Les cris de l’économie – ACT’Sense 55 (Bis)
Le 13 juillet 2009 | Par Anne-Sophie
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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...
Il y a peu, je vous parlais de ce projet artistique qui invitait quiconque le souhaitait à crier sur l’économie. Eh bien les compositions créées à partir des cris reçus sont désormais disponibles et – comme prévu – le criard est allé jouer devant les institutions financières – et notamment le département du Trésor Américain (!)

Voilà à l’écoute ci-dessous les compositions effectuées (cliquez sur les liens)
Les cris de Wall Street, par Gernot Reetz, Berlin, Allemagne
Gernot Reets allie dans son oeuvre le jazz, la musique ethnique et la musique classique. Il aime également la musique minimaliste et l’improvisation libre.
Sa composition, “The wall street screams“, exprime le besoin de faire confiance à la vie naturelle sur terre (les sons élémentaires de l’océan, des tempêtes ou des baleines). Le destin de l’homme survivra à différentes crises à l’aide d’exercices intérieurs (les chants bouddhistes) qui laissent toutefois les états émotionnels libre (cris).
The Wall Streets Screams – Gernot Reetz, Berlin Germany
TARPyou, par Evan Benjamin
Evan Benjamin est un “sound designer” qui vit à Brooklyn, à quelques blocs des grandes institutions finacières auxquelles il dédie son morceau.

Le criard devant le Département du Trésor Américain
It’s the war, stupid, par Jorge Sad Levi
Jorge Sad Levi, Buenos Aires, 1959. Sa musique consiste aussi bien en des partitions pour solistes et des petits groupes de chambre qu’en des lives électroniques, des improvisations ou des travaux accoustiques et des arrangements pour des spectacles médias et vidéo.
Dans le morceau qui suit, au-delà des cris il a utilisé un fragment de la voix de Robert Plant, un récit de Quran trouvé sur Youtibe et l’aboiement de son chien.
It’s the war stupid – Jorge Sad Levi
Econocide, par Gina Biver
Gina Biver habite à Washington DC. Elle compose de la musique pour des concerts, des films, de la danse et dirige le Fuse Ensemble, un nouveau projet média.
Pour Econocide, elle a superposé les sons assez naïfs d’un piano jouet afin de représenter la manière dont les consommateurs empruntent, dépensent et pensent que tout allait bien jusqu’à ce que les premiers cris arrivent et prenent le dessus tant ils reflètent la réalité du monde économique actuel. Le piano n’est là que pour donner la sensation que tout va bien…
Antosca Screems, par Steve Antosca
Steve Antosca est diplo^mé de l’Université John Hopkins en composition de musiques électroniques. Il est le directeur artistique de l’ensemble VERGE, qui se produit à la Corcoran Gallery of Art de Washington, DC. Il a reçu de nombreux prix pour son travail.
En tout cas, on sent que cela en a fait du bien à certains;-) Perso, j’aime beaucoup le premier morceau! Et vous?
++ Liens ++
- Composition du Floating Board Collective
- Scream at the economy
- Floating Board Collective
- Comptes Nationaux du Bien-être en France: alors, heureuse?, Ecolo-Info, Février 2009






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