Des Ar(t)bres et des planches Deyrolle au château de la Bourdaisière
Le 19 juillet 2009 | Par Anne-Sophie
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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...
Cet été, si vous passez du côté de Montlouis sur Loire (non loin de Tours), n’hésitez pas à vous arrêter, le temps d’une balade ou plus, au château de la Bourdaisière. Depuis le 1er juillet dernier vous pouvez en effet y découvrir 2 expositions pour le moins originales: la première est une rétrospective des planches pédagogiques de la maison Deyrolle, la seconde marque le début d’un projet de 3 ans ayant pour vocation de laisser s’exprimer des artistes contemporains concernés par le thème de la protection de la Nature. Naturellement, votre fidèle rédactrice vous a ramené quelques photos, histoire de vous allécher un peu;-)

Le château de la Bourdaisière
Le château de la Bourdaisière est un lieu magique. Je ne vais pas vous en refaire l’historique complet (très bien fait sur le site du château) mais sachez qu’il appartient aujourd’hui à Louis Albert De Broglie, autrement connu sous le nom de Prince Jardinier en raison non seulement de son titre de Prince, de la marque LE PRINCE JARDINIER qu’il a créée en 1995 (Louis-Albert de Broglie est un vrai créatif!), mais aussi et surtout de son engagement pour la protection de la Nature. A ce sujet, notons que Louis-Albert De Broglie est à l’origine du Conservatoire de la Tomate, qui réunit aujourd’hui plus de 650 variétés de ce fruit. Il a aussi racheté la maison Deyrolle de la rue du Bac en 2001, alors menacée de disparaître (pour ceux qui ne connaissent pas la maison Deyrolle, il s’agit d’un fantastique cabinet de curiosités, mais aussi le temple des planches scolaires que vous aviez dans vos salles de classe… sans compter les collections d’insectes, de coquillages et d’animaux naturalisés – pour y aller, c’est au 46 rue du Bac à Paris).

« Préserver, comprendre, regarder et écouter pour transmettre »
En février 2008 la maison Deyrolle se retrouve face aux forces de la nature, victime d’un incendie ravageur… Mais cela n’enlève rien à la créativité de Louis-Albert De Broglie qui, entouré de nombreux amis et artistes, verra ici l’expression de la fragilité de la nature. Comme cela est expliqué sur le site de la maison Deyrolle,
Au lendemain du sinistre ayant dévasté Deyrolle, le spectacle affligeant des vestiges du décor d’origine et des collections zoologiques ne pouvait que frapper les artistes qui étaient déjà familiers de ce lieu. L’ensemble dévasté se présentait comme une évidente métaphore de la fragilité de la nature et de la précarité des espèces. D’emblée certains photographes se sont proposé d’en faire le reportage. Le résultat frappant de leurs prises de vue a donné l’idée de poursuivre l’opération en sollicitant d’autres créateurs.
À partir de ce qui subsistait du cabinet naturaliste, les artistes invités ont donné leur interprétation de cette métaphore de la fragilité de la nature. Il en résulte une étonnante « galerie » : puissante, homogène par le thème, mais enrichie par la diversité des tempéraments et des modes d’expression (photographie, peinture, vidéo, sculpture, installation). L’ensemble des œuvres est emblématique de cette anxiété de notre société face à l’avenir de la planète qui inspire une partie de l’art contemporain.
Une vente aux enchères est alors organisée en novembre 2008, elle remporte un formidable succès et permet à l’Association Des Amis de Deyrolle de financer la restauration du mobilier historique et la reconstitution des collections scientifiques de Deyrolle…

C’est aussi à cette époque que Louis-Albert a l’idée d’actualiser les planches pédagogiques de la maison Deyrolle en les mettant à profit du développement durable: auparavant les planches Deyrolle expliquaient la nature, aujourd’hui elles insistent sur la façon dont nous pouvons la protéger au mieux.
Aussi le Château de la Bourdaisière se trouve-t-il aujourd’hui au confluent de tous les projets de Louis Albert De Broglie (tout est lié en réalité!) si bien que les deux expositions que vous pouvez y trouver actuellement illustrent à merveille les ambitions que Louis-Albert porte pour le Château: « l’envie de refaire de cette terre qu’il aime tant un lieu dédié à l’Art de Vivre, créer et développer de nouveaux jardins thématiques et surtout faire du Château un exemple de restauration et d’habitat écologique« . Car oui, le Château est actuellement en cours d’éco-rénovation, mais nous en reparlerons plus tard;-)
Les planches pédagogiques DEYROLLE, d’hier à aujourd’hui
L’exposition des planches Deyrolle vous permettra de découvrir (ou redécouvrir) une sélection de 70 planches anciennes et 40 nouvelles dédiées au développement durable. Il s’agit là d’un véritable patrimoine scientifique au travers duquel vous prendrez plaisir à retrouver vos basiques, mais aussi à comprendre les enjeux actuels de protection de l’eau, de développement des énergies renouvelables, de préservation de la biodiversité.

Les planches sont disposées dans l’ensemble du parc du Château de la Bourdaisière. Vous pouvez la découvrir jusqu’au 15 novembre, tous les jours de 10 h à 19 h.



Ar(t)bres, la nature malmenée

Cette seconde exposition est aussi bien vue que surprenante. Prévue pour se dérouler sur 3 ans, le thème de cette première année vise à illustrer l’agression de la nature par l’homme. En 2010 et 2011, les thèmes seront « La Nature pa(e)nse ses plaies » et « Le Monde idéal du futur ».
Pendant tout l’été 2009, des artistes (Aligna, Hermine Anthoine, Lucie Chaumont, Camille Goujon, Cécile Granier de Cassagnac, Sylvain Rousseau, Stéphane Thidet, Tobias Urell, Clément Willemin, Irina Wolkonski) vont créer des installations dans les arbres du parc. Certaines oeuvres sont d’ores et déjà terminées et le rendu est très réussi! (ceci étant, ayant visité l’exposition le jour de l’inauguration, certaines oeuvres n’étaient pas terminées et je ne peux vous donner les explications complètes…)

Ci-dessous, une oeuvre que j’aime beaucoup, d’Irina Wolkonski. L’arbre est orné de perles en bois et de jouets, on a envie d’y toucher et on se demande comment tout cela tient sur l’écorce… Mais à peine fait-on le geste, dès que l’on y touche, on comprend le sens de l’oeuvre… l’homme voleur, qui veut prendre, comprendre et s’approprier… kleptomane. D’ailleurs, au final, l’oeuvre n’aurait pour seule vocation, m’a-t-on dit, que de disparaître…


Le tronc vrillé de Louis-Albert de Broglie est aussi très parlant…


Et enfin cette oeuvre à laquelle j’ai modestement participé à l’arrivée de l’artiste, Camille Florent, de l’association bordelaise BIAPI. Il s’agit du Dome 3.0 (voir quelques photos sur le site de BIAPI en noir et blanc pour voir ce que cela donne lorsque c’est fini). Sa construction est très ludique, ce qui tombe bien tant celle-ci est envisagée de manière participative. Dans le cadre de l’exposition Ar(t)bres, l’idée à terme est que que le Dome soit recouvert de végétal! Trop beau!


Notons qu’en octobre, un jury composé de professionnels de l’art et de l’écologie décernera le prix « Art & Nature » de la Bourdaisière à la meilleure oeuvre.
Le Comissariat d’exposition est confidé à l’association COAL. Il est assuré par Audrey Bertounesque et Lauranne Germond.
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En somme, une belle balade d’été à ne pas manquer!!
++ Liens ++
L’entrée à l’exposition: de 7 € et 5 € pour le tarif réduit – le billet d’entrée donne droit à la visite des deux expositions, du conservatoire de la tomate, du dahlia color et du conservatoire de plantes médicinales.
- Le site de la maison Deyrolle
- Le site de l’association COAL, sur lequel vous trouverez d’autres photos de l’exposition Ar(t)bres






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Bonjour,
Bravo pour ce long article enthousiaste et qui donne envie d’aller voir l’exposition!
Une précision quant aux artistes manquants dans votre liste : Béatrice Arthus-Bertrand qui a réalisé une oeuvre pour l’ONF (voir votre premier visuel, la souche calcinée sur les canettes récupérées), Maryline Pomian qui a constitué un ensemble de 450 boules de papier à cigarette en suspension pour le WWF et Isabelle Tournoud avec son arbre épouvantail.
Merci pour le complément d’information Nathalie! EN plus l’arbre calciné en photo est de Béatrice Arthus Bertrand, j’ai eu la confirmation il y a peu!
Je fais un lien vers votre site pour ceux désireux de voir les photos: http://www.nathaliebereau.com/
A très bientôt!
salut anne sophie
tu as oublié de mentionner que j’étais l’autre co-artisite
sur la création plastico-paysagère
réalisé à partir d’undome géodésique et intitulé « fulorène »
c’est moi qui ai imaginé le concept
qui constitue une réflexion
sur les relations toute « paradoxales »
qui unissent : les sciences et la nature
les techniques et l’environnement
une réflexion sur le biomimétisme,l’éthique et le devenir de la relation homme/nature
si tu veux des précisions tu me contactes au 0632424873
ils nous ont oublié sur le dossier de presse !!!
félication pour ta thèse
olivier sigaut
[...] les 22 et 23 septembre prochain. Inscrivez-vous, il y a encore de la place paraît-il. …Ecolo-Info » Se cultiver/Papoter » Des Ar(t)bres et des planches …Le château de la Bourdaisière est un lieu magique. Je ne vais pas vous en refaire l’historique [...]