Après Klaus, que faire du bois des Landes? Ecolo-Info ACT’Sense #39
Le 2 février 2009 | Par Anne-Sophie
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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...
Une semaine après la tempête, le temps est au bilan dans le Sud-Ouest. Vu de loin, les dégâts ne paraissent peut-être pas si graves (?), mais c’est un véritable carnage auquel nous faisons face ici. Pour cet ACT’Sense, je vous propose donc de faire le point sur la situation. Nous avons aussi décidé de solliciter votre imagination car dans la région, on cherche des solutions pour écouler le bois brutalement arrivé sur le marché. Un marché qui n’allait déjà pas très bien…

Tempête Landes Photo Luce C.
Etat des lieux: de lourds dégâts
Ce n’est pas la première fois que la forêt landaise est touchée aussi fortement: il y a eu le gel de 1709, l’incendie de la forêt de la Teste en 1716 ou le feu gigantesque de 1749 qui ravagea autour de 40 000 hectares dans le Marensin. Seulement à l’époque, la forêt ne dépassait pas 100 000 hectares et “dans ce mitan du XVIIIe siècle, la région, malgré sa réputation de désert qui incitait Voltaire à comparer les Landes au Sinaï, possède déjà une économie sylvicole“, précise l’historien de la forêt landaise Jacques Sargos dans un entretien paru hier dans le journal Sud-Ouest.

Jacques Sargos (ph. d. Le déodic)
Aujourd’hui, selon la DDAF du département des Landes, la forêt landaise s’étend sur 632 300 hectares, dont 70 222 ha de forêts de feuillus, 465 389 de forêts de résineux et 5 300 ha de peupleraies… En tout, l’Aquitaine compte 1,7 million d’hectares de forêts, dont 1 million d’hectares de pins maritimes, principalement dans les Landes et le sud-Gironde… Mais on estime que 60% du massif ont été ravagés par la tempête du 24 janvier dernier. En 1999, 200 000 hectares de forêts avaient disparu et plus de 30 millions de m³ de bois avaient été mis à bas. Alors qu’il restait encore 30 000 hectares à reboiser, Klaus aurait détruit 300 000 hectares de forêt, un volume représentant entre 4 et 7 années de récolte.
Entre norme et confiance…
Les sylviculteurs estiment que le massif forestier paie de nouveau le prix fort. “Ce qui était perçu comme un incident de parcours est-il en train de devenir la norme? Les propriétaires s’inquiètent de perdre leur patrimoine tous les dix ans“, remarque Christophe Plomion, l’un des experts forêts de l’INRA (Institut national de recherche agronomique).

Tempête Landes Photo Luce C.
“J’ai des papis en train de pleurer au téléphone“, témoigne Eric Dumontet, secrétaire général adjoint du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, qui revendique 6.000 adhérents, cultivant 60% du massif en Gironde, dans les Landes et dans le Lot-et-Garonne. “Là où est passée la tempête“, souligne-t-il amèrement. Le syndicat va devoir trouver rapidement les moyens de “motiver les propriétaires à repartir une nouvelle fois“. D’autant que ces propriétaires sont âgés en moyenne de 64 ans et “90% des exploitations ne sont pas assurées“, en raison du coût prohibitif des contrats, poursuit Eric Dumontet.
Pour Jacques Sargos, “la nouveauté de la tempête du 24 janvier 2009, c’est d’être la seconde. Celle de 1999 n’avait aucun précédent, ni dans les mémoires ni dans les archives. Cette fois, on a la preuve que le phénomène n’est plus exceptionnel (…) Cette fois, le vent n’a pas seulement abattu de grands pins mais aussi de jeunes arbres. Or la sylviculture repose sur des plans de gestion à long terme que des tempêtes répétées peuvent désorganiser. Et il y a une autre source d’angoisse sur la ressource elle-même. (…) Ces millions de mètres cubes de bois jetés à terre vont suralimenter la filière mais la ressource vient de se volatiliser. Dans vingt ans, l’industrie manquera de bois. C’est d’autant plus désespérant que le massif avait un espoir avec l’essor de l’utilisation du pin dans la construction. Mais le plus grand risque, c’est que les sylviculteurs perdent ce qui est au fond le plus important pour maintenir un massif forestier : la confiance. La confiance, essentielle dans la psychologie du forestier, est au coeur du modèle“
Et pour cause: “il y a dans la psychologie du forestier une part d’optimisme qui confine à l’irrationnel. Comment peut-on planter quand la récolte viendra dans cinquante ans ? C’est un acte de foi. Dans notre région landaise, la forêt est l’incarnation du mythe de Sisyphe. Jusqu’à présent, y compris après 1999, les forestiers ont trouvé l’énergie et le courage de replanter en oubliant le malheur. Mais maintenant?” interroge l’historien.

Tempête Landes Photo Luce C.
Inquiétude chez les sylviculteurs
Pendant longtemps, ce sont les incendies qui faisaient peur. “Sans doute parce que ce fléau, le plus redoutable jusqu’au XXe siècle, avait des causes humaines et donc des solutions humaines” Aujourd’hui, le feu est un fléau maîtrisé: “malgré ses conséquences imprévisibles, un feu de plusieurs milliers d’hectares est devenu exceptionnel, tant les progrès de la défense contre l’incendie ont été prodigieux. Ce succès du XXe siècle concrétise la confiance que l’homme des deux siècles précédents avait emmagasinée. Il se sentait capable de maîtriser la nature. Or voilà qu’avec les deux tempêtes, l’homme reste les bras ballants et tout est remis en question“.
En somme, c’est “comme si la nature prenait une revanche sur les chants triomphants des siècles du progrès qui célébraient la création de la forêt landaise“...
Certains redoutent que le paysage des Landes soit transformé. Jacques Sargos a peur quant à lui que cette nouvelle tempête ne porte la poisse au pays. “Il faudrait profiter de la catastrophe pour montrer plus de rigueur dans l’aménagement, mener une politique d’embellissement du paysage pour restaurer et rendre à nouveau attractif son visage défiguré“.
En réalité, la situation inquiète d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte de crise économique pour la filière. “Cette tempête arrive au moment où de nombreuses entreprises ont dû prendre des mesures de chômage partiel”, indique Christian Pinaudeau, le directeur général des sylviculteurs d’Aquitaine. “C’est un vrai désastre, économiquement, socialement et écologiquement”, estime pour sa part Christian Pinaudeau, du syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest.

Tempête Landes Photo Luce C.
D’importantes conséquences économiques
La filière forêt-bois pèse 2,6 milliards d’euro en Aquitaine, représentant 34.000 emplois directs et près de 40.000 sylviculteurs (qui ont des surfaces supérieures à 4 ha).
L’afflux massif de bois sur le marché a logiquement entraîné une chute du cours du pin. Christian Pinaudeau qui espère que les pouvoirs publics n’oublieront pas les sylviculteurs.
Autre domaine d’activité particulièrement frappé, l’agriculture landaise qui estime toute activités confondues à 53 millions d’euros les dégâts causés par la tempête: “700 cabanes ont été détruites dans les élevages en plein air de poulets jaunes des Landes. Pour la seule filière avicole (2.000 éleveurs et 7.000 emplois), nous estimons à 35 millions d’euros les pertes subies“, explique Eric Lafuente, directeur de la chambre d’agriculture départementale. Un bilan particulièrement sévère rapporté au chiffre d’affaires annuel des agriculteurs landais (élevage et cultures): 180 millions d’euros. “C’est très dur quand on sait que le revenu agricole a baissé dans les Landes de 35%“.
Seul élément positif dans le lot de mauvaises nouvelles, l’économie du tourisme semble avoir moins souffert: “l’hôtellerie de plein air et notamment les campings ont subi des destructions liées à la chute d’arbres mais les professionnels se sont retroussé les manches et nous devrions pouvoir accueillir les premiers touristes normalement dans un mois et demi“, précise Hervé Bouyrie, président du comité départemental du tourisme des Landes.

Tempête Landes Photo Luce C.
Tirer les leçons de 1999 pour redresser la filière?
En 2000, devant l’ampleur des dégâts causés par les ouragans Lothar et Martin, l’INRA avait lancé un ambitieux programme de recherches, doté d’1,5 million d’euros. Depuis, beaucoup des travaux ont été abandonnés “avec le sentiment que ça ne se reproduirait pas. Et les enseignements tirés ont été peu suivis par la profession“, regrette l’expert de l’INRA Christophe Plomion. Pour lui, il faut notamment revoir l’aménagement du territoire, comme on l’avait fait après les grands incendies de la fin des années 40 qui avaient ravagé près d’un tiers du massif landais.
Des pays comme l’Ecosse, le Danemark ou la Nouvelle-Zélande, exposés à des vents violents l’ont déjà fait: l’île australe du Pacifique a ainsi dressé des haies de thuyas aux lisières de ses forêts en guise de paravents; en Ecosse les peuplements sont organisés graduellement du plus petit au plus grand, de façon à ce que le vent “glisse” sur les arbres plutôt que de les forcer.
Après avoir essuyé deux tempêtes majeures en neuf ans, la forêt française réfléchit à modifier ses pratiques pour survivre. D’autant qu’en 1999, les leçons avaient été tirées, mais peu suivies. “Cette réflexion a été peu conduite en France. Mais cette fois, la donne est différente“, juge le chercheur.
Quelles solutions?
Face à l’ampleur de la crise, le préfet de la région Aquitaine a signé un arrêté qui crée un contrat d’accompagnement à l’emploi spécial tempête pour permettre aux collectivités et associations de recruter sous forme de CDD “et aux frais de l’Etat” des personnes à la recherche d’un emploi disposant d’une compétence dans le travail forestier. Elle a aussi invité les collectivités terroriales partout en France à utiliser le bois des Landes dans leurs futurs projets de construction, via leurs appels d’offre.
En réalité, la clé de la motivation pour la reconstruction réside dans les financements que pourra proposer l’État. Pour Jacques Sargos, “la forêt landaise, c’est une Caisse d’épargne dont on vend les bois quand on en a vraiment besoin ou quand les cours sont élevés, ce qui permet une régulation des stocks. La confiance est au coeur du modèle. Et j’ai envie de dire que la tempête de 2009 est « l’affaire Madoff » du massif. Si le gouvernement doit faire une chose, c’est rétablir la confiance par tous les signaux possibles, car je crains que la peur ne l’emporte”. Les eurodéputés se sont impliqués et ont sollicité également l’aide européenne, par le biais du fonds de solidarité européen, créé en 2002 et qui dispose d’un milliard d’euros par an.
Les experts préconisent de raccourcir les rotations pour limiter la casse, trouver le bon équilibre entre produire plus et protéger mieux, mais à partir d’une certaine vitesse de vent, aucune solution ne garantira l’absence de dégâts…
Pour FNE, le salut réside dans la diversité: “Il faut admettre l’introduction d’autres essences et accepter la baisse des rendements. Les feuillus sont moins vulnérables, puisqu’ils offrent moins de prise au vent que les résineux: même s’ils sont peu productifs et pousseront mal, ils produiront toujours du bois de chauffage“, souligne M. Lefèvre.
“Une circulaire d’août 2000 recommandait la diversification, mais passé le temps du débat, tout le monde avait repris ses habitudes“, regrette-t-il en évoquant “un rendez-vous manqué“.

Campagne “Hourglass” de Greenpeace
En partenariat avec ACT-Responsible 
Parmi les premiers à réagir, Les Amis de la Terre ont appelé les distributeurs de bois et les grandes surfaces du bricolage à réorienter leur approvisionnement pour proposer en priorité du bois local: “Alors que des millions de mètres cubes de bois risquent de rester en forêt faute de débouchés, les consommateurs continueront de trouver dans leurs magasins des planchers, des lambris, des menuiseries en pin importé. Dans certains magasins des Landes, nous avons même trouvé des tablettes en pin du Brésil ! Nous appelons les distributeurs à organiser, avec la filière bois, une opération exceptionnelle pour proposer des produits en pin des Landes au consommateur” propose Sylvain Angerand, chargé de campagne forêt aux Amis de la Terre.
Face aux changements climatiques qui pourraient conduire à une multiplication des tempêtes, le risque est d’inciter les propriétaires à privilégier une gestion à court terme des forêts. L’objectif serait alors de produire uniquement des petits bois pour l’industrie papetière, l’industrie des panneaux ou la production d’énergie. Pourtant, la production de bois moyen ou de gros bois est certes plus risquée car elle nécessite une gestion forestière sur plusieurs dizaines d’années mais indispensable d’un point de vue économique. Arrêter de produire du bois d’œuvre, c’est prendre la décision de fermer les scieries et les entreprises en aval qui créent de nombreux emplois.
D’un point de vue écologique, une gestion forestière orientée uniquement vers la production de petit bois n’est pas non plus souhaitable : “les gros bois sont indispensables pour la biodiversité car ils permettent à des espèces comme les pics de nicher. Le pire serait de convertir des forêts naturelles du Sud-ouest en plantations d’espèces exotiques comme l’eucalyptus, qui certes poussent très vite mais appauvrissent les sols et la ressource en eau” souligne Sylvain Angerand.
Le plan d’action, en cours d’élaboration par le Ministère de l’Agriculture, doit permettre de soutenir une gestion économiquement durable de la forêt et être conditionné à des critères environnementaux. Des mesures spécifiques doivent être prises pour faciliter la commercialisation en filière courte de ces bois, dans les marchés privés et publics, en substitution aux bois d’importation qui représentent le deuxième poste de déficit commercial de la France.
Notons qu’il est aussi important de garder un oeil sur ceux qui pourraient aussi profiter du carnage pour mettre en place des projets néfastes pour la région… Accroissement de fermes solaires par exemple, qui agrandirait la “trame grise” aux dépends de la “trame verte”… Ou bien encore réveiller les débats autour de la LGV…
Utilisation du bois: appel à votre imagination!!
Enfin, pour conclure je vous propose de donner à la région Aquitaine vos idées d’utilisation du pin des Landes dévasté! Pour ma part j’ai déjà pensé à la fabrication de composteurs en bois: actuellement sur le marché, les composteurs proposés sont souvent en plastique, viennent de très loin (Australie), et coûtent très chers, ce qui est assez dissuasif à mes yeux… Alors pourquoi pas lancer une opération “composteur en bois des Landes” par exemple? De quoi inciter les ménages français à acheter un composteur en bois, à moindre coût, d’origine locale tout en agissant pour la planète!
Naturellement, fabriquer du papier, du parquet, des caisses de vin sont d’autres solutions traditionnelles… Mais le secteur du vin ne pas va fort et les viticulteurs ne font plus fabriquer de caisses, ou beaucoup moins. Puis le parquet oui, mais encore faut-il qu’il se vende!
Agnès suggérait d’accroître la fabrication de cercueils en bois des Landes… On pourrait imaginer des dessous de table ou des tabourets en tronc d’arbre aussi… Mais vous, à quoi pensez vous?
Trees For Africa: Printer
envoyé par hourigan
++ Liens qui sèment le vent ++
- Mediaforest, le Pin des Landes
- Bois Des Landes
- Mieux protéger les forêts, les leçons des désastres à répétition, dépêche AFP, 1er février 2009
- Tempête, un bilan lourd de conséquences pour l’Aquitaine, AP
- Deux tempêtes dévastatrices en dix ans, les sylviculteurs accusent le coup, AFP 27 Janvier 2009
- La forêt des Landes se remettra-t-elle de Klaus?, Nord Eclair, 31 Janvier 2009
- Site de la région Aquitaine au sujet de la tempête
- Les Sylviculteurs en colère, France 3 Aquitaine, Septembre 2008






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[...] Original post by inconnu [...]
On pourrait en effet faire un peu plus de parquet (Anne-So : Vallereuil is with you ;) :) ).
Le principal problème, c’est que dans ce domaine comme dans la palette ou la construction (crédit ?), actuellement, le marché est très faible.
Et si on arrêtait de planter des pins dans les Landes ?
Remontons le temps. A l’origine, les Landes sont une région marécageuse, peu habitée et peu boisée (c’est pour ça qu’il était question de désert). Cette région était peu cultivable, d’où sa faible population organisée autours de l’activité pastorale. Arriva un temps où la nation avait besoin de bois pour accélérer la construction de sa flotte commerciale et militaire, et d’espaces nouveaux. Il fallait de l’espace, des espèces qui poussent vite, qui soient adaptées à ce sol et relativement résistantes. Le choix se porte logiquement sur le pin : il pousse déjà sur ce sol sableux, on peut difficilement trouver plus adapté. 200 000 ha de marécages : on assèche, on plante, on déploie une importante activité humaine, et la densité sylvicole des Landes (tout le monde sait ce qu’est une lande, on comprend vite que ce n’est pas une forêt à l’origine) explose. La forêt créée est un des plus vastes ensembles d’Europe. L’industrie chimique exploite la sève, l’industrie navale, papetière et manufacturière exploite le bois. En bien ou en mal l’homme transforme l’espace pour vivre.
Aujourd’hui on n’a plus trop besoin de faire des tas de navires en bois, la production de pâte à papier ne peut pas suffire à écouler tous les stocks de bois abîmés (parce que les arbres déracinés par les tempêtes sont rarement aptes à faire du bois d’œuvre), et les tempêtes décennales montrent que ce modèle n’est plus adapté aux conditions météo régionales. D’où la question : doit-on continuer à replanter du pin pour le voir arracher d’ici 10 ans ? A mon avis on devrait tenter d’adapter les nouvelles plantations aux nouvelles conditions : des variétés différentes, qui poussent plus lentement et s’encrent mieux, un mélange d’essences, des abords de forêts constitués de massifs plus bas et plus denses de buissons, d’arbustes et de petits arbres pour « soulever » le flux d’air, etc.
Plutôt que de laisser le bois pourrir, laissons les gens aider à déblayer et pourquoi pas les payer en bois qu’il pourraient emporter, à chacun ensuite d’y trouver une utilité : bois de chauffage, meuble, parquet, sculpture…
Y’en a même qui font des dessous avec le pin…
Voir la marque g=9.8
bonjour , avec tous les problemes ces dernieres années dans les landes , ne pourrait-on pas faire des essaies de plantation d’aurtes essences , voir carrement d’autres cultures ( miscanthus , bambou , ) . bien amicalement ; patrick
Le bois est une matière noble qui peut servir à créer des maisons, pour les sans-abris. De plus en plus de personnes se retrouvent dans les bois, pour essayer de survivre, dans des conditions précaires. Nous pourrions les aider en créant, via des filières structurées (CROIX-ROUGE, fondation ABBE PIERRE, UN TOIT POUR TOUS et j’en oublie surement) des logis mieux adaptés. Faisons de notre bois landais, une reconversion digne et honorable. UTOPIE au service de l’homme.
J’avais entendu dire qu’en 1999, les stock de bois était tellement important qu’au final la filière française ne pouvait pas absorber toute la quantité, du coup, des bateaux étaient partis chargés de bois vendus par cher jusqu’en Asie, et que ces mêmes bateaux nous étaient revenus quelques mois après plein de produits “de merde” fabriqués avec ce bois là… Un comble.
Mon idée (qui rejoint certaines lancées ici) : lancer un vaste programme de construction bois sur du logement collectif ! marre de voir toujours les mêmes architectures pourries…Tous les médias nous parlent de Bedzed depuis 6 mois, mais on est même pas capables d’en faire autant chez nous !
Je suis d’accord pour le logement bois d’une manière générale, mais en aucun cas il ne pourra se faire avec les plants déracinés. Les troncs ont souffert, même quand c’est la base qui a rompu, et donc n’ont pas gardé les qualités mécaniques nécessaires pour des charpentes ou des ossatures bois.
bonjour,
pourquoi pas fabriquer un modèle de pergola ou tonnelle en bois rond pas cher pour embellir les jardins de France ,ou encore des hamacs,des salons de jardin,des jouets en bois etc a des prix abordables
kenavo
A signaler: cet appel du SIEL (Le syndicat des industries de l’emballage léger en bois)
La tempête du grand sud de la France a frappé durement la filière bois et par conséquent les industries de l’emballage léger en bois destinées aux fruits et légumes, produits de la mer, ostréiculture et fromages. 40 millions de m3 de bois sont à terre dont 700.000 m3 de peupliers utilisés par notre profession.
Que faire ?
La violence de cette dernière tempête a entièrement détruit des peupleraies exploitées pour notre profession. Le peuplier couché doit être utilisé dans les six mois. La surabondance de matière première doit trouver dans l’urgence des débouchés avec des partenaires.
Aujourd’hui qui peut contribuer à sauver cette situation sans faire appel exclusivement aux fonds publics ? La grande distribution avec le concours de tous les relais d’opinion.
Par solidarité économique
Nous demandons à la grande distribution, aux donneurs d’ordres, grossistes, metteurs sur le marché par solidarité de lancer une grande action nationale exemplaire privilégiant tous les approvisionnements agro-alimentaires de leurs magasins dans des emballages bois.
Par solidarité environnementale
Le bois, matière première naturelle et renouvelable, répond à tous les indicateurs du Grenelle de l’Environnement. Le matériau bois produit localement est livré aux industries implantées depuis des générations à proximité des bassins de production fruits et légumes et ostréicoles.
A partir d’une peupleraie gérée durablement jusqu’au conditionnement des produits par les producteurs, le bilan carbone® de notre emballage selon la méthodologie ADEME est pratiquement neutre – grâce à sa valorisation en fin de vie.
Par solidarité sociétale
Le SIEL rassemble 45 entreprises et 6.000 emplois directs et indirects en milieu rural principalement et à travers toute une filière organisée et implantée depuis des générations dans les bassins de production.
Les fabricants d’emballages de la zone sinistrée et d’autres régions qui adhérent au SIEL, se sont engagés à utiliser en priorité les peupliers de la tempête de janvier 2009 dans le cas d’une suractivité afin de répondre à la demande.
Nous proposons à tous ceux qui relèveront ce défi de marquer chaque emballage du message suivant « SOLIDARITE BOIS DE LA TEMPETE »
Rappelons le, cette industrie est l’une des rares à ne pas être dé-localisable !
En faisant le choix prioritaire et solidaire d’utiliser des emballages en bois issus de la tempête 2009 ces arbres ne seront pas tombés pour rien !
Face à l’ampleur de cette catastrophe nous sommes convaincus que notre appel à la solidarité sera entendu plus fort que jamais, par la grande distribution et les metteurs en marché en particulier pour que les fruits, les légumes, les produits de la mer et les fromages arrivent jusqu’aux consommateurs sensibles à cette démarche éco-citoyenne !
Tous les professionnels du bois vous en remercient d’avance.
Jacques BROSSILLON – Président du SIEL – 6 rue François 1er – Paris 8ème
http://www.emballage-leger-bois.fr/
Ce que je peux vous dire, c’est que j’ai mis au point une ossature de second oeuvre pour le bâtiment en bois. Et la matière utilisée était justement du pin des Landes. Cette ossature fonctionne sensiblement selon le même principe que les ossatures métalliques genre Placostil qui servent à poser des cloisons et des plafonds, ou à doubler les murs. Les lattes d’un profil particulier se clippent dans des clips métalliques facilement alignés et posés sur un même plan. C’est un produit qui convient aussi bien au bricoleur qu’au professionnel. Elle présente beaucoup d’avantages techniques par rapport au métal, et devrait maintenant coûter moins cher, tant en raison du coût actuellement élevé de l’acier que celui particulièrement bas du pin des Landes. Je n’ai jamais pris le temps de vraiment commercialiser cette invention pourtant bien au point, mais ce serait le moment de la ressortir. Personnellement, je n’en ai toujours pas plus le temps. Mais s’il y en a que ça intéresse …
Bonjour,
Suite à votre article, je pense que la solution pour valoriser les arbres à terre, sans peser sur les prix, est de transformer la biomasse solide en liquide ( procédé BtL, Biomass to Liquid).
Ci-après quelques informations.
Contrairement à la biomasse solide (arbres, branches, débris divers en bois) le liquide obtenu par un procédé BtL est facile à transporter et à stocker.
La valorisation énergétique la plus performante de la biomasse consiste à gazéifier les plaquettes forestières, donnant naissance à un gaz synthétique, encore appelé SynGas.
Le SynGas peut alimenter un moteur à combustion interne permettant de cogénérer de l’électricité et de la chaleur.
En gazéifiant 1T/H de biomasse, on peut cogénérer 1MW/h électrique et 2MW/H thermique.
A partir du SynGas on peut également produire des combustibles liquides dits de deuxième génération. Le SynGas purifié subit alors une réaction catalytique dite de Fischer Tropsch.
Cependant, pour que cette réaction soit rentable, il est nécessaire de disposer d’une très grosse unité capable de traiter l’équivalent de 2 Millions de Tonnes de biomasse par an.
Les forêts, comme les exploitations agricoles, étant dispersées, le développement des combustibles liquides de deuxième génération supposerait le transport par camions de millions de tonnes de biomasse solides sur de grandes distances, ce qui est inacceptable tant pour des raisons écologiques qu’économiques.
Le schéma durable du développement de combustibles de deuxième génération qui a été proposé consiste à transformer les déchets de biomasse solide (sylviculture et agriculture) en liquide par un procédé (BtL) de manière décentralisée, puis de transporter le liquide à la grosse bio-raffinerie où la biomasse liquide serait gazéifiée localement, le SynGas purifié (pour protéger le catalyseur), puis transformé en combustibles liquides de deuxième génération par un procédé Fischer Tropsch.
Je propose d’adapter ce schéma au problème actuel de la forêt des Landes.
Il y a une forte quantité d’arbres abattus. Toute tentative de valorisation immédiate et massive du bois pèsera nécessairement sur les prix.
Je propose donc
1. de transformer en liquide tout le bois qui ne trouverait pas preneur à un prix intéressant.
2. De stocker le liquide en mer dans la région Bordelaise, dans des tankers, en profitant de la chute du prix du fret résultant de la crise (moindre consommation de pétrole).
3. Développer des utilisations d’énergie verte par cogénération à partir de la gazéification de la biomasse liquide (communes, industriels etc.).
Pour votre information, je possède un procédé breveté de gazéification compact, permettant de générer le SynGas sur le lieu de consommation de l’énergie et d’un brevet BtL permettant de transformer la biomasse en liquide.
Je puis donc intervenir sur la chaîne globale permettant la valorisation des arbres abattus sans peser sur les prix.
La mise en œuvre rapide de cette orientation, dictée par l’urgence, aurait en outre pour avantage de valider le schéma durable de la production de combustibles liquides de deuxième génération, et d’accélérer le remplacement des combustibles liquides fossiles par leur équivalent vert.
Je reste à votre disposition pour vous donner de plus amples informations techniques si vous le souhaitez.
Salutations
Bonjour,
Nous sommes une association, spécialisée dans la réalisation de tipis amérindiens et nous serions intéressés par l’achat de perchettes épicéa , bien droites,non écorcées de dimensions 8 à 10 cm diamètre base, 7 à 10m de longueur .pour le transport, peut être est il possible que nous participions à un chargement allant vers le Finistère.
Bonjour ,
je suis passée dans les landes le lendemain de la tempete , quel désastre !
Je me demandais si les landais n’avais pas besoin de coups de mains car nous serions trois personnes motivés, dont un menuisier et un charpentier.j’ai chercher sur internet des appels ,il n’y avait rien.A croire que tout soit déja revenu dans l’ordre.
N’ésitez pas a nous faire signe si vous avez besoin de personnes pour la reconstruction ou la replantation.
Bon courage.au revoir.
[...] Février, la forêt des Landes a été dévastée par la tempête Klaus. Nous en avions parlé en détail sur Ecolo-Info, en faisant appel à votre imagination concernant l&…, alors que le secteur n’était déjà pas très en [...]
Bonjour,
Pourquoi ne pas distribuer le bois? Comme bois de chauffage ou de construction…
Plutôt que de la poudre de perlimpinpin…
ASMBOIS rare négoce bois à ne distribuer que du pin maritime fabrication de kit en pin des landes,planchers, voliges à mi-bois etc….La difficulté de la mévente du pin maritime vient du manque de communication de la filiére en générale,on a oublié que nôtre patrimoine bordelais classé a l’unesco est batit en pin maritime des pieux dans la vase , huisserie et charpente voir les planchers.Dans le classement bois du CTBA le pin maritime est classé au même registre que le pin d’orégon (douglas),pin sylvestre, laricio ou autres .Que nos scieries fabriquent de la charpente depuis parfois+ de 5 génèrations et si le pin etait ” un mauvais bois de charpente” elle n’existerais plus depuis longtemps. il a 20 ans personne ne voulez du douglas ils ont eu la bonne idée de dire “naturellement écologique” je vous invite à aller sur mon site et voir les divers applications en pin maritime
ASMBOIS l’innovation comme reméde a la tempete Klauss