Oui, c’est un fait, je l’avoue. J’aime pas donner. Je ne peux pas dire que je ne gagne pas si bien ma vie, mais je fais déjà beaucoup pour les autres et pour la planète, alors que je vois pourquoi je devrais en plus partager le peu que j’ai avec ceux qui me le demandent dans la rue. J’ai aussi pas mal d’imprévus à gérer et quelques problèmes de découverts (les soldes ont été dures cette année, j’ai un peu trop craqué…).
Petite en plus, je me souviens de ma grand mère qui prenait plus de pains au chocolat à la boulangerie pour en donner au clochard du coin. Illico, il les donnait à son chien. Je me souviens, ça m’avait marquée. Il préférait avoir de la monnaie. Pour picoler en plus, j’suis sûre. On sait bien où ça va hein!
Je me souviens aussi de ce gars qui à Paris avait verbalement agressé mon papa dans la rue. “he, t’as pas 100 balles mec!” Nan mais comment il parle à mon papa lui???
Et puis nous sommes de plus en plus sollicités, alors si on doit faire une BA tous les jours on a pas fini. Entre nous en plus, les autres donnent déjà suffisamment. Perso, je donne déjà mes fringues, je laisse mes vieux meubles sur le trottoir pour ceux qui veulent les récupérer dans la rue (vous verriez la vitesse à laquelle ça part en plus!). Donc non. En plus, j’ai pas le temps.
Puis entre nous, on sait bien que ça sert à rien. C’est pas en donnant un peu que l’on va arranger les choses. C’est le système tu comprends, le gouvernement qui doit agir.
Du coup avec mon ami Gauthier, on a mis au point une méthode. Pour lui, la vie c’est un peu ça:
Et j’avoue que je partage bien son point de vue.

Gauthier il a même lancé une super action pour sauver les gens qui perdent quand ils donnent. Sa campagne du non-don, c’est un sacré boulot!
J_aime pas donner recrute
envoyé par jaimepasdonner. – L’actualité du moment en vidéo.
On a même élaboré des tracts ensemble:
Et en plus, la charité, ça fait pitié.
Non au don on est pas des dindons
envoyé par jaimepasdonner. – L’info internationale vidéo.
Bref, à tous ceux qui veulent nous rejoindre, ça se passe sur http://www.jaimepasdonner.com.
Pour ceux qui ne sont pas convaincus encore, je vous conseille de lire le récit graphique de Maximilien Le Roy (il porte bien son nom tient!), Le Monsieur de la rue dans le dernier numéro du magazine XXI. Pas besoin de donner hein!
Je pense d’ailleurs qu’il y a un vrai business à faire, au contraire, avec la pauvreté. Voyez en Indonésie la belle idée de ce guide, Ronny Poluan, qui fait visiter les quartiers cachés de Jakarta en proposant aux touristes de découvrir la vraie vie des pauvres. L’article de Courrier International à ce sujet l’explique bien, la pauvreté, ça peut rapporter gros! Alors faut pas croire, ne pas donner pour les pauvres ici ou ailleurs, c’est tout comme…
++ Nota Bene ++
Chapeau à Julien Ratel, l’acteur qui tient le rôle de Gauthier… et avec qui nous avons déjà eu l’occasion de mener la Revolutronc en 2007;-)

J’aime pas donner.














le 27 juillet 2009 à 14:07:
Merci pour cet article! Selon que j’ai lu, il me semble important de préciser qu’on entend par don ici le “don pécuniaire” (sous forme de monnaie) car il y a d’autres formes de don (nourriture, de temps, de disponibilité, de soi…).
Et il me semble que cela s’adresse à un don dans un contexte particulier: le don dans la rue.
Et là on finirait par une polémique/controverse qui n’aurait pas lieu d’être, simplement pour un problème de définition et contexte.
Car il y a don et don…
La typologie récente des donateurs faites par le Croix exprime aussi plusieurs points intéressants à ce sujet.
En matière de don, Il me semble que pour qu’un don ait du sens, il faut:
1°) S’assurer que le don pécuiner va être correctement utilisé et à la bonne personne(l’exemple ici d’Anne-sophie avec la nourriture donnée au chien) => necessité d’une transparence totale. On pense au traumatisme de l’argent mal utilisé par l’ARC (contre le cancer). Dans le Nord, on a eu des gens qui venaient récoler de l”argent sous de faux prétextes humanitaires.
2°) Selon l’expression “donnes un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour, apprends lui à pecher, tu le nourris pour la vie”.
Le don pécuniaire (et d’ailleurs tout argent) peut régler un problème sur le court-terme mais ne règle pas sur le long terme. Cela PEUT créer une situation de dépendance et ne pas pousser les gens à trouver d’autres solutions que le don.
Ce que les gens souhaitent simplement, c’est que leur “DON” pécuniaire ait du sens et qu’il va bien aider les personnes concernées.
Le problème, c’est que c’est devenu un vrai business à differentes échelles (groupes d’enfants roumains travaillant pour un chef dans la rue à des ONG qui ont fait scandales), et quand il y a des intérmédiaires, il y a toujours un risque de détournement.
Bref, le don pécuniaire doit se faire dans la confiance… sinon ce dernier risque d’être généralisé à tort comme de l’arnaque à cause d’histoires d’abus de confiance et d’abus de la générosité des gens.
Et quand on sait que le don a été bien utilisé, on ne peut que s’en féliciter. Maintenant tout est à resituer par rapport au contexte. Pas possible de généraliser sur le don, renforçons plutot le système que notre “don” se transforme en un “vrai don”, qui ait du sens et de l’utilité.
Le don pécuniaire dans la rue… c’est un peu le loto!… on peut vraiment aider qq’un dans le besoin comme on peut être victime d’une vrai machine à récupérer l’argent facilement. a défaut des éléments cités ci dessus, difficile de juger et de mesurer l’efficacité de son don pécuniaire.
Bref il y a don et don…
le 27 juillet 2009 à 14:16:
Oui merci pour ces précisions David!;-)
Il s’agit aussi d’une campagne “à rebrousse poil” du groupe SOS pour faciliter le don (mais pas en nature certes!)
le 27 juillet 2009 à 14:31:
Excellent…. et forcément dérangeant car tellement vrai…
et oui, un grand bravo à Gauthier pour sa croisade, vas-y Gauthier, nous sommes tous avec toi, et si tu as besoin d’un peu d’argent pour mener ta campagne, tu peux compter sur nous !
le 27 juillet 2009 à 14:36:
Très à rebrousse-poil cet article, mais très intéressant car à l’encontre de tous les xxxthon actuels…
Et si on faisait un xxthon des compétences et des savoir-faire, comme une bourse d’échanges, un SEL géant ??
le 27 juillet 2009 à 18:38:
Oui, déconcertant cet article… J’ai bien failli m’offusquer… Bravo Anne-So, bravo Gauthier pour le ton très rebrousse-poil en effet et pour cette excellente démarche humaine!
(Heu, juste si je peux me permettre David, c’est “Pécuniaire”… C’est un adjectif invariable. Pardon, je ne veux vexer personne. :-))
le 28 juillet 2009 à 10:02:
@Anne-Sophie: il ne faudrait pas en effet que l’article soit lu de travers. évitons tout quiproquo, en effet :)
@Lea Swan: oups…en effet ! merci de l’avoir remarqué :) corrigé!
le 28 juillet 2009 à 10:16:
:-D
le 28 juillet 2009 à 10:23:
Bravo pour cet article, personnellement je ne donne pas non plus d’argent (je le faisais avant…)
On se sent toujours un peu coupable de croiser quelqu’un sans lui donner de pièces, mais cette analyse nous déculpabilise !!! ouf !!! – lol -
Je pense effectivement que ce n’est pas à nous d’aider, mais bel et bien “au système”.
Merci Anne-Sophie & Gauthier !
le 03 août 2009 à 16:47:
@David (et Anne-Sophie) : pourtant, l’article est bien ambigu, et l’ironie n’est pas facilement perceptible. En témoigne la réaction de Mélanie… Moi-même à la première lecture je l’ai pris au premier degré. À la seconde lecture, je me suis posé des questions, et j’ai été voir le site. Mais même le site est ambigu, on comprend qu’ils souhaitent favoriser le don mais on se demande si c’est vraiment de l’ironie ou s’ils sont un peu sérieux, souhaitant détourner les gens du don spontané dans la rue pour passer par leur intermédiaire.
Pour répondre à Mélanie (et aux autres…), il y a certes des escrocs, mais cela ne doit pas nous détourner de la charité spontanée. La plupart se repèrent vite à leur comportement. Les meilleurs acteurs réussiront encore à nous avoir, mais est-ce que cela ne vaut pas la peine de se faire avoir une ou deux fois, ou même neuf fois sur dix si la dixième fois on sauve vraiment quelqu’un dans le besoin ?
N’oubliez pas qu’aucun de nos biens n’est dû à nos mérites. Tout ce que nous avons, même quand nous l’avons gagné à la sueur de notre front, est dû à des dons que nous avons reçus, à des opportunités qui nous ont été offertes, à des capacités dont d’autres ont été privés. Refuser de donner sous prétexte d’assistanat, c’est se donner bonne conscience à peu de frais.
le 04 août 2009 à 20:35:
Salut,
le problème c’est que la notion de don est un peu réductrice. On a l’impression qu’elle s’arrête à l’idée de donner un peu de tunes à celui qui réclame. Mais le don ne propose-t-il pas d’autres dimensions?
Le don est très instructif lorsqu’il est totalement altruiste, c’est à dire qu’il est fait sans rien demander en retour. Dans l’ initiative présentée dans cet article, on sent la frustration du don sans retour.
Avez-vous déjà donner sans qu’on ne vous réclame rien? On ressent une véritable sensation de bien être car le retour est indirect: un simple regard de surprise accompagné d’un sourire est une belle récompense. Donner son sang, ses organes post mortem, donner un bouquin à ses amis lorsque celui ci est lu, donner de son temps,…………. mais donner n’importe où, n’importe comment, que neni! Donner peut être ressenti comme une forme de solidarité tant que le don n’est pas forcé mais juste un réflex de bonté, d’altruisme. Et je vous asure que le don devient alors une source de grande satisfaction. accompagner le d’une touche de discussion et cela prend encore un peu plus d’ampleur.
Je rejoint donc l’analyse de KPM et david lorsqu’ils disent que le don doit avoir un sens.
Je reste un tantinet perplexe quant à l’objectif premier de l’initiative anti-don. Ya ptetre un truc que je n’ai pas saisi.
le 06 août 2009 à 4:19:
@KPM et dodzoo : Ah, vos réactions me rassurent… Il y a manifestement quelque chose qui manque de clarté quant à l’ironie du sujet.
Je n’étais d’ailleurs pas bien certaine que la réaction de Mélanie n’en soit pas également, car cette notion de “système” qui “doit” donner à notre place n’a pas de sens. C’est qui le “système”?… Ah ben oui! c’est nous! lol!
Si l’on ressent le don comme un devoir, mieux vaut en effet s’abstenir et commencer un travail sur soi!!! Et notamment sur son rapport à l’argent d’une part et sur la liberté d’autrui de l’utiliser à bon escient d’autre part.
On parle bien ici de don pécuniaire. Beaucoup s’accordent à dire que le don doit être altruiste et qu’il y a autant de manières de donner que d’individus mais dès qu’il s’agit d’argent, on tique. Selon moi, bien au delà du don sans retour, demeure le problème du don sans contrôle. J’entends par là qu’il apparaît plus “juste” pour certains de donner un sandwich à 3 euros, qu’1 euro en monnaie car on garde ainsi le contrôle sur l’autre et sur le jugement un peu mesquin, à mon sens, de l’utilisation de l’argent que l’on donne (S’interroger sur la différence entre don et partage n’est pas du luxe!). “A quoi va t’il (elle) dépenser MON argent?” ou encore “mon geste va t’il servir à améliorer une condition ou à l’aggraver?” et par extension ” Suis-je réellement entrain de rendre service à la société où ne suis-je pas entrain de contribuer à sa détérioration”. Et encore une fois, si ces questionnements se posent au moment de l’acte, alors on n’est déjà plus dans une action de générosité mais dans le contrôle et la culpabilité…et là encore, mieux vaut s’abstenir!
Donc pour revenir au commentaire de Dodzoo, le don, l’instant du don doit être dégagé de toute considération quant à la valeur de ce que l’on donne, sa matérialité ou son immatérialité et bien sûr de toute égocentrisme…Bref, c’est l’acte même de donner qui est une valeur incommensurable et non pas ce que l’on donne.
Après, il n’en reste pas moins vrai que si le don a un but et que ce dernier soit la contribution à une amélioration des conditions de vie d’une catégorie sociale, participer à un organisme tel que celui de Gauthier est sans aucun doute un bienfait. Mais l’on dissociera nos actions individuelles pour la collectivité de celles qui contribuent, au quotidien, à l’harmonie de la relation humaine.
le 06 août 2009 à 4:24:
@KPM et dodzoo : Ah, vos réactions me rassurent… Il y a manifestement quelque chose qui manque de clarté quant à l’ironie du sujet.
Je n’étais d’ailleurs pas bien certaine que la réaction de Mélanie n’en soit pas également, car cette notion de “système” qui “doit” donner à notre place n’a pas de sens. C’est qui le “système”?… Ah ben oui! c’est nous! lol!
Si l’on ressent le don comme un devoir, mieux vaut en effet s’abstenir et commencer un travail sur soi!!! Et notamment sur son rapport à l’argent d’une part et sur la liberté d’autrui de l’utiliser à bon escient d’autre part.
On parle bien ici de don pécuniaire. Beaucoup s’accordent à dire que le don doit être altruiste et qu’il y a autant de manières de donner que d’individus mais dès qu’il s’agit d’argent, on tique. Selon moi, bien au delà du don sans retour, demeure le problème du don sans contrôle. J’entends par là qu’il apparaît plus “juste” pour certains de donner un sandwich à 3 euros, qu’1 euro en monnaie car on garde ainsi le contrôle sur l’autre et sur le jugement un peu mesquin, à mon sens, de l’utilisation de l’argent que l’on donne (S’interroger sur la différence entre don et partage n’est pas du luxe!). “A quoi va t’il (elle) dépenser MON argent?” ou encore “mon geste va t-il servir à améliorer une condition ou à l’aggraver?” et par extension ” Suis-je réellement entrain de rendre service à la société où ne suis-je pas entrain de contribuer à sa détérioration?”. Si ces questionnements se posent au moment de l’acte, alors on n’est déjà plus dans une action de générosité mais dans le contrôle et la culpabilité…et là encore, mieux vaut s’abstenir!
Donc pour revenir au commentaire de Dodzoo, le don, l’instant du don doit être dégagé de toute considération quant à la valeur de ce que l’on donne, sa matérialité ou son immatérialité et bien sûr de tout égocentrisme…Bref, c’est l’acte même de donner qui est une valeur incommensurable et non pas ce que l’on donne.
Après, il n’en reste pas moins vrai que si le don a un but et que ce dernier est la contribution à une amélioration des conditions de vie d’une catégorie sociale, participer à un organisme tel que celui de Gauthier est sans aucun doute un bienfait. Mais l’on dissociera nos actions individuelles pour la collectivité de celles qui contribuent, au quotidien, à l’harmonie de la relation humaine.
le 16 août 2009 à 11:00:
Peu importe le ton ironique du message, je suis sincèrement contre le don “personnel” et “de rue”.
Comme ma mère nous l’a appris, mieux vaut donner à une ONG qui répartira l’argent plutôt qu’à un sans abri. L’armée du salut est là pour les aider, mieux vaut donner son argent à elle.
Donner ses meubles, livres, de l’aide, une journée, oui mais de l’argent non.
Cela peut paraître très égoïste mais même si certains réfutent l’argument, donner entraîne l’assistanat notamment dans certains pays du sud. Si les touristes donnent à leur passage une pièce aux enfants qui mendient, les parents ne les enverront pas à l’école puisqu’il est plus rentable qu’ils fassent la manche.
le 01 septembre 2009 à 8:52:
Chers amis du non-don, rien à faire ; je n’ai pas été séduite, ni au premier, ni au deuxième, ni au 18è degré. C’est terrible à dire, mais vous apparaissez uniquement comme des bobos écolos rigolos-cyniques, et pas comme des militants d’un don différent – que de toutes façons vous n’expliquez pas, et dont on ne perçoit nullement les contours.
Proposez-nous donc une étude sérieuse sur le don (rue / ONG et autres) en allant voir notamment les assos de sans-abris, et là je vous lirai avec intérêt. Passez une nuit de maraude avec ceux qui relèvent les clochards dans la rue, et on en recause.
le 01 septembre 2009 à 9:04:
Bonjour Emmanuelle,
Il est certain que certaines formes d’humour ne parlent pas à tous… Mais regardez l’enjeux et l’objet de la campagne, nous allons tous dans le même sens non?
Sur les bobos, il me semble que Gauthier en est l’incarnation même, et c’est bien là ce que dénonce la campagne…
Sinon, pour répondre à votre demande, sachez que certains dans l’équipe s’investissent justement auprès de ces personnes dans le besoin!
Et pour une étude sur le sujet, je vous suggère ce lien (le Cerphi est l’une des meilleures sources d’information sur le sujet):
http://www.cerphi.org/Observatoires/Le-climat-de-generosite-des-Francais
A bientôt j’espère!
le 01 septembre 2009 à 10:05:
“Illico, il les donnait à son chien. Je me souviens, ça m’avait marquée. Il préférait avoir de la monnaie. Pour picoler en plus, j’suis sûre. On sait bien où ça va hein!”
c’est marrant ça comme réflexion !! et alors, il le donnait à son chien le pain au chocolat, et qui y a t’il de si choquant, qu’il le donne à son chien ? C’est tout ce qu’il lui reste comme responsabilité, la vie de son chien, vous voulez lui enlever ça en plus ?
Les gens qui donnent le plus ne sont pas les “bobos”, mais ceux qui ont peu de moyens.
C’est tellement facile : pour 5 euros de donnés, 4.5 vont à la logistique et au détournement… peut être, et 0.5 donnent à manger à un gosse qui n’a rien à bouffer.
Ce donner bonne conscience en donnant, ou en ne donnant pas, la est la question. En tous cas, si tout le monde se rejette la patate chaude de la redistribution des richesses, les plus riches continus à s’enrichir et les plus pauvres à crever… c’est ça le système capitaliste, qu’on le veuille où non.
Un autre point de vue sur la question : http://www.michel-lafon.fr/livres-document/titre-681,sauver-vie.html
le 01 septembre 2009 à 10:35:
Aujourd’hui, tout doit être éthique et médiatique. C’est la loi du marché propre et écolo. Tout don est beau, et bon, rien à jeter. Il y a des profiteur du don, c’est normal, il y a de l’argent à se faire, mais jouer sur les peurs de gamin et l’image du charity business pour jouer les chevalier blanc, genre , donner moi vos sous, nous sommes éthiques, n’allez pas les donner à un poivrot qui va se saouler la gueule avec, ça me parait en effet de l’humour, voir un niveau de réflexion, douteux… et de la com, foireuse, en tous cas, pas pour moi.
le 02 septembre 2009 à 20:14:
Je voudrais dire 2 choses :
Il existe des gens riches qui donnent aussi beaucoup d’argent. Par exemple, Bill Gates et sa fondation ont donné énormément pour l’Afrique. De même Mickaël Schumacher et Jean Tod pour leur centre de recherche sur le cerveau et la moelle épinière. Ça fait plaisir de savoir que ce genre de personnes existent.
On fustige de plus en plus le capitalisme. Mais il faut bien être conscient que ce n’est pas le système capitaliste en lui-même qui est à l’origine de la situation qu’on déplore aujourd’hui, mais plutôt l’utilisation qui en est faite. Tant que la majorité des gens penseront qu’il n’y a pas assez de tout (en particulier d’argent) et qu’il faut donc essayer d’en posséder le plus possible pour ne pas en manquer, on refera les mêmes erreurs. Lorsqu’on pense avoir largement assez de quelque-chose, on n’a pas peur d’en donner…
Le capitalisme facilite l’enrichissement personnel, mais ultimement ce n’est pas lui qui le provoque. C’est la façon de l’utiliser et les dérives auxquelles il donne lieu qu’on peut essayer d’améliorer. Jamais aucun système ne résoudra rien s’il n’y a pas une conscience et une volonté collective de s’en servir dans l’intérêt de tous.
Beaucoup de choses peuvent devenir “mauvaises” si on les utilise mal. Une voiture par exemple peut tuer des gens. Le sexe également est à l’origine de tant de maux alors qu’il peut être si noble et si joyeux.
Tout est question d’utilisation de mode et de but d’utilisation…
le 07 septembre 2009 à 8:58:
j’aurais du ajouté le système capitaliste ultra libéral où le marché fait foi, et loi. La question n’est pas effectivement ici de savoir si le système capitalisme est bon ou mauvais, mais de donner son avis sur pertinence de cet campagne “publicitaire”…
j’y ai repensé d’ailleurs depuis, et je me suis dis que le but était peut être d’essayer de ramener les plus réfractaires au don vers le don… en tout état de cause, le message est tellement brouillé que du coups il ne veut plus dire grand chose .