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Les dérives de l’industrie agroalimentaire


Le 26 juin 2008 | Par

Camille

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J’essaie de vivre ma vie selon un précepte simple : la sobriété heureuse. Je suis une altermondialiste optimiste et crois dur comme fer que le changement du monde commence par soi-même.

Dans mes premiers articles sur Ecoloinfo, j’essaie de montrer que la façon dont nous mangeons est l’une des premières garanties de notre bonne santé. Dans le 1er volet de cette thématique, j’ai évoqué les pionniers de « l’alimentation santé » que sont les Docteurs Kousmine et Seignalet.

Dans ce nouveau post, je voudrais vous parler des dérives de l’industrie agroalimentaire aussi bien sur le plan de notre santé que vis-à-vis de l’environnement… puisque tout est lié. Se nourrir est loin d’être un acte anodin et une fois de plus nos achats sont des actes politiques !

En rédigeant cet article, je me rends compte qu’il y a énormément de choses à dire, un fait en appelant un autre et qu’on pourrait en faire une thèse ! Je vais essayer d’être concise mais si vous voulez allez plus loin, n’hésitez pas à consulter les ouvrages cités en référence, notamment l’excellent « Santé, mensonges et propagande » de Thierry Souccar et Isabelle Robard.

Si vous êtes un lecteur fidèle d’Ecolo-Info, c’est probablement que vous êtes déjà convaincu que notre monde occidental ne tourne plus très rond et que le profit se fait souvent au détriment de la qualité, du bien-être des populations et de la santé.

Souvent, quand nous parlons environnement et que l’on se demande quand l’Homme a commencé à vraiment « perdre la boule », on arrive à la même période, les années 50. Le monde de l’après-guerre est en pleine mutation, les innovations technologiques se multiplient et la plupart des entreprises leaders que nous connaissons aujourd’hui ont pris leur envol à cette époque. L’Homme a de quoi manger, de quoi se soigner, de quoi vivre mieux et plus longtemps. Et pourtant, 50 ans plus tard, force est de constater que de nouvelles maladies sont arrivées : obésité, diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires…

Pourquoi toutes ces maladies alors que le monde occidental ne craint plus la famine ? Comment en est-on arrivés là ?

Remettons les choses dans leur contexte. Avant la seconde guerre mondiale, nos aînés géraient leur alimentation avec beaucoup de bon sens. Nombre d’entre eux cultivaient un potager et parfois quelques bêtes. La cuisine était tout un art, on prenait alors le temps d’éplucher, découper, mijoter… On mangeait de la viande rouge et du pain blanc le Dimanche et les jours de fête. Le repas était alors un vrai moment de partage.

Mais après la guerre tout s’est accéléré et le temps s’est mis à nous manquer (cf l’article de David sur l’impact du temps). Désormais, on « fait les courses », on achète des produits vite prêts, des légumes cuisinés et congelés, des plats touts faits cuits en 5 minutes au micro-ondes. La profusion de la nourriture lui a fait perdre son caractère sacré et nous avons oublié de rendre grâce à la nature pour ce qu’elle nous donne.

Du coup, comme les citoyens ne savent plus comment se nourrir, l’Etat met en place de vastes campagnes d’éducation du public pour réapprendre les règles : manger 5 fruits et légumes par jour, bouger plus, éviter de grignoter… vous connaissez la chanson. Budget du PNNS pour 2008 : 15,3 M€ !

On pourrait se dire tant mieux, les pouvoirs publics prennent soin de nous et de notre santé, c’est formidable. Mais le problème c’est qu’une fois de plus le citoyen qui doit être responsable dans ses choix alors qu’on continue à lui proposer de la malbouffe à tous les rayons à grands renforts de promesses marketing. Et l’Etat laisse faire… et se fait le complice des grandes marques qui lui rapportent tant de sous. Les liens étranges entre l’Etat et les marques sont mis à jour dans le livre « Santé, mensonges et propagande ».

Voici quelques exemples des excès de l’industrie agroalimentaire, dangereux pour notre santé mais aussi pour l’environnement.

Le lait

Dans l’article précédent sur l’alimentation santé, les régimes Seignalet et Kousmine excluaient radicalement les produits issus du lait de vache. Thierry Souccar, dans le 2ème volet de son étude sur l’alimentation et la santé « Lait, mensonges et propagande », affirme, résultats scientifiques à l’appui, que le lait est responsable de nombreux maux actuels. On peut adhérer à ce discours ou non, les opinions sont nombreuses et le débat loin d’être clos. Mais lorsqu’on sait comment le lait est produit actuellement, on peut parler de vraies dérives de l’industrie laitière, qui devient dangereuse pour l’environnement.

Je fais ici référence à un article du Canard Enchaîné du mercredi 2 Janvier 2008 où il est question de « mégafermes », loin de France, où les vaches peuvent produire jusqu’à 70 litres de lait par jour ! « Au menu de ces usines sur pattes : du concentré de tourteaux de soja importé, et du fourrage que l’on fait pousser sur place en allant pomper des millions de litres d’eau à près de 2 km de profondeur. » Et je ne vous parle pas des injections d’hormones de croissance et d’antibiotiques, ou du sort réservé au petit veau qui n’a d’utilité que de faire produire du lait à sa mère…

Je vous laisse lire l’article dans son intégralité, c’est édifiant. Cet article épingle Danone mais les autres géants du lait ne sont certainement pas tout blanc non plus.

La viande

L’élevage du bétail est une gigantesque source de gaz à effet de serre. Pour produire 100 kg de bœuf, il faut environ 800kg de céréales. Et pour planter ces céréales, on rase des forêts… Et les vaches sont de gros producteurs de méthane…

Pour ce qui est de notre santé, la viande rouge devrait être exceptionnelle dans nos menus, une fois par semaine comme le faisaient nos anciens. Les protéines de la viande sont grosses et difficiles à digérer, le système digestif fournit un effort considérable pour le faire et les protéines non digérées vont se stocker dans divers endroits de l’organisme et le surchargent. Et j’ajoute également, pour la viande de mauvaise qualité que l’on trouve à bas prix dans les hypers, la mauvaise alimentation des bêtes (souvenez-vous les fameuses farines animales dont on a tant parlé pendant la crise de la vache folle), les traitements hormonaux, antibiotiques… se retrouvent dans la viande.

Les excès de gras et de sel dans les plats cuisinés

« Pour votre santé, mangez moins gras et moins salé« . Voici ce qu’on entend dans les pubs pour les plats cuisinés. Seulement voilà, les plats tout faits et surtout ceux à bas prix, contiennent peu d’aliments de bonne qualité. Pour qu’ils soient « mangeables », on rajoute quantité de sel et d’exhausteurs de goût ainsi que des matières grasses pour le moelleux. Le sel est également présent en grande quantité dans les sauces toutes prêtes, les condiments, la viande (pour qu’elle soit bien rouge dans son emballage !), mais aussi les sodas et les yaourts sucrés. Selon un rapport de l’INSERM, les français consomment en moyenne 10g de sel par jour alors que 6g maximum serait nécessaire à nos besoins.

L’excès de sel est mis en cause dans la rétention d’eau, les oedèmes, les maladies cardio-vasculaires et l’hypertension.

Les exemples des dérives de l’industrie agroalimentaire sont nombreux. Je pourrai également vous parler des pesticides dans la culture des fruits et légumes, des additifs et colorants responsables de nombreuses allergies, des excès de sucre et l’utilisation controversée des édulcorants, du gluten dont beaucoup d’entre nous sont intolérants sans le savoir et que l’on retrouve dans de nombreux produits prêts à consommer…

Le but de cet article n’est pas de vous faire peur mais bien de vous faire prendre conscience que ce que l’on trouve dans les supermarchés est à considérer avec prudence. Faisons les courses en conscience, en prenant le temps au lieu de jeter machinalement les produits dans le caddie. Lisons les étiquettes et ne pas nous laissons pas prendre au pièges des sirènes du marketing.

Dans le prochain article, nous essaierons de vous donner quelques solutions pour bien manger, bon pour sa santé et ses papilles sans exploser son budget ! Oui, c’est possible !

++ Pour aller plus loin:


11 commentaires à “Les dérives de l’industrie agroalimentaire”

  1. Eric dit :

    Bonjour,

    Merci tout d’abord pour ce très bon article, je parlais justement du lait de vache avec une amie ainsi qu’avec toi ma chère Camille et j’ai fait le test.

    Je me suis mis au lait de chèvre depuis quinze jours et depuis, plus de plaques rouges autour des yeux, et donc plus de traitement dermatologique…. Alors, coïncidence ou vrai problème dans le lait de vache ???!!! j’ai ma petite idée sur le sujet.

    Quand tu parles de nos habitudes de cuisines et des anciennes générations, nous nous devons d’y réfléchir.

    D’expérience, ce n’est qu’un problème d’organisation et de facilité. Cuisiner des aliments frais ne prends pas beaucoup plus de temps… et le peu de temps supplémentaire qu’il prend devrait se transformer en « communion » de famille.

    Lorsque je fais mes salades, carottes et autres légumes, mon fils aimes me donner un coup de main, c’est une bonne façon de l’éduquer sur ce sujet et de bien manger tout en discutant et partageant la préparation d’un futur repas.

    Je manque de temps pour développer le sujet, mais je vous conseille à tous un très bon livre que je suis en train de finir de Pierre RABHI : « Conscience et Environnement – La symphonie de la vie ».

    Beaucoup de choses y sont écrites.

    A Bientôt.

    Eric

  2. Emmanuel dit :

    Bonjour,

    Je voudrais juste compléter cet article sur un point souvent oublié du process agriculture-agro-alimentaire-assiette.

    Depuis les années 50 et la modernisation de l’agriculture, les cultures se sont intensifiées et ont « colonisées » des sols pour lesquels elle n’était pas « programmée » génétiquement. Pour remédier à ces problèmes les semenciers ont développé les plantes hybrides, plus toléranteset s’adaptant mieux aux différents types de sols.

    Ces plants hybrides nécessitaient des apports fertilisants plus importants donc la fertilisation s’est accrue de manière très importante d’année en année. Un point a alors été oublié, la fertilisation en micronutriments ou éléments traces. En effet le métabolisme des plantes nécessite pas moins d’une quarantaine d’éléments minéraux (en plus ou moins grande quantité, mais tous sont nécessaires à un bon développement et à une bonne résistance de la plante). Au fur et à mesure des récoltes, les minéraux présents dans le sol ont été emportés sans être tous renouvelés (pensons au magnésium, au cuivre, au zinc, au sélénium, au molybdène); dans la mesure ou la fertilisation classique n’apporte que de l’azote (N) du phosphore (P) et du potassium (K). Ces macro-éléments sont vitaux à la plante, c’est certain, mais pour autant il ne permettent pas à la plante de s’assurer un métabolisme suffisant pour résister aux stress et aux parasites. (en découle une utilisation accrue de produits phytosanitaire pour « aider » une plante malade »)

    Les micro-nutriments étant absents de nos plantes, ils sont alors forcément absents de nos assiettes, et les agro-industriels n’y peuvent rien pour le coup. Des aliments en quantité mais « vide », creux; ne pouvant subvenir à nos besoins physiologique.

    Un cours de médecine nutritionnel sur les micro-nutriments (ou oligo-éléments)
    http://www.lewebducen.fr/PCEM2-DCEM1_files/Oligo-e%CC%81le%CC%81ments.pdf

    Un australien qui a réussi à réincorporer des micro-nutriments dans ces process agricoles:
    http://www.acresusa.com/toolbox/reprints/Mar06_Amena.pdf

    Maynard Murray, précurseur dans la micro-nutrition
    http://www.acresusa.com/toolbox/reprints/Murray_Trace%20Elements.pdf

    La solution : une fertilisation plus complète de nos sols pour renouveler les stocks en micro-nutriments, stimuler la vie bactérienne des sols et apporter les éléments nécessaires au bon métabolisme de nos plantes!

  3. Oui… même lorsque l’on est conscient de tout cela, il est toujours intéressant de le relire…

    Faire de chaque repas une fête.

    Prendre plaisir à cuisiner, pour soi, mais surtout pour les autres.

    Retrouver le sens du partage.

    Je rejoins totalement Eric sur impliquer les enfants dans la préparation du repas. Nos 2 « grands » (8 et 6 ans) prennent beaucoup de plaisir à cela.

    J’ai envie de conclure avec 2 petites phrases de Khalil Gibran (poète libanais – 1883-1931)

    « Pour toi, la terre livre son fruit et tu ne manqueras de rien si tu sais comment remplir tes mains »
    « Si tu fais le pain avec indifférence, tu fais un pain amer qui n’apaise qu’à moitié la faim »

  4. jef1 dit :

    article intéressant , certes, mais qui est dans le ton du moment : bêlons avec le troupeau , et rejetons le bébé avec l’eau du bain: tout est mauvais . je poserai une question ( mais il y en a bien d’autres …):
    Pouvez vous me dire quel colorant est responsable d’allergie et quels sont vos références?
    Pourquoi personne ne parle jamais des BIENFAITS des colorants ( qui sont nombreux…) : le premier E 100( curcumine) est benefique à plus d’un titre, le deuxieme E101 est une vitamine( riboflavine..) les carotenoides et les polyphénols ( les E160 et +..) sont connus pour prevenir beaucoup de maladies ( cardiovasculaires etc,,)
    Alors merci de modérer vos propos, et ces effets journalistiques verdâtres ,sans fondements scientifiques ,
    devraient être plus soft….Meme si la vigilance s’impose..
    J’attends vos foudres…

  5. Jef1, c’est vrai que Céline ne détaille pas tout, mais je vous invite à commander l’étude suivante :
    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=9495838
    où a commencer par lire cet article :
    http://mpaquette.ep.profweb.qc.ca/travaux/act2001/colorant/colorant.htm

    Il y a effectivement des colorants actifs, certains de façon positive, d’autres moins.

    Personnellement, mon sujet d’inquiétude actuelle est surtout liée à l’arrivée de produits nano dans la consommation.
    http://www.amisdelaterre.org/Apres-les-OGM-les-nanotechnologies.html?var_recherche=nano

  6. Camille dit :

    Merci Albert, tu as été plus rapide que moi (au fait, c’est Camille et pas Céline ;)

    Bonjour Jef1,

    Je ne suis pas en colère (pour les foudres) et j’accepte bien volontiers le débat.

    Tout d’abord je ne suis pas certaine que mon discours soit celui de la majorité (pour ne pas dire « le troupeau »). En effet, j’entends toujours les nutritionnistes qu’on voit à la télé dire « mangez des laitages pour avoir des os solides » ou « n’oubliez pas votre dose de protéines en mangeant de la viande ou du poisson à chaque repas ». Rares sont ceux qui ont un discours différent (ou alors dans des magazines bien spécialisés, qu’on trouve en magasin bio par exemple).

    Vous ne relevez que la ligne sur les colorants, peut-être que tout l’article n’est pas à jeter !

    Je n’ai pas dit que tous les colorants étaient dangereux. Certes, il y a des colorants inoffensifs, ceux que vous citez notamment, naturels et bienfaisants.

    Le lien ci-joint reprend la liste des colorants en disant s’il y a danger ou non
    http://www.ac-grenoble.fr/heroult/tpe2/additifs/Add3.htm

    On trouve de nombreuses personnes dans les forums qui souffrent d’allergies aux colorants et qui se plaignent qu’on en parle trop peu
    http://forum.doctissimo.fr/nutrition/allergies-alimentaires/allergique-colorants-alimentaires-sujet_289_1.htm
    http://www.guerir.fr/communaute/approches-anticancer/cuisine-anticancer/colorants-et-autres-exxx/

    Dans cet article, je ne dis pas que tout est mauvais comme vous le résumez un peu hâtivement. J’essaie surtout de dire aux gens de faire attention quand il font leurs courses. Les rares fois où je vais en grande surface, je suis effarée de voir ce que les gens mettent dans leur caddie, sans réfléchir. Des sodas ou des biscuits pour les enfants parce que c’est bon et que ça leur fait plaisir. Mais l’alimentation est notre carburant, ne nous trompons pas de pompe en mangeant des choses qui ne sont pas faites pour nous.

    Nous sommes ce que nous mangeons, soyons en conscients.

    J’espère avoir modéré mes propos comme vous le souhaitiez…

    A bientôt !

  7. jcg dit :

    Réponse à jef1

    Pouvez vous me dire quel colorant est responsable d’allergie et quels sont vos références ?

    http://www.guardian.co.uk/society/2007/may/08/health.food

    http://sante.nouvelobs.com/Site/Actu.asp?idfx=RSS_ljs&ID=4652&Rub=Mes+enfants

  8. Coralie dit :

    Bonjour Camille,
    je trouve ton article très intéressant. Pourtant deux phrases m’ont un peu gênée :

    « nous avons oublié de rendre grâce à la nature pour ce qu’elle nous donne. »
    Je ne crois pas que « la nature » soit une entité qui décide de donner telle ou telle chose…Je t’invite à lire ce texte de critique de l’idée de nature, idée si répandue dans nos sociétés qu’on ne la voit même plus parfois :
    http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=1040&page=1

    « Et je ne vous parle pas [...] du sort réservé au petit veau qui n’a d’utilité que de faire produire du lait à sa mère… »
    Et pourquoi ne pas en parler, justement ? N’est-ce pas suffisament grave ce qui est fait à ces petits animaux et à leur mère ? Leur souffrance serait-elle secondaire ? Leur détresse, leur terreur d’être séparés de leur mère, d’être enfermés, engraissés puis traînés à l’abattoir ne seraient-elle que détails et futilités ?
    Il me semble que c’est une raison suffisante pour cesser de consommer des produits laitiers; d’autant plus que ceux-ci ne sont en rien nécessaires à notre santé, et peuvent en outre être remplacés par des yaourts, jus et fromages de soja (par exemple) qui nous procureront tout autant de plaisir. Refusons les produits et sous-produits de l’abattoir, refusons de faire souffrir et faire tuer des animaux…

  9. Tann dit :

    Hello,

    Toujours pour aller plus loin, je conseille ce très chouette blog :
    http://miammiam.mabulle.com/

    :-)

    Bonne lecture,
    Tann

  10. anne dit :

    bonjour
    je m’interresse bcp au mvt des locavores ,Y a til qq sur ce blog qui pratique ce mode de vie , en Region parisienne ?

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