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Le biopolymère PLA ou coton, ou comment cautionner les OGM sans le savoir?


Le 2 juin 2009 | Par

David

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Nordiste par amour, entrepreneur au quotidien, Ecologie et Développement Durable par sens. Profil atypique, transversal, transdisciplinaire

Dans le cadre de notre recherche de produits les plus écologiques chez Tout allant vert, nous nous sommes aperçus que les produits en PLA (tels que les gobelets jetables ou fournitures de bureau ), catégorisés comme “biopolymères” ou dits “bioplastiques” n’étaient pas si “verts” que cela.

Voici les premiers résultats de nos recherches, qui ne demandent qu’à être approfondies et bien sûr discutées ensemble.

Dans le cadre de cette recherche, nous ne reviendrons pas sur le débat “jetable” vs “réutilisable”. Clairement, sur le plan écologique, l’idéal est de proposer des produits réutilisables (malgré des études biaisées du “lobby du jetable” qui considère le lavage comme anti-écologique et conclue qu’utiliser des produits jetables est mieux pour l’environnement). Ici le principal sujet sera le PLA.

Production mondiale de plastique de 1950 à 2006 – “The compelling facts about plastics: an analysis of plastics production, demand and recovery for 2006 in Europe”, Janvier 2008, 24 p

Le PLA: matériau fabriqué à partir d’amidon de maïs

Le PLA (ou polyacide lactique) est fabriqué à partir d’amidon de maïs, un matériau dit “végétal”. A priori, qui dit  “végétal” dit donc plus “écologique”. En plus, par rapport au plastique, c’est une matière “renouvelable”. Bref, cela semble donc être un matériau de choix, avec de nombreux avantages, comme un coût pas trop exorbitant  (seulement 30 à 40% plus cher que le plastique) et des bonnes propriétés de flexibilité et de résistance. De plus, le PLA a la particularité d’être biodégradable et compostable.

Ce PLA comporte cependant un point noir:

L’origine du maïs: il n’y a pas beaucoup de fabricants au monde de PLA.  Le principal fabricant est basé aux Etats-Unis, NatureWorks, qui en détient la technologie. Hors aux Etats-Unis, il n’y a pas de séparation de filière entre le maïs OGM et le maïs non OGM. De ce fait, aucune possibilité de garantir la non utilisation de produits OGM.

Selon nos sources, il n’y a à priori aucun fabricant qui ne puisse garantir que son PLA ne soit pas fabriqué à partir de “maïs non OGM”.

Les modes de culture du maïs: prenons l’hypothèse que le maïs ne soit pas OGM, il resterait la question de l’utilisation des engrais chimiques, pesticides et du pétrole liée à la culture de mode intensive. Le maïs utilisé est pour la plupart du temps issu de l’agriculture intensive (à moins d’avoir une filière bio ou alternative).

Prévision de production annuelle de bioplastique de 2007 à 2011 – European Bioplastics (estimate) CDROM 2007

D’autres questions se posent

Est ce vraiment une vraie alternative au plastique (100% pétrole)? L’argumentaire du PLA végétal tient au fait que c’est une alternative aux produits en plastique à base de pétrole. Hors, le PLA, bien que végétal n’est pas exempt de consommation de pétrole, liée d’abord à une agriculture pétro-dépendante et ensuite du fait qu’aux Etats-Unis, une bonne partie de l’énergie consommée dépend énormément du pétrole.

Selon NatureWorks, un des plus grands fabricants de PLA, le processus de fabrication consomme de 30 à 68% de moins de pétrole que la fabrication de gobelets plastiques, cependant il faut savoir que cette diminution est partiellement obtenue en rachetant des certificats de CO2 pour son usine.

L’analyse doit être globale, et doit prendre en compte la consommation de pétrole tout le long de la chaîne (par exemple lors de la production de maïs). Seule une analyse du cycle de vie globale et indépendante pourrait permettre d’en juger. Dans tous les cas, la production “végétale” n’est pas exempt d’une consommation de “pétrole” notamment aux Etats-Unis où une bonne partie de l’énergie est à base de pétrole.

L’industrie française de l’emballage plastique en 2006 – Chambre Syndicale des Emballages en Matière Plastique.

La traçabilité en question? Un de nos contacts évoquait que leur produit était fabriqué dans un pays européen. Cependant, ce dernier s’approvisionne auprès de grossistes qui eux se fournissent en général soit aux Etats-Unis ou dans d’autres pays. Bref, aucune possibilité d’avoir une garantie que le PLA ne soit pas d’origine américaine.

L’utilisation des terres agricoles: nous risquons d’avoir le même débat qu’avec les agrocarburants (anciennement “biocarburants”): déforestation, mise en compétition des terres pour la production alimentaire, la production énergétique, et maintenant la production de bioplastiques. D’ailleurs, peut être un faux ami (?), ne faudrait-il pas plutôt parler d’agroplastiques plutôt que le terme de “bioplastiques”.

Le  PLA sans OGM: un  jeu de mots “limite”

Le terme “PLA sans OGM”, est techniquement valide. Comment cela? En creusant la question, certains fabricants n’hésitent pas à nous dire que c’est du “PLA sans OGM”, au sens qu’il ne contient pas d’organismes génétiquement modifiés qui pourraient contaminer son environnement ou altérer d’autres organismes vivants. Et ils ont tout à fait raison, de leur point de vue.

Le matériau étant transformé et polymérisé,  il devient “inerte” et ne contient plus en soi les gênes de maïs OGM ou ne présente plus les risques du maïs OGM à l’état naturel.

De ce fait, certains fabricants n’hésitent pas à dire qu’il n’y a aucun risque de dissémination OGM lors de dégradation/compostage du produit, ce qui est vrai. Et donc pour eux, leurs produits ne contiennent pas d’OGM. Un petit tour de passe-passe…

Mais n’est-ce pas déjà l’essence même de tout les matériaux “inertes”? Seuls des produits non transformés ou des produits alimentaires semblent présenter un risque. L’argument est à mon goût bien facile. C’est comme dire “votre vêtement en textile, cultivé à partir de coton OGM ne présente aucun risque pour votre santé et de votre environnement proche”. Est ce que cela a du sens et de la pertinence? Est ce vraiment la question?  La vraie question que l’on devrait se poser plutôt, c’est : pouvez-vous me garantir que ce produit ne contribue pas à la culture OGM?

Bien que les produits en PLA ne contiennent pas d’OGM en soi, ils contribuent bien à développer la culture OGM dans le monde et toutes les conséquences qui vont avec (dépendance économique, brevetage du vivant, contamination, dissémination…).

Nous avons essayé de contacter un fabricant qui pourrait apparemment garantir un “PLA sans OGM” (au sens sans utilisation de maïs OGM). Nous attendons à ce jour une réponse et espérons que ce PLA sera au sens “filière sans OGM” et non pas en tant que matériau inerte. En tout cas, bonne nouvelle, des filières PLA non OGM sont en train de se mettre en place, notamment en Allemagne, donc “ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain”. La production ne serait  pas prévue avant 2010.

Cautionner les OGM sans le savoir

Etant donné qu’à l’heure actuelle, aucune traçabilité n’est imposée sur les bio-matériaux (matériaux à base de production végétale) ou textiles, dans de nombreux cas, nous nous retrouvons à cautionner les cultures OGM sans le savoir: fournitures de bureau en PLA, gobelets PLA par exemple mais aussi textiles à base de coton OGM.

Conclusion: Achetez en connaissance de cause

Quand on vous dit “PLA”, renseignez vous et achetez en connaissance de cause. A l’heure actuelle, un produit en PLA a de grandes chances d’être fabriqué à partir de produits, tout ou partie, OGM. Quand on vous dit que c’est une alternative au produit pétrolier, sachez que le PLA n’est pas exempt de consommation de pétrole, bien au contraire.

Le débat est ouvert

Les fabricants de ces produits nous disent que c’est un moindre mal (par rapport aux produits en tout plastique) car le seul matériau qui résiste notamment au chaud et avec un bon compromis rapport qualité/prix en terme environnemental, selon eux. Et les OGM dans tout cela? Qu’en pensez vous? Quelles sont les alternatives? Quel serait votre choix par exemple concernant les gobelets? Plastique, PLA, cartons, ou la bonne vieille tasse…

Nous lançons le débat: plastiques, plastiques biodégradables, PLA biodégradable,… quelle est la solution la plus respectueuse de l’environnement pour ceux qui souhaitent quand même utiliser du jetable? Y a t-il des solutions innovantes en la matière?

Nous pensons chez Tout allant vert que cela s’étudie au cas par cas. Notamment, il faut prendre en considération ce que deviennent les produits une fois à la poubelle et les objectifs de la manifestation.

  • Y a t-il une  filière de récupération de gobelets plastiques pour du recyclage?
  • Quelles filières de valorisation existent ils au niveau local? Par exemple, si vous mettez à la poubelle et que cela part de toute façon en usine d’incinération, quelle utilité d’acheter des produits compostables et biodégradables?
  • Si votre manifestation vise un public qui se contrefiche de jeter les déchets n’importe où, les solutions biodégradables/compostables semblent être plus appropriées…

Vous l’aurez compris, l’analyse se doit faire au niveau global et doit prendre le produit dans son contexte global.

++ Liens ++


14 commentaires à “Le biopolymère PLA ou coton, ou comment cautionner les OGM sans le savoir?”

  1. catherine says:

    Bon, effectivement le débat est ouvert. J’ai regretté que tu ne cites pas tes sources, David. Mais peut-être est ce l’occasion d’aller plus loin. Je me rends à une table ronde le 19 juin à propos d’une chaire “bio/agroplastiques” qui va s’ouvrir à la Sorbonne.
    Sujet passionnant pour moi, journaliste spécialisée en innovations vertes.
    Je vous tiens au courant de mes recherches.

  2. Sandra says:

    Bonjour David
    Je suis confrontée à faire des choix tout aussi difficiles pour l’approvisionnement de ma boutique et c’est vrai que si on tient compte de tous les facteurs polluants (culture, transformation, transport…) on se rend vite compte que le produit 100% écologique n’existe pas. Il y en a seulement qui sont plus écologiques que d’autre, mais la perfection n’existe pas.
    L’exemple des agrocarburants est très bon, en plus des méthodes de cultures douteuses, ils prennent la place de cultures alimentaires ou de forets précieuses pour l’environnement, à côté de ça environ 30% des produits cultivés pour l’alimentation finissent à la poubelle.
    Ça fait aussi 30% de terres cultivées pour rien qui pourraient éviter un peu de déforestation ou être utilisées pour d’autres cultures. Donc c’est notre façon de consommer et de vivre qui doit devenir plus écologique et plus responsable en commençant par éviter le gaspillage.

  3. Baptiste says:

    Très bonne et intéressante recherche qui confirme nos doutes sur l’intérêt des ces agro-plastiques.
    Et encore, on a pas parlé non plus des bio-fragmentables

  4. Globule says:

    Pour avoir dirigé une étude d’impact comparative sur le sujet, je peux vous dire que s’il s’agit de choisir le plastique dans la conception d’un produit, le meilleur choix environnemental et sanitaire est de loin :
    1. Le plastique recyclé (PE ou PP)
    2. En 2ème position : PE ou PP tout simplement.

    Surtout pas le PLA qui induit par ailleurs une forte consommation d’eau..

  5. Julien says:

    Bonjour David,

    Suite à nos discutions téléphoniques, je vous confirme que dans notre gamme d’import de vaisselle biodégradable, le PLA est le matériaux qui crée le plus le débat.

    En effet, nous importons des solutions en serviettes, assiettes et couverts mieux adaptés à un raisonnement global “écologique”. Le PLA a des qualités mécaniques intéressantes mais son bilan en terme de fabrication et de favorisation de la culture OGM est en effet un gros point négatif.

    En tant qu’importateur de vaisselle compostable à usage unique et pour des raison de cohérence de gamme, nous sommes obligé de proposer des gobelets en amidon, car il n’existe rien de mieux aujourd’hui en usage unique ! Lorsque le PLA Allemand non-OGM dont vous parlez sera prêt, nul doute que nous le proposerons !… Mais il ne faut en effet pas éviter le débat et surtout éviter d’informer le consommateur final qui doit choisir en toute connaissance de cause !

    Vous pouvez en effet affirmer sans problème qu’il vaudrait mieux utiliser des mugs au bureau, ou des plastiques recyclables qui seront recyclés…. Mais la vérité est que nous ne pouvons pas tous nous balader avec nos mugs et que les filières de recyclage sont loin de revaloriser tous nos plastiques… Non, la majorité de nos déchets en France va à l’incinérateur !

    Alors je pose certaine question pour relancer ce débat :
    (je prêche pour ma paroisse me direz vous !)

    - Étant donné le comportement eco-citoyen de nos semblables lors de manifestations ou dans certains entrepôts que je visite parfois (gobelets jetés à même le sol). Ne vaut-il mieux pas que ces gobelets soit en PLA si c’est pour finir au fond du Rhône puis au fond de la méditerranée ?

    - Que dites vous au sujet de ces autres ersatz de gobelets en plastique OXO-dégradable dont la décomposition réelle dissémine des particules de matière pétrolière dans le sol ? Ces gobelets 100% matières pétrolières qui se fragmente dans le sol…

    Oui j’affirme que vous avez raison, le PLA doit encore progresser et surtout se défaire de sa base OGM surtout. Les plus convaincus d’entre vous pourront refuser la consommation de ces produits à usage unique sous prétexte qu’ils favorisent les OGM. Tout cela est cohérent !

    Mais si il vous arrive encore de boire un apéro entre copain lors d’une fête en plein air dans un gobelet plastique non recyclable (entrée de gamme en général) ou alors que celui ci soit recyclable mais….. qu’il termine sa vie dans la poubelle noire…. alors vous n’êtes pas plus cohérent que le PLA que vous critiquez.

    Dans l’attente de la suite du débat,
    Bien à vous,
    julien
    http://www.biosylva.fr

  6. Autem says:

    Le PLA n’est pas uniquement issu du maïs. Il est important de différencier les différents types de bioplastique. Les farines, fécules et amidons, et le PLA.

    Farines et amidon sont issus principalement du mais, la fécule est issue de la pomme de terre.

    Le PLA est fabriqué à partir du sucre des végétaux, pour simplifier. Ainsi, le PLA peut être fabriqué à partir de maïs, mais aussi de betterave, de pomme de terre, de patate douce, de manioc ou d’autre végétaux. Pour être écologique, le PLA doit être fabriqué à partir du végétal qui est le plus adapté à un terrain en particulier. Par ailleurs, il existe aujourd’hui des PLA issus de végétaux garantis sans OGM, que nous commercialisons.

    Il est intéressant de comparer l’analyse du cycle de vie du PLA et d’un plastique pétrole. Je comprend qu’il faille intégrer les condition de culture du végétal servant de base à la fabrication de cet alter plastique. Dans ce cas, nous devrions intégrer au cycle de vie des produits en pétrole les dépenses de prospection en pétrole, le coût de maintien des plateformes offshore, le coût en carbone de la construction des oléoducs par exemple.

    Enfin, le produit fabriqué en PLA est constitué à 100 %, pour sa partie plastique, de carbone issu de l’atmosphère. Il convient d’intégrer cette information dans l’analyse du cycle de vie. En fin de vie, sa dégradation ou son incinération sera complètement neutre en termes de carbone à l’inverse d’un produit issu de la pétrochimie.
    Les PLA sont également recyclables, à condition de bénéficier d’une filière de collecte, qui reste à organiser. Dans le cas des gobelets jetables, il est important de rappeler que les gobelets pétrole thermoformés ne sont jamais recyclés, car il servent de combustibles aux stations d’incinération.

    Il est vrai que de nombreux progrès doivent être faits avec les alterplastiques, et nous avançons à grands pas. Autem travaille depuis 2 ans à la fabrication d’un PLA qui ne serait pas issu de l’agriculture. Cependant, ces recherches sont longues et demandent des financements importants. Face à nos principaux concurrents, les lobbys pétroliers, nous n’avons que peu de moyens pour faire avancer la recherche et améliorer la notoriété de ces matières innovantes.

    Autem travaille avec des plasturgistes français, afin de créer des produits innovants et durables (afin d’utiliser des alter plastique également dans notre quotidien, regardez autours de vous la quantité de plastique qui vous entoure, votre ordinateur, votre électroménager, votre ameublement, vos vêtements…). Nous travaillons également à la mise au point d’emballages écologiques.

    Un coup de main des associations et des consommateurs avertis nous serait utile afin de faire progresser ses matières, plutôt que de jouer le jeux des puissants lobbys du pétrole.

    A bientôt !

  7. Pakbec says:

    La promotion des articles et produits compostables (PLA entre autres) doit impérativement s’accompagner du développement et de la généralisation d’infrastructures adéquates permettant le compostage. Il faut aussi éduquer le consommateur sur la gestion de fin vie de ces produits. Il est impératif de mieux informer les consommateurs pour qu’ils comprennent quelle est la véritable valeur ajoutée environnementale de ces produits.

    Les bioplastiques, comme les agrocarburants, sont accusés d’utiliser des ressources agricoles nécessaires à l’alimentation. Christophe Doukhi de Boissoudy, président du club des bioplastiques, qui regroupe les professionnels du secteur, réfute cette idée : “Si les bioplastiques atteignaient 10 % du marché, seuls 1,35 % des surfaces céréalières européennes seraient nécessaires pour leur production.” Il admet toutefois qu’il n’est pas toujours certain que les plastiques d’origine végétale soient toujours meilleurs pour l’environnement. En cause : pas assez de lieux de production et donc des transports beaucoup plus longs que pour les autres types de plastique.

    Je crois que le principal débouché des plastiques compostables se retrouve dans le secteur des plastiques agricoles.

    Je vous invite à consulter sur mon blog le dossier consacré aux bioplastiques :
    http://pakbec.blogspot.com/search/label/Bioplastic

  8. Caroline says:

    le pbe des bioplastiques (et effect le terme qui conviendrait mieux serait celui d’agro-plastiques) pour les emballage salimentaires ou les sacs en amidon de maïs est le même que celui des agro-carburants: utiliser des produits agricoles svt OGM ou bourrés de pesticides au détriment des cultures alimentaires.

    Il s’agit avant tout de CONSOMMER AUTREMENT et de ne pas forcement trouver des alternatives avec des matières premières ou composés, ou ingrédients différents ; il s’agit de changer se façon de consommer, de ne plus consommer “jetable”… c’est la solution la plus extrême et la plus facile car elle ne répond pas clairement au débat, mais il faut tjrs l’avoir en tête;

    Après si l’on doit consommer “jetable” je préconise tout ce qui vient du recyclage, ça me parait le plus logique;pr la vaisselle jetable, pas de PLA ou autres agro-plastiques mais des assiettes faites avec des feuilles de palmier, soit des produits récupérés par terre par ex… mais ce sont des sujets extrêmement complexes finalement car il faut tjrs connaitre les tenants et les aboutissants… ces feuilles de palmier sont-elles issues des cultures de palmiers à huile du sud est asiatique, un désastre écologique….??
    et de toute façon c’est comme pr tout : imaginons que ce soit des feuilles trouvées par terre tombées naturellement des arbres ;dès lors que cette solution s’avère la meilleure elle va attirer les convoitises et des cultures vont se développer pr cela, et ça risque de dégénérer…

    C’est comme le problème du quinoa qui me préoccupe bcp… le succès est tel (on en trouve en bio chez ts les distributeurs, du magasin bio au hard discounter) que j’entends de plus en plus que cette culture devient dramatique: une demande très forte crée de fortes tensions, des acheteurs de plus en plus gros, des monocultures au détriment des cultures vivrières… on a tjrs finalement l’impression qu’il ne faut pas dépasser un équilibre fragile… car quand le succès est au rdv ça peut devenir dramatique…le label max havelaar ne suffit pas ne garantissant qu’un meilleur prix aux producteurs, rien de plus…

  9. Sabbio says:

    Merci beaucoup pour l’info! En effet ce la soulève de nombreuses questions :( Mais qu’en est-il des vêtements en coton bio? Quel est le lien avec le PLA? :/

  10. [...] Lire l’article ici: Biopolymère PLA, coton…ou comment cautionner sans le savoir? [...]

  11. Ben says:

    Bonjour,

    Je me permets de relancer un peu le sujet avec un article que j’ai trouvé la semaine dernière dans le Ouest France. C’est une entreprise près de Rennes qui fabrique des gobelets en PLA sans OGM.
    Ils travaillent aussi sur d’autres matières.

    Voici l’article : http://www.ekologeek.org/julien/gobelets%20biodÇgradables%20sans%20OGM.pdf

    Si ça peut aider.

    Ben

  12. D&AS says:

    @ALL: Un contact nous a contacté pour nous confirmer qu’il y avait en effet du PLA certifié non fait à partir d’OGM, en provenance d’Asie (certification fournie) et que certains de ces produits étaient déja en Europe. Cependant rien ne permet au consommateur de distinguer ce produit d’un autre PLA fait à partir de mais OGM.

    @Sabbio: dans la même logique, les produits en coton “non bio” auront de plus en plus de chance de provenir de plants OGM (si tout particulièrement ils viennent de zone de production OGM comme Etats-Unis, Inde…)

    @Pakbec: le compostage doit se faire industriellement.

    @Autem: il faut en effet relativiser et mesurer les pourcentages de production à partir d’autres végétaux. Le PLA à base de mais semble etre la principale production. Si vous avez des chiffres en %, n’hésitez pas. Le débat n’est pas une question de faire le jeu des lobbys du pétrole ou pas, car de toute façon, le lobby “pétrolier” trouve aussi son interêt dans l’agriculture telle que nous la pratiquons actuellement (à travers l’usage de pesticides, de l’utilisation des tracteurs, etc…) donc c’est assez réducteur de dire que c’est “pétrole” vs “végétaux”.

    @Globule: merci de nous faire parvenir votre étude, ce serait interessant de l’étudier.

    .

  13. [...] clé usb qui se mange ou à base d’ogm [...]

  14. [...] Le Biopolymère PLA ou coton, ou comment cautionner les OGM sans le savoir? David, Ecolo-Info, 2 juin 2009 [...]

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