Gabriel Vernhet m’a contactée il y a un petit mois et je dois avouer que j’ai craqué sur son concept. Pourtant, je ne suis pas très “chewing gum” mais là l’idée est vraiment bonne. D’ailleurs j’avais suggéré l’idée à un ami il y a quelques temps de se lancer dans une affaire de chewing gum écolo: lorsque l’on sait qu’un américain consomme en moyenne 300 Chewing-Gums par an, que la France est le deuxième pays consommateur (5 Chewing-Gums par semaine en moyenne, soit une confiserie sur trois vendue en France, avec une consommation régulière pour 6 français sur 10 – bien plus pour les jeunes de moins de 25 ans) et que le marché est en forte croissance (+ 33% de hausse en Angleterre entre 1998 et 2004), on se dit qu’il y a une place à prendre pour une version plus écolo de la pâte à mâcher. Ce à quoi Gabriel Vernhet apporte une réponse française, avec un concept de chewing-gum authentique et ludique, le Showing-Gum!
Fraîcheur de vivre…?
Savez vous en effet que le chewing-gum est composé de gommes de synthèse fabriquées à partir de polymères issus du pétrole “par un procédé industriel très similaire à celui qui produit, après la vulcanisation, la gomme synthétique utilisée dans les pneus de véhicule (c’est d’ailleurs l’inventeur du caoutchouc synthétique et fabricant de pneus Goodyear qui produit la matière première pour la première marque mondiale de chewing-gums, Wrigley’s)“, ainsi que l’expliquent Elisabeth Laville et Marie Balmain dans Un régime pour la Planète?

A ces gommes synthétiques sont ajoutés des sirops de sucre industriel ou du fructose issus du maïs (70% du produit fini), puis des huiles essentielles ou des parfums artificiels et parfois même des colorants… Pour les sans-sucre, on utilise divers édulcorants de synthèse (tels l’aspartame, le cyclamate ou la saccharine).
Bref, quand on y regarde de près, rien de réjouissant, d’autant que certains mâcheurs ont la fâcheuse habitude de le jeter en pleine nature, où il met 5 à 6 ans à disparaître. En Angleterre, les chewing-gums représenteraient “un tiers des ordures trouvées dans la rue avec un coût exorbitant pour le nettoyage: un chewing-gum coûte environ 5 centimes à l’achat mais 3 fois plus à nettoyer, de sorte que la facture publique de nettoyage se monte à 6 millions d’euros par an pour la seule ville de Londres et à plus de 220 millions d’euros par an sur toute la Grande-Bretagne” expliquent Elisabeth Laville et Marie Balmain. Lorsque l’on sait qu’il faut 17 semaines au total pour nettoyer Oxford Street à Londres, et seulement 10 jours pour qu’elle soit à nouveau recouverte de pâtes à mâcher usagées, ça fait réfléchir!
Enfin, question emballage, il y a aussi beaucoup à dire… ainsi que nous le démontre Olivier dans la vidéo suivante:
HollywoodSphère par Olivier, Quotidien Durable/Ecolo-Info
Une alternative écologique au chewing-gum
Au niveau des alternatives écolo au chewing-gum, vous avez peut être déjà entendu parler de Chicza (initiative mexicaine de chewing-gum bio et biodégradable) ou bien encore de GleeGum. Or voilà que nous avons aujourd’hui une alternative française (cocoricco!), le Showing Gum, un chewing-gum authentique ET ludique!
Authentique car Gabriel Vernhet a souhaité revenir à l’usage d’ingrédients naturels (le chiclé notamment, une gomme naturelle, sorte de latex blanc récolté sur un arbre sauvage appelé Sapotier ou Sapotillier, dont Gabriel Vernhet est importateur exclusif pour la France). A cette base de gomme naturelle sont ajoutés du xylitol (issu de l’écorse de bouleau), des arômes naturels provenant du sud de la France, des colorants alimentaire, de la gomme arabique provenant de l’acacia et de la glycérine végétale, un mélange “palme-coco” (avec toutes les réserves que nous pouvons avoir sur l’usage de la palme, j’en conviens…mais la fabrication du Showing-Gum est très artisanale et ne peut être comparée à l’usage fait dans l’alimentation industrielle et dans les cosmétiques…)



Ludique, car Gabriel Vernhet a eu une idée géniale: proposer à tout un chacun la possibilité de fabriquer son propre chewing-gum (d’où le nom “Showing-Gum”). Et autant dire que l’idée fait le plaisir des petits et des grands, et ce dans une tendance grandissante pour le fait-maison (Do It Yourself!). Vous pouvez donc acheter un kit de fabrication de chewing-gum et faire du home-made chewing-gum! Chose pour le moins originale n’est-ce pas?
Bien mieux, si vous possédez une confiserie ou une boulangerie, ou bien lors d’une kermesse ou dans un cadre associatif, vous pouvez proposer des ateliers de confection de chewing-gum. A Villars de Lans, “l’irrésistible échoppe” a déjà testé le concept et en est ravie! Aussi Gabriel Vernhet propose-t-il plusieurs options si vous êtes intéressé pour développer le concept dans votre région. Il paraît que l’odeur et l’originalité de la chose attirent énormément: qui n’est pas sensible à la sensation de revenir un peu en enfance d’ailleurs;-)
Naturellement, le Showing-Gum est biodégradable (ce qui ne vous empêche pas de le mettre dans un petit papier avant de le jeter!) et constitue ainsi, à tous niveaux, une belle alternative aux chewing-gums industriels!
++ Liens ++
Gabriel Vernhet Concept
13006 Marseille
Tél. : 04 91 48 98 29 / 06 25 53 44 15
e-mail : gabrielvernhet “AT” orange.fr
- L’éco-box, pour jeter vos chewing-gum
- Gummy Bins
- Olivier, “la nouveauté est-elle synonyme de progrès?” au sujet des Hollywood Sphere
++ Ouvrage ++

Le Showing Gum, authentique et naturelle pâte à mâcher!














le 12 juin 2009 à 11:45:
Et pourquoi M. Vernhet n’essaierait pas de proposer son showing-gum en version sans colorant alimentaire, pour voir si la couleur ajoutée a une réelle importance pour le consommateur.
En tout cas l’idée est à suivre, voir s’il arrive à faire sa place à côté d’Hollywood !
le 18 juin 2009 à 8:34:
Excellent article – comme d’habitude :)) -
L’idée est géniale, j’en parle autour de moi !!!
PS j’ai beaucoup rit en regardant le petit clip d’Olivier