Rencontre avec les créatrices de Como No, marque d’accessoires branchés éthique
Le 26 mars 2009 | Par Anne-Sophie
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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...
A 27 ans, Emmanuelle et Candice sont deux jeunes créatrices de talent dont les accessoires (sacs, pochettes, doudou et bottes) apportent un vent de fraîcheur sur la planète mode éthique!
Après des études de commerce international, Manue et Candou, de leur petits surnoms, se rencontrent en Master de Com’ à Nantes. C’est ensuite sur Paris que chacune s’essaie à une carrière dans la pub. Ainsi que l’explique le site de leur marque, Como No, « une expérience en agence de Com’: c’est génial, c’est formateur, c’est rigolo, mais le hic c’est que ce n’est pas pour elles. Elles ont en elles l’envie de se sentir plus utiles, de s’exprimer et d’agir dans un domaine qui leur plaît en conjuguant leurs goûts pour la mode, les voyages et leur besoin d’être proches des gens. Alors voilà, elles attrapent un sac à dos et partent chacune de leur côté parcourir le monde avec, en tête, l’objectif de réfléchir à qui elles sont vraiment, à ce qu’elles veulent, à une vie différente… »
Afin d’en savoir plus sur leur projet, elles ont accepté de répondre à mes petites questions… Pourquoi pas n’est-ce pas?;-)
Alors les filles, quand avez vous décidé de créer votre marque, et qu’est-ce que vous a amené à créer Como No?
Nous avons commencé à penser au projet en octobre 2007 et nous sommes parties en Argentine 6 mois pour trouver nos partenaires et fournisseurs. Nous avons tout d’abord contacté une ONG d’origine italienne, Altro Mercato, qui a une branche dans la province de Buenos Aires qui s’appelle Otro Mercado al sur.
Via cette organisation, nous avons rencontré tout leur réseau de coopératives de travail qui va des petits producteurs de coton dans le nord de l’argentine (province del Chaco) qui cultivent le coton sans engrais ni pesticides chimiques (le processus de certification bio est en cours mais le coton ne sera labellisé pas avant courant 2010), en passant par la coopérative qui tisse le coton et enfin aux ateliers de confection.
Nous avons créé une marque d’accessoires de mode éthique parce-que nous avons toujours adoré la mode et adoré voyager. Nous sommes parties d’un constat qui était que proposer des vêtements, accessoires, chaussures fabriqués de manière éthique était plus que capital, il nous paraissait juste inconcevable de faire fabriquer des produits sans essayer au maximum de respecter l’homme et l’environnement. Les produits que nous voyions étaient certes éthiques mais pour beaucoup pas très glamour, pas très originaux, avec des coupes très « classiques » et des couleurs fades (gris, noir, blanc, écru..). C’est pourquoi on a voulu créer une marque avec des produits colorés, gais, frais, originaux et prouver que la mode éthique pouvait aussi être « fashion »!
Pourquoi l’Argentine? Quels ont été vos critères de choix? Comment avez vous trouvé les ateliers?
Alors pourquoi l’Argentine? tout simplement parce-que c’est notre pays de coeur! Candice y a vécu quelques temps et après avoir passé quelques jours de vacances là bas, je suis à mon tour tombée amoureuse de ce pays. Les hommes sont tellement généreux, accueillants, chaleureux…! Donc il était depuis le début plus qu’évident que si on faisait quelque chose ce serait avec l’Argentine!
Nous avons passé beaucoup de temps au départ là-bas pour développer les produits aux côtés des coopératives qui confectionnent nos produits. Il était aussi capital pour nous de les connaître, de passer du temps avec eux et pas seulement que des moments professionnels; nous avons vraiment créé une relation de confiance et d’amitié avec eux.
Nous continuons à y aller régulièrement pour suivre la production, voir nos partenaires et fournisseurs, développer les prototypes des prochaines collections… (environ 2/3 fois par an).
Perso, j’ai totalement craqué sur vos bottes:-) On peut les porter aux beaux jours non? Qui les a dessinées? Quels sont les matériaux utilisés pour leur fabrication?
On peut porter les bottes tout au long de l’année puisque c’est un produit mi-saison. Eviter tout de même quand il fait tempête dehors et qu’il pleut des trombes!:) Nous changeons à chaque collection les modèles des sacs et pochettes.
Pour tout ce qui est design, nous avons fait appel à un ami artiste peintre qui a travaillé avec nous sur la première collection.
Et en ce qui concerne les matières premières, il s’agit:
- De caoutchouc: on utilise du caoutchouc « synthétique » pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas de caoutchouc naturel en Argentine! on aurait pu en importer du Brésil par exemple mais nous souhaitons travailler avec les argentins et se développer à leurs côtés. Nous sommes notamment en train de voir avec l’ONG partenaire avec laquelle on travaille, puisque eux souhaitent également développer un projet chaussures, des baskets avec des semelles en caoutchouc naturel aussi dans l’idéal. C’est quelque chose qui va prendre du temps mais nous y travaillons!
- De cuir: nous avons choisi de travailler avec du cuir synthétique car nous ne souhaitons pas utiliser de cuir animal; nous avons été confortées dans notre choix lorsque nous avons été visiter des tanneries en Argentine (car nous avions étudié quand même la possibilité de travailler avec du cuir animal tanné sans chrome et avec des teintures végétales, sauf que les teintures végétales ne résistent pas à l’eau!:). La vision de ces peaux animales avec le sang, les odeurs… et lorsque l’on sait qu’ils rejettent tous les différents produits chimiques utilisés dans la transformation du cuir dans les rivières des alentours, rivières où se lavent certains enfants… il était alors juste évident que nous préférions utiliser du cuir synthétique et ne pas toucher à ces pauvres animaux.
- De coton: il est donc en cours de certification bio, mais c’est un processus long là encore. Le coton est cultivé sans engrais ni pesticides chimiques mais pour être labellisé, il faut attendre de 2 à 3 ans, le temps que la terre se « purifie ».
Enfin sur le côté équitable, nous attendons pour courant 2009 la certification FLO.
Où pourra-t-on trouver vos produits? Allez vous faire quelques salons bientôt?
Les produits seront disponibles à partir de mi/fin mars en boutiques et sur certains sites internet (en France et à l’étranger – nous serons commercialisées au Japon, en Belgique et en Italie aussi):
A PARIS
DUPLEKS
83, quai de Valmy
75010 Paris
PRINCESSE LALA
25, rue Faidherbe
75011 Paris
EN PROVINCE
ESPRIT D’ETHIK
30, rue Saint Réal
73000 Chambéry
LAGARTA
83, rue du Président Wilson 76600 Le Havre
Côté salons, nous avons participé fin janvier/début février 09 au Who’s Next et au So Ethic. Pas de salon à venir, hormis le PEAH à Lyon le 29 mars 2009.
Et pour les sites: chez MarcelGreen.com, et depuis ce matin 7h et jusqu’à mardi 31 mars à 23h en vente privée sur Ventes-Responsables.com!
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Merci Anne Sophie,
Etant pourtant dans la mode éthique, je ne les connaissais pas … et franchement c’est très joli … je vais de ce pas sur leur site !
[...] Como No, drôle, belle et impertinente. A force d’en parler et d’en entendre parler sur le Net et sur twitter (petit clin d’oeil à Jasna), à force de m’intéresser à des [...]