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 L’Altermondialiste: un journal de plus?
De Redacteur Invite • 03 août 2009 •
Catégorie: Informer/Partager

Maxime a découvert il y a quelques mois un journal intitulé l’Altermondialiste publié dans le Tarn et, le trouvant intéressant et utile, a voulu en savoir plus sur la démarche de son fondateur, Claude Le Guerrannic. Il lui a donc posé une simple question: l’Altermondialiste, un journal de plus? Claude a accepté de lui répondre et aussi avons nous décidé de vous livrer son témoignage tel quel tant la démarche est sincère et l’envie de transmettre une conviction avec sérieux palpable et… admirable!

Lorsque l’idée m’est venu de faire un journal, la motivation était double: d’une part il me semblait qu’il manquait un outil informatif et de réflexion pour le militant dans le Tarn, d’autre part l’envie d’écrire me taraudait depuis un certain temps. Cette envie là, elle ne tient jamais compte du fait que d’autres écrivent également, la question du “journal en plus” ne vient pas  à ce moment là, elle arrive plus tard.

Je ne me suis pas trop interrogé sur la faisabilité de la chose, j’ai foncé  bille en tête,  avec pour tout matériel un ordinateur portable et une imprimante multifonction. J’ai réuni quelques amis ayant des choses à dire et… en avant toute!

Le journal (mensuel) s’est appelé “L’Altermondialiste 81″ dans les premiers mois de parution. Je n’avais absolument pas l’intention ni la prétention de faire un journal “national”, agir et informer au local était ma première intention. Dans le même temps un Mouvement Politique Altermondialiste était en formation, je pensais en faire un outil pour ce Mouvement. J’ai compris après quelques mois de parution, qu’il serait beaucoup plus intéressant  d’avoir une parole entièrement libre et dégagée de toute attache partisane, c’est la voie que nous avons donc choisie.

Mois après mois le journal s’est fait, mais trouver des contributeurs à chaque nouvelle parution était un vrai challenge, je n’avais absolument pas l’intention d’écrire ce journal “seul”. J’ai pensé solliciter Geneviève Decrop, une amie habitant près de Lyon. J’appréciais déjà son écriture et je la savais mordue de politique. Je lui ai donc proposé une collaboration suivie et elle a dit oui immédiatement. A partir de ce moment la vocation à un local pluriel s’est affirmé. Parallèlement, lorsque l’on crée un journal ayant pour titre “L’Altermondialiste”, on aborde  forcément les problèmes locaux dans leur  rapport avec la globalité.

Petit à petit, le concept du journal s’est établi ainsi en  3 domaines d’intervention:

« politique-social  –  écologie   et   alternatives »,

Abordés chacun selon 3 niveaux différents :

  1. l’actualité
  2. l’information
  3. le débat et la réflexion

D’emblée, avec Geneviève Decrop, nous nous sommes mis d’accord sur le fait que la parole serait plurielle, c’est à dire pas de pensée unique, débat ouvert avec celles et ceux qui désirent dialoguer avec nous par l’entremise du journal. Par exemple, les élections européennes ont été l’occasion d’expressions et de positionnements très divers dans les colonnes du journal. Tout point de vue autre que xénophobe, raciste ou sexiste est pour nous digne d’intérêt. Nous ne nous interdisons pas non plus des excursions dans des domaines périphériques à nos préoccupations centrales  telles que: les sciences humaines, les religions, la philosophie ou la culture. Il est possible d’avoir une vision simpliste ou simple du monde, toujours est-il que sa compréhension est complexe, nous  devons savoir faire l’inter-connexion entre toutes les disciplines, si l’on veut vraiment faire face aux défis d’un monde plus que jamais en mutation.

Pour en revenir à la question de départ qui  me fut inévitablement posée, c’est bien sûr un journal de plus, l’abondance de journaux révèle une activité intellectuelle et militante importante et diversifiée, allons-nous nous en plaindre? Par contre, il existe encore très peu de journaux d’opinions, absolument libres, avec zéro publicité, ceux-ci doivent vraiment se développer, il y va de la viabilité de notre démocratie. Qu’est-ce que peut dire un journal aux trois-quart financé par ses annonceurs? Sa parole ne peut-être que muselée et auto-censurée. Dans “La fabrication du Consentement”,  ouvrage collectif dont  Noam Chomsky est l’un des auteurs, les processus d’auto-censure sont très bien expliqués.

Se maintenir en équilibre économique est un autre challenge, propre à notre système économique de marché, question secondaire selon moi, même si la  viabilité financière du journal reste toujours une préoccupation.

Actuellement, c’est en dégageant du temps sur nos activités professionnelles que nous arrivons à faire ce journal, cela ne nous empêche pas de chercher à le développer. Nous avons commencé avec une diffusion exclusivement tarnaise par mailing-liste et une version papier en dépôt-vente dans des lieux propices à notre lectorat. Désormais nous proposons un abonnement par mailing-liste et pour la version papier nous testons ce mois-ci une diffusion en maison de la presse sur la partie nord du Tarn. Selon les résultats nous étendrons la zone de distribution.

Le média est aujourd’hui l’un outil indispensable à la transmission des informations et du savoir, pour construire l’autre monde que nous voulons, je suis persuadé que cela passe par l’acquisition de nos propres médias, L’Altermondialiste tache d’être l’un de ceux-la.

Claude Le Guerrannic

++ Plus d’infos ++

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2 Réponses »

  1. Courriel ouvert 27.10.09(bis) avec cinq mots en gras d’abord à Infoclimat
    François Garczynski Grenoble, nuit du 27 au 28 octobre 2009
    ingénieur du génie rural des eaux et des forêts (retraité depuis 2002)
    34 avenue La Bruyère 38100 Grenoble téléphone : 04 76 51 05 90

    Pièce jointe : ce même courriel ouvert
    Planète Mars : un monde froid et sec depuis 3,5 milliards d’ans,
    pas du tout inexplicable

    Infoclimat : Message d’Adrien du 13 janvier 2006 ou du 13 janvier 2007 ? Il y a environ 3,5 milliards d’ans, le climat martien s’est profondément et rapidement modifié. La pression atmosphérique et la température ont diminué sur une courte période, environ 100 millions d’ans seulement, ce qui dans l’histoire d’une planète représente un temps très court. Les scientifiques sont incapables d’expliquer l’origine de cet évènement. Mars, de planète chaude et humide, est alors devenue le monde froid et sec que l’on connaît aujourd’hui. L’exo-météorologie peut aussi nous permettre de mieux comprendre le climat de notre Terre

    Si des scientifiques sont incapables d’expliquer l’origine de cet évènement, c’est par négligence de l’histoire de l’environnement terrestre. L’environnement avec ou sans arbre, c’est le domaine professionnel où je me suis isolé par désobéissance pendant mes 15 dernières années d’ingénieur du génie rural des eaux et des forêts, resté à la case départ pour cause de critique de l’arbricide rural ordonné par le ‘‘génie rural’’, tandis qu’aux ‘‘eaux et forêts’’ on s’en lave toujours les mains. Le pire pour l’environnement terrestre, c’est la déforestation surtout tropicale et circumpolaire entraînant la désertification, inexplicable par le déni agronomique et forestier du rôle agro-environnemental des arbres qu’on rase toujours entre forêt et désert : d’où augmentation des flux de réfugiés soi-disant climatiques et les pipi-cacas du Jourdain dans la mer Morte et du Colorado dans le Pacifique, à cause de l’évaporation de champs sans arbre à perte de vue.
    La dispute entre climatologues et géophysiciens sur la cause du réchauffement néglige des données :
    -D’anciens réchauffements entraînèrent non pas l’augmentation mais la raréfaction de CO2 dans l’air, surconsommé surtout par le phytoplancton marin, qui était obligé de se rabattre sur le carbone lourd 13C.
    -Les chutes du niveau marin pour la plupart en absence de glaciation, divisant les temps géologiques en ères et périodes, sont dues notamment à l’évaporation marine. Sur les variations du niveau marin depuis le Trias il y a 250 millions d’ans, Bilal U. Haq, Peter R Vail, Jan Hardenbol et J.C. Van Wagoner écrivent dans la revue américaine Science du 29 juillet 1988 : ‘‘We readily admit that the absolute magnitude of sea level rises and falls is still an open question most likely to be resolved by a multifaceted approach in the future / Nous admettons aisément que l’amplitude des montées et chutes du niveau marin est encore une question ouverte à résoudre à l’avenir par une approche à multiples facettes’’.
    -Mars était beaucoup plus humide il y a 3,8 milliards d’ans, début de la vie sur Terre d’après de premiers dépôts de carbone organique. Faute de phytoplancton et d’arbres il y a 3,5 milliards d’ans, de planète chaude et humide Mars est devenu froid et sec par évaporation de son eau marine et de presque toute son eau soumartienne, puis évasion dans l’espace. Et si sa météorologie il y a beaucoup plus que 600 millions d’ans faisait mieux comprendre le climat de la Terre, sa crise actuelle et son risque de devenir comme Mars à force de raser les arbres entre forêt et désert et de laisser tant de champs sans arbre à perte de vue ?

    Pourquoi faute de phytoplancton et d’arbres ? Il faut l’arbre pour que l’eau s’infiltre durablement dans le sol. Car le champ électrique dirigé vers le bas, dû aux protons H+ libérés par la respiration racinaire d’arbre est seul capable de s’opposer au champ électrique dirigé vers le haut, dû à la diffusion vers le bas des trois plus gros cations potassium K+, rubidium Rb+ et césium Cs+. Trop gros pour être hydratés, en solution dans l’eau ils sont plus petits que les trois principaux cations hydratés sodium Na+, calcium Ca++ et magnésium Mg++. Avant la conquête des terres par les plantes marines au Silurien il y a 400 millions d’ans, la pluie s’y évaporait sans s’infiltrer et l’eau du sol s’élevait sans cesse, entraînée dans le sillage des cations hydratés tirés vers le haut par le champ électrique dû à la diffusion vers le bas surtout du cation potassium K+. Depuis qu’il y a les microbes du sol ainsi que les arbres, donc au moins depuis 300 millions d’ans au Carbonifère, le transit souterrain de l’eau infiltrée réduit l’évaporation en contribuant au mieux à réapprovisionner fleuves, mers et océans. Le phytoplancton marin favorise les précipitations en mer en émettant des substances volatiles, formant des noyaux de condensation nuageuse et noyaux glaciogènes.
    Bref, faute d’arbres sur son sol, de microbes dedans et de phytoplancton dans ses mers et océans, Mars perdit toute son eau marine et presque toute son eau soumartienne, puis refroidit faute d’effet de serre dû à sa vapeur d’eau, qui s’évada dans l’espace et/ou fut dissociée en hydrogène et oxygène par la lumière.

  2. Parcourant le programme des Rencontres dominicaines 2009-2010 de La Tourette, le week-end 20-21 mars 2010 “Vers une utopie soft et verte sans militantisme sacrificiel” me tape dans l’oeil. Y découvrir Claude Le Guerrannic directeur de “l’Altermondialiste” me fait chercher ce journal, coller mon “courriel ouvert” de la nuit dernière et ajouter ce commentaire. J’y reconnaîs Christophe Bourreux théologien, philosophe et paysagiste : nous avions échangé quelques courriels au début des années 2000. Délecter les expressions “ce que, faute de mieux on peut appeler les post-néoruraux”, “soucieux des terroirs mais dégagé de l’enracinement rural et agricole” et “le souci de soi s’allie à celui de la nature et de la société dans cet espace en mutation que sont les campagnes françaises ” me fait ajouter des précisions à mon dernier travail nocturne : l’agriculture bio’, c’est le mieux mais ce n’est pas durable sans arbre à plus de 50 m de tout bout de champ . Après plusieurs décennies, les engrais chimiques ne servent plus à rien. Les bio’ devraient le dire : doper le sol, c’est aussi désastreux que doper un athlète. Bref, il faut replanter partout environ 1 brise-vent tous les 200 m ou 1 arbre tous les 50 m à la campagne et en ville. Candide vous ?

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