Ecolo-Info
 Nos enfants nous accuseront
De Camille • 23 décembre 2008 •
Catégorie: Agir/Grandir

Samedi soir, Anne-Sophie et moi sommes allées voir le film “Nos enfants nous accuseront” en présence du réalisateur Jean-Paul Jaud. Un documentaire sur les risques que nous faisons courir à nos enfants avec notre agriculture “moderne”, dépendante des traitements phyto-sanitaires, et l’alimentation industrielle avec laquelle nous les nourrissons.

Un film qui mêle cris d’alarme des scientifiques, témoignages douloureux d’agriculteurs ou de parents d’enfants touchés par des maladies directement causées par les pesticides, et espoir avec l’exemple de la commune de Barjac qui, autour du passage de la cantine scolaire en bio, a bouleversé la vie de nombreuses familles.

Voilà donc nos impressions… J’ouvre le bal et laisse la place ensuite aux impressions d’Anne-Sophie…

Certains spectateurs ont trouvé ce film trop “militant”, des programmateurs de salles l’ont jugé inadapté à leur public et ne l’ont pas sélectionné malgré un positionnement “engagé”de leurs salles. Pour ma part, je l’ai trouvé poignant, juste, responsabilisant et plein d’espoir, à condition que l’on s’y mette tous, que l’on retrousse enfin nos manches et que l’on fasse les efforts nécessaires…

Quelques chiffres pour commencer

30% du réchauffement climatique est lié à notre alimentation
55% des céréales cultivées dans le monde sont destinées à l’alimentation du bétail

140 millions de tonnes d’engrais sont utilisés chaque année dans le monde.

90% des cultures sont traitées en France
1 exploitation disparaît tous les 1/4 d’heure en France

1.500 personnes meurent chaque jour du cancer aux USA soit un 11 Septembre tous les 2 jours
1% par an : c’est l’augmentation des cas de cancers chez les enfants

Le cri d’alarme des scientifiques

Le film débute sur des images d’un colloque à la Maison de l’UNESCO “Environnement et santé durable : une expertise internationale” (9 Novembre 2006 – Voir le Programme du colloque)

Un colloque d’experts scientifiques tire la sonnette d’alarme sur les facteurs environnementaux qui influent notre santé. La progression fulgurante des cancers est directement liée aux pesticides et à l’alimentation industrielle. “Cette nouvelle génération d’enfants est la 1ère de l’histoire moderne à être en moins bonne santé que ses parents”.

Le film déroule ensuite de nombreux témoignages. Un viticulteur passé en bio explique “J’ai travaillé 10 ans en agriculture chimique et il y a des choses que je n’aurai jamais mangées”. On voit aussi les images très fortes de cet homme en train de “traiter” des vergers avec un masque de protection immense qu’on imaginerait sur un champ de bataille. L’un d’eux explique “On utilise 30.000 produits chimiques pour traiter les cultures”. Une femme d’agriculteur raconte que son mari a systématiquement des saignements de nez lorsqu’il prépare les produits pour ses champs. Une autre que son fils a eu la leucémie comme beaucoup d’enfants de la région.

L’homme au masque de l’Enfer ?

Combien d’agriculteurs souffrent de problèmes neurologiques ou d’autres maladies liés à ces produits ? Combien d’enfants d’agriculteurs sont touchés ? Ce sont parfois ces maladies qui mènent à la prise de conscience, au déclic pour arrêter l’utilisation du tout-chimique et passer à des méthodes naturelles. Car finalement, le bio n’est pas une invention de “bobo” comme beaucoup l’affirment. C’est tout simplement des méthodes de culture naturelles, comme pratiquent les hommes depuis des centaines d’années, en respectant le cycle des saisons, l’enrichissement de la terre, le vivant tout simplement.

Questionnements des agriculteurs, doutes de la population

Mais les peurs subsistent. Lors d’une rencontre organisée par le maire de Barjac entre les agriculteurs conventionnels et les agriculteurs “bio”, on sent la peur des premiers d’arrêter les produits phyto-sanitaires. “Comment traitez-vous le mildiou ?”, “Pourra-t-on nourrir tout le monde avec ces méthodes de production”.

C’est d’ailleurs cette question qui revient le plus souvent. Les doutes persistent sur la capacité de l’agriculture “naturelle” a nourrir l’Humanité. Et pourtant… L’agriculture “moderne” permettrait de nourrir 12 milliards de personnes mais 1 milliard d’humains a faim aujourd’hui. Pourquoi ?

Pour Philippe Desbrosses, docteur en environnement, l’agriculture bio peut aisément nourrir l’Humanité tout entière “J’affirme que l’on peut produire autrement et durablement des denrées alimentaires de haute qualité en quantité suffisante (…) pour peu que l’on cesse de remplacer les paysans sur la terre par des molécules chimiques”.

L’espoir avec l’exemple de la commune de Barjac

Le maire de Barjac a eu le déclic il y a quelques mois et une volonté de fer pour un objectif simple : servir aux enfants de l’école et aux personnes âgées de la commune de la nourriture 100% bio. Les enfants acceptent très vite de manger de la salade et des carottes râpées et d’abandonner les “cordons bleus” (ils font d’ailleurs la grimace quand le cuisinier de l’école leur explique la composition !).

La pédagogie ne se fait pas seulement à l’heure du déjeuner. Les enfants ont à disposition dans la cour de récré un potager où ils font pousser des salades et des fraises qu’ils dégustent avec gourmandise à peine cueillies (et oui, pas de pesticides = pas besoin de les laver !)

Peu à peu, le bio entre aussi dans les familles grâce aux enfants. Des rencontres sont organisées à l’école avec les parents, parfois sceptiques, parfois conquis. Une maman explique qu’elle ne paie pas plus cher ses courses au magasin bio du village “J’achète l’essentiel, je suis moins tentée qu’au supermarché, je m’y retrouve financièrement”.

Des efforts restent à faire. Périco Legasse, le journaliste culinaire qui mène l’enquête retrouve dans la poubelle de l’école des emballages de barres chocolatées dont les enfants raffolent au goûter. Conservateurs, exhausteurs de goût, colorants… beaucoup d’ajouts et peu de choses vraiment bonnes pour l’enfant.

Question réponses après la projection

Le réalisateur Jean-Paul Jaud nous a raconté l’histoire de ce film et son parcours actuel dans les salles.

Ayant pris conscience des dangers de notre environnement sur notre santé, il a cherché une commune qui réunisse les 3 ingrédients indispensable à une bonne histoire :  l’action, le décor et les acteurs.

- L’action : montrer une cantine qui “passe au bio”.

- Le décor : Barjac, petit village pittoresque du Gard, aux frontières de l’Ardèche, dans une région vallonnée et ensoleillée. Un petit paradis où il fait bon vivre et pourtant ce paysage de carte postale connaît des drames humains avec les maladies des agriculteurs et d’enfants exposés aux pesticides.

- Les acteurs : le maire de Barjac, un vrai personnage, les enfants, attachants et déjà très responsables, les institutrices, cuisiniers…

Jean-Paul Jaud, Réalisateur du film

De 28 copies à sa sortie en Novembre, le film en est à 33 copies aujourd’hui et 40 en Janvier prochain. Pas de star ni de plan média mais un bouche-à-oreille qui fait son chemin. 56.000 personnes ont vu le film et il sera distribué prochainement dans les pays francophones, en Espagne et au Japon.

A Pessac, commune de la CUB (Communauté Urbaine Bordelaise) où nous avons vu le film, des initiatives sont prises pour faire bouger les choses. 2 élus verts présents dans la salle nous ont parlé de leurs projets : mettre plus de bio dans les cantines, faire évoluer les mentalités sur la consommation de viande par exemple (pas facile…), l’achat de terres par la municipalité pour y installer des activités de maraîchage…

Je vous invite vivement à voir ce film, que vous soyez engagés, concernés, touchés par le cancer, curieux, sceptiques… et à partager avec nous votre avis. Le débat est ouvert!

Les impressions d’Anne-Sophie…

Depuis le temps que nous souhaitions voir le film! Là nous étions gâtées, le réalisateur était là et nous avons pu discuter avec lui après la séance.

Le film m’a avant tout marqué pour une chose: les liens sociaux, le liant qui existe entre les membres du village via cette initiative. Certes, il s’agit d’un petit village, mais tout de même, cela fait du bien! Le rôle des différents acteurs reprend un sens, une épaisseur certaine: les paysans du bio sont heureux de leur travail, les cuisiniers ont un rôle magnifié et échangent beaucoup avec les enfants, les liens entre parents et enfants prennent une autre dimension…

Le film met aussi en opposition la douleur (d’avoir un enfant ou un proche malade – enfant atteint de leucémie ou mari qui souffre à chaque pulvérisation de pesticides sur ses terres…) et le bien-être, le bonheur (l’insouciance des enfants, la joie de la maîtresse, le plaisir des agriculteurs bio et des cuisiniers, etc).

Une scène est particulièrement marquante: la comparaison de deux sols, l’un soumis aux traitements pesticides, l’autre sain et cultivé en bio. Le premier est mort, en strates, favorise l’assèchement des sols… L’autre est plein de vie, de vers de terre, il respire pleinement! La comparaison est impressionnante et permet de comprendre comment, en France, nous sommes en train de massacrer notre terroir…

On comprend aussi que tous ceux qui ont fait la démarche de changer, de manger mieux, de passer à une alimentation bio et locale n’ont pas envie de faire marche arrière: un effet de cliquet opère (le fameux “déclic” pour certains) et prouve qu’il est possible de changer durablement sans difficulté, vu que la volonté est là… Il est juste difficile de sortir de certains formatages et modes de pensée. Comprendre que diminuer l’usage des pesticides ne va pas à l’encontre du progrès aussi…

Le débat qui a eu lieu après le film était très intéressant également: comment dupliquer l’initiative pour passer de 250 à 4000 repas quotidien, voir plus, dans les grandes agglomérations? Il n’est pas toujours possible d’installer 10 mètres carrés de potager dans une cour d’école…

Enfin, concernant les salles refusant de diffuser le film… A Bordeaux nous avons une salle Utopia, généralement engagée et très “alter” dans l’âme. Ils ne diffusent pas le film, et la réponse que l’on m’a faite à la question de savoir pourquoi le film n’était pas à l’affiche fut: “le film est trop ‘gnangnan’, très pathos, sans vision politique ni vision globale des choses et il fait culpabiliser… Personnellement, je ne comprends pas un tel choix, je le trouve irresponsable et même si le film relève plus du documentaire, le cinéma doit tenir son rôle: ce n’est pas parce qu’un programmateur n’aime pas le documentaire qu’il doit le boycotter – à mes yeux. L’offrir à ses spectateurs permet de toucher certains publics qui n’auraient pas été sensibles à d’autres dimensions… Le film de Jean-Paul Jaud est un documentaire engagé certes, mais c’est un beau film, sensible, plein d’espoir, qui montre un univers de possibles de manière positive. L’essentiel n’est-il pas de “donner envie” surtout aujourd’hui??

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Camille Maman (bio) depuis la fin du mois d'Août, je partage mes trouvailles et mes expériences sur la maternité, l'alimentation et le bien-être. Et j'attends les vôtres !
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29 Réponses »

  1. Ca me donne envie d’aller le voir.
    Mais je comprends l’avis du directeur de cinéma, son refus est peut-être du au nom tout simplement.
    Qui, à part des écolo, aurait envie de un film qui, dès le titre, semble si accusateur et culpabilisateur.
    Peut-être un titre plus neutre, aurait mieux permis la diffusion du film sans rien changer au contenu.
    Je fais partie d’un petit cercle écolo de mon unif et on avait voulu organiser un débat économique sur fond de crise économique et écologique. Le titre choisi: “Capitalisme et écologie: guerre ou même combat” Nous semblait génial, accrocheur, percutant. Seulement, il l’était trop, les banques et politiques ont refusé de venir.
    Un membre d’électrabel (+/- suez) nous a répondu, désolé je ne suis pas capitaliste, je ne correspond pas au profil recherché. (alors qu’il défend le nucléaire et est cadre 100% capitaliste)
    Comme quoi, parfois, il faut savoir y aller doucement.

  2. je n’ai toujours pas vu le film, mais suis pleinement conscient des enjeux qu’il traite.
    Ce qui est triste c’est que ce sont les agriculteurs les premières victimes et les premiers complices. En Occident avec une agriculture subventionnée pour atteindre le summum du productivisme, ils sont devenus dépendants du système actuel. Que les agriculteurs fassent valoir leurs droits: ils ne représentent plus qu’une part infime de la population active dans nos pays, mais c’est sûrement la frange de la population qui a le plus de pouvoir. Imaginez les faire grève!
    Concernant le sujet, un article intéressant sur l’élevage, l’alimentation et l’environnement:
    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2270/articles/a374222-.html
    “L’élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s’inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait. La vraie surpopulation, c’est celle du bétail.”(Jeremy Rifkin)

  3. > Barnabé : je suis assez d’accord avec toi sur le choix du titre. Les gens n’ont pas envie qu’on les culpabilise. Mais en même temps il faut qu’on réagisse, nous ne pouvons plus continuer à foncer dans le mur sans réagir… Peut-être que les distributeurs étrangers lui préféreront un autre titre et que le film connaîtra un beau succès international !

    > David, tu as bien raison. Voir les agriculteurs touchés par la leucémie, les problèmes neurologiques et urinaires, les saignements de nez… c’est très dur car c’est un métier magnifique. Je pense que beaucoup ne savent pas comment faire pour arrêter les traitements phyto-sanitaires et souffrent de désinformation. Des rencontres entre les bio et les conventionnels seraient vraiment intéressantes pour les affranchir de leurs peurs.

    Faire grève serait une bonne idée mais la peur de se voir retirer les subventions doit être très forte ! Il est temps que nous rétribuions les paysans pour leur travail et leur redonner la fierté de produire de beaux aliments plutôt que leur donner des subventions pour produire des fruits et légumes dans un processus dangereux pour leur santé, celle des autres et la terre. Beaucoup de Français ne s’y trompent plus, il suffit de voir le succès des AMAP. Ces initiatives me font garder espoir !

  4. Personnellement, j’ai trouvé ce film très moyen. Je suis en partie d’accord avec l’avis d’Utopia. Mais pour moi ce film n’a pas fait vibrer ma “fibre militante”.

    On nous y présente le bio comme miraculeux : les aliments deviendraient tout de suite meilleurs, plus nutritifs, les enfants ne feraient plus aucun reste, etc. Attention à ne pas en faire trop ! Et c’est un inconditionnel du bio (local et de qualité) qui vous parle :-)
    Sortir le mot “bio” à tout va peut rebuter les “non convaincus”, qui pourraient le rejeter comme un n-ième courant consumériste — “gimmick pour bobo” d’aucuns diraient. D’ailleurs, je ne me souviens pas avoir entendu de vraie présentation du terme “agriculture biologique”.
    D’ailleurs, au risque de “choquer”, je dois dire que ce point central des enfants et des générations futures me pose problème. Car j’agis personnellement pour changer le présent avant tout. Et cet idéalisation de l’enfant-roi m’inquiète. Si rien n’est trop beau pour *mon* enfant (ex: le bio), c’est qu’il a droit à tout, au mépris des autres éventuellement.
    Si je conduit mon enfant à l’école en 4×4, c’est bien que sa “sécurité” doit être assuré *à tout prix*, y compris au dépend des autres…

    Sur la forme, j’ai été également déçu : les textes incrustés sur les “faits et chiffres” sont trop nombreux et pas “expliqués”. La situation est idyllique, il y fait toujours beau, les gamins sont tous gentils. À part les passages du colloque à l’UNESCO, les prises de paroles des différents intervenants manquent d’arguments d’autorité. C’est très subjectif et parfois limite café du commerce.

    Bref, moi je recommanderai plutôt un visionnage du duo “Notre pain quotidien” et “We feed the world” : ça secoue les idées !

  5. [...] En complément à mon billet, Camille et Anne-Sophie nous publient un très beau billet résumant en détails le documentaire &#82…. [...]

  6. Coucou Colibri et merci à tous pour vos messages!

    Pour rebondir sur le terme “bio”, c’est un point que nous avons abordé aussi: en effet, le “bio” est devenu un argument de vente aussi, et il serait peut être plus judicieux de parler de “naturel”…

    Je suis d’accord avec l’aspect “il fait toujours beau” et l’effet “manger bio c’est largement meilleur” peut être très insistant… mais là encore, nousnous plaçons du côté de consom’acteurs déjà largement avertis… Je serai curieuse d’entendre l’avis de jeunes convertis ou de non convertis à ce sujet à vrai dire…

    Enfin, pour l’enfant roi je partage aussi cette impression parfois, mais il faut aussi se rendre à l’évidence: on sait que certains vont à des AMAP en 4*4 afin de récupérer leur paniers! L’homme est individualiste dans nos sociétés développées: en ce sens, s’adapter à son mode de raisonnement peut être une forme d’adaptation pour faire passer le message…?

    Naturellement enfin, “Notre pain quotidien” et “We feed the world” sont beaucoup plus choquants! Et dans une forme différente de film, je pense pour ma part qu’il en faut pour tous les goûts et que pour faire passer le message au plus grand nombre, un film plus “soft” et plus “café du commerce” permet de s’adresser à un public autre…:-)

  7. Petite pause dans la discussion pour vous souhaiter, à toute l’équipe d’écolo info un très très joyeux Noël !!!
    Bises

  8. Bonjour colibri, et merci pour ton message.

    Je suis en partie d’accord avec toi sur le côté “Pays de Candy” du film. Mais en même temps il y a beaucoup d’images choquantes aussi, et dans cette même région où il fait pourtant toujours beau…

    Quand tu dis que tu souhaites changer le présent, je suis totalement d’accord avec toi. Pour moi, il faut changer les choses pour les enfants et les générations à venir mais aussi pour les agriculteurs d’aujourd’hui qui souffrent de tant de maladies à cause des traitements. Ils n’ont pas à subir toutes ces conséquences !

    Quant à l’enfant-roi, là je ne suis pas d’accord avec toi ! Nourrir son enfant avec du bio ce n’est pas le traiter en roi c’est tout simplement prendre soin de lui et de la terre. Pour moi, l’enfant-roi fait un caprice pour manger des bonbons ou avoir le dernier jouet à la mode, peu importe qu’il soit fabriqué en Chine, et les parents acquiescent pour lui faire plaisir et ne pas le brusquer.

    Mais un enfant qu’on éduque au goût des bonnes et vraies choses, des fruits juste cueillis, au respect du légume qui pousse, il n’est pas roi, il est juste à sa place, comme nous devrions tous l’être.

    Il y a sans doute bien d’autres films plus coups de poing mais comme le dit Anne-Sophie, il en faut pour tous les goûts. L’essentiel est que le message passe ! Je ne suis pas sûre que culpabiliser les gens soient un bon moyen. Montrer des initiatives qui marchent et où les gens semblent plus heureux, même si c’est un peu “gnangnan”, ça peut sans doute donner des idées à certains non ?

  9. Personnellement je suis allé voir ce film dès sa sortie. Je l’ai trouvé vraiment génial car il reprend plein de messages que nous essayons de faire passer depuis des mois. Encore bravo à toute la famille Jaud pour son courrage et cet excellent travail ! BRAVO !

  10. Voilà un film utile, en dépit de son catéchisme bio un brin agaçant, parce qu’il alerte sur les méfaits à long terme de l’agriculture industrielle pour la santé humaine et l’environnement. Une question que les pouvoirs publics commencent tout juste à se poser après s’être contentés de dire que tout allait très bien puisqu’on vivait plus longtemps…
    En revanche, l’aspect accusatoire du film, que le titre affiche si fort, va à l’encontre du but recherché. Culpabiliser les parents en les rendant responsables de la santé future de leurs mômes frise le procès d’intention. Même si les consommateurs détiennent une partie du pouvoir de faire changer les choses, l’opinion doit être informée sur la réalité des risques courus (et en premier lieu par les agriculteurs) et doit pouvoir s’alimenter en toute sécurité sanitaire.
    Ca passe par des recherches scientifiques et un débat public sur le monde que nous voulons, pour aujourd’hui et demain.

  11. Un ami m’avait envoyé la bande-annonce de ce film est déjà je trouvais que cela donnait une bonne prise de conscience des dangers…
    Vive le bio, vive l’écologie
    http://www.ecolo-wizz.com

  12. Merci pour ce film que nous n’avons pu voir. Mais il est vrai que la bande annonce est déjà très orientée.
    Producteurs et consommateurs de produits “naturels”, avec mon mari … nous pensons que c’est aussi (et surtout) les consommateurs qui feront évoluer nos modes de consommations.
    Pour nous, consommer “naturel” est une nécéssité, et une urgence pour LA santé, LA sécu…et bien sur nos enfants.
    En tant que producteurs nous avons peu de latitude face à la grosse machine productiviste. Par contre quand les consommateurs se dirigent massivement vers certains produits, les producteurs suivent …

    Nous avons proposé le film au ciné club local… et même si les gens se sentent concernés, nous n’aurons pas eu de projection non plus. Il est très difficile de sortir de nos habitudes alimentaires,. Voir le film peu provoquer un gros malaise pour certains… pas prêts à changer d’habitudes.

    Les choses évoluent lentement, et ça passe mieux comme cela.
    Ne ratons pas les occasions de lancer des débats sur le sujet ! Beaucoup de monde se pose des questions.

  13. Il est intéressant de rappeler qu’il existe le livre de Masanobu Fukuoka sur ce sujet “La révolution d’un seul brin de paille” qui décrit comment il n’utilise plus de produits dans sa ferme, et que tout se passe bien parce qu’il laisse la nature s’équilibrer et les plantes non traités sont moins fragiles, un beau livre qui peut servir d’exemple.

    Aux éditions “Guy Trédaniel”, vous trouverez ce livre sans problème sur amazon.fr par exemple en cherchant le nom de l’auteur.

    Il existe aussi un témoignage intéressant qui nous montre que les enfants respectés respecterons la vie et ce dont ils dépendent et que ce sont les enfants maltraités, dont on ne respecte pas les besoins qui en respectent pas la vie et les besoins:

    http://www.alice-miller.com/courrier_fr.php?lang=fr&nid=1939&grp=0408

    Extrait:
    “Je viens de lire un ouvrage d’un agriculteur japonais, Masanobu Fukuoka, qui s’intitule La révolution d’un seul brin de paille. Il s’agit d’un livre sur l’agriculture sauvage, mais aussi plus largement sur l’Homme.
    Depuis plusieurs dizaines d’années, cet homme vit dans sa ferme et pratique l’agriculture sauvage, c’est à dire qu’il limite au maximum l’intervention de l’homme dans le processus de culture. Je vous propose quelques lignes de la préface du traducteur en français du livre:

    ” L’agriculture sauvage ne nécessite ni machines, ni produits chimiques et très peu de désherbage. M. Fukuoka ne laboure pas la terre et n’utilise pas de compost préparé. [...] Il n’a pas labouré la terre de ses champs depuis 25 ans et cependant leur rendement peut être favorablement comparé à ceux des fermes japonaises les plus productives. Sa méthode agricole demande moins de travail qu’aucune autre méthode. Elle ne crée aucune pollution et ne nécessite pas d’énergie fossile. [...] La distinction fondamentale est que M. Fukuoka cultive en coopérant avec la nature plutôt qu’en essayant de l’ « améliorer » par la conquête. ”

    Je lisait ce livre par simple curiosité, et j’ai été frappé par la correspondance entre ce que l’Homme fait à ses enfants et ce que l’Homme fait à sa Terre. Je vous adresse ce courrier car il me semble que Masanobu Fukuoka est à l’agriculture ce que vous êtes à l’éducation des enfants.
    A la lecture de vos livres, il en ressort qu’un enfant ne doit pas être éduqué, au sens où on l’entend aujourd’hui. Un enfant n’a pas besoin qu’on le “civilise”, tout comme on a civilisé les “barbares sauvages” lors de la colonisation. Il a besoin d’amour et de modèle. L’enfant doit être laissé librement auteur de sa propre personne. Aucun adulte ne peux légitimement s’imposer à un enfant pour le “cultiver”, l’éduquer. S’il est laissé libre, il sera lui-même, il sera un être humain sain car il aura été nourri par l’amour au moment où cela lui était indispensable.”

  14. Je me permet de vous indiquer un article sur le sujet des enfants et de l’environnement, article dont l’auteur a voulu le faire publier par certaines associations écologiques mais qu’aucune n’ont accepté…

    Source:
    http://maltraitances.blogspot.com/2008/12/les-maltraitances-et-la-vie.html

    L’auteur Olivier Maurel a fondé l’observatoire de la violence éducative: http://www.oveo.org/

    “Une pollution méconnue : la violence éducative

    Peu d’écologistes jusqu’à présent se sont préoccupés d’une des plus radicales atteintes à notre propre nature, qui touche la majorité des enfants venant en ce monde. Je veux parler de la perturbation du cerveau des enfants par la violence éducative ordinaire, celle à laquelle recourent en toute bonne conscience presque tous les parents du monde comme moyen d’éducation. La violence éducative ordinaire ne doit pas être confondue avec la maltraitance qui n’est que le sommet de l’iceberg de la violence infligée aux enfants et qui est dénoncée dans tous les pays. Alors que la violence éducative ordinaire qui constitue les neuf dixièmes immergés du même iceberg est parfaitement tolérée et souvent préconisée. Onze pays seulement l’ont interdite. Cette atteinte à la nature, à notre nature, est d’autant plus rarement dénoncée qu’un de ses premiers effets est de s’autojustifier dans l’esprit de ceux qui la subissent. Presque tous frappés dans notre plus jeune âge, nous nous sommes identifiés à nos parents à un moment où nous en étions entièrement dépendants et où tout ce qu’ils faisaient était pour nous incontestable. Remettre en question ce comportement exige donc de nous un retournement de la pensée aussi difficile qu’une radicale remise en question de nous-mêmes. Une deuxième raison fait que la violence éducative ordinaire n’est pas perçue comme un danger. La vitalité et la capacité de rebondissement des enfants est heureusement telle qu’ils utilisent pour se construire tout ce qu’ils trouvent autour d’eux. S’ils rencontrent une personne qui les comprenne et qui les respecte ils peuvent bâtir sur cette estime l’essentiel de leur personnalité et compenser partiellement des effets de ce qu’ils ont subi par ailleurs. Ces effets ne sont donc pas toujours apparents. Le plus résistant et le plus indélébile reste cependant la répétition de la violence subie sur la génération suivante si cette forme de violence n’est pas contestée dans la société où l’on vit. Nous pensons donc presque tous qu’une bonne fessée n’a jamais fait de mal à personne et nous nous défendons par l’humour et la dérision contre ceux qui essaient de nous faire prendre au sérieux les gifles et autres punitions corporelles. Un fait pourtant devrait attirer notre attention : la majorité des Africains qui, eux, ont été soumis enfants à de violentes bastonnades, les considèrent exactement comme nous considérons la fessée : un mode d’éducation normal, indispensable et sans danger. Les adultes n’ont en fait aucune objectivité à l’égard de ce qu’ils ont subi de la part de leurs parents et il leur est difficile de ne pas le considérer comme salutaire et justifié. La plupart des femmes africaines qui ont subi l’excision la voient aussi comme normale et indispensable, et rares sont celles qui l’épargnent à leurs filles. Pour la même raison, nous sommes extrêmement sous-informés sur l’importance quantitative de la violence éducative ordinaire dont très peu d’associations s’occupent. Partout dans le monde, 80 à 90% des enfants la subissent et ces pourcentages sont confirmés par plusieurs enquêtes et sondages. Ainsi, au Cameroun, 90% des enfants subissent la bastonnade à la fois dans leur famille et à l’école . Des sondages effectués au Maroc et au Togo donnent sensiblement les mêmes pourcentages. Les enfants d’Asie et d’Amérique du Sud ne sont pas mieux traités. Dans presque la moitié des États des États-Unis, les enfants sont fessés à coups de latte dans les écoles. En France et en Europe en général, si le niveau de la violence éducative a sensiblement baissé par rapport à ce qu’il était au XIXe siècle, 85% des parents recourent encore aux gifles et fessées considérées à tort comme inoffensives. La violence éducative commence souvent à s’exercer sur les nourrissons et se prolonge sur toute la durée de l’enfance et parfois de l’adolescence, voire plus longtemps encore. Dans certaines sociétés traditionnelles, le père trouve normal de frapper ses enfants au-delà de leur majorité. Mais le plus étonnant encore c’est que les coups et autres châtiments corporels qui sont justement considérés et dénoncés depuis cinquante ans par Amnesty comme des “traitements cruels, inhumains et dégradants” quand ils sont appliqués à des prisonniers, adultes le plus souvent, sont quotidiennement infligés à la majorité des enfants du monde par leurs parents et par leurs maîtres, dans l’indifférence et l’ignorance générale de l’opinion publique. Cette indifférence et ce manque d’information qui permettent de perpétuer ces châtiments prennent leur source, on l’a vu plus haut, dans ces châtiments eux-mêmes. Et pourtant, on sait avec certitude aujourd’hui que ces châtiments ont des effets destructeurs. Il a été prouvé par plusieurs études rigoureusement scientifiques que les enfants qui ont été frappés ont plus de maladies physiques et mentales et d’accidents que ceux qui ne l’ont pas été et que cette augmentation se constate dès le niveau de coups le plus bas . Autrement dit, il n’existe pas de seuil de violence en-dessous duquel les coups infligés par les parents aux enfants seraient inoffensifs. Il a été prouvé que la menace de punitions physiques perturbe le travail intellectuel et le rend moins efficace. Il a été prouvé qu’il existe une très forte corrélation entre les violences commises à l’adolescence ou à l’âge adulte, qu’il s’agisse de délinquance ou de criminalité, et les violences subies dans l’enfance. Et en ce qui concerne les retombées politiques de la violence éducative, ce n’est sans doute pas un hasard si les principaux dictateurs du XXe siècle, Hitler, Staline, Mao, Amin Dada, Ceaucescu, Saddam Hussein, ont tous eu une enfance ravagée par la violence parentale, et s’ils ont pris le pouvoir dans des pays où l’éducation était traditionnellement violente. La violence éducative a en effet sur la violence sociale et politique de multiples effets qui favorisent l’avènement de pouvoirs autoritaires violents, voire génocidaires. Elle légitime aux yeux des enfants frappés l’emploi de la violence dans les conflits individuels et collectifs. Elle accumule dans leur psychisme une pression intérieure qui cherche à se décharger non pas sur les parents mais sur les premiers boucs émissaires venus et désignés par un pouvoir lui-même violent. Elle incite les enfants à obéir non pas à la loi mais à la violence et elle donne du prestige aux leaders politiques autoritaires, perçus comme des incarnations de la violence paternelle ou maternelle. Quand on s’interroge sur les raisons de ces effets de la violence sur le psychisme des enfants, on s’aperçoit qu’ils sont dus à des perturbations provoquées par la violence sur des comportements innés de l’enfant. C’est pourquoi il est tout à fait justifié de les considérer comme des formes de pollution ou de perturbations de la nature humaine. En effet, la violence éducative n’existe pas chez les animaux, au moins les plus proches de nous, notamment les singes bonobos. Une mère bonobo ne frappe jamais ses petits, elle se contente de les éloigner d’objets ou de situations dangereuses. La violence éducative est un phénomène culturel acquis et rien dans leur nature n’y prépare ni la mère ni l’enfant. Bien au contraire, la violence éducative vient interférer gravement avec des comportements innés de l’enfant. Ils l’atteignent ainsi au centre de lui-même. Le comportement instinctif de sauvegarde qui pousse tout petit primate à fuir ou à combattre le prépare bien à réagir à la violence. Mais absolument pas à une violence venant de sa mère, c’est-à-dire de sa base de sécurité qu’il ne peut ni fuir ni combattre. Cette distinction est essentielle. Un petit primate – et l’enfant en est un – agressé par un de ses pairs, peut toujours venir se réfugier auprès de sa mère. Mais agressé par sa mère, il n’a plus de refuge et il voit brusquement sa base de sécurité devenir source d’insécurité. Rien dans ses instincts ne le prépare à affronter une telle situation. Au contraire, ce qui, dans son organisme, devrait l’aider à se protéger devient facteur de destruction. Henri Laborit a montré, dans le film d’Alain Resnais Mon Oncle d’Amérique, comment les hormones du stress qui normalement préparent un animal à fuir ou à se défendre deviennent destructrices pour l’organisme quand le même animal ne peut ni fuir ni combattre, ce qui est exactement la situation de l’enfant frappé. Ces hormones attaquent le système digestif et les neurones. L’effet en est visible au scanner. De même la violence éducative a un effet pervers sur un autre comportement inné de l’enfant, le comportement d’imitation. La première chose qu’apprend un enfant frappé, ce n’est pas à obéir, à être sage ou à mieux travailler, c’est à frapper. On sait depuis peu que les neurones qui sont actifs lorsque nous effectuons une action sont exactement les mêmes qui s’activent quand nous observons cette action. C’est-à-dire que toute action des parents s’imprime littéralement dans le cerveau des enfants et prépare le chemin pour l’exécution de la même action. Et la violence éducative n’est pas une violence défensive. C’est une violence du fort sur le faible. Frapper un enfant, c’est le conditionner à la violence sur les êtres les plus faibles et plus tard, bien évidemment, ses propres enfants. Un autre comportement inné pousse les petits primates à se soumettre aux individus dominants comme on le voit chez les singes. Les travaux de Stanley Milgram7 ont montré à quel point la tendance à obéir, y compris à des ordres manifestement inhumains, est forte chez les adultes, pour peu qu’ils reconnaissent l’autorité à laquelle ils sont soumis. La violence éducative ne peut que renforcer cette tendance innée, faciliter la tâche des pouvoirs autoritaires et rendre plus difficile le fonctionnement d’une saine démocratie qui exige, chez les citoyens, la capacité de dire non à l’inacceptable. Enfin, un autre système inné, le système immunitaire, est aussi vulnérable à la violence éducative. On sait aujourd’hui qu’en cas de stress consécutif à une agression, le cerveau, pour rendre la fuite ou la défense plus efficace, désactive automatiquement les fonctions qui n’ont pas d’utilité immédiate, comme la digestion ou le système immunitaire, pour consacrer toute l’énergie du corps à la course ou au combat. Or, un enfant qui est soumis à des coups et à la peur de ces coups se trouve fréquemment en état de stress, et cela pendant toute la durée de la formation de son cerveau. Cette alternance d’activation et de désactivation du système immunitaire est néfaste à son bon fonctionnement. C’est sans doute la raison pour laquelle les enfants frappés sont plus souvent malades que les autres. On voit donc que c’est avec des comportements naturels et innés de l’enfant, tous indispensables à sa survie (comportement de sauvegarde, système immunitaire) ou à son insertion sociale (imitation, soumission), que les punitions corporelles viennent interférer sans bien sûr que les parents en soient conscients. Et elles perturbent les enfants au point de provoquer chez eux des tendances destructrices ou autodestructrices. En tant qu’écologistes, nous luttons contre les organismes génétiquement modifiés, ce qui est très bien. Mais les punitions corporelles font des enfants des organismes culturellement perturbés et presque personne ne s’en soucie. La pollution des esprits que constitue la violence éducative réduit certainement beaucoup le potentiel intellectuel et affectif de l’humanité. Pouvons-nous nous permettre de perpétuer ce gâchis? C’est en élevant les enfants dans un sens conforme à leur nature et non pas en bouleversant l’organisation de leur psychisme dès le plus jeune âge à coups de punitions corporelles qu’on peut espérer en faire des adultes attentifs à la protection de la nature et capables de résoudre les multiples problèmes posés par la société contemporaine. Et le fait que la violence éducative soit employée depuis des millénaires, au moins depuis l’apparition des premières civilisations écrites, ne doit pas nous impressionner. Sa durée plurimillénaire n’ajoute aucune valeur à l’excision. Il faut ajouter qu’une autre conséquence des punitions corporelles est d’humilier les enfants, de les amener à perdre leur estime d’eux-mêmes et souvent à ne plus être capables du simple bonheur d’exister. Or, quand on ne connaît plus le bonheur d’être, on lui cherche des substituts : l’avoir, le pouvoir, le paraître. Est-il nécessaire de démontrer que la quête massive de ces trois substituts d’être est le plus puissant moteur de la machine à détruire la planète? La logique des mouvements écologistes devrait les amener à prendre partout clairement position contre la violence éducative et pour demander son interdiction, comme cela s’est déjà fait dans onze pays, mais pas encore en France. Elle devrait les amener aussi à soutenir activement l’action du Comité des droits de l’enfant de l’ONU qui demande à tous les pays d’interdire les punitions corporelles.

    Olivier Maurel

    Auteur, entre autres, de La Fessée, cent questions-réponses

    sur les châtiments corporels, La Plage, 2001.”

  15. Robbin, ou est le juste milieu entre la violence et le laxisme…?
    N’est-il pas plus violent de laisser un enfant sans limites, sans repère…
    Je suis d’accord les fessées et les coups sont inutiles (je parle d’experience !).
    Mais est-ce aux associations écologistes de débattre sur le sujet ???

    Ce qui m’inquiète le plus c’est de voir tous ces enfants pommés, avec un portale, une console de jeux , des vêtements à la mode (et je ne sais quoi encore). .. et qui ne remettent absolument pas en cause notre système de consommation, parce que leur parents ne le font pas non plus… et ne voient pas pourquoi ils le feraient.

    N’est-il pas facile d’aller remplir son caddy au supermarché ?

    Si l’on dit que tout ce qu’on y achète (ou presque) est mauvais pour la santé :comment peut-on entendre cela ?

    C’est très violent, la plus part des gens ne peuvent pas l’entendre.

    Ne parlons pas de nos habitudes alimentaires (sucre, café…..et j’en passe) sur lesquelles on pourrait faire un livre. Il y a d’ailleurs de très bons livres parus à ce sujet (Alimentation 3ème médecine par exemple..).

    Bonne soirée

  16. Ce merveilleux film ,qui vient d’avoir le prix du CSA est une ode magnifique a ce pays gardois , qui d’ici 4 ans veut redevenir le 1 département BIO de FRANCE . La demande en produits frais BIO est de 25% depuis 1 ans , mais cela ne suit pas ,la France est obligée d’en importer , ce qui est une abbération (car un produit frais bio , ne doit pas etre “trinbalé” de frigo en camion . DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR , les éxés de la mondialisation a outrance et les peurs sanitaires qui en résulte , montre que le consommateur devient CONSOM’ACTEUR (que ta nourriture soit ton premier médicament disait Hippocrat) l’INSERM et l’AFSSA reconnaissent ENFIN aujourd’hui que se sont bien l’accumulation des petites doses (pesticides) sur plusieurs années qui font la maladie . Les pesticides endosulfants (perturbateurs endocriniens) responsable de cas de stérilité ou de problemes sexuelles chez les bébés d’agriculteurs sont interdits depuis 3 ans (Pr

  17. (Pr Charles Sultan) .Il a fait interdire depuis 3 mois dans les maternités les malettes pour bébés contenants des cremes avec du patabene et éthers de glycole (supprimés d’ici 10 ans REACH ) Le parlement Européen quand a lui TRES ENERVE contre des grands groupes phyto va INTERDIRE début janvier 2009 22 molécules trés dangereuses (cancérigene ou neurotoxique) qui composent certains produits (insecticides desherbants)

  18. On retire certaines molécules… mais ils en reste encore assez pour engraisser les firmes productrices , et empoisonner le reste du monde. Voir le très bon film “le monde selon Monsento”…

  19. @JO
    Mais qui a dit de laisser les enfants “sans limites”, d’être laxiste, personne, ce n’est pas le sujet de cet article.

    Mais moi même j’ai une console de jeu, des appareils électriques et il faut faire la différence entre consommer n’importe comment et trop à la manière américaine et ne plus rien faire du tout…

    Le problème est qu’en France, on laisse tout faire aux industriels sans leur imposer de vraies limites, j’avais lu un comparatif ou la console WII de nintendo consomme en mode normal, allumé, en jouant ce que la console de microsoft XBOX consomme en mode veille (!), je crois que si les industriels faisaient d’abord attention durant la conception des produits électriques, de même que des emballages, ou par des lois les obligeant à faire plus attention, il y aurait déjà moins de gachis…

    Personnellement, j’utilise des ampoules à économies d’énergies partout ou je le peux, sauf à quelques endroits comme la cave ou les escaliers parce que on les utilise peu et que ce serait dangereux car les ampoules à économies d’énergies n’éclairent pas à pleine puissance tout de suite, et on attend rarement 30 secondes avant de montre les escaliers.

    L’écologie, c’est bien, mais revenir à une mode de vie comme en Afrique ou l’on meure de faim sans cesse n’est pas la bonne solution non plus…

    Et ceux qui connaissent l’enfance savent bien que ce sont les enfants maltraités, non respectés qui ne respecterons pas la vie en général. On le voit bien aux USA ou les enfants sont encore frappés très violemment à l’école dans plein d’états, avec la surconsommation de la société et sa violence, saviez vous que les USA étaient avec la Somalie les deux pays n’ayant pas signé la convention des droit de l’enfant ?

    Voir (descendez plus bas sur la page et vous verrez comment sont traités les enfants par les enseignants, comment des enfants traités comme ça pourraient ils ensuite devenir respectueux de la vie ? Puisque les personnes dont ils dépendent leur on fait du mal, ils ont tout intérêt à détruire ce dont ils dépendent):
    http://www.nospank.net/classrm.htm

    Protéger les enfants et écologie est lié. On ne peut prétendre être écologiste sans permettre aux enfants d’être respectés et de vivre librement, car ce sont les enfants qui n’ont pas été respectés qui deviennent des destructeurs de la vie qui ne se soucient pas des conséquences de ce qu’ils font, comme spéculer sur le prix des marchandises, en faire du commerce et provoquer des famines…

  20. @JO

    Au sujet de la consommation, c’est de ne pas respecter les besoins de l’enfant qui entraine une consommation, boire, manger, vivre, acheter des vêtements, des jeux n’est pas consommer. Les enfants sont les besoins ont été satisfaits et respecté ne deviendront pas des enfants obèses à manger des tonnes de sucre ou d’autres choses, le sucre, le chocolat, etc, ne sont pas mauvais en soin, c’est d’en abuser qui peut faire du mal.

    J’avais écrit sur ce sujet un témoignage qui parle justement de ces maltraitances qui consiste à détruire les besoins naturels de l’enfant, malheureusement, je retrouve souvent la confusion entre les besoins de l’enfant et la consommation:

    “La fatigue de l’enfant.
    lundi 27 août 2007

    Respecter son corps.

    Je lisais les nouvelles lettre de victimes de maltraitances sur votre site et la lettre:
    “Hormonal imbalance due to fear? Saturday August 25, 2007″ m’a fait revenir en mémoire à quel point mes grands parents chez qui j’ai été gardé et élevé ne respectaient pas mon corps, le corps de l’enfant, ainsi que
    les besoins du corps.
    Le corps de l’enfant est sa propriété. Je ne comprenais pas bien en quoi les maltraitances pouvaient rendre le
    corps malade malgré le fait que je n’avais aucune doute sur ce point, et j’ai compris en pensant à ma grand mère, à son éducation sévère et aux problèmes qu’elle avait avec son corps, que les parents qui maltraitent leur enfant ne respectent pas son corps, ils refusent de voir le corps de l’enfant et ses besoins.
    Les enfants de ma grand mère qui ne nient absolument pas qu’elle ne savait pas bien s’occuper d’enfants, même si ils ne voient pas l’étendue des conséquances de ses actes, m’ont dit qu’ils l’avaient toujours connus
    avec des problèmes aux jambes, des varices qui la faisaient beaucoup souffrir, elle ne pouvait réellement presque plus marcher, ça me fait penser que son corps voulait peut-être lui dire que ça ne pouvait pas marcher, que ça ne pouvait pas aller, que ça n’allait pas.
    Je vous parle de ma grand mère parce qu’il m’est revenu à quel point il était visible, même ses enfants le disent, qu’elle ne connaissait pas son corps elle le niait à un point inimaginable, elle croyait même qu’il était
    possible de déplacer des objets par la pensée, on voit bien à quel point elle ne connaissait pas son propre corps, elle avait appris dans on enfance à le nier, à ne pas sentir son propre corps, elle avait l’impression de ne
    pas avoir de corps. Elle était très croyante, très chrétienne, même si les enseignements de jésus sur les enfants ne semble pas l’avoir vraiment marquée, la religion comme la psychanalyse ne tient pas compte du corps ou accuse celui ci de tous les maux, d’être sale, mais c’est encore pour ne pas voir les véritables causes des souffrances.
    J’ai aussi remarqué comme on confond souvent énergie et violence, on m’a privé de mon énergie (c’était une punition) et ensuite on disait que je ne faisais rien, que j’étais difficile. Les maltraitances, qu’elles soient physiques ou psychologiques, privent l’enfant de son énergie, c’est pour ça qu’on dit ensuite que l’enfant est
    difficile, parce qu’il n’a plus d’energie pour satisfaire ses besoins et celui des autres qui l’exploitent.
    Je pensais aussi à un malentendu, que vous avez sans doute rencontré, en effet certaines personnes lorsqu’on parle de maltraitances croient qu’on s’interesse aux maltraitances, mais ce n’est pas le cas, je ne m’interesse
    pas aux maltraitances et à leurs causes en elles mêmes, mais seulement je sais que le fait d’en parler peut permettre de s’en rendre compte et de les éviter.

    AM: Oui, vous avez raison, si on ne connaît pas son propre corps, on ne peut pas respecter celui de l’enfant et on le forcera à supprimer ses besoins corporels et émotionnels. C’est exactement cette suppression qui consomme toute l’énergie chez l’enfant et cause sa fatigue qui s’installe ensuite chez l’adulte s’il n’arrive pas à se libérer (par la RAGE ) du dictat atroce de ses éducateurs.”

    Source:
    http://alice-miller.com/courrier_fr.php?lang=fr&nid=1458&grp=0807

  21. “(et oui, pas de pesticides = pas besoin de les laver !)”

    Hum…

    Je vous conseille de laver vos fraise bio. Ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas enduites de pesticides qu’elles sont inoffensives.

    Les bactéries et autres maladies présentes dans la terre, et donc sur les fruits, sont “bios” eux aussi ! Un simple lavage permet d’enlever ces bestioles gênantes pour notre santé.

  22. Je suis apiculteur amateur et convaincu du bien fondé d’une agriculture plus raisonnée voir bio;
    Mais je m’inquiète néanmoins de l’utilisation abusive de certains produits dits bio:
    Pyrèthre roténone voir souffre ou sulfate de cuivre;
    certes naturelles ces substances ne sont pas forcement sans dangers.
    l’arsenic,le curare,la nicotine et j’en passe sont bien naturels d’ailleurs…
    la roténone est très nocive pour les milieux aquatiques et ces effets sur la santé humaine sont encore
    mal connus, mais ça n’a pas l’air très engageant ;quand au pyrèthre on lit un peu par(n’importe ou)tout
    que ce produit est sans danger pour les abeilles et autres insectes utiles.C’est du n’importe quoi et certaines pyrethrines de synthèse (tau fluvalinate par ex)leurs sont certainement bien moins néfastes.
    Il y a un réel danger pour l’environnement et pour la crédibilité du bio a véhiculer ce genre d’info…
    Les engrais naturels peuvent polluer;demandez au Bretons ce qu’ils pensent des lisiers de porcs épandus en quantité(faute à l’agriculture intensive)et responsables des pollutions aux nitrates…
    Tout est question de dose,le bio oui si il est efficace et sans danger.Mais le pyrèthre vendu a toute
    les sauces en jardinerie, Non! Devant le peu d’efficacité du produit sur certains ravageurs et sa soi disante
    innocuité les consommateurs surdosent et c’est pire que d’autres traitements chimiques qui cherchent
    parfois à mieux cibler le ravageur avec des retombées environnementales moindres(J’en fait pas une généralité non plus,loin de là).
    Que penser aussi de marques “bio” comme “Naturen”qu’on trouve en jardineries;
    c’est une sous marque de fertiligene qui est appartient à Scott France et qui elle même fait partie du groupe
    …………………………………………………………………………devinez ça commence par un M et çà termine par un o en
    8 lettres.Une grosse multinationale dont on entend pas mal parler! Renseignez vous . Moi ça me perturbe
    un peu quand même et je trouve que pour certain l’engagement est + commercial qu’une reelle conviction.
    Voila à+, une dernière citation qu’on prête à Albert .Einstein:
    « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre »
    et si c’est pas lui( qui l’a dite) celui qui la dite c’etait pas un abruti…

  23. Bonjour à tous,
    Gros succès de ce film, 130.000 entrées à ce jour! Malgré les critiques lues plus haut, je ne trouve pas que ce film soit culpabilisateur. Simple, à hauteur d’homme, il ne biaise pas le débat en y infusant du politique. On y parle de transmission, de solutions à portée de main.
    Apparemment, le réalisateur Jean-Paul Jaud ne souhaite pas s’arrêter là et prépare dès à présent une suite avec un démarrage prévu en juin 2009 et une sortie au plus tôt fin 2010.
    Faisons-lui de la pub!!

  24. [...] cinéma ou d’environnement.  Il  a déja attiré plus de 200 000 spectateurs et nourrit des posts sur le web très riches ou des relais vidéo [...]

  25. [...] sur le film Nos enfants nous accuseront, rencontre avec jean-Paul Jaud Partager [...]

  26. Bonjour à tous,
    Nous avons vu le film vendredi dernier. J’ai un adénome hypophysaire (tumeur au cerveau) depuis 2003. Cette tumeur la médecine n’a jamais su me donner des réponse sur le pourquoi du comment. Après avoir vu le film, je ne peux pas assurer à 100% que ma tumeur vient de mon alimentation, mais lorsque vous voyez ce que l’on trouve dans les boites de conserves (comme énuméré dans le film) et dans les produits pas chers cela m’a fait réfléchir. Et c’est exactement le genre d’alimentation que j’avais depuis que j’avais quitté le domicile parental. C’est à l’époque, de la découverte de ma tumeur, que j’ai rencontré mon mari et où il m’a initié au bio.

    Nous avons 2 petites filles, l’aînée à 2 ans et depuis la fin de l’allaitement maternel et depuis la diversification, elle mange que des produits bio (cela va de du lait en passant par la viande). Même si les prix sont plus élevés, je pense que la santé de mes enfants est extrêmement importante, pour qu’il ne leur arrivent pas la même chose qu’à moi. D’ailleurs, je trouve inadmissible de devoir payer plus cher pour manger sainement, j’estime que ce n’est pas un luxe de prendre soin de sa santé, sans avoir à se bourrer de médicaments….

    Il est vrai que nous pensions que le film serait plus dur et plus moralisateur. Mais en effet, le but est de toucher le plus grand nombre et surtout les non convertis. Nous avons été surprit du nombre peu élevé de “jeune” (moins de 50 ans) présent dans la salle, c’est notre présent mais c’est aussi l’avenir de nos enfants. C’est à nous parents de leur montrer l’exemple.

    J’ai vu dans les messages précédents qu’il y a deux autres films qui traitent de ce sujet, je vais tacher de les trouver pour les visualiser rapidement.

  27. Bonjour Sarah, et merci pour votre témoignage.

    Je suis bien d’accord avec vous. Nous sommes dans une logique de médicaments et de soin alors que nous devrions être dans la prévention globale de la santé. Tout le monde serait gagnant, la Sécurité sociale en premier ! Les consciences évoluent doucement, grâce à des témoignages comme le vôtre.

    Pour ce qui est du manque de jeunes dans la salle, j’ose espérer que tous les jeunes de votre région l’avait déjà vu ?

    Il faut continuer à parler de ce type de film autour de soi pour avancer, tous ensemble.

    Je vous souhaite plein de courage et beaucoup de bonheur avec vos filles !

  28. j’ai visionné le film hier soir, un grand Ouf de soulagement, enfin un film à la porté de tous, simple, explicite qui pourra aider bien des personnes (je l’espère) à prendre conscience de nos agissement. Ne soyons plus “consommateur” mais devenons “consom-acteur” Je voudrais apporter une petite information complémentaire, 10% des pesticides utilisés, le sont par des particuliers. Faites très attention, même si le dosage de matière active est amoindri pour la vente libre, elle n’en reste pas moins hautement toxique. Nombreux sont les produits trouvé en grande surface de jardinage( comme le glyphosate et ses adjuvants), avec une rémanence d’au moins 30 jours classé T3, c’est à dire tératogène, qui entraine de nombreuse malformations congénitales et de l’embryon, de la stérilité… et qui nourrissent aussi très bien le cancer qui sommeil en nous. Et il y a aussi tous les produits utilisés pour tuer les p’tites bêtes qui passent dans nos maisons (mouches, guêpes, araignées…)ainsi que tous ces magnifiques produits que nous vente la télévision pour parfumer, assainir ou neutraliser les odeurs de la maisons…un bon composé chimique pour vivre mieux????
    Soyez, vigilant à tous ceci, pensez lorsque vous achetez vos magnifiques pommes toutes rouges, sans aucuns défauts au super marché, qu’elles ont été traité au 4D dico pur, un dérivé du produit était utilisé il y a quelques années pendant la guerre, pour décimer les populations vietnamiennes…. Vos pommes auront elles toujours un goût de “reviens-y” après cela… Et tout ceci n’est qu’un tout petit exemple

  29. [...] J’ai déjà écrit plusieurs articles à ce sujet (“Aidons les agriculteurs bio” et la critique du film “Nos enfants nous accuseront) mais une fois de plus le besoin se fait pressant d’en [...]

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