La famille Gaup : éleveurs de rennes de père en fils…
Après avoir rencontré June, écrivain « Naturaliste » Sàmi qui m’a raconté la mythologie du « peuple du Soleil », il m’a fallu encore attendre le lendemain pour rejoindre le fameux éleveur de rennes, le jeune Mahtte Niillas Gaup. Avant de vous raconter tout cela, laissez-moi vous dire que vous pouvez retrouver sur Archi-Vert d’autres photos de Lavvù, tipi Sàmi ainsi que le mode d’emploi pour la construire soi-même !
Fatigué après une nuit pluvieuse sour le Lavvú d’Inger, j’avais décidé que je n’arriverais pas là-haut. J’étais un peu démotivé quoi ! Et puis, juste avant de voir June, je l’ai appelé et il m’a dit « les rennes sont là, près de la maison« , et du coup j’ai sauté pour partir chez lui.
J’ai donc commencé tôt le stop aujourd’hui, je me suis levé déterminé à rejoindre Mahtte sur les hauts plateaux en direction du Cap Nord. Une voiture m’a pris, un jeune avec qui j’avais discuté la veille dans un magasin! Drôle, Alta commence à m’être familier… Il m’avance et me dépose devant un supermarché. Je rentre dedans après lui avoir dit au revoir, car j’ai besoin de me faire un panneau pour aller dans cet endroit spécifique qui s’appelle Leirbotn. La jeune femme me donne un carton pour écrire ma direction de stop puis me dit « je peux vous déposer là-bas si vous voulez c’est pas très loin, 20 minutes en voiture« . Les gens sont vraiment adorables ici. Nous grimpons dans la voiture et nous arrêtons devant juste devant les bois de rennes de chez Inger, qui m’a offert son Lavvú il y a 2 nuits.

© Matyas Le Brun

© Matyas Le Brun
Elle nous sourit, a l’air contente de me voir dans une voiture, enfin ! Elle explique ensuite à ma chauffeuse comment se rendre chez Mahtte, qu’elle connait. Une fois fait je lui lance un « see you in Karasjok this winter! » et nous partons.
Nous gravissons la montagne et discutons. Cette jeune employée reprends des études après avoir eu des enfants pour être…institutrice ! Moi qui commençait à m’en faire pour le projet pédagogique (Voir le peuple du Soleil > le projet), c’est plutôt cool ce contact ! Même si en réalité très peu d’écoles primaires, en dehors de Kautokeino et Karasjok, les deux « capitales Sàmis », enseignent le Sàmi en première langue, en Laponie, caril s’agit d’une option décidée par les parents.
Nous sommes en haut du plateau, elle me montre la maison de Mahtte au milieu d’un groupe de maisons: la « Siida » Gaup. J’ai le coeur qui pétarade : enfin ! L’endroit est magique. Voici ce que je vois de la voiture :

© Matyas Le Brun







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[...] ++ Article de Matyas sur Ecolo-Info, sur sa rencontre avec des éleveurs de rennes. [...]
Message pour Skum : si tu cliques sur le lien ci-dessus, j’aimerais beaucoup avoir ton avis sur ce sujet problématique !
c est un probleme complexe car d une part il y a protection des sames ( par exemple droit d elevage exclusif des rennes contrairement en Finalnde ) ce qui a permis de sauvegarder l identite same contrairement a la Finlande mais d un autre cote où est l egalité si on commence a aider les uns et pas les autres ?
d autre part l exploitation petroliere / gaz qui se developpe dans le nord profite rarement aux peuples autochtones mais sans ce petrole / gaz comment feraient les sames pour leur motoneige / quad
quant a l anteriorite de la presence des uns par rapport aux autres si tout le monde adopte ce systeme
a l extreme un same ne pourrait jamais s installer vivre au Mali et inversement
en fait la solution doit passer par la comprehension des problemes de chacun et malheureusement sans viser le consensus ce qui ne plait generalement a personne prendre parfois des resolutions radicales type : »droit d elevage exclusif des rennes »
en tous cas il n y aura jamais de solution simple et satisfaisante
l accent doit etre mis sur la culture , le maintien des langues autochtones , l integration du systeme economique reel mais avec un pouvoir reel et autonome ( commme l ont fait les tlicho http://www.tlicho.ca/ ou http://en.wikipedia.org/wiki/Tli_Cho ) pour ne pas subir
dernier point : malheureusement du racisme il y en a partout y compris dans des villages comme Kautokeino : c est un combat continuel