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Matière grise pour évolution verte

ACT’Sense #15: imaginez un monde sans…


Le 4 août 2008 | Par

Anne-Sophie

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Touchée par le virus de l'info & des médias, éco-convaincue de longue date, j'aspire à mobiliser les consciences à grande échelle...

Je suis tombée sur un article fort intéressant il y a deux semaines sur le site WorldChanging (un site de référence aux Etats-Unis en matière de réflexion sur l’écologie et les modes de vie durables). Comme il me fait réfléchir depuis, j’ai eu envie de le traduire… pour le partager avec vous et voir si l’imagination dans le monde francophone est aussi aiguisée que celle qui se manifeste dans leur billet, Outre Atlantique…

En un mot, il s’agit de mettre en avant le monde des possibles qui peut encore s’ouvrir à nous si nous osons être vraiment “créatifs” aujourd’hui. L’équipe de Worldchanging travaille d’ailleurs sur un livre en ce sens, et dans une logique participative, ils proposent à leurs lecteurs de livrer leur vision de l’après-bulle verte… Naturellement, si vous avez vous aussi des propositions, nous leur relaierons!

NB: ma traduction est approximative par endroits, ceux qui parlent anglais préféreront peut être lire le texte en VO!

La plus grande opportunité de notre génération: voilà ce qui nous attend, une fois l’engouement “vert” passé. Sauver la biosphère et répandre une prospérité durable demanderont beaucoup plus que d’agir en étant simplement plus sensibles à l’environnement; cela implique que nos repensions une grande partie notre civilisation matérielle…

Et c’est une bonne nouvelle. Cela nous permet de penser librement de manière vraiment novatrice, de créer, de ré-inventer. Aujourd’hui un nombre toujours plus important de personnes a accès à de nouveaux outils et modèles, à des façons de penser qui étaient auparavant rares, réservées aux experts ou inimaginables. Si nous vivons dans un âge de fortes limites écologiques, nous vivons aussi dans un âge de fortes innovations potentielles.

A l’horizon se dessine la silhouette de quelque chose d’incoyablement rempli d’espoir et excitant: un monde dans lequel la créativité sans fin des individus ira au-delà des limites naturelles de l’humanité et sera telle que la civilisation deviendra soutenable, puis saura ensuite se restaurer… La crise pourrait finalement être la plus grande opportunité de notre génération.

Dans cette optique néanmoins, nous avons deux ennemis: le temps et les vieux schémas de pensée.

Nous devons aller vite maintenant. Nous avons des possibilités aujourd’hui que nous perdrons année après année, et les points de non retour se dessineront alors… après eux, seuls les désastres nous attendent…

Nous devons aussi nous battre contre l’état d’esprit selon lequel le statu quo est raisonnable. La prochaine étape dans la construction d’un meilleur futur consiste à comprendre que nos idées de la normalité, ou même de ce qui est possible, ne dureront pas durant la prochaine décennie. Si nous prenons les changements radicaux pour acquis, nous nous rendrons compte alors que les solutions sont déjà à portée de main.

Libérons nos esprits, et les empreintes (écologiques) suivront! (Free our minds and our footprints will follow - dans les pays anglo-saxons, les empreintes écologiques sont plus utilisées que les bilans carbone pour estimer l’impact des activités humaines sur l’environnement, NDRL)

Le mouvement tendant vers une planète plus saine s’est déjà accéléré: nous avons dépassé le stade des demi-mesures volontaires et sommes entrés dans une ère d’innovation étendue, de standards élevés, et de changement systémiques. Tout ce qui n’atteint pas ce niveau nous éloigne de l’objectif.

Imaginez un futur qui fonctionne – voilà ce que nous devons faire!! Pas de façon molle ou dans l’auto-satisfaction, mais concrètement, de manière à révéler le caractère éphémère du monde qui nous entourre et les possibilités qui s’offrent à nous.

Il est temps aussi d’échanger pour susciter un réel changement. En guise de point de départ, l’équipe de Worldchanging propose de partager en mots, en images et en sons nos idées pour dépasser les aspects dépassés de notre société actuelle et la manière dont on peut les remplacer avec une façon plus adaptée d’agir… Commencez par la formule “imaginez un monde sans…” dans vos commentaires…

Voilà quelques exemples donnés par l’équipe de Worldchanging…

garbagecan%20copy_470.jpgImaginez un monde sans poubelle. Imaginez que l’on puisse recycler tout ce qui entre par notre porte. Avec une nouvelle génération d’approches zéro déchets, les villes sont en train de construire des systèmes dans lesquels tout ce que l’on achète est conçu pour être recyclé, composté, ou démonté pour être réutilisé… Les matériaux ne sont alors plus jetés mais intègrent des circuits fermés de réutilisation. Cela réduit alors des montants considérables de ressources et d’énergies, réduit les produits toxiques et créé des emplois. La prochaine fois que vous descendez les poubelles, demandez vous à quoi ressemblerait un monde sans poubelle…
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Imaginez un monde sans mise en garde. Imaginez qu’il ne soit plus possible d’avoir à la maison des produits ou objets toxiques pour vous, vos enfants ou vos animaux. Avec les productions non toxiques et la chimie verte, nous pourrions éliminer l’usage de produits chimiques souvent incriminés dans les causes de cancers, les anomalies à la naissance et les problèmes de fertilité… et les enlever de nos intérieurs et nos éco-systèmes. Les scientifiques ont déjà avancé sur les alternatives non-toxiques pour des centaines de produits sensibles, des produits d’entretiens aux jouets pour enfants. Donc la prochaine fois que vous vous rendez dans un supermarché, imaginez ne plus avoir à lire les notices… Imaginez un monde sans mise en garde…
smokestacks%20copy_470.jpgImaginez un monde sans pollution industrielle. Imaginez un monde dans lequel toute notre énergie viendrait de ressources propres et renouvelables, telles que le vent, le soleil ou l’hydro-énergie; et dans lesquel nous ne produirions pas d’émissions de gaz à effet de serre excessifs… Ce n’est pas un rêve. Des pays tels que la Nouvelle Zélande, l’Allemagne ou la Suède ont déjà imaginé des manière de rendre leurs économies neutres en carbone dans les décennies à venir – ainsi que nous pourrions le faire! Nous pourrions tout faire fonctionner avec des énergies propres… La prochaine fois que vous allez dans une zone indistrielle, imaginez que vous pouissiez y respirer un air frais et pur…
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Imaginez un monde sans climatiseurs. Imaginez une maison chauffée par le soleil et refroidie par la brise… Ce n’est pas un rêve. Avec l’architecture verte et les designs innovants, nous pouvons d’ores et déjà construire des maisons plus chaudes en hiver et plus fraîches en été et qui n’usent que de très peu d’énergie. Ces maisons seraient d’ailleurs plus saines, plus confortables et souvent moins chères. Donc la prochaine fois que vous allez regarder votre thermostat, imaginez une maison dans laquelle vous n’en auriez pas besoin…
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Imaginez qu’il n’y ait plus de trottoirs. Imaginez votre vie dans une communauté compacte où la rue appartient aux piétons, où les enfants s’amusent, où les gens sont assis pour déguster leur café et où les voitures roulent lentement quand elles se déplacent. Dans certaines villes déjà, on se rend compte qu’une conception réussie est une conception où les voisinages sont vivants et compacts, où les rues sont des salons publics et où la vie sans voiture est très facile. La prochaine fois que vous vous apprêtez à traverser une rue, imaginez un monde où ce sont les hommes, et non plus les voitures, qui arrivent en premier…
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Imaginez un monde sans récession. Imaginez une économie qui se développe sur les solutions créatives dont le monde a besoin aujourd’hui. Ce n’est pas un rêve vain. D’ores et déjà les énergies propres et les technologies vertes appartiennent aux industries où le développement est le plus rapide, et des milliard de personnent auront besoin d’innovations durables dans les décennies à venir. La prochaine fois que vous vous inquiétez d’une baisse de régime économique, imaginez une économie en pleine expansion et durable!
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Imaginez qu’il n’y ait plus de maintenance. Imaginez que vous n’ayez plus à posséder votre propre voiture pour profiter des joies de la conduite. Il existe déjà des sociétés d’auto-partage, qui vous permettent d’utiliser une voiture lorsque vous en avez besoin et qui s’occupent de la maintenance, de l’assurance, du plein et du parking. Et cela n’existe pas seulement pour les voitures, mais aussi pour d’autres types de services: les vélos, les outils de jardinage, etc. La prochaine fois que vous vous retrouvez dans un garage pour une vidange, imaginez qu’il s’agit de la dernière fois!
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Imaginez un monde sans urgence. Imaginez qu’il n’y ait plus de deadline, de repas sur le pouce, de trajets bondés, de vacances interrompues… Imaginez que vous avez plus de temps. Ce n’est pas un rêve. Vivre dans des communautés compactes et durables nous permet d’économiser le temps que nous gaspillons aujourd’hui, un temps que nous pourrions passer avec notre famille et nos enfants. La prochaine fois que vous prenez votre repas à emporter, imaginez que vous avez du temps pour un déjeuner à la cool avec vos amis.

powerbills%20copy_470.jpgImaginez qu’il n’y ait plus de factures d’électricité. Imaginez que vous vivez dans une maison qui créé l’énergie dont vous avez besoin. Plusieurs millions de personnes vivent dans des maisons où l’électricité vient d’éoliennes ou de panneaux solaires individuels. Les fournisseurs d’électricité peuvent même racheter vos surplus d’énergie, et vous paient au contraire! La prochaine fois que vous payez votre facture d’électricité, imaginez que c’est la dernière fois!

Imaginez également qu’il n’y ait que des produits sans OGM ni pesticides, sans mauvaises graisses ou autres intrants mauvais pour la santé.

Certes, cette façon d’imaginer les choses est peut être très américaine, les propos seront trop utopistes ou même moralisateurs pour certains, mais si je vous demande à mon tour de dépasser ces premières impressions pour véritablement imaginer la ville et les modes de vie de demain, à quoi pensez vous?

Design credit: Morgan Greenseth


16 commentaires à “ACT’Sense #15: imaginez un monde sans…”

  1. Bôôh says:

    “Un monde sans poubelles” : considérer les systèmes d’activités humaine (vie sociale, production industrielle, administration, etc.) comme un éco-système entretenant d’innombrables cycles internes s’autosatisfaisant. C’est l’idée de l’Ecologie Industrielle et Territoriale ça
    “Un monde sans mise en garde”, ça me parle. Au delà des substances toxiques dans les produits, il y a une idée de responsabilisation derrière, qui tend malheureusement à disparaître dans nos sociétés de l’assurance. Quelque-chose comme laisser les gens assumer leurs choix et les risques qui en découlent.
    “Un monde sans maintenance” : c’est l’économie de fonctionnalité.
    “Un monde sans urgence” : ce sont tous les slow-xxxing.
    etc.

    Ca ne me semble pas si utopiste que ça, les éléments envisagés sont proches de concepts existants et plus ou moins mis en œuvre (très marginalement, je le reconnais).

  2. Anne-sophie says:

    Oui c’est certain Bôôh: ces suggestions existent toutes déjà, à l’état marginal… surtout en France!:-) Les concepts sont là, ils sont développés dans plusieurs pays, mais je soulignais l’aspect “utopique” pour les personnes qui ne sont pas habituées à ces concepts, justement… ces solutions sont loin d’être utopiques à mes yeux! Mais rien que le fait d’imaginer, concevoir puis envisager que cela soit réalisable est un grand pas pour certains!

  3. catherine says:

    Tout cela existe déjà en effet pour des gens qui ne consomment presque plus rien de neuf par exemple. On les appelle les “compacteurs”. Ils n’achètent que pour se nourrir (et encore peut être ont ils tous un potager et des poules) ou pour leur santé.
    C’est le monde de nos arrière-grends parents, le progrès techno en plus…
    Rêvons mais pas trop, imaginons, ça oui, mais surtout agissons au quotidien.

    Moi je ne conduis pas, je travaille chez moi, et mon appartement est très bien isolé (19° en permanence). Quand je me déplace c’est en vélo, en train ou en transport en commun. Et à pied, ce qui me permet de compenser les longues périodes derrière l’ordi. On se posait la question l’autre jour avec des amis: Quel est ton dernier achat neuf?
    Pour moi cette année très peu de choses. je continue à trouver des choses dans la rue pour la maison (j’adore ça depuis toujours) et j’ai suffisamment de vêtements pour ouvrir un magasin. Mon dernier achat c’est un appareil photo numérique. Le dernier datait de 1986 (un Minox reflex que je n’utilisais plus). Et je travaille avec.
    Je prend l’avion une fois par an en moyenne et toujours pour raisons professionnelles (quand je ne peux pas faire autrement). J’ai plus voyagé loin par le passé, je ne me sens pas frustrée.

    je ne me sens pas utopiste et autour de moi beaucoup vivent déjà comme ça?
    Et vous ?

  4. Baptiste says:

    Ce que j’ai aimé dans l’article ce sont aussi les illustrations. Surtout le panneau “attention” qui s’efface dans la grisaille du passé.

    Ca ressemble un peu à l’an 01 où les gens s’amusent à rentrer dans un wagon de métro (“ils s’entassaient vraiment là-dedans tous les matins et tous les soirs ?”)

    C’est sûr que me monde dans lequel nous vivons aujourd’hui paraîtra comique pour les générations futures !

    Voilà pour l’optimisme.

    En même temps, on sent bien que l’américain a encore du mal à penser qu’on puisse “sortir de l’économie” (cf le paragraphe sur la récéssion “imaginez une économie en pleine expansion et durable!”)
    Expansion durable… c’est pas mal aussi comme concept ;-)

    Bref, pour les vacances, cette petite bouffée d’espoir outre atlantique fait du bien… mais je crois que l’on peut aller (beaucoup) plus loin dans le rêve.

  5. catherine says:

    Au fait pour passer à l’action et pour ceux qui ne savnet pas trop comment commencer, je viens de lire “La Stratégie du colibri” de séverine Millet (et oui ça ne s’invente pas un nom mareil) paru en 2008 chez Minerva. Au passage, cette maison d”édition s’engage vraiment pour la planète.
    Je vous en parlerai dans un articlet très vite.
    En bref, c’est un livre bourré de conseils pour démarrer une action efficace: monter une cantine bio, créer une AMAP, organiser un pédibus ou une action de covoiturage.
    ETC.
    Elle nous explique les stratégies pour convaince les officiels (mairies, conseils généraux, parents) à grand renfort de conseils, adresses, sites Internet.
    Super bouquin à se procurer sans hésiter.

  6. neodim says:

    D accord sur plein de points, et aussi sur les climatiseurs quand je suis en france, mais la ou je suis en ce moment ( ko Samui et Ko Tao, des iles ds le golfe de thailande), je te garantie que les climatiseurs meritent d exister… ou alors, ca veut dire que les gens ne bossent pas de 10h le mat a 21h. C est le type de climat ou tu bronzes et prend des coups de soleil mm a l ombre. Et encore, la chaleur litteralement etouffante est pire dans les villes comme bangkok ou la pollution enormissime vient encore plus rendre le truc invivable…
    ps : et d ac avec les chats sur la strategie du colibri

  7. Nathalie J- says:

    “où les rues sont des salons publics et où la vie sans voiture est très facile.”, ahhhh le rêve ! Passer plus de temps dehors. Imaginez un monde où vous pouvez passer plus de 2% de votre journée à l’extérieur.
    Le matin on part de chez soi pour rentrer dans sa voiture, faire la liaison du parking au bureau, on mange à la cantine, le soir on reprend sa caisse pour rentrer à la maison et on a passé 2% de son temps à l’air libre. C’est triste, retrouvons le gout des ballades nocturnes au lieu des soirées TV. Retrouvons le gout des après midi au parc!

    La stratégie du Colibri je suis tombée dessus à la superbe librairie technique Eyrolle et j’ai craqué. Ce livre est à mettre entre toutes les mains de personnes qui veulent agir au delà des eco gestes mais n’osent pas. Il donne un coup de fouet avec des explications claires et des “pourquoi agir ? ” très pédagogues. Je recommande !

  8. Mestizaje says:

    Excellent article, merci de nous l’avoir traduit et publié ici !
    Ca respire l’optimisme et donne vraiment envie de bouger au delà des petits gestes basiques du type “éteindre la lumière quand on quitte une pièce”…

    Je sens que je vais courir m’acheter (ou emprunter!) la Stratégie du Colibri aussi …

    Bonne soirée à tous !

  9. Matyas says:

    QUEL BONHEUR DE FAIRE PARTIE D’ECOLO-INFO !!!

    Ce genre d’article m’y fait croire à tout ce que j’essaye de faire au quotidien. Et autour de moi, ben y’ pas grand monde à faire gaffe je trouve…!

    Je me sens alors porté dans mes convictions profondes quand je vous lis…j’ai envie d’encore plus, MERCI pour cet article Anne-so qui me fait croire qu’on a pas tous comme but dans la vie de se faire de l’argent.

    Mon projet se situe là, entre les lignes de ce texte. Quand nous essayons de nous détacher, les indigènes sont eux, confortablement installé dans une vie SANS et du coup dans une vie AVEC. Avec joie et célébrité de chaque instant…car détaché du matériel. Alors qu’à coté de chez eux il y a des magasins avec tout ce que la société peut produire de chimique et de dénaturé, eux vont pêcher et chasser, pour aujourd’hui, pour l’hiver.

    Je voudrais citer une phrase de Jéromine Pasteur, du livre que je suis entrain de lire d’elle, excellent (“et sur les rives de ma vie”) :

    “J’ai voulu partir, j’ai dû partir.
    Seule solution pour échapper au grand chaos auquel on me proposait d’adhérer depuis mon arrivée sur Terre. Ce minutieux agencement de notre société occidentale, cette grande anesthésie qui pousse dans nos veines sa seringue remplie d’empêchements de rêver, de penser, de comprendre. D’être soi.
    Je devais m’éviter cela”.

    Alors je suis content de pouvoir lire vos lignes ou moment ou je rentre ici ! BRAVO !

  10. Brendan says:

    Salut Anne-Sophie !

    Excellentissime initiative que cette traduction. Je suis aussi un grand fan de worldchanging. Leurs articles se concentrent sur les innovations et changements structurels nécessaires. Je me demandais justement si une version française de ce site avec des traductions de leurs meilleurs articles, mais aussi des productions originales peut-être plus axées sur l’Europe, serait intéressant.

    En tous les cas, merci encore.

    De mon côté, j’imagine la ville de demain comme une ville beaucoup plus autonome. Où une part importante de l’alimentation provient d’une agriculture (péri-)urbaine, où l’empreinte écologique du renouvèlement de la ville sur elle-même et de son fonctionnement a été réduite en optimisant le métabolisme territorial et en réorientant ses activités. Bref, j’imagine une ville qui a réalisé sa transition !

    http://developpementdurable.revues.org/document6243.html

  11. Un monde sans poubelles est déjà un concept existant, c’est “Cradle to Cradle”. Vous connaissez ?

    Pour plus d’infos :
    http://www.actus-durables.fr/2008/07/%e2%80%9ccradle-to-cradle%e2%80%9d-une-nouvelle-marque-certifiee/#more-353

  12. [...] Début Août, nous vous invitions à imaginer un autre monde, à saisir dans votre imagination l’univers des possibles… Une info qui n’a pas échappée à Brendan, du blog Régime Transitoire, qui a rebondi dessus en parlant d’un autre projet élaboré pour “libérer l’imagination” et “travailler autour de scénarios”. Ce projet s’appelle Superstruct, et se qualifie de “first massively multiplayer forecasting game“. Un quoi? Ben un jeu en ligne, en gros, lancé aujourd’hui même par The Institute For The Future – un groupe de recherche californien indépendant et à but non lucratif dont le travail consiste à identifier les tendances émergentes et les discontinuités qui transformeront les sociétés et marchés globalisés. Une activité qui leur permet d’élaborer des stratégies, des processus décisionnels, des innovations, et d’anticiper les dilemnes sociaux. [...]

  13. [...] Imaginez un monde sans…, Ecolo-Info, 4 Août 2008 Partager : [...]

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