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Matière grise pour évolution verte

Les Coulisses » Coups de gueule

Pourquoi je n’aime pas les kermesses


Le 3 juillet 2009 | Par

Agnès

Ses articles

Totalement immergée dans un mode de vie écologique, je traque sans relâche dans le quotidien les initiatives et les leviers permettant de changer les comportements et bouger les lignes.

Ma fille en parlait depuis des jours et ce jour a bien fini par arriver. Le jour de la kermesse.

Autant l’avouer : ce rendez-vous était pour moi un véritable pensum mais je ne voulais pas en priver ma fille au prétexte que je n’en voyais que les côtés négatifs. En entrant dans la cour de l’école, je ne pensais cependant pas que cette kermesse serait à ce point éprouvante… et paradoxalement tellement révélatrice

Le jour de la kermesse

Les enseignants de primaire redoutent le mois de juin essentiellement parce qu’ils savent que ce sera le moment de la kermesse. La maman éco-citoyenne que je suis redoute le mois de juin essentiellement parce qu’elle sait qu’elle devra subir la kermesse. J’ai seulement deux sessions à mon actif mais déjà la coupe est pleine.

Pourquoi suis-je à ce point hostile à ce rendez-vous ?

D’abord parce que je le vis comme une manifestation mercantile: à peine entré dans la cour de l’école, il faut faire la queue pour acheter les tickets qui donnent accès aux différents jeux et activités proposés et qui permettront aussi d’obtenir ces sandwiches à la saucisse, ces frites grasses et ces boissons gazeuses qui n’ont pas droit de cité dans mon frigo. Point de spectacle de fin d’année où l’on peut s’extasier sur les talents indéniables de sa progéniture ou de manifestation particulière, juste des jeux (pêche à la ligne, circuit vélos, jeux d’adresses et de réflexion…)

Qui dit jeu, dit gain, et chaque enfant reçoit à la fin de son activité une petite gratification qu’il choisit parmi les petits jouets, les bulles de savon, les élastiques, les balles… Et les petites gratifications, on les compte par centaines.

Pour avoir participé l’année dernière à une réunion de préparation de la kermesse, je sais que ces jouets sont des lots achetés chez des grossistes par sacs entiers, qui viennent inévitablement de Chine, et dont la durée de vie ne dépasse pas celle du temps qu’il aura fallu pour les acheminer jusqu’en France. Pour un des jouets reçu par ma fille, ce temps a même été extrêmement réduit puisqu’il était cassé avant que nous ne quittions l’école.

Mais mon autre gros motif de colère ce soir-là fut de constater qu’aucun tri sélectif n’était pratiqué: cannettes, papier, barquettes en plastiques, jouets cassés, restes de nourriture… tout était rassemblé ensemble dans de grands sacs poubelles.

Alors que de multiples campagnes ne cessent d’inciter au tri sélectif et qu’il semble être rentré dans les habitudes des français, j’ai eu le plus grand mal à comprendre pourquoi il n’était pas appliqué, à fortiori, dans le cadre de cette manifestation.

Et après ???

Je me suis longuement interrogée en partant de l’école. Cette débauche de déchets m’avait véritablement perturbée, d’autant que ramenée aux milliers de kermesses qui se déroulent partout ailleurs, cela devient colossalement inutile.

Je me suis alors dit que nous ne nous posions pas au fond les questions essentielles, à savoir dans le cas présent (mais qui peut être étendu à chaque action de notre quotidien), quel était le prix que nous acceptions de payer pour le plaisir de nos enfants? A la fois en terme de bilan carbone (quelle dépense de CO2 depuis la Chine ?), en terme de santé (quid de l’innocuité des plastiques et peintures contenus dans ces jouets ?) et en terme de solidarité avec les plus faibles (conditions de travail en Chine) ???

Mais il fallait dépasser la colère de ce que je venais de vivre pour trouver des solutions et faire changer les comportements.

Comme je le montrais dans mon précédent article avec l’exemple de Caroline, les choses sont là, juste sous nos yeux. Elles touchent les moindres actions de notre vie quotidienne. Pourtant le plus souvent, nous passons à côté. Mais dès que nous les visualisons enfin, leur vue devient insupportable.

Mais que faire ? Par quoi commencer ?

Vers qui se tourner ? Quel levier d’action enclencher ?

Dans le cas précis des kermesses, ce n’est pas bien compliqué : il suffit à la rentrée prochaine de s’inscrire à l’association de parents d’élèves s’occupant de l’organisation de ces festivités… et de faire valoir son point de vue, d’expliquer, d’inciter à plus de vertu.

Alors qui prend avec moi sa bonne résolution pour la rentrée ?

++ Voir aussi ++


25 commentaires à “Pourquoi je n’aime pas les kermesses”

  1. maureen dit :

    bonjour,

    as tu déjà réfléchi pour une façon de fêter tous ensemble la fin de l’année « autrement » ???

    ici pas de kermesse mais un spectacle de fin d’année avec danse par contre le GROS inconvénient c’est que cela ne favorise pas le dialogue, la rencontre entre les différentes familles.

    Le second GROS inconvénient est que s’il y a un coté mercantile , c’est que cela permet d’obtenir de l’argent pour améliorer le cadre de vie des enfants, résultat ici , les enfants ont une cour de récré toute grise atrocement triste et rien pour jouer donc les enfants qui reste toute la journée rapporte quelques jouets et donc il y a conflits, des vols etc… nous sommes donc en réflexion pour savoir comment financer quelques améliorations genre peinture des murs en couleur une marelle peinte au sol quelques jeux dans la cour on ne veut pas des choses extra ordinaire mais là on dirait une cour de prison. Et il ne faut pas demander aux parents de faire un « tronc » car on sait bien que comme d’habitude une partie de donnerai jamais.

  2. David dit :

    Merci de ton article et très bonne initiative!

    Pour avoir vécu des expériences de prise de décision collective, je constate simplement que l’imitation est finalement la solution « la plus facile » pour les gens, et l’innovation (faire différemment), c’est tjs plus difficile

    Prenons l’exemple des enterrements de jeunes vies de garçon/filles: combien s’inspire de ce qu’ils on vu à la télé ou ce qu’ils ont comme préjugé. Pour beaucoup cela se finit donc par alcools, strip-tease, soirée en boite nuit pour le garçon…

    Et réfléchir à qqchose de différent, adapté aux enfants, oui ca prend de l’énergie… et s’il n’y a pas une « Agnes » dans la salle pour changer le cours des choses, les choses continueront telles qu’elles sont…!

    Bref, l’humain a tendance à répéter ce qu’il a déja vu… cela a du bon comme du mauvais (bonnes habitudes comme les mauvaises habitudes) et ceci de manière individuelle et de manière peut être plus prononcé collectivement.

    Combien de fois entendons nous « on a toujours fait cela comme cela » ….

  3. Julie dit :

    Agnès, je comprends bien sûr parfaitement ton article, puisque je viens aussi de passer par la case kermesse. Tu n’aimes pas les conditions et les modalités et j’avoue que bon… ça ne ferai pas de mal qu’il y ait une patte verte à l’organisation de ce genre d’événement. Mais reconnaissons quand même l’implication des organisateurs… qui cherchent souvent des bénévoles pour les aider sans beaucoup de succès, c’est souvent toujours les mêmes, alors écolo ou pas, ils ont au moins la qualité de vouloir s’investir pour nos enfants… Et puis la kermesse est avant tout un moment convivial, le moment où les enfants souvent font un spectacle pour leurs parents … je suis convaincue qu’on peut en changer quelques règles de l’intérieur… tu le dis toi-même c’est pas compliqué … Allez je te suis … l’année prochaine c’est la dernière année pour ma fille en maternelle, je m’inscris à l’organisation de la kermesse pour y apporter mes idées vertes (et bien mûres hi hi)

  4. Camille dit :

    Ah… la kermesse… je n’en garde que de merveilleux souvenirs ! Peut-être cela changera-t-il avec mon regard d’adulte quand Junior ira à l’école ?

    Je suis d’accord avec toi sur le prix à payer pour le bonheur de nos enfants. Il y a certainement d’autres solutions que des gadgets made in China. Pareil pour l’esprit de compétition qui existe déjà toute l’année…

    Peut-être faudrait-il transformer la kermesse en un moment de convivialité où chacun fait quelque chose pour l’école (atelier peinture des murs de la cour ou de marelle comme le propose Maureen, planter des arbres, créer un potager…) Mais sans doute comme le souligne Julie ce serait toujours les mêmes qui s’y colleraient.

    Tu nous diras ce que tu arrives à mettre en oeuvre ! et bon courage…

  5. elisabeth dit :

    bonjour à tous,‎

    les kermesses font parties des débuts de l’apprentissage des enfants (et de leurs éducateurs de ‎parents) en matière de … tout : ‎
    au travers des jeux ? compétition / coopération, échec / apprentissage de l’erreur, ‎accumulation orgiaque de biens avec les petits jeux que l’on gagne sans effort en tirant la ‎queue de l’éléphant.‎
    au travers du spectacle ? représentation (être devant l’autre) et stress qui va avec, ‎
    avec la buvette ? tous les gestes du quotidien (manger, boire… oui mais quoi ? trier ou ne pas ‎trier …).‎
    et là liste est non exhaustive

    La solution, Agnès, tu l’as souligné en fin de billet, c’est l’investissement, l’implication, la ‎participation, la mobilisation. Sans ça, on est bien d’accord, il est inutile de râler.‎

    les bonnes questions
    et là, donc il faut commencer à se poser des questions:‎
    A quoi sert une kermesse pour une assoc de parents ? animer, créer de la cohésion, oui ! mais ‎aussi rapporter de… l’argent (beurk, sale, mais essentiel si on veut financer certains projets ou ‎certaines amélioration au sein de l’école). donc les jeux, la nourriture sont logiquement soumis ‎à une contribution financière.‎
    Maintenant qu’on sait qu’ils doivent être payants, les jeux, les repas peuvent être considérés ‎sous un angle plus … « durables et pédagogiques » ‎
    les jeux / stand doivent ils être pensés sur le principe de la compétition ou de la coopération, ‎doivent ils être récompensés ? si oui, doivent ils l’être par un cadeau ? si oui, par quel type de ‎cadeau ? là chaque choix est un pas vers une réflexion (au moins une amorce) chez ceux qui ‎organisent et ceux qui vivent la kermesse de l’extérieur
    la buvette doit elle être bio ou pas, peut on faire appel à des producteurs, artisans de bouche ‎locaux ? sert on à la cannette ? au verre ? en tout cas, on peut commencer à mettre en place un ‎tri sélectif, et à utiliser des gobelets/assiettes recyclables ou réutilisables. Il peuvent même ‎devenir des supports de com pour l’asso de parents d’élèves qui tirera un bénéfice de leur ‎vente (eh oui, mercantile on devient quand on veut payer la peinture de la fresque de sa cour ‎d’école !…)‎

    la communication
    Car oui, la communication est un élément très important dans le cadre d’une kermesse qui ‎passe au durable. Les gens /enfants qui ont « l’habitude de », vivent mal le changement.‎
    Même celui qui mène d’un jouet en plastique « déjà-cassé-même-pas-déballé », vers un jeux ‎en bois FSC ou en pneu recyclé – et attention au coût de ce type de jeux d’ailleurs-. Il ne faut ‎donc pas manquer de communiquer sur les raisons de ces changements, car c’est là que se ‎joue véritablement la carte pédagogique
    Et pourquoi pas en parler à la presse locale ?…d’ailleurs

    Bref, dans ce type de projet, il y a mille chose à faire , à mettre en place, à réfléchir.‎
    Mais le problème reste encore de trouver plus d’une poignée de personnes pour s’embarquer ‎dans ce travail (assez long dans sa mise en place). Le temps, l’implication, on en revient ‎toujours aux mêmes questions dans l’engagement associatif.‎
    Reste donc à être persuasif(ve), à y croire, à en vouloir et probablement à travailler plus, pour ‎gagner plus … de respect et d’humanité !…‎

    Et bonnes prochaines kermesses à tous ! ‎

  6. Claude dit :

    « quel était le prix que nous acceptions de payer pour le plaisir de nos enfants? »
    La question que tu évoques me paraît centrale, et fort bien posée. On peut d’ailleurs l’élargir à « quel est le prix que nous acceptons de payer pour notre plaisir »? Et cela concernerait une foule de nos petites concessions de tous les jours (style « bon, je m’achète ce petit gadget venu de Hong Kong, mais c’est exceptionnel, et puis j’ai eu une journée chargée, je peux bien lâcher un peu de mou… »)
    En effet, la solution que tu préconises est la bonne: s’impliquer et être prêt à argumenter contre des habitudes, des incompréhensions, voire des intérêts financiers…
    Pour ma part, je participe, en tant que bénévole, à un festival de jazz dans le sud charente (près de Montmoreau). voir le site: http://www.respirejazzfestival.com/

    Les organisateurs ont mené une réflexion préalable qui débouche sur ça:

    * Gestion écologique des supports de communication, des transports, des achats, des déchets.
    * Toilettes sèches.
    * Restauration 100% biologique et promotion de l’agriculture biologique.
    * Stands et expositions relatifs aux problèmes environnementaux (réchauffement climatique, énergies renouvelables…)
    * Explication de la démarche auprès des médias et dans les documents distribués au public.
    * Sélection des partenaires privés en fonction de leur éthique environnementale (entreprises, associations…)
    * Bilan, après la manifestation, de l’impact de notre festival sur l’environnement et évaluation des progrès à faire pour les futures éditions.

    Quoi qu’il en soit, bravo et merci pour ton billet
    Claude

  7. Cédric dit :

    merci pour cet excellent billet d’humeur et de saison même si je ne partage pas totalement ton aversion pour le phénomène kermesse.

    merci également à Elisabeth pour son rappel de l’intérêt pour nos enfants, car, malgré tout, c’est pour eux que nous nous jetons dans ces « foires » non sollicitées.

    pour avoir depuis 3 ans participé à l’association de parents d’élève de l’école de ma fille, je me rends compte du dilemme posé par ta question. Hormis le tri sélectif qui devrait être possible dans tous les évènements publics, c’est sur le côté mercantile que je suis plus gêné. En effet, l’objectif étant de maximiser les gains (pour améliorer l’environnement de nos enfants), il est important d’avoir beaucoup de cadeaux très peu chers pour que les jeux soient accessibles et (très) rentables puisque on peut y rejouer sans effort visible. Hors, en prenant des cadeaux plus durables, on serait très probablement plus chers avec pour conséquence que l’on n’y joue pas et pire, que l’on n’y rejoue pas …

    Et ce qui est vrai dans un festival que l’on choisit, n’est pas vrai dans un évènement que l’on « subit ».

    Pour m’être battu sur différents sujets pendant 3 ans (et avoir perdu ou être souvent passé pour un fou) … je ne vois qu’une solution … être nombreux … et là un nouveau problème se pose, car même quand il s’agit de l’avenir de nos enfants, ils est bien difficile de trouver des volontaires.

    Avançons, car c’est la seule méthode pour faire passer nos idées …

    Cédric

  8. [...] Pour finir, le kif de la semaine : Pourquoi je n’aime pas les kermesses. Et une conscience profondément éveillée, une ! « Dépasser l’oxymore3 juillet [...]

  9. Agnès dit :

    Merci à tous pour vos commentaires éclairés et éclairants !

    @ Cédric : je m’attache à faire venir des copains parents d’élèves avec moi à la rentrée prochaine… même si je crains en effet que nous ne fassions pas le poids face aux autres… mais avançons, il le faut !

    @ Claude : merci pour le lien. A défaut de mettre toutes ces solutions en place, nous essaierons d’y aller par étapes et qui sait, dans quelques années, peut-être aurons-nous une kermesse exemplaire ;-) ?

    @ Elisabeth : merci pour les pistes données, j’en ferai bon usage.

    @ Camille : on en reparle d’ici 3 ou 4 ans, après ta première expérience avec Junior ;-)

    @ Julie : le souci pour moi est que je n’ai perçu à aucun moment de la convivialité et les copines avec lesquelles j’ai pu en parler après ont eu le même ressenti que moi.
    On fera le debriefing de nos expériences en juin prochain alors : à celle qui aura fait bouger le plus de choses ;-)))
    Des bises à ta puce.

    @ David : je vais continuer à faire mon « Agnès » alors, pas de soucis ;-)

    @ Maureen : j’avoue que non, je n’ai pas encore vraiment pris le temps de cette réflexion… mais je compte bien m’y mettre !

  10. Laurence dit :

    Bonjour à tous,

    dans mon village (+de 1000h) donc petite école et petit moyen,
    comme beaucoup je note le coté financier de la kermesse qui apporte quelques sous et permet d’organiser les activités et améliorations pédagogiques nécessaires. Comme il y a un dégagement coté finance de l’EN, les parents pallient.

    Bref, ici les organisateurs ont depuis 2 ans réfléchi à la question, et déjà pour les différentes manifestations, achètent en local les matières premières (lait, pain, ….), les boissons et autres denrées (poudre de chocolat, café, thé, cola local, jus d’orange)sont équitables et proviennent d’une petite boutique éthique, et c’est déjà bien. Cela ne nous empêche pas les jouets/kdo venus de Chine HELAS!!!!
    Il bien difficile de tout remettre question, le seul moyen est de s’investir et de faire valoir ses idées …

    D’avancer à petit pas, c’est mieux que ne rien faire,
    je suis une maman investi dans l’école depuis 10ans tant au niveau de l’asso de parents que délégué de parents au conseil d’école, participez et vous verrez ce n’est pas simple…c’est par contre très instructif.

  11. stéphanie dit :

    Merci Agnès pour cet article, j’aurais pu l’écrire moi-même !! en effet depuis 3 ans, l’après kermesse est un véritable moment de malaise et de réflexion. Je me suis donc dans engagée dans celle de cette année. Nous avons mis en place un tri sélectif des déchets sur le site, qui a surpris mais néanmoins bien fonctionné. Nous avons aussi utilisés des gobelets en amidon de maïs pour le bar (donnés par une autre asso donc par de surcoût, si nous avions du les acheter ça n’aurait pas été accepté !). La question des jouets fabriqués en Chine a même été évoquée par plusieurs parents, et l’année prochaine je pense qu’il y aura du changement. Il est même prévu de continuer le tri sélectif sur toutes les autres manifestations de l’école. Réduite les déchets sera une autre étape ! Mais je suis déjà ravie par cette évolution !

  12. Elodie dit :

    Il existe des guides pour la mise en place d’éco manifestations / festivals…
    - l’association trimarrant (La Rochelle – 17) en a publié un : http://www.trimarrant.org
    - l’ademe Poitou-Charentes aussi (il est très bien, mais je ne vous donne pas le lien : ils ont repiqué le travail d’assos sans même les citer dans leur truc…)
    - je viens de trouver un site qui a répertorié des guides/plaquettes/ etc. : http://www.arehn.asso.fr/centredoc/fiches_outils.htm (eco manifestations)

  13. matyas dit :

    Ahaha Agnes, j’adore ton article ! Je te vois trop avec le coeur qui saute devant tout ca et je me vois trop dans des situations ou j’ai juste envie d’hurler….!
    Alors OUI pour une Agnes qui nous revolutionne la Kermesse.

    Je peux te mettre en contact avec une amie qui en a profite pour mixer Kermesse et feter l’environnement.

  14. Excellente réflexion! faut arriver à faire évoluer et remettre du sens dans tout ça.
    Après les campus verts, les kermesses vertes : ) et un jour on n’aura plus besoin de préciser que c’est vert, car ça aura du sens pour tous!

  15. Valguki dit :

    Bonjour Agnès

    Je connais très bie nce sentiment que je traine dans les réunions d’APE depuis quelques années qui ont fait de moi « l’écolo de service pénible ». Tout ce que j’ai pu obtenir ? Le tri des canettes ! Et encore, il faut en remettre une couche chaque année.

    Cette année, j’ai vaillamment proposé qu’on passe à la vitesse supérieure : demander aux familles d’apporter leurs couverts pour le repas de fin d’année…Aie aie aie, que n’avais-je pas dit. Pauvres parents à qui l’on demande de trimballer leur panier à pique nique pendant la fête des écoles…. Bref, je n’ai pas réussi à être convaincante. Et nous avons tous mangé dans des barquettes en plastique jetables.

    Effectivement, on applique les recettes anciennes, les « on a toujours fait comme ça », on achète en gros des jouets qui durent le temps qu’on ouvre le paquet et guère plus.

    Cela dit, j’ai eu vent d’initiatives intéressantes que je répercute. Soyons positives : dans une école, les cadeaux sont des livres que l’on gagne en accumulant des points. Dans une autre, on dispose d’une sorte de passeport et on doit valider sa participation à chaque atelier pour prétendre à un cadeau qui du coup, ne récompense pas une victoire mais une participation, ce que je trouve plus sympa. A la fin, l’enfant peut choisir un cadeau de meilleure qualité que les gadgets habituels, souvent un livre d’ailleurs.

    les vides greniers au profit de l’école semblent aussi se développer.

    N’oublions pas que l’objectif est de gagner de l’argent afin de financer les activités de l’école (sorties culturelles, sportives, intervenants extérieurs). La kermesse facilite aussi les rencontres entre parents dans un cadre convivial et permet de créer un lien entre les instit et les parents qui s’impliquent.

    Je ne vais pas faire ici le détail de mes petits combats perso, il y a tant de choses à revoir dans ces kermesses (et encore, tu ne parles pas du loto) Concernant les lots, les horripilants gadgets
    à trois francs six sous, je n’ai pas eu gain de cause pour le moment mais j’ai refusé tout net d’aller les acheter (faut pas pousser).

    En résumé, je te souhaite beaucoup de courage et surtout tiens nous au courant des tes réussites, je ne manquerai pas de m’appuyer sur ces exemples !!

  16. jennyfer dit :

    bonjour,
    je découvre par hasard le texte sur le cauchemar des kermesses. Notre association de parents d’élèves trouvait aussi que c’était un cauchemar. donc, depuis deux ans, grands changements
    -information dans les classes en amont: il n’y aura rien à gagner à la kermesse pour cause de pollution !
    - un spectacle des enfants bien sur,
    - des jeux GRATUITS, avec rien à gagner, mais ou les enfants jouent vraiment ( et non pas où ils se dépêchent de finir pour gagner le bidule en plastoc), comme des jeux de dames, morpions, etc… en libre accès (grand respect des enfants, aucune détérioration), adaptés aux différents ages
    -des jeux organisés par des parents volontaires: concours de lancer de savate, relais en échasses, course de char (fabriqués par un parent et gardés d’une année sur l’autre), course de garçon de café, etc… avec des épreuves enfants, adultes et mixtes… grande convivialité assurée !

    avantages de tout ça:
    tranquillité pour tous: on a ressenti beaucoup plus de quiétude, moins d’agitation des enfants.
    pas de discrimination de budget pour certaines familles (ça finit par revenir cher les bidules en plastic)
    finalement, l’association des parents s’y retrouve aussi financièrement, pas besoin de payer les bidules, les emballages, les tickets pour jouer, etc… et les parents restent plus facilement au barbecue du soir…

    conclusion:
    meme si on est qualifié de « babacool 68tars » par certains, on recommencera l’année prochaine !

  17. Agnès dit :

    Merci vraiment à tous pour vos retours !
    Je garde précieusement tous vos conseils et témoignages qui prouvent qu’on peut décidément faire autrement… et mieux ;-)

  18. Marie dit :

    Ca alors, je suis pas seule !! Moi aussi, je me bats tous les ans dans l’asso des parents d’élèves, je perds à chaque fois, mais j’ai remis les pieds dans le plat cette année, car on prépare la kermesse 2010.

    Je ne suis pas une hystérico-écolo, mais j’ai visité un atelier chinois qui fait ce genre de chose dans ma vie professionnelle. J’en garde une vision assez glaçante, et la volonté de tout faire pour ne plus faire travailler des enfants dans des conditions déplorables. Or avec les lots de kermesse « classique », c’est clair que c’est pas le cas… et je ne parle pas de l’impact « éducatif » auprès des enfants, vous l’avez largement évoqué et j’abonde dans votre sens….

    Bon, sur le constat, on est d’accord. Que faire, dès lors ?

    Je retiens des idées de Jennyfer et de Valguki. Merci beaucoup ! Malheureusement, vu la levée de boucliers à laquelle je fais face, et le fait que je sois encore la seule à soutenir ce genre d’idées, on va y aller progressivement… On m’a même soutenu que ce serait criminel d’oter leur travail à tous ces enfants chinois qui en ont besoin pour vivre !!!

    Voilà une idée que j’ai eue cette nuit : au lieu d’acheter des lots chez les grossistes habituels, pourquoi ne pas se fournir en jouets recyclés dans les recycleries ? Ca répond à l’objectif « pas cher », c’est beaucoup plus solide et durable (premier tri qualité déjà fait par le premier propriétaire ;-)), et ça n’a pas d’impact négatif sur l’environnement. Je vais aller faire un tour dans celle près de chez moi, je sais qu’il y a un « département jouets », je vous donne l’adresse : http://www.ateliers-bergerette.org/.

    Une communication auprès des enfants me parait nécessaire, effectivement. Malheureusement, il faut bien constater que la plupart des enfants adoptent une attitude véritablement boulimique face à ces montagnes de bouts de plastique, et que leur attitude « naturelle » ne l’est pas tellement en vérité ;-)) !

    Bref, y’a du boulot, retroussons nos manches et En avant !

  19. Agnès dit :

    C’est une excellente idée Marie !!

    Et je suis ravie que cet article ait permis de faire émerger des pistes, des solutions, d’autres façons de faire. Une fois encore un grand merci à tous pour vos contributions.

  20. Valguki dit :

    Et c’est reparti !

    La kermesse est encore loin, mais ici, on s’active pour préparer le loto avec sa kyrielle de lots bon marché sans grand intérêt. Une idée toutefois, qui marche bien depuis 3-4 ans et a au moins permi à parents et enseignants d’élargir leurs horizons : récolter des entrées dans les musées, écomusées, châteaux et autres sites d’interprétation du secteur. Idem pour le centre nautique de ma ville qui offre des carnets de 10 entrées très courus.

    Il suffit d’écrire, la plupart du temps, la réponse est positive. Ce sont des lots dématérialisés et culturels qui volent un peu plus haut que la moyenne même si le fond du problème reste là.

    Les tickets non distribuées au loto le sont ensuite lors de la kermesse.

    Pas de recyclerie ici encore mais un projet d’en monter une. Je vais donc aller voir de plus près de quoi il retourne. Sans doute une idée à soumettre aux élus de ma ville.

    A bons lecteurs !

  21. Estelle dit :

    Merci Agnès pour ce débat bien nécessaire.

    Inutile de dire que je me reconnais tout à fait dans ces réflexions, ce qui m’a amenée en partie cette année à faire partie de la liste de parents d’élève de notre école de 300 enfants.
    Je trouve en effet que cette « fête de fin d’année » qui chez nous n’a rien d’une fête (pas de spectacle, un brouhaha immense qui ne favorise pas les échanges) peut également avoir un rôle éducatif pour nos enfants, ou du moins relayer certaines initiatives qui ont mis du temps à apparaître et qui se voient vite bafouées lors de telles manifestations (tri, consommation réfléchie, etc.) .

    J’ai participé à la réunion de préparation et ai mis le doigt sur ces gadgets en plastoc inutiles. Il m’a été répondu: « les cadeaux coutent chers, et s’il n’y a rien, ils ne joueront pas. »!!!!!
    Personellement mes enfants ont plus de plaisir à jouer qu’à gagner quelquechose. De plus, quand on leur montre que leur gadget au sortir de l’école passe à la poubelle , il est facile de les raisonner. D’ailleurs qui a mis ces gadgets dans les mains de nos enfants? Ce ne sont pas eux!! Revenons à des choses simples, décorélons le plaisir de l’acte de posséder.
    L’école a un rôle éducatif, ces aspects en font partie. Je compte cette année faire des panneaux d’information pour communiquer sur ces notions, annoncer des changements dans l’organisation de la kermesse (pourquoi moins de gadgets, etc), en vue de lancer une kermesse à impact écologique raisonné pour l’année prochaine.

    Pour le spectacle de fin d’année (pas facile pour une grande école d’après les enseignants), j’ai suggéré que la chorale initiée en début d’année se représente à cette occasion (faible organisation, juste un grand rassemblement dans la cour à prévoir). Je suis sûr que les enfants comme les parents seront ravis de ce partage.

    Sinon, une idée m’est venue mais un peu tard pour la kermesse de cette année: pourquoi ne pas monter un atelier créatif pour fabriquer des « petites choses » qui feront partie des lots à gagner? Les modalités de la mise en place d’un tel atelier dès la rentrée scolaire restent à définir. Ce seraît ainsi un moyen d’associer les enfants aux projets de leur école.

    Nous approchons de la kermesse 2010, où en ètes-vous dans vos initiatives?
    Merci ça peut m’aider déjà pour cette année.
    Au plaisir de vous lire.

  22. Leslie dit :

    Lorsque j’ai lu ton article, je me suis dit que je devais écrire un commentaire sur mon point de vu qui, aprés une rapide lecture des autres commentaire, n’est pas unique.
    J’ai la chance (car je le considère comme telle) d’avoir gardé un esprit d’enfant.
    La kermesse represente avant tout l’amusement, les beaux jours d’été qui approche et s’amusé plutôt que travailler.
    En revanche, je pense qu’il est possible de les rendre un peut plus écolo en proposant, comme sité par plusieurs autres, des activité manuelles ouencore en utilisant des verres et barquette pour frite compostable (si,si j’en ai vu!) .
    Les petits cadeaux de la peche à la ligne pourrait être des jouets comme des sifflets en bambou, des toupis (en bois), des braclets brésiliens (en coton bio) ou encore des petits sachets de plantes qu’ils pourront faire pousser durant l’été!
    Tout cela pour dire que les kermesses ne s’arreteront pas, mais il est possible d’en réduire, au moins un peu, les déchets. On ne peut pas tout changer du jour au lendemain, mais un pas aprés l’autres, on fait bouger les choses : )

  23. rashpanzer dit :

    qu’est-ce qu’on se marre en lisant vos conneried de bobo écolo…

  24. MaKermesse dit :

    L’an dernier, nous avons changé la kermesse de la maternelle, une kermesse pour jouer, pas forcément pour renflouer les caisses de l’école.
    1- Suppression des merdouilles chinoises gagnées à chaque stand.
    2-Nous avons remplacé les merdouilles par un jeu unique en bois acheté dans le jura que les enfants ont pu retirer en milieu de kermesse. Le prix de ce petit jeu :1 euro 20, financé par l’entrée soit 2 euros par enfant pour entrer à la kermesse et jouer à tous les jeux. Ce fut difficile pour nous de tout changer d’un coup et de supprimer ce jeu !
    3-Coté boissons: des sirops vendus au verre et des verres bio-dégradables. 50c la consommation.
    4-Coté Stands :
    - Le chamboule tout
    - le parcours avec échasses (boite avec ficelle tenue dans les mains)
    - Le jeu du pompier / de la bougie, éteindre un bougie avec un vaporisateur. Il existe avec une balle de ping-pong posée sur une bouteille.
    - Le circuit électrique à ne pas faire sonner
    - Fabrication d’avions en carton, l’enfant s’installe dedans le tient avec ses mains et court faire un parcours
    - La frise géante et ses feutres à disposition
    - la pèche au canard
    - Le personnage dessiné sur une face, la tête évidée qui permet à l’enfant de passer la sienne pour se faire prendre en photo
    - le maquillage
    - Le tir au but, un but, un ballon, et c’est tout !

    Et LE jeu payant, par peur du déficit, nous avons collectés des lots.
    Sur une table 9 cases, 9 lots.
    Dans un récipients 9 jetons, de 1 à 9, si le jeton 1 est tiré, le lot sur la case 1 est gagné. Le lot 1 est remplacé sur la table , au suivant ! La boule de loto va très bien pour le tirage du numéro.
    Pour jouer 1 euro, ou pour faire simple 2 tickets boisson.

    Nous avons divisé par 3 les bénéfices, nous avons eu des participants ravis !

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