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Matière grise pour évolution verte

Discount et alimentation: réveillez vous les enfants!!??… ACT’Sense #53


Le 1 juin 2009 | Par

Anne-Sophie

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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...

Nous vivons une époque bizarre… D’un côté on nous vante les produits bio et équitables dans tous les sens – à un tel point que les citoyens non convaincus de la cause en viennent à penser qu’il s’agit de stratégies marketing… Et de l’autre, la crise aidant, c’est la course au discount... Entre les « VIP Paulette » à gogo croisés dans le métro parisien il y a 10 jours pour l’un, et la campagne qui suit ci-dessous pour l’autre, c’est assez affolant…

En pleine contradiction

Ce qui me choque ici, c’est Jean-Pierre. Ben oui, Jean-Pierre quoi. En pleine contradiction.

Dans la préface d’un excellent livre que j’ai pu découvrir il y a peu (et que je vous recommande vivement!! – AMAP, Replaçons l’alimentation au coeur de nos sociétés, de Maud David-Leroy et Stéphane Girou, éd. Dangles), M. Coffe estime en effet que les « pouvoirs publics nationaux et régionaux (…), plutôt que de favoriser l’implantation des enseignes de la grande distribution à la périphérie des villes (…) devraient encourager l’implantation de maraîchage et d’arboriculture sur les surfaces encore disponibles. »

Selon lui, « le développement des Associations pour le Maitien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) est la preuve que les citoyens sont prêts à devenir des « consommacteurs » responsables et conscients de leur pouvoir (…). Ces associations permettent aux citoyens de se regrouper autour de thèmes justes et nécessaires: fraternité et connivence. Les AMAP encouragent les relations sociales, le besoin d’attachement à une cause. Les échanges sont certes financiers, ils sont aussi culturels« .

Certes, comme il le précise en fin de préface, « les AMAP ne peuvent pas être raisonnablement considérées ni comme l’avenir de l’agriculture ni la panacée pour se nourrir » mais elles permettent « à un grand nombre de citoyens de prendre conscience de la nature, de l’environnement, d’apprendre, de tisser de vrais liens avec les autres et peut être de croire à un monde meilleur sans que ce ne soit utopique« 

Or cette campagne publicitaire, essentiellement faites d’annonces radio et de panneaux publicitaires (dont vous pouvez entendre un extrait audio en suivant de lien ou sur le site de la grande surface), assène que « dépenser, c’est dépassé » et qu’il ne faut plus « payer n’importe quoi à n’importe quel prix »… Ainsi, vivre moins cher devient un « goût » (« le goût de vivre moins cher ») et de toute manière, « c’est pas l’prix qui fait l’goût »… En gros, il faut « profiter de la crise pour acheter mieux, chercher le moins cher mais le bon moins cher…« 

Dans le fond, ces slogans (et notamment le dernier) ne sont pas bien différents de ce que les écolos savent tous: quand on mange bio, local et de saison, on consomme autrement, mieux et cela coûte moins cher (personnellement en tout cas, c’est une réalité!). Depuis quelques mois, il n’y a qu’à voir le nombre de reportages sur les modes de vie écolo et le système D pour comprendre qu’un comportement plus écolo est aussi souvent plus économe. Si la crise en amène certains à être plus écolo parce qu’ils cherchent à faire des économies, c’est donc une bonne chose… Ceci étant, une alimentation différente implique une fréquentation beaucoup plus limitée des  grandes surfaces. On a donc moins de tentation, et on ne consomme pas les mêmes produits surtout.

Le  juste prix

Ainsi, le hic dans cette campagne promue par notre cher Jean-Pierre, c’est que le discount cache aujourd’hui la vraie valeur des choses et n’aide pas la cause écologique. Les campagnes qui surfent sur la crise font penser que l’alimentation peut être bonne lorsqu’elle est au rabais. Ce dont je doute fortement. Et ce qui est assez déplorable.

Du point de vue du coût avant tout: certes le porte monnaie y gagne dans les discounts, mais c’est  le seul gagnant. Quid des distances parcourues pour avoir ces produits au rabais? Quid des producteurs?  Des conditions sociales de fabrication? De la quantité de pesticides utilisées? Des impacts environnementaux? En somme, commme l’exprime Walter Bouvais dans l’édito du dernier numéro de Terra Eco, « le prix ne dit strictement rien du ‘coût écologique et social’ de notre consommation« . Or il est temps de nous affranchir de ce réflexe et de nous interroger. « Le meilleur prix n’est-il pas le « juste » prix? Celui qui rémunère les producteurs équitablement en leur donnant la possibilité de vivre de leur travail; celui qui intègre notre production de déchets et le coût de leur traitement?« 

Réfléchir au prix juste, qui intègre les dimensions économique, écologique et sociale sous-jacentes à la production d’un produit, c’est comprendre qu’au-delà de la « valeur ajoutée » se trouve une « valeur ajoutée sociétale »

Nos choix de consommation ont un vrai pouvoir et il est temps de se poser les vraies questions: la part du budget alimentaire ne cesse de diminuer dans la répartition des dépenses des français (depuis 1960, la part du budget attribuée à l’alimentation est passée de 30% à 15%, soit une diminution de moitié!), alors que celle attribuée aux loisirs numériques et aux médias (achat d’un appareil multimédia, télé, téléphone mobile, lecteur DVD…) a augmenté  de 54% en 10 ans (1997-2007, chiffres du CREDOC). Enfin, rappelez vous l’adage: ne dit-on pas que nous sommes ce que nous mangeons?

Du melon charentais origine Maroc ou Espagne???

Certes les produits bio restent chers aujourd’hui. Le comparatif effectué dans le dernier Terra Eco en est la preuve même (p.44/45): pour un même panier de biens, la somme dépensée en version « premier prix » est de 48,59 euros. Elle est de 120 euros en version bio. Plus de deux fois plus élevée.

Et là réside toute la difficulté du message écolo. Comment faire comprendre que le produit non bio coûte pourtant plus cher que le produit bio et local? Plus cher pour la planète, avec les quantités d’eau utilisée par l’agriculture intensive? Plus cher en termes écologiques (pollution de notre environnement notamment)? Plus cher pour notre santé (avec les dépenses induites sur le long terme)? Comment faire comprendre que le bio, c’est aussi plus de main d’oeuvre (et d’emplois!), que c’est moins d’additifs alimentaires, que c’est plus nourrissant, etc…?

Même si les supermarchés, discount ou non, lancent aujourd’hui leur gamme de produits bio, il demeure que ce bio vient de loin, qu’il ne prend pas en compte la pollution induite par son transport, et qu’il est perdu dans une masse d’offre qui elle, reste hermétique à toute problématique écologique…

Sans compter que la dite campagne radio de notre cher Jean-Pierre passait ce week end, par exemple, une promo spéciale pour les 2 melons charentais origine Maroc à 1 euro

Le défi aujourd’hui n’est donc pas tant de promouvoir le « boycott », mais bien plutôt le « buycott »  (1), il ne s’agit pas de « déchanter les mangeurs » mais de « réenchanter l’alimentation » (2). Il s’agit aussi de comprendre que « mieux manger » ne rime pas avec « dépenser plus »… Ainsi, le mieux de la campagne publicitaire de notre cher Jean-Pierre n’est peut être pas le meilleur… et pour vous, et pour les générations futures.

++ Notes ++

(1) S. Dubuisson-Quellier et C. Lamine, « L’action sur les marchés comme répertoire pour l’action politique », contribution au colloque « Les mobilisations altermondialistes », Paris, 3-5 décembre 2003

(2) Claude Fishler et Estelle Masson, « Manger », Odile Jacob, 2008, cité dans le livre de Maud David-Leroy et Stéphane Girou.

++ Liens ++

++ Livres ++

AMAP, Replaçons l’alimentation au coeur de nos sociétés, de Maud David-Leroy et Stéphane Girou, éd. Dangles.

La consommation Engagée, de S. Dubuisson-Quellier, Sciences-Po Presse.


15 commentaires à “Discount et alimentation: réveillez vous les enfants!!??… ACT’Sense #53”

  1. Camille dit :

    J’ai été choquée également d’entendre ce cher Jean-Pierre clamer ces slogans à la radio…. Que lui arrive-t-il ? Besoins de sous peut-être… Il a certainement une bonne raison car je le crois intelligent et il mène le combat de la bonne bouffe depuis si longtemps. Mais là je suis perplexe !

    C’est compliqué de faire comprendre aux gens qu’ils sont ce qu’ils mangent… et je crois que c’est à chacun de faire son chemin avec ses propres expériences. Même si c’est très long…

    Jean-Pierre, si tu nous lis, dis-nous ce qui se passe !!!

  2. Isolde dit :

    Difficile vraiment de connaître la « vraie valeur des choses » de nos jours, et en particulier l’alimentation. Depuis 20 ans, on entend diminuer la part de l’alimentation dans les budgets familiaux afin d’augmenter celle des loisirs et du superflu (c’est la « civilisation des loisirs »). Or l’alimentation est censé être, avec le logement et l’habillement, le poste indispensable de toute famille, celui sur lequel il ne devrait y avoir aucune négociation, car de lui dépendent la santé, le bien-être et l’énergie. Si nous faisons parfois le compte de notre budget alimentation, nous le trouvons comparativement très important pour deux. Mais comparativement à quoi ? A ce que dépensent « les autres » ? A ce qu’on veut nous faire prendre pour le budget alimentation acceptable ?
    Je trouve cela révoltant.

    Quant à Jean-Pierre Coffe, hélas les sirènes de l’argent l’ont attiré dans leurs filets. L’émission Service public ce matin sur France inter évoquait justement la question de la « malbouffe » avec notamment Périco Legasse et Cyril Lignac. Jean-Pierre Coffe a bien sûr été mentionné et son attitude déplorée. Je vous conseille d’écouter cette émission.

  3. Anne-sophie dit :

    Ah zut, j’ai coupé France Inter pour me concentrer sur la rédaction du billet, j’aurais du laisser l’émission:-)

  4. Colibri dit :

    Quelle déception en effet d’avoir entendu et vu Jean-Pierre Coffe faire l’apologie du « mal-commerce » et ce qui va avec.
    Je le considérais vraiment comme un « sage » dans ce domaine. Moi qui le pensais intègre et courageux, c’est affligeant…
    Jean-Pierre, reprends-toi ! :)

  5. sandra dit :

    Je suis justement en train d’écouter l’émission de Service Public de ce matin et j’apprécie les propos de Périco Légasse sur cette pub (le passage est à partir de 39mn25s d’émission). Certes Coffe a peut-être été un des premier (enfin le premier médiatisé) à nous faire réfléchir au contenu de nos assiettes, mais de là à faire de la pub pour des enseignes qu’il dégommait dans ses émissions… Finalement, c’est tellement peu crédible que ça en devient contreproductif.

  6. Olivier dit :

    Si je peux me permettre, j’aimerais jouer l’avocat du diable et défendre le Hard Discount, qui, il faut l’avouer, est la cible facile pour tout un tas de spécialistes depuis le nutritionniste jusqu’à l’écologiste en passant par l’économiste.

    Un mot vite fait sur l’aspect nutritionnel, malgré les cris de nutritionnistes rattachés à de grandes marques agro-alimentaires (Nes…), les études menées montrent que la qualité nutritionnelle du Hard Discount est meilleure que celle des marques distributeurs. Dans certains Hard Discount, elle est même meilleure que celle de grandes marques agro-alimentaires !

    Je vous renvoies à je ne sais quelle étude d’une association de consommateurs…

    D’un point de vue environnemental, il y a là aussi beaucoup de choses à dire et il ne faut là non plus pas faire du Hard Discount un bouc émissaire facile !

    Tout d’abord, première constatation, ce qui est le plus « responsable du réchauffement climatique » dans un supermarché, ce n’est pas le transport des marchandises mais bien vous les clients !

    Près de 40% des émissions de CO2 du Groupe Casino est causée par le déplacement des clients contre moins de 20% pour le transports des marchandises qui ne monte que sur la 3ème place du podium derrière les pertes frigorifiques !

    Or, le Hard Discount, par son implantation localisée au cœur des villes et non en périphérie comme les GMS, va générer moins de déplacements de véhicules. Sachant en plus qu’il est visité par un public plus urbain et moins riche, il va sans nul doute généré un plus faible réchauffement :)

    Pour ce qui est du second poste : les pertes frigorifiques, vous aurez noté comme moi que tout leur frigo sont fermés, ce qui n’est pas le cas des GMS.

    Enfin, idée fausse, le Bio des Hard Discount ne provient pas majoritairement de l’étranger mais de France ou de l’UE. Cela se vérifie sur les étiquettes (nan pas pour les bananes :) )…

    Ne nous trompons pas de cible, ne jetons pas l’opprobre sur une façon de commercer qui permet aux moins aisés de trouver des produits de pas si mauvaise qualité que veulent le faire croire les concurrents du HD (surtout dans les produits de base et chez certains HD parce qu’il ya vraiment de grandes différences de qualité selon les marques HD).

    Bravo pour l’arrivée du bio dans ces magasins là aussi !

    S’il y a des pratiques dangereuses pour nous maintenir dans une ambiance thermique supportable sur la planète, ce n’est pas le transport des marchandises mais bien le transport *par camions* des marchandises.

    Les HD ont rationalisé au maximum (à l’excès ?!) leurs dépenses, cela a de très bons côtés pour l’environnement comme la lutte contre les pertes frigorifiques ou l’emploi de peu d’emballage étudié pour gagner de la place et économiser du transport. Finalement, nombre de leurs actions sont bien plus efficaces que toute la comm’ sans fond de GMS.

    Bien sûr consommer bio et local serait bien plus « efficace » mais tant que cela coutera 3x plus cher que les GMS et 6x plus cher que les HD le public des mangeurs bio restera le même. De toute façon la France est le pays inventeur des GMS et 90% des achats se fait dans ces enseignes-là.

    Ce n’est là ni la faute du consommateur ni du distributeur mais du citoyen qui fait qu’en France on soutient fortement l’agri-industrie intensive au détriment de la paysannerie extensive.

    D’ailleurs allez voter ce week-end ;)

  7. J’apprécie le commentaire d’Olivier qui cherche à analyser les faits objectivement au-delà de la réaction émotionnelle évidente. Il faudrait quand même avoir des sources précises, car, pour être un urbain non automobiliste client de ce type de magasin, je ne trouve pas que le rapport qualité/prix soit systématiquement bon. Cette enseigne a un positionnement ambigu, elle est en réalité entre le vrai hard discount (Lidl, Aldi) et l’épicerie de quartier traditionnelle.
    Or, c’est précisément l’émotion qui est recherchée par cette campagne avec la « caution morale » de JP Coffe. Vous noterez que ce dernier a sorti récemment un bouquin (que je n’ai pas lu) sur la cuisine de bonne qualité et pas chère et que sa préoccupation de permettre à toutes les couches de la population, y compris les + pauvres, de manger correctement est louable.

    Personnellement, j’attribuerais le prix de la tartufferie à Franprix, pour sa campagne « Franprix développe l’esprit équitable ». Dans celui à côté de chez moi, la principale caissière était à l’ouverture du matin jusqu’au soir 22h et à chaque fois qu’un hiérarchique s’adressait à elle, il lui parlait comme on n’oserait le faire à son chien. Quant aux produits équitables, s’ils représentent 1% des articles vendus, c’est bien le maximum… Le développement de l’esprit équitable y reste donc bien modeste !

    Enfin, je voudrais ajouter un point sur l’empreinte carbone de la distribution. J’ai la conviction, malheureusement pas encore étayée par une étude scientifique qui puisse le confirmer, que c’est la vente à distance et singulièrement le e-commerce qui est le canal de distribution ayant la plus faible empreinte. Et ce d’abord parce qu’il n’y a aucun usage individuel de la voiture, ensuite parce que toutes les dépenses de suremballage, de mobilier et d’éclairage pour mettre en valeur les marchandises en rayon sont remplacées par une chaîne optimisée de préparation des colis et des cartons en papier recyclé. J’admets que ce raisonnement vaut plus pour les produits non périssables comme la déco, la mode et les cosmétiques bio que nous vendons que pour les le frais.

  8. Une réaction à la réponse d’Olivier: faut-il être encore naïf pour croire aux étiquettes? bien sûr que le bio des grandes surfaces, des discounts est essentiellement importé car comment expliquer alors qu’en France malgré la forte augmentation de la consommation bio, notre agriculture bio plafonne toujours à 2% de l’agriculture française; nous occupons la 24ème place en Europe alors que l’Italie est en tête avec plus de 20% de son agriculture! Le bio du commerce vient de Pologne, du Maroc , du Sénégal, il s’est délocalisé et obéit aux mêmes lois du marché que les produits conventionnels. Il faut systématiquement boycotter ces productions délocalisées bio ou pas d’ailleurs car nous sommes en train de piller les Pays du Sud pour avoir une bouffe pas chère avec dans le même temps des manifestations dans les rues de Dakar de personnes qui ont faim. On leur prend leurs meilleures terres, leur eau, leur force de travail pour avoir du bio pas cher dans nos discounts, reconditioné en France et devenant par là « made in France ». Tout çà parce qu’on est pas foutu de se nourrir avec les ressources que nous avons tous près de chez nous quel que soit le Pays où on vit c’est pourtant la seule issue pour nourrir toute la planète où un enfant meurt de faim toutes les 8 secondes et qu’on nous annonce une augmentation de 50% d’habitants dans quelques années……et cerise sur le gateau, 40% de la clientèle des épiceries des pauvres que sont les discounts sont des cadres!!!!!!!

  9. J’ai été aussi choquée de voir ce JP plancarté partout en ville, à prôner le HD. La quête pour payer le prix le plus bas n’est pas la même que celle de payer un prix juste :
    - faire attention au contenu du produit et payer le prix de sa santé (certes sans forcément payer la marque si elle n’apporte pas de valeur ajoutée)
    - faire attention à l’histoire du produit qu’on achète (d’où il vient, comment il a été fabriqué et comment il est distribué)
    - faire attention à la répartition de la marge : les salaires et conditions de travail des HD sont déplorables. Ce concept vient d’allemagne et là bas c’est pire.
    JP qui prônait le respect de la qualité à mon avis est en train de perdre toute crédibilité. C’est comme si la marque s’achetait une crédibilité en se payant ce personnage, mais elle ne partage pas ses valeurs dans les faits.

  10. [...] Ecolo-Info, discount et alimentation, réveillez vous les enfants??, Juin 2009 [...]

  11. SANKA7279 dit :

    Ben moi je dirai que je suis entre le com d’Olivier, de Laurent Hanout et de Daniel Vuillon !!! On pille, depuis des décennies, les pays du Sud pour nourrir et divertir les notres !!! La culture de produit frais  » BIO  » dans tous les pays autres que la France, devrait être à l’intention de ces mêmes pays !!! Comment voulez-vous nourrir toute une planète convenablement si 80% des ressources sont consommées par nous, triste petit ogre de 20% !!! Non, il n’y a aucune logique équitable ou même écologique la dedans !!! Notre société actuelle est un non sens humanitaire, je vous renvoie à WORLDOMETERS (http://www.worldometers.info/fr/) pour voir en temps réels les dégâts causés à la planète et à ses habitants aujourd’hui ! ! ! Quand à ce cher Jean-Pierre Coffe, j’hésite à lui en vouloir ou pas, car à qui peut-on reprocher d’être « bêtement  » humain, c’est à dire, avide de pouvoir, d’argent, et peut-être d’amour ! ! !

  12. [...] Sur 20 minutes, on apprend qu’un quart des français mange déséquilibré: « en 1997, la France comptait 8,5% d’obèses, contre 14,5% en 2009, soit 6,5 millions de personnes« . Il serait intéressant d’avoir des précisions par Catégories Socio-Professionnelles je pense, et de regarder plus en détail l’évolution des budgets alimentaires… au regard de l’évolution d’autres budgets (hi-fi et gadgets notamment)… De quoi interroger notre cher Jean-Pierre Coffe –> les français ont-ils vraiment le goût … [...]

  13. [...] Juin, c’était la folie! On a commencé par un petit coup de gueule contre Jean-Pierre, puis nous étions ravis de découvrir HOME par les yeux de sa scénariste, Isabelle (membre de [...]

  14. [...] Commercial” a plusieurs dons: il  commence par me hérisser les poils, puis la tête de Jean-Pierre Coffe se dresse devant moi pour me harceler avec son “goût de vivre moins cher&#8…, et je finis toujours par hurler et fuir en courant ! Mais là, j’avoue que l’équipe [...]

  15. [...] pas moi qui le dit, mais un célèbre chroniqueur cuisine pour une marque de discount alimentaire, en 2009), nous ne pouvons qu'en constater les écueils [...]

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