 89 euros dans un pull de qualité.

    Ce qui me trouble dans votre discours c’est qu’il ce fonde sur une loi tacite qui voudrait qu’il existât un consommateur lambda et que son comportement fut immuable. Malheureusement pour les professionnels du commerce, cette loi n’existe pas. Heureusement pour nous, ce consommateur est également un citoyen, pas si con que ça et qui apprend, petit à petit.

    Sinon, vous avez les même en raz-de-cou ? ;-)

  13. Hervé dit :

    :) VonSontag.

    Même si je suis assez d’accord avec votre réflexion au sujet du « consommateur lambda immuable » disant que des franges de consommateurs sortent de ce fameux « mainstream », il me semble que vous définissez très justement ce que ces professionnels du commerce et du marketing (dont je suis aussi vous l’aurez compris) appellent des « niches ». L’objectif est, évidemment de faire que ces niches s’agrandissent et deviennent mainstream à leur tour en attendant une nouvelle niche etc, etc. Et, si la niche « eco-consommateur » devient mainstream et que le consommateur lambda est ainsi sensibilisé / responsabilisé et bien ma foi, tant mieux ! C’était un peu notre très humble objectif en créant Seyes il y a 6 ans déjà.

    Quant aux pulls col rond, puis-je vous inviter à profiter des nombreux canaux de discussion que nous mettons à la disposition de nos publics sur notre site pour rester informé(e) de leur mise à disposition prochaine ? Je viens aussi d’ajouter votre suggestion à notre plan de collection et vous suggère de chercher « Seyes » sur ce fameux site communautaire qui devient un incontournable du marketing social comme on dit. « Face what ? »

  14. Cécile dit :

    J’ai moi aussi, en tant que créatrice de mode éthique, une certaine admiration pour les entrepreneurs qui, comme Hervé de Seyes oeuvre à la fois dans le sens d’une mode plus écologique et plus éthique en ayant le grand mérite de rester made in France contre vents et marées ! J’avais d’ailleurs écrit une note à ce sujet ! J’ai vu en plus, qu’à part le pull personnalisable, Seyes avait ajouté l’écharpe personnalisable ! Chapeau ! Ah oui, le béret personnalisable serait une excellente idée ! Hervé, à toi de jouer !

  15. [...] : il fallait y penser ! Cela me rappelle l’initiative des pulls sur mesure Seyes présentés par Julie il y a deux ans… J’espère pour la gentille équipe de Big Bang Céréales que cela va marcher [...]

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